Un si petit oiseau

Publié le par lydiane

de Marie PAVLENKO.

Un si petit oiseau

4ème de couverture :

Après un accident de voiture qui l'a laissée meurtrie, Abigail rentre chez elle. Elle ne voit plus personne. Son corps mutilé bouleverse son quotidien, sa vie d'avant lui est insupportable. Comment se définir quand on a perdu ses repères, qu'on ne sait plus qui on est, que la douleur est toujours embusquée, prête à exploser ? Grâce à l'amour des siens. Grâce aux livres. Grâce à la nature, au rire, aux oiseaux. Avec beaucoup de patience, peu à peu, Abi va réapprendre à vivre.

Dans ma médiathèque, ils ont installé un petit présentoir "on vous conseille !" juste à la sortie, là où tu attends ton tour pour faire valider tes emprunts. Bref, ils testent ta résistance : "allezzzzz, un p'tit dernier pour la route...". Je suis faible, j'ai craqué. J'ai embarqué "Un si petit oiseau", alors que j'avais les bras déjà bien chargés.

En toute objectivité, il faudrait que je les remercie. J'ai lu ce roman en deux jours, j'ai adoré !

C'est un roman jeunesse, mais un "bon" roman jeunesse. L'écriture est simple, néanmoins l'auteur s'applique à donner une profondeur à ses personnages. L'histoire est belle, sans être gnangnan. Dans ce roman, on découvre Abi, jeune femme de 20ans qui à l'avenir devant elle. Elle est en prépa et caresse le rêve de devenir vétérinaire. Elle se donne tous les moyens pour réussir, même si ça lui vaut une rupture avec son petit copain, qui lui préfère s'amuser. Elle fait partie d'un groupe d'amis solide et profite de sa jeunesse.

Un jour où elle est en voiture avec sa mère, une femme grille un stop et vient les percuter. Abi est gravement blessée et son bras ne pourra être sauvé. Amputée, sa vie est complétement chamboulé. Adieu son projet professionnel, elle se recroqueville sur elle même, et ne veut plus voir personne. Elle ne supporte plus le regard des autres. Comme par exemple, celui d'un ancien copain de primaire, qu'elle rencontre par hasard, après un rendez-vous chez le coiffeur (oui parce que des cheveux longs avec un seul bras pour les laver ou les coiffer, c'est mission impossible!). C'est typique, il engage la conversation avec un grand sourire, surpris de tomber sur elle après tant d'années...et puis lorsqu'il s'aperçoit du vide dans sa manche, son sourire laisse place à de la pitié et de la curiosité morbide. C'est ça maintenant, la vie d'Abi.

Bien entendu, toute la famille en souffre. Sa mère qui tente d'anticiper tous ses besoins et qui lui demande au moins dix fois par jour si "ça va bien, mon pruneau ?". Son père qui camouffle sa souffrance grâce à l'humour, avec plus ou moins de succès. Et la petite sœur d'Abi qui grandit seule, l'attention des parents étant tournée en permanence vers Abi. Et puis un matin, Abi reçoit un coli. A l'intérieur un roman de Blaise Cendars, "La main coupée". Rien d'autre, pas de carte, aucun nom, seulement le roman de cet auteur revenu de la première guerre mondiale, amputé du bras droit.

Je vous conseille ce roman, et l'été me semble la période idéale pour le découvrir. Les pages tournent toutes seules...

Publié dans Lu - entendu...

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Commenter cet article

Bernadette 23/08/2020 18:19

Ah oui, il a l'air magnifique ce livre !

1000N1 12/08/2020 21:19

Ca n'a pourtant pas l'air très gai pour une lecture d'été...