Des souris et des hommes

Publié le par lydiane

John Steinbeck, (1902 -1968) est un écrivain américain, dont les romans décrivent fréquemment sa Californie natale. Il a reçu le prix Nobel de littérature en 1962. Il considère que "Les raisins de la colère", publié en 1939 est sa meilleure oeuvre. Il obtiendra d'ailleurs le Prix Pulizer pour ce roman. J'ai essayé de le lire, il y a quelques années, mais j'ai abondonné en cours de route. Je me souviens qu'il y avait beaucoup de description et peu d'action. Maintenant que j'ai quelques années de plus au compteur, je devrais peut-être réessayer.

En tout cas, cette fois-ci, je me suis penchée sur "Des souris et des hommes". L'idée m'est venue car j'en ai entendu parler au journal télévisé. Une pièce de théâtre, tirée de ce roman, se joue actuellement à Paris. En plus, j'ai lu pas mal de commentaires positifs sur Babelio. Ni une, ni deux, je l'ai emprunté à la médiathèque.

Des souris et des hommes

4ème de couverture :

En Californie, pendant la grande crise, Lennie et George vont de ferme en ferme. Ils louent leurs bras en attendant le jour où ils auront leur ferme à eux, avec un petit bout de luzerne pour élever des lapins. Lennie, malgré sa taille de colosse, n'a pas plus de malice qu'un enfant de six ans; George veille sur lui, le protège du monde qui n'est pas tendre aux innocents. Le soir, ils se racontent leur rêve, celui de la maison et des lapins. Mais allez savoir pourquoi, les rêves de certains finissent toujours en cauchemars.

Le lecteur découvre donc Lennie et George qui viennent d'arriver dans une nouvelle ferme pour y travailler. On comprend qu'ils ont quitté leur ancien job car Lennie y a eu des "ennuis". Ils essayent de s'intégrer, mais c'est un monde renfermé. Chaque travailleur est plutôt solitaire. Il y a aussi le fils du patron, Curley, qui veut asseoir son autorité. Et la femme de celui-ci, pin-up qui a échoué dans ce monde agricole, et qui occupe ses journées en tournant autour des hommes. On se doute qu'un drame n'est pas loin...

Plus j'avançais dans ce roman, plus il me faisait penser à d'autres oeuvres. Tout d'abord, le personnage de Lennie avait dans mon esprit les traits du personnage "John Coffey" de la ligne verte de Stephen KING. Un homme au physique impressionnant mais vite catalogué dans la case "simplet" par le commun des mortels. Le personnage de la femme de Curley me faisait penser à Adjani dans l'éte meurtrier. Puis, je n'ai pu m'empecher de rapprocher l'écriture de Steinbeck de l'écriture du 'Vieil homme et la mer" d'Hemingway que j'ai lu récemment : Un récit court, qui va à l'essentiel, peu de description. On pourrait penser que du coup, on "survole" l'histoire, que les personnages et l'intrigue manquent de profondeur, mais non !

Bref, j'ai aimé cette histoire d'amitié, et j'ai trouvé la fin très forte.

 

Publié dans Lu - entendu...

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B
Livre référence que je n'ai jamais lu mais qui me tente depuis de nombreuses années (depuis le lycée !), ainsi que du même auteur : les raisins de la colère. Dans le même moment on nous parlait du film on achève bien les chevaux.
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L
Des souris et des hommes se lit vite, env 150 pages. Par contre, les raisins de la colère, c'est un pavé...