De père légalment inconnu

Publié le par lydiane

de Françoise CLOAREC.

Il s'agit d'un roman lu dans le cadre du prix littéraire inter CE. Voilà ce qui est dit de l'auteur sur la 4ème de couverture : Françoise Cloarec est psychanalyste et peintre, diplômée des Beaux-Arts de Paris. En 2008 elle publie chez Phébus Séraphine, ouvrage consacré à Séraphine de Senlis, peintre inclassable, et qui eut un grand succès de même que le film de Martin Provost qui Va consultée pour le scénario. Paraît en 2010, toujours chez Phébus, Storr, architecte de Tailleurs^ artiste tout aussi inclassable que Séraphine. Et pour montrer l'étendue de sa curiosité sort aux éditions Noir sur Blanc en 2013 L'Âme du savon d'Alep.

De père légalment inconnu

4ème de couverture :

«Elle veut un nom, une photo, une tombe peut-être.»

La guerre d'Indochine approche de son terme scellé par la bataille de Diên Bien Phu. Dans le port de Saigon des enfants embarquent sur un paquebot, laissant derrière eux une mère au-delà des larmes, une terre à feu et à sang, une civilisation bafouée, un passé bercé par l'amour maternel et obscurci de secrets. L'un d'eux est une fillette ayant pour prénom Camille. De père légalement inconnu est l'histoire d'une quête, c'est aussi celle d'une étrange histoire d'amour et d'abandon. Presque une vie durant Camille voudra que l'officier, amant de sa mère, Thi Vien, ait un visage, un coeur et un destin. D'espoirs en déceptions, et jusqu'à la révélation finale, la mémoire de Camille ressuscite des mondes disparus, flamboyants ou ternes, et des odeurs, des parfums, des ombres et des voix.

La 4ème de couverture avait tout pour me séduire : recherche des origines, contexte de guerre, d'amour interdit. Cependant, j'ai du mal d'une façon générale avec la culture asiatique...ça ne me "touche" pas. Pourtant, je ne demande qu'à me laisser emporter dans ces contrées, surtout au temps de l'Indochine. De ce cöté là, ce roman m'a plutôt convaincu. L'intrigue est belle. On n'arrive pas complètement à detester ce père qui abandonne femme et enfant. En effet, on se rend vite compte que ce choix l'a poursuivi toute sa vie. Le contexte historique en Indochine est bien décrit.

Là où j'ai été moins convincue, c'est par le parti pris par l'auteur pour raconter son histoire. J'aurais aimé suivre une Camille dans les méandres des administrations, menant son enquête pour retrouver ce père. Alors que là, dès le 1er chapitre, elle tombe sur l'adjudant-chef Bastillac qui lui révèle le nom de son géniteur. Ok, on nous dit qu'elle a cherché pendant des années avant, mais bon... Ensuite cet adjudant chef va lui raconter son histoire (sans expliquer comment toutes ces infos lui sont tombées dans les mains). Je pense que je me serais sentie plus proche du personnage de Camille, et donc plus touchée par son histoire, si je l'avais suivie dans son enquête sur ses racines, si j'avais ressenti ses déceptions, ses découragements, mais aussi ses petits succès qui permettent de tenir le bout de la ficelle, de dérouler tout doucement la pelote pour apprendre la verité.

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B
Tu as ressenti la même déception que moi en lisant "Pour trois couronnes". Moi aussi, je pensais suivre toutes les recherches pour retrouver l'enfant de cet homme qui possédait ces trois couronnes. Eh bien non, au lieu de ça, l'enfant est retrouvé dès le début du roman et ensuite, on suit la vie de cet enfant jusqu'à sa mort.
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