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Dora Bruder

Publié le par lydiane

Patrick Modiano ayant obtenu le prix nobel de la littérature, je me suis dit qu'il fallait quand même que je lise l'un de ses romans ! J'aurais bien voulu commencer par "Rue des boutiques obscures" lauréat du Goncourt en 1978, mais le livre n'était pas disponible à ma médiathèque. J'ai donc emprunté "Dora Bruder", dont j'avais entendu beaucoup de bien lors d'une emission de La Grande Librairie.

4ème de couverture :

J'ignorerai toujours à quoi elle passait ses journées, où elle se cachait, en compagnie de qui elle se trouvait pendant les mois d'hiver de sa première fugue et au cours des quelques semaines de printemps où elle s'est échappée à nouveau. C'est là son secret. Un pauvre et précieux secret que les bourreaux, les ordonnances, les autorités dites d'occupation, le Dépôt, les casernes, les camps, l'Histoire, le temps - tout ce qui vous souille et vous détruit - n'auront pas pu lui voler.

 

Dora Bruder

Le narrateur tombe sur un avis de recherche dans un journal de décembre 1941 : on y recherche une jeune fille de 15ans, Dora Bruder. Le narrateur entame alors une enquête pour savoir ce qu'elle est devenue.

Ce ne fut pas une lecture fabuleuse pour moi... J'ai refermé le livre en me disant, tout ça pour ça. Certes, c'est toujours touchant de mettre des destins particuliers derrière les données historiques, chiffrées de la déportation. Mais j'ai trouvé que ce roman n'allait pas assez en profondeur. Je ne veux pas forcément du mélo, mais là j'ai eu l'impression de lire une enquête où il était surtout question du parcours de Dora au travers des rues de Paris. Il se base essentiellement sur des documents administratifs qui laissent peu percevoir le quotidien de Dora.

J'ai donc trouvé que ça manquait d'émotion. On ne sait même pas pourquoi le narrateur s'est interessé à cette fille après avoir lu l'avis de recherche. Bien qu'il fasse des mises en parallèle avec sa vie, j'ai trouvé qu'il nous faisait peu partager ses sentiments.

Et puis quelques jours après avoir refermé ce livre, je me suis dis que c'était peut être justement ça sa force. Nous faire admettre que toutes les données historiques, tous les documents officiels ne pourront jamais nous permettre de connaitre le quotidien de ces juifs à Paris pendant l'occupation. Ca reste des faits, pas de sentiment, pas de resenti. 

Publié dans Lu - entendu...

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Hunger Games

Publié le par lydiane

Aujourd'hui, en matière de lecture, on retrouve sur la blogosphère énormément de fans de bit-lit et de dystopie. Ce ne sont pas des genres qui m'attirent, mais on ne peut pas dire que l'on n'aime pas si on n'a pas gouté, n'est ce pas? Donc quand j'ai su que ma soeur avait acheté la trilogie Hunger Games je lui ai donc demander de me prêter ces romans.

Tout d'abord une petite définition, si comme moi, le mot dystopie ne vous dit pas grand chose. C'est un récit de fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu'elle empêche ses membres d'atteindre le bonheur. Une dystopie peut également être considérée comme une utopie qui vire au cauchemar. L'auteur entend ainsi mettre en garde le lecteur en montrant les conséquences néfastes d’une idéologie (ou d’une pratique) présente à notre époque. Par exemple 1984 de Georges Orwell ou La planéte des singes de Pierre Boulle sont des dystopies.

Hunger Games

4ème de couverture du 1er tome :

Les Hunger Games ont commencé. Le vainqueur deviendra riche et célèbre. Les autres mourront… Dans un futur sombre, sur les ruines des Etats-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur. Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre téléréalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l’arène : survivre, à tout prix.

Quand sa petite soeur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n’hésite pas une seconde. elle prend sa place, consciente du danger. A seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort. Chez elle, survivre est comme une seconde nature…

C'est vrai qu'il s'agit d'une série qui se lit très vite. L'intrigue en elle même est plutôt bonne. Le suspens est un bien présent, par contre j'avoue qu'il y a des sujets qui m'ont particulièrement barbés; par exemple tout ce qui à trait au physique. Le nombre de pages où il est question de stylisme, d'onglerie ou de cheveux à coiffer, pfff....pas très intéressant. Ce sont des pages qui auraient été utiles pour travailler plus les personnages, ou pour l'action au sein de l'arène (c'est quand même le plus intéressant!).

D'autre part, on est vraiment dans des bouquins à destination des ados. L'écriture n'est pas très travaillée. C'est un peu baclé à mon goût, les personnages pourraient gagner en profondeur. Et le triangle amoureux est, selon moi, super mal posé. Un peu gnangnan dans la description des sentiments de Katniss.

En conclusion, si vous cherchez une lecture détente sans prise de tête, allez y. C'est pour moi une "lecture vacances", tranquille quoi.

Publié dans Lu - entendu...

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Dieu voyage toujours incognito

Publié le par lydiane

La 1ère chose qu m'a tapé dans l'oeil c'est ce titre. Plutôt original, je voulais voir ce qui se cachait derrière. Puis, la 4ème de couverture a fait le reste du boulot pour me convaincre !

4ème de couverture :

Imaginez. Un homme vous sauve la vie, en échange de votre engagement de faire tout ce qu’il vous demande… pour votre bien. Le dos au mur, vous acceptez et vous vous retrouvez embarqué dans une incroyable situation où tout semble vous échapper. Vous n’êtes plus le maître de votre vie et pourtant… à bien des égards, elle est plus excitante qu’auparavant ! Mais peu à peu, le doute s’installe en vous : quelles sont les intentions réelles de cet homme qui s’est immiscé dans votre existence ? Qui est-il vraiment ? Et qui sont ces personnages énigmatiques dans son entourage ? Les découvertes que vous faites n’ont rien pour vous rassurer.

Cette histoire, qui nous plonge dans l’atmosphère envoûtante d’un été parisien, ouvre la voie de la plus belle des réflexions sur nous-mêmes : qu’est-ce qui peut nous permettre de dépasser nos inhibitions, nos peurs et nos conditionnements, pour sortir du chemin tout tracé de notre vie lorsque celle-ci ne nous apporte pas pleinement satisfaction ?

Laurent GOUNELLE est auteur français né en 1966. Sa première expérience en entreprise est un choc : chargé d’études financières dans une grande société, il ne trouve pas de sens profond au métier qu’il exerce, il a le sentiment de perdre son temps dans une activité qui n’est pas d’une utilité fondamentale. Pendant les années qui vont suivre, il va chercher sa voie de postes en postes, traversant une vraie crise existentielle. La découverte du développement personnel, puis de la psychologie et de la philosophie est pour lui une révélation. Il se forme aux Etats-Unis, mais aussi en Europe et en Asie, aux côtés de spécialistes. (source wikipedia)

Dieu voyage toujours incognito

J'ai été un peu déroutée au départ par le discours "psy". Mais je m'y suis vite fait, et j'ai vraiment trouvé l'idée de Laurent Gounelle très originale et très bien menée. Au lieu d'avoir un ènieme livre de développement personnel, que l'on est impatient d'ouvrir et que l'on trouve déjà emmerdant au bout de 20 pages, ici nous avons un roman. Un roman avec une intrigue, cet homme qui renonce à se suicider et confie son bonheur à un inconnu. Ce dernier lui mitonne quelques missions insolites pour qu'il affirme sa personnalité, sa confiance en soi, développe une meilleure communication pour faire accepter ses idées...

Bref, j'ai beaucoup aimé ce mélange de 2 genres. Je retenterai certainement un jour un nouveau roman de Laurent Gounelle.

Publié dans Lu - entendu...

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W comme ... WINSOR

Publié le par lydiane

Kathleen WINSOR est une auteur américaine née en 1919 et décèdée en 2003. Elle a publié son premier roman, Ambre, en 1944. Bien que celui-ci fut condamné par certains états américains, jugé trop pornographique, ce fut un vrai succès. Il fut également adapté au cinéma. Les autres oeuvres écrites par la suite rencontrèrent moins de succès.

4ème de couverture :

Dans l'Angleterre de la fin du XVIIIe siècle, une gamine sans père ni mère, presque sans nom («Ambre» a tout l'air d'un sobriquet de théâtre), décide d'user de ses charmes - son seul bien au soleil - pour conquérir le monde. Gloire, honneurs, fortune, plaisirs : il lui faut tout. Et, l'immoralité de l'époque aidant, elle aura tout, taillant à vif s'il le faut dans la chair de ses rivaux et rivales - qui lui donnent joyeusement l'exemple, puisque du haut en bas de l'échelle sociale tout n'est qu'intrigue, trahison, mensonge, dépravation.

C'est un sacré pavé...plus de 1000 pages pour ce roman, il faut donc avoir un peu de temps devant soi pour s'y plonger. Par contre, on ne s'ennuie jamais! Il y a juste ce qu'il faut de descriptions pour que l'on soit immergé dans l'histoire, les intrigues s'enchaînent ensuite très vite.

J'avoue avoir eu du mal avec Ambre... Elle m'horripile assez. Elle m'a réellement fait penser à Angélique Marquise des Anges. (je n'ai pas lu les romans mais vu les films). Ambre est une vraie beauté, un peu comme un Rastignac en jupon elle va s'en servir pour arriver à ses fins : en partant des bas fonds de Londres elle va s'imposer à la cour du roi Charles II. Je l'ai trouvé sans scrupule, mais c'est sans doute aussi les moeurs de l'époque. Il n'y a que son histoire d'amour avec Bruce qui l'humanise (un peu comme Angélique avec Joffrey). Et oui, malgré ce que l'on pourrait penser il y a bien un petit cœur qui bat dans la poitrine d'Ambre.

Du coup une question me vient : Pensez vous qu'un roman puisse être un coup de cœur pour un lecteur si ce dernier n'apprécie pas le personnage principal, s'il ne s'identifie pas au héros ?

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Les lisières

Publié le par lydiane

de Olivier ADAM

4ème de couverture :

Entre son ex-femme dont il est toujours amoureux, ses enfants qui lui manquent, son frère qui le somme de partir s'occuper, « pour une fois », de ses parents, son père ouvrier qui s'apprête à voter FN et le tsunami qui ravage le Japon où il a vécu les meilleurs moments de sa vie, tout semble pousser Paul Steiner aux lisières de sa propre existence. De retour dans la banlieue de son enfance, il doit se confronter au monde qui l'a fondé et qu'il a fui. En quelques semaines et autant de rencontres, il va se livrer à un véritable état des lieux personnel, social et culturel qu'il se livre, porté par l'espoir de trouver, enfin, sa place. Dans ce roman ample et percutant, Olivier Adam embrasse dans un même souffle le destin d'un homme et le portrait d'une certaine France, à la périphérie d'elle-même.

Les lisières

Décidemment, j'aime beaucoup Olivier ADAM ! J'ai particulièrement aimé me demander jusqu'où ce roman est autobiographique... parce qu'il faut bien le dire, Paul Steiner, son personnage a écrit des romans qui ressemblent étrangement aux siens, il a fait des adaptations au cinéma, il a quitté Paris pour la Bretagne, il aime la culture nippone...

J'ai vraiment accroché avec ce personnage, si attachant, qu'on aimerait dorloter et consoler ! Paul Steiner se considère comme un mec bien, intéressant, politiquement engagé, solidaire. Mais aussi comme un mec qui souffre, que personne ne comprend, un brin nombriliste donc ! Son retour dans la banlieu de son enfance va lui donner une grosse claque et lui faire prendre conscience de beaucoup de choses...

Ce fut un vrai plaisir de lecture pour moi.

Publié dans Lu - entendu...

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Snoop

Publié le par lydiane

Je reçois régulièrement des mails de Phildar, me montrant de nouveaux catalogues, modèles, laines ou techniques. Ca fait évidemment envie de se lancer...mais mes journées ne font que 24h et je ne peux pas tout faire ! Du coup mes aiguilles restent pour le moment au repos. Cependant cette vidéo m'a tapé dans l'oeil !  Premièrement faire un snoop, j'en avais trop envie, ensuite il parait qu'il ne fallait que 30min pour le rélaiser. Alors, c'est parti !

 

Bon en réalité, j'ai déjà mis 20min à comprendre comment monter les mailles... (ok, j'assume, j'ai un cerveau qui marche au ralenti). Par contre, c'est vrai que c'est quand même super rapide. La vidéo recommande une longueur de 180cm pour le snoop, je me suis arrêtée avant, trouvant qu'il était déjà super long. Et en fait, c'est vrai que pour 2 tours de cou, c'est trop long, il faut en faire 3 et par conséquent ça fait vraiment gros. Mais je suis quand même contente du résultat !

 

SnoopSnoop

Publié dans Notre petite vie...

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Kinderzimmer

Publié le par lydiane

Valentine Goby est une écrivain française née en 1974. Elle a publié une trentaine de romans dont "Kinderzimmer" paru en 2013. Ce roman a reçu le prix des libraires en 2014.

Kinderzimmer

4ème de couverture :

En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de quarante mille femmes. Sur ce lieu de destruction se trouve comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres. Dans cet effroyable présent une jeune femme survit, elle donne la vie, la perpétue malgré tout.

Mila nous raconte son arrivée au camp de Ravensbrück. Elle est alors enceinte de son 1er enfant. Elle se demande ce que va changer pour elle cette grossesse qui débute à peine : sera-t-elle exempt de travail et aura-t-elle droit a plus de "confort" ou au contraire sera-t-elle conciderée comme une charge et donc executée. Elle préfère ne rien dire et découvre petit à petit la vie du camp.

Finalement sa grossesse est découverte le jour où elle accouche. Elle est alors emenée à la "Kinderzimmer". Elle y rencontre d'autres femmes : celles qui viennent d'accoucher, celles qui viennent allaiter leur enfant, celle qui ont perdu leur enfant mais qui ont encore du lait pour ceux des autres. Elle sait que l'éspèrance de vie de son bébé est de 3mois, mais elle va se battre pour lui.

Je m'attendais à un livre dur et ce fut le cas, évidemment. Mais je pensais être plus touchée par l'histoire de Mila. Pourtant l'histoire est "belle" et bien amenée, c'est peut être l'écriture de V. Goby qui ne m'a pas embarquée. Je ne saurais dire... Néanmoins, cela reste un bon roman, et s'il vous tente ou si vous l'avez déjà lu, je suis curieuse d'avoir vos avis.

Publié dans Lu - entendu...

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