Prenez soin du chien

Publié le par lydiane

de J M Erre.

Prenez soin du chien

4eme de couverture :

Rue de la Doulce-Belette, Max Corneloup, auteur de romans-feuilletons, et Eugène Ruche, peintre sur coquilles d'œoeuf, habitent en vis-à-vis. Chacun suspecte l'autre de l'épier. La méfiance règne, d'autant plus que le voisinage n'est pas spécialement sain d'esprit. Sans compter les commérages de Mme Ladoux, la gardienne...
Quand un cadavre est découvert, c'est une véritable psychose qui s'installe. Seraient-ils allés trop loin?
"Entre l'érotomane scato du dessus, l'évaporé zoophile d'à côté et l'exhibitionniste d'en face, je commençais à me faire du souci."

 

J'ai repéré ce roman il y a quelques temps déjà, alors quand ma petite sœur a voulu que nous lui achetions pour son anniversaire, je lui ai fait promettre de me le prêter quand elle l'aurait lu !

Je crois que la chose la plus difficile pour un écrivain c'est de faire rire son lecteur. Il ne s'agit pas de simplement lui arracher un sourire, mais un vrai rire qui lui échappe au détour d'une ligne quand il est dans le TER le matin en route pour sa journée de travail par exemple. Toute ressemblance avec la réalité est purement fortuite... mais bien sur ! Alors oui, ce livre m'aura fait passer pour une cinglé auprès des usagers des transports ferroviaires. J'ai beaucoup rit...

Plus que l'intrigue, c'est l'écriture qui m'a plu. Allez un p'tit exemple pour vous allécher :

La partie de ping-pong accusateur devenait franchement excitante. Tout le monde parlait en même temps, chacun vidait son coeur. Corneloup, survolté, s'est mis à insulter Ladoux avec une grossièreté qui m'a laissée admirative. En gros, il invitait des hippopotames sodomites à enrichir les connaissances de notre concierge en matière de sexualité de groupe. Polenta a eu le malheur de rire à cette alléchante évocation et a essuyé en retour un flot d'invectives cinglantes qui établissaient une étroite ressemblance entre ses habitudes vestimentaires et les moeurs de la femelle bonobo en rut. Nous avons alors pu assister à une démonstration de catch féminin de haut vol avec crêpage de chignon en torsion latérale, manchette brise-molaire et autrement final dans la quiche lorraine. Gaspard, arbitre courageux, a fait stopper le match un peu trop tôt à mon goût. Les vaillantes étaient presque nues, couchées sur le lino, leur féminité chastement camouflée par du taboulé à l'oignon doux.

Alors, si vous avez envie de découvrir l'histoire d'un immeuble où réside un paquet de cinglés, où tout le monde se déteste et fait tout pour emmerder son voisin, foncez ! (j'ai particulièrement aimé la commande de pizzas !)

Publié dans Lu - entendu...

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S
contente que ça t'ait plu ! moi aussi j'avais beaucoup ri !
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B
Ta dernière phrase : la vie de tout les jours, quoi !
Tu vois, je viens de distribuer des tracts dans les boites aux lettres et encore une fois (chaque fois que je dois distribuer quelque chose dans les boites aux lettres c'est pareil), un gars a garé sa voiture devant les cidex pour emmerder ses voisins. En fait, je pense qu'il emmerde surtout le facteur !
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