Hunger Games

Publié le par lydiane

Aujourd'hui, en matière de lecture, on retrouve sur la blogosphère énormément de fans de bit-lit et de dystopie. Ce ne sont pas des genres qui m'attirent, mais on ne peut pas dire que l'on n'aime pas si on n'a pas gouté, n'est ce pas? Donc quand j'ai su que ma soeur avait acheté la trilogie Hunger Games je lui ai donc demander de me prêter ces romans.

Tout d'abord une petite définition, si comme moi, le mot dystopie ne vous dit pas grand chose. C'est un récit de fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu'elle empêche ses membres d'atteindre le bonheur. Une dystopie peut également être considérée comme une utopie qui vire au cauchemar. L'auteur entend ainsi mettre en garde le lecteur en montrant les conséquences néfastes d’une idéologie (ou d’une pratique) présente à notre époque. Par exemple 1984 de Georges Orwell ou La planéte des singes de Pierre Boulle sont des dystopies.

Hunger Games

4ème de couverture du 1er tome :

Les Hunger Games ont commencé. Le vainqueur deviendra riche et célèbre. Les autres mourront… Dans un futur sombre, sur les ruines des Etats-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur. Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre téléréalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l’arène : survivre, à tout prix.

Quand sa petite soeur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n’hésite pas une seconde. elle prend sa place, consciente du danger. A seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort. Chez elle, survivre est comme une seconde nature…

C'est vrai qu'il s'agit d'une série qui se lit très vite. L'intrigue en elle même est plutôt bonne. Le suspens est un bien présent, par contre j'avoue qu'il y a des sujets qui m'ont particulièrement barbés; par exemple tout ce qui à trait au physique. Le nombre de pages où il est question de stylisme, d'onglerie ou de cheveux à coiffer, pfff....pas très intéressant. Ce sont des pages qui auraient été utiles pour travailler plus les personnages, ou pour l'action au sein de l'arène (c'est quand même le plus intéressant!).

D'autre part, on est vraiment dans des bouquins à destination des ados. L'écriture n'est pas très travaillée. C'est un peu baclé à mon goût, les personnages pourraient gagner en profondeur. Et le triangle amoureux est, selon moi, super mal posé. Un peu gnangnan dans la description des sentiments de Katniss.

En conclusion, si vous cherchez une lecture détente sans prise de tête, allez y. C'est pour moi une "lecture vacances", tranquille quoi.

Publié dans Lu - entendu...

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Sarah 16/11/2014 19:48

Oui Mymy, ton avis sera sûrement le même que Lydiane. Moi j'ai un avis plus positif mais je suis très bon public ! Vous êtes plus fines que moi question bouquins ! ;)

Sarah 16/11/2014 16:08

Pas Panem : le Capitole... ne mélangeons pas tout !^^

1000N1 16/11/2014 18:35

Mais oui bien sûr! c'est un peu du chinois pour moi tout ça! Je pense que je lirai ces bouquins par curiosité, mais vos appréciations à toutes les 2 ne me convainquent qu'à moitié...

Sarah 16/11/2014 14:33

Je suis dans l'ensemble d'accord avec toi. Par contre, je ne peux pas te suivre sur le fait qu'ils insistent trop sur le physique : c'est vrai mais pour moi ça a un but. D'une part, c'est important puisque le physique est la raison pour laquelle ils vont être soutenus ou non par les sponsors, au delà de leurs qualités humaines ou de combat. Et puis, je crois que ça satirise bien la télé (d'autant plus la téléréalité) aujourd'hui où il n'y a que le physique qui compte. D'autre part, à Panem le physique est central : tout n'est qu'image et tout est surjoué avec un manque de sentiments, de finesse, d'intelligence (sauf peut-être Cinna qui contrôle l'image dans le but de propagande avec une grande intelligence). Là encore ça colle à une satire de la société où les gens veulent ressembler à leurs idoles sans plus chercher à développer leur propre personnalité, leur propre goût : chacun aime ce qu'il FAUT aimer, chacun fait ce qu'il FAUT faire. Bon et puis je pense que mon avis vient aussi du fait que dans le film les tenues vestimentaires tiennent aussi cette place importante et qu'il y a une claire opposition entre le monde de la couleur et de l'absurde de Panem et le monde en noir et blanc, déprimant des districts : du coup, j'ai trouvé que c'était un élément essentiel.