Changer l'eau des fleurs

Publié le par lydiane

de Valérie PERRIN

Changer l'eau des fleurs

4ème de couverture :

Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se réchauffer dans sa loge où rires et larmes se mélangent au café qu’'elle leur offre. Son quotidien est rythmé par leurs confidences. Un jour, parce qu’'un homme et une femme ont décidé de reposer ensemble dans son carré de terre, tout bascule. Des liens qui unissent vivants et morts sont exhumés, et certaines âmes que l'’on croyait noires, se révèlent lumineuses.

Je ne sais pas si c'est cette couverture et ces quelques mots au dos qui m'ont conduite à classer ce bouquin dans la catégorie "feel-good". Mais je me suis bien plantée ! J'imaginais une histoire sans beaucoup de suspens, un livre leger, un peu drôle, où une jeune femme gardienne de cimetière rencontrerait l'amour auprès dun jeune homme qui serait venu pour percer un secret de famille.

Mais ce roman ne peut pas être réduit à ça, c'est sur ! Déjà c'est loin d'être drôle et léger, c'est profond. Violette, elle n'a jamais eu beaucoup de chance dans la vie : née sous X, baladée de familles d'accueil en familles d'accueil sans être jamais adoptée. Elle se marie jeune, avec un playboy qui ne pense qu'à sa moto, aux jeux vidéo et aux autre femmes... Violette reste à la maison, près de Nancy, où son job consiste toutes les deux heures à lever et baisser la barrière du passage à niveau.

Je n'en dirais pas plus. Mais, il y a vraiment de beaux personnages dans ce roman, et même ceux qu'on déteste au départ peuvent finir par nous émouvoir.

Petite mention spéciale pour les titres de chaque chapitre, qui sont particulièrement poétiques.

"S'il poussait une fleur à chacune de mes pensées pour toi, la terre serait un immense jardin. "

 

Publié dans Lu - entendu...

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1000N1 23/05/2018 14:58

J'ai failli l'emprunter pour le challenge (livre avec un végétal dans le titre ou la couverture). mais j'avais peur de tomber sur un roman de gare. En te lisant je vois que non, j'aurais dû le prendre! Tant pis, j'en lis un autre en ce moment...