Le dernier jour d'un condamné

Publié le par lydiane

De Victor HUGO.

Je n'ai jamais lu de roman de Victor HUGO...enfin pas jusqu'au bout. J'ai abandonné "Notre Dame de Paris" à la moitié. J'aimerai beaucoup me lancer dans "Les Misérables", mais c'est quand même un sacré pavé ! Alors j'ai commencé par un tout petit livre, que j'avas également envie de découvrir : Le dernier jour d'un condamné.

Le dernier jour d'un condamné

Dans l'édition que j'ai empruntée à la médiathèque, la 4ème de couverture correspond aux premières lignes du roman :

"Condamné à mort !"
Voilà 5 semaines que j'habite avec cette pensée, toujours seul avec elle, toujours glacé de sa présence, toujours courbé sous son poids.
Autrefois, car il me semble qu'il y a plutôt des années que des semaines, j'étais un homme comme un autre. Chaque jour, chaque heure, chaque minute avait son idée. Mon esprit, jeune et riche, était plein de fantaisies. Il s'amusait à me les dérouler les unes après les autres, sans ordre et sans fin, brodant d'inépuisables arabesques cette rude et mince étoffe de la vie. C'étaient des jeunes filles, de splendides chapes d'évêques, des batailles gagnées, des théâtres plein de bruit et de lumière, et puis encore des jeunes filles et de sombres promenades la nuit sous les larges bras des marronniers. C'était toujours fête dans mon imagination. Je pouvais penser à ce que je voulais, j'étais libre.
Maintenant je suis captif. Mon corps est aux fers dans un cachot, mon esprit est en prison dans une idée.
 
Dans son roman, Victor HUGO ne donne pas de nom à son personnage, il ne nous précise pas non plus l'objet de son crime. Comme il l'a précisé dans la préface, sa volonté est de montrer n'importe quel condamné à mort. Il se ressemble tous face à l'horreur et l'absurdité de leur situation.
 
On partage le cachot de ce condamné qui vient d'entendre sa sentence. Il a fait appel et va donc attendre 6 semaines dans cette prison le retour d'une éventuelle peine "plus douce". Au fil des semaines, des jours, des minutes, il est partagé entre angoisse et espérance. Victor HUGO nous décrit cet homme qui pensait avant le verdict "La mort, plutôt que le bagne à perpétuité" et qui devant le guillotine réclame encore quelques minutes de vie.
 
Il aurait été "facile" de faire un plaidoyer contre la peine de mort en mettant en scène une erreur judicaire. Le lecteur aurait forcément eu de la sympathie vis à vis de cet innocent trainé à l'échafaud. Ce n'est pas le parti pris de Victor HUGO et c'est pour le coup bien plus difficile. L'homme est coupable, il a bien commis son crime et d'ailleurs, il ne remet pas en cause le jugement. Il n'exprime pas de regret quant à ce crime, son regret principal c'est vis à vis de sa fille : de ne pouvoir être présent dans l'avenir et de lui laisser un "héritage" bien lourd. Dans ce monologue, l'homme se rend compte du sacré de la vie, maintenant que la sienne va bientôt prendre fin. Victor HUGO montre l'absurdité de la peine de mort, qui au final, n'apporte aucun bénéfice à personne. 
 
Un roman qui pousse à réfléchir...
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1000N1 21/05/2021 10:28

Qui pousse à réfléchir, surtout à l'époque où il a été écrit! Vraiment en avance sur son temps

Sarah 15/05/2021 10:14

Tu lis trop vite ! Où trouves-tu le temps ???