Réparer les vivants

Publié le par lydiane

de Maylis de Kerangal

Réparer les vivants

4ème de couverture :

"Le coeur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d'autres provinces, ils filaient vers d'autres corps". "Réparer les vivants" est le roman d'une transplantation cardiaque. Telle une chanson de gestes, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d'accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le coeur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l'amour.

Ce roman ne doit pas vous être inconnu. avec le nombre impressionnant de prix qu'il a reçus depuis sa sortie en 2014 et son adaptation au cinéma en 2016, il a fait parler de lui ! Je me méfie toujours des "best sellers", on en attend toujours beaucoup quand on tourne la 1ère page.

Dans les 1ères pages, le lecteur fait la connaissance de Simon. Jeune homme, beau, intelligent, passionné. Au retour d'une sortie surf avec des copains c'est l'accident de voiture. Pas de ceinture de sécurité, ça pardonne pas... On vit alors 24h en suivant son père, sa mère, son médecin, son infirmière, le responsable des dons d'organes, Claire qui attend un cœur...

Ce que j'ai aimé dans ce roman c'est l'intérêt que l'auteur accorde au personnel soignant. Ils auraient pu être seulement des personnages secondaires, l'auteur se focalisant sur Simon, ses parents, ses proches, ceux qui attendent une greffe. Mais dans "Réparer les vivants" ce n'est pas le cas. L'auteur nous les rend "vivants", ce ne sont pas des super héros, ils ont une vie personnelle, ils font simplement leur "job", mais le font avec respect et engagement.

Par contre, ce qui m'a dérouté, voire dérangé, c'est l'écriture... Le style est très particulier, avec des phrases très longues où se succèdent une multitude de virgules. Certes, il est question de course contre la montre, de rythme cardiaque, mais moi, perso , ça m'a empêché d'adhérer au roman. Sans parler des digressions, qui m'ont parfois rendue dingue (sérieusement le passage sur le chardonneret a passionné quelqu'un ???)

Bref, je reste partagée sur cette lecture.

Publié dans Lu - entendu...

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J'ai souvent hésité à lire ce roman, tout article me fait encore hésiter...
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