Le premier oublié

Publié le par lydiane

de Cyril MASSAROTTO. Roman lu dans le cadre du Family Challenge : un livre qui parle de la famille

Le premier oublié

4ème de couverture :

Le cinquième roman de Cyril Massarotto, tout en pudeur, nous emporte avec humour et délicatesse aux frontières de la mémoire, des souvenirs et de l'amour filial. Depuis quelques mois déjà, Madeleine oublie. Oh, des petites choses, rien de bien inquiétant. Jusqu'au jour où elle s'aperçoit qu'elle a oublié le nom de son mari. C'est Thomas, son fils, qui lui apprend que son époux est mort, il y a près d'un an. Le diagnostic tombe : sa mère est atteinte d'Alzheimer.
Entre tendresse et amertume, Le Premier Oublié est un roman à deux voix, celles d'une mère et de son fils, confrontés à l'implacable avancée de la terrible maladie.

Au début de ce roman, on découvre Madeleine, 60ans, qui sort d'une grande surface avec son caddie rempli. Mais impossible de se souvenir quelle direction elle doit suivre...où a-t-elle bien pu garer sa voiture ? Je suis sure que beaucoup de monde a déjà vécu cette situation. Moi-même ça m'est déjà arrivé ! Madeleine décide alors de parcourir le parking, elle trouvera bien sa voiture. Sauf que… en y réfléchissant bien, elle est incapable de savoir si elle doit chercher une grande voiture bleue ou une petite rouge, impossible de se souvenir à quoi ressemble son véhicule. Elle décide donc d'appeler son fils, Thomas, à l'aide.

La narration va passer de Thomas à sa mère au fil des chapitres. Nous, lecteurs, nous allons suivre l'évolution de la maladie. Du côté de Madeleine qui décrira sa tristesse pendant ses moments de lucidité, des moments qui vont se faire de plus en plus rares d'années en années. Mais aussi du côté de son fils Thomas, qui met complétement sa vie entre parenthèse pour s'occuper de sa mère. Après tout, il est écrivain et a moins "d'obligations" que son frère ou sa soeur qui ont un job et des enfants à gerer. On découvrira sa patience, sa peine mais aussi sa colère, lorqu'il sera le premier que sa mère oubliera, et qu'elle lui assurera n'avoir que 2enfants.

C'est évidemment un sujet difficile à traiter. J'ai trouvé que l'auteur avait le ton juste. Il ne nous épargne aucune difficulté, mais ce n'est pas larmoyant. On arrive même parfois à sourire, tendrement. La maladie inverse l'ordre des choses et les rôles de chacun, c'est l'histoire d'un fils qui prend soin de sa mère, qui n'est plus tout à fait sa mère. Bref, une belle histoire d'amour filial. 

 

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B
Envie de le lire !
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Ca a l'air d'être un joli roman effectivement
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