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L'égaré de Lisbonne

Publié le par lydiane

de Bruno D'Halluin.

Il s'agit d'un roman que j'ai lu dans le cadre du prix littéraire inter-CE.

L'égaré de Lisbonne

4ème de couverture :

1500. Deux ans après l’ouverture de la route des Indes par Vasco de Gama, l’armada de treize nefs et caravelles commandée par Pedro Álvares Cabral s’engage elle aussi en direction du cap de Bonne-Espérance.
João Faras, médecin et chirurgien du roi de Portugal, cosmographe, est embarqué dans l’aventure. Il est amené à dessiner le contour de côtes jusqu’alors jamais observées, espérant ainsi contribuer à l’enrichissement du très convoité Padrão Real, la carte du monde royale et secrète. Envoûté ou effrayé par les peuples rencontrés, malmené par la tempête, la maladie et la faim, il se languit de sa famille et doute de jamais revoir Lisbonne, porte sur la mer océane.
En ces temps de grandes découvertes, João erre entre le Moyen Âge et la Renaissance, le judaïsme et le christianisme, entre la terre et la mer, l’Ancien et le Nouveau Monde.

Le roman est divisé en 3 parties : le voyage en mer - le retour et l'aventure de la carte - la peste et la persecution des juifs. Je ne sais pas pourquoi mais ce "découpage" m'a un peu dérangée. J'ai trouvé que le lien n'était pas toujours bien fait entre les parties. On suit donc le voyage d'une nef de Cabral à travers les yeux de Joao. Joao est un médecin, vraiment médiocre, et un cosmographe avec un mal de mer sevère. Il n'est pas rendu très agréable aux yeux du lecteur, pas très courageux, souvent agaçant, mais il faut reconnaitre qu'il manque de chance... Enfin, si on veut car il revient quand même vivant de ce voyage ce qui sera loin d'être le cas de tous les marins ! A son retour, il souffre d'un stress post-traumatique d'autant plus développé que ses découvertes faites pendant cette traversée sont ignorées. Il se lance alors dans le vol de la fameuse Padrao Real, carte qui représente les terres découvertes par le Portugal. 

Ce que j'ai aimé dans ce roman, c'est le contexte historique. Je connais peu de choses sur cette période des grandes découvertes géographiques, et je n'avais encore jamais eu l'occasion de lire un roman sur ce sujet. Je m'imaginais sur ce bâteau avec ses marins qui naviguaient à l'aveugle on pourrait dire. Ils ne savaient pas toujours où ils se trouvaient, quand se teminerait cet océan, si la terre à l'horizon allait être accueillante ou non. En touchant la première fois le Brésil, ils pensaient avoir à faire à une île... Pour le coup, ça devait vraiment être l'aventure.

J'ai également été impressionnée de voir comment le Portugal était une vraie puissance, partant à la conquête du monde. Un si petit pays qui se retrouvait avec un territoir immense conquis par ses bateaux. On voit que l'Histoire avec un grand H nous montre au fil des siècles que la roue tourne...le Portugal est loin d'être aujourd'hui le pays qui dirige le monde...

En conclusion, un avis en demi teinte. J'ai aimé le contexte historique, j'ai moins aimé le personnage principal et l'intrigue.

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Cent ans de solitude

Publié le par lydiane

Je continue la lecture des classiques avec "Cent ans de solitude". Son auteur Gabriel Garcia Marquez (1927-2014) est un écrivain colombien. À la suite de la parution de Cent ans de solitude en 1967, considéré comme son chef-d'œuvre, l'auteur connaît un succès commercial planétaire (30 000 000 exemplaires vendus). Son nom est fréquemment associé au "réalisme magique", courant artistique qui insère des éléments magiques et des motifs surnaturels dans des situations se rattachant à un cadre historique, culturel et géographique avéré. il reçoit en 1982 le prix Nobel de Littérature.

Cent ans de solitude

4ème de couverture :

A Macondo, petit village isolé d' Amérique du Sud, l'illustre famille Buendia est condamnée à cent ans de solitude par la prophétie du gitan Melquiades... Dans un tourbillon de révolutions, de guerres civiles, de fléaux et de destructions, elle vit une épopée mythique, à la saveur inoubliable, qui traverse les trois âges de la vie : naissance, vie et décadence... Ce roman époustouflant est un chef-d' oeuvre du XXè siècle

J'ai lu énormément d'avis positifs sur ce roman. Mon avis personnel est un peu plus mitigé... Tout d'abord, il faut pas mal de concentration pour suivre l'arbre généalogique de la famille Buendia. En effet, entre les "enfants légitimes", ceux nés hors mariage, l'inceste, les enfants qui portent le même nom que leur parents ou tante ou oncle, ça devient compliqué (il y a 4 José Arcado, 21 Auréliano, 2 Armanta...). Sans compter que certains personnages ont une durée de vie pour le moins extraordianire : 145 ans semble tout à fait normal.

Le côté magie m'a également peu emballé. L'age astronomique des personnages, les morts qui reviennent, ceux qui "s'envolent dans le ciel"... sans que cela ne choque personne, c'est un peu trop pour moi. J'aime les grandes sagas familiales, j'aime les livres de fantasy, mais le mélange des genres est loin d'avoir mon adhésion. Je ne pense pas être faite pour le "réalisme magique".

A côté de ça, il y a tout de même des points que j'ai appréciés. Les personnages sont bien "travaillés". Malgré la grande famille à laquelle ils appartiennent, on ressent chez chacun une grande solitude, une incapacité à aimer. Ce qui est particulièrement intéressant c'est que l'on découvre différentes "façons" d'être seul et différentes raisons de ne pas aimer. On se retrouve plongé dans un cercle vicieux où chaque enfant hérite de la personnalité de ses aïeux, et ne s'en tire pas mieux avec la vie. La malédiction des Buendia s'arrête avec le dernier couple Armanta Ursula et Auréliano qui, eux, s'aiment passionnement. Mais cet amour va conduire à la fin de la famille Buendia.

Ce ne fut donc pas un roman que j'ai follement aimé, mais je suis heureuse de l'avoir lu. Contente d'avoir découvert un livre considéré comme une pièce maîtresse de la littéature sud-américaine.

Publié dans Lu - entendu...

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L'alliance des trois

Publié le par lydiane

de Maxime CHATTAM.

J'ai déjà lu des romans de M. Chattam, mais il s'agissait de thrillers. J'aime son éciture, ses intrigues, par contre les thrillers ce n'est pas ce que je préfère. J'ai voulu le tester dans un autre style. J'ai donc emprunté à la bibliothèque "L'alliance des trois", le 1er tome de sa saga fantasy L'Autre Monde.

L'alliance des trois

4ème de couverture :

Personne ne l'a vue venir. La Grande Tempête: un ouragan de vent et de neige qui plonge le pays dans l'obscurité et l'effroi. D'étranges éclairs bleus rampent le long des immeubles, les palpent, à la recherche de leurs proies... Quand Matt et Tobias se sont éveillés, la Terre n'était plus la même. Désormais seuls, ils vont devoir s'organiser. Pour comprendre. Pour survivre... à cet Autre Monde.

On découvre avec Matt et Tobias ce nouveau monde où seul certains enfants ont survécu. La terre s'est modifiée : la végétation s'est transformée, tout comme les animaux. Les adultes ont pour la plupart disparus, ceux qui restent sont devenus des mutants ou des êtres dangereux. Les enfants s'organisent, créént une communauté. Il y a des clans qui se forment, des secrets, des complots. Matt est un garçon intégre, combatif, qui se trouve, malgré lui au coeur de l'intrigue. Un "être" étrange est à sa recherche. Tobias est "le meilleur ami", pas toujours très courageux, mais qui sait se surpasser pour ses amis. Ils sont aidés par Ambre, une fille très intelligente.

Ca ne vous fait penser à rien ? Perso, j'y ai trouvé BEAUCOUP de similitudes avec Harry Potter. Jusqu'à dans l'écriture qui est assez tournée ado. J'aurais voulu plus de description, plus de profondeur dans les personnages. Mais malgré tout, je n'ai pu m'empecher de tourner les pages...et j'ai déjà emprunté le tome 2 à la bibliothèque. C'est bien la preuve que la magie fonctionne quand même. Par contre, j'éspère une "montée en gamme" dans les prochains tomes, sinon je risque de ne pas tenir jusqu'au 7ème tome (qui doit sortir qu'en 2016 d'ailleurs !)

Publié dans Lu - entendu...

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La pédagogie Montessori

Publié le par lydiane

A la naissance de mon Pirate, j'ai reçu de la part du conseil général un livre : "Éveiller, épanouir, encourager son enfant, la pédagogie Montessori à la maison". C'est la première fois que j'entendais parler de Maria MONTESSORI et de sa psychologie.

Il s'agisait d'une femme médecin (1870 - 1952) qui a étudié pendant 50 ans les enfants de milieux sociaux et culturels très défavorisés et en grande difficulté d'apprentissage. Elle s'intéresse aux enfants "anormaux" qui lui donneront l'occasion de mettre au point sa méthode d'enseignement qu'elle reprend et généralise à l'usage des enfants "normaux". Selon elle, Les enfants traversent tous des "périodes sensibles". C'est à dire des moments de la vie où l'enfant est tout entier « absorbé » par une sensibilité particulière à un élément précis de l'environnement (la période du langage, de l'ordre, de la coordination des mouvements...). Pour elle il est essentiel d'encourager l'autonomie et l'initiative chez l'enfant, et ce, dès le plus jeune âge, d'une part pour faciliter et motiver ses apprentissages et d'autre part pour favoriser son développement en tant que personne. Pour sa pédagogie, elle s'appuie sur un matériel sensoriel. Il permet à l'enfant de distinguer, de préciser, de généraliser, du concret vers le concept et du concept vers l'abstrait.

J'avoue que dans l'ensemble sa pédagogie m'a intéressé. Je suis d'accord avec le principe que la motivation de l'enfant pour apprendre est naturelle. Il suffit à l'adulte de donner quelques "clés", "pistes" et l'enfant découvre par lui-même. On résume généralement cela par la phrase bien connue de Maria Montessori : « Aide-moi à faire seul ».

Je ne me suis pas vraiment focalisée sur ses concepts et j'ai fait avec mes enfants ce qui me semblait naturel. Je leur ai toujours fait écouter beaucoup de musique, je les ai familiarisés rapidement avec les livres, je leur laissais découvrire la nature, je leur ai créé un espace de jeu, notamment bébé pour développer leur motricité (le passage dos-ventre et ventre-dos est d'ailleurs acquis pour Little Baby !). 

Récemment, j'ai lu deux ouvrages établis à partir de la pédagogie Montessori : 60 activités montessori pour mon bébé et  Montessori à la maison.

 

La pédagogie MontessoriLa pédagogie Montessori

J'ai apprécié les activités proposées, à réaliser avec trois fois rien. Par contre j'aurais aimé un petit paragraphe pour expliquer en quoi l'activité était intéressante pour le développement de l'enfant.

Par exemple, j'ai proposé à Mon Pirate deux bols : un rempli de lentilles, l'autre vide. Je lui ai donné une grande cuillère et lui ai montré comment transvaser les lentilles d'un bol à l'autre. J'avoue qu'en voyant cette activité dans le bouquin, j'avais trouvé ça un peu nul, facile et sans grand intérêt. Mais, vu la facilité de mise en place, je me suis dit que j'allais tester, pour voir. Je me suis rendue compte que pour lui ce n'était au final pas aussi simple que ça... il faut tenir la cuillère bien droite, faire "traverser" tout l'espace entre les deux bols, retourner la cuillère que quand on est bien au dessus du second bol. Finalement, il y arrivait bien, mais j'ai remarqué que ça lui demandait de la concentration. Et le plus surprenant c'est que ça lui a plu, souvent il me réclame maintenant pour "jouer aux lentilles".

Une autre activité consistait à proposer des bouteilles, de toutes tailles, grosseurs, et les bouchons qui correspondaient. L'enfant doit "refaire les paires" et viser les bouchons sur les bouteilles. J'ai donc "collectionné" nos différentes bouteilles quelques temps et quand j'en ai eu une quinzaine, je lui ai proposé ce jeu. La constituion des paires n'a pas été un problème. Le visage du bouchon a été un peu plus complexe, il fallait trouver le bon sens !

Bref j'essaye au maximum de le laisser faire des choses par lui-même. Il parle notamment dans ces bouquins de lui laisser un verre et une carafe remplie d'eau pour qu'il puisse boire dans la journée (et que, entre parenthèse, les enfants boivent beaucoup plus ainsi !). C'est vrai qu'en y réfléchissant, je ne l'ai encore jamais laissé remplir son verre d'eau seul. Ce sont des petits gestes que j'ai pris l'habitude de faire me disant qu'il était trop petit, mais en fait, il a bien grandit et je suis sur qu'il serait capable de le faire seul aujourd'hui. Faut juste perdre l'habitude de faire à sa place.

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Et je prendrai tout ce qu'il y a à prendre

Publié le par lydiane

de Céline LAPERTOT. Il s'agit d'une prof de français née en 1986. "Et je prendrai tout ce qu'il y a à prendre" est son second roman.

J'ai lu ce livre dans le cadre du prix littéraire inter CEZAM.

Et je prendrai tout ce qu'il y a à prendre

4ème de couverture :

«J'ai sept ans, ma chambre éclate de beauté, jusqu'à ce que j'entende la porte claquer. La réunion de papa ne s'est pas bien déroulée. Son défouloir officiel courbe sa dépendance. C'est pitié de la voir ainsi, chien soumis, c'est pitié de la voir endosser son rôle, car tel est son destin, demander grâce pour le moment où elle n'arrivera plus à le supporter. Aucune cassure dans la voix, pas de verre pilé dans les sourires, elle avance d'un pas lent et sûr vers la raclée qu'elle a accepté de recevoir. Du haut de mes sept ans, j'ai déjà perçu qu'elle a dépassé le stade où elle cherchait à comprendre ce qui avait pu se passer. Elle encaisse, et son existence lui convient, tant qu'elle peut garnir nos assiettes.
Maman est la femme d'intérieur. La femme parfaite pour les hommes qui ne savent se rêver qu'en maîtres de leur petit monde.»

Quand la souffrance dépasse l'entendement, ne reste qu'une solution : tuer pour exister. Charlotte a tenu le choc. Elle a gardé le silence, jusqu'au jour...
Voici l'histoire d'une inhumanité honteuse, intime, impossible à dire. Dans une lettre adressée au juge devant lequel elle répondra de ses actes, Charlotte, Antigone moderne et fragile, pousse le cri qui la libérera... peut-être.

La 4ème de couv' ne m'emballe pas... un temoignage, de la violence, de la maltraitance. Ce n'est pas des choses que j'ai envie de lire. Mais c'est ce qui est bien avec ce prix littéraire : lire des bouquins que l'on aurait jamais ouverts autrement. 

Ce roman est en fait un journal que Charlotte écrit dans la "salle d'attente" du juge. Elle attendra toute la journée cette entrevue avec celui qui a dorénavant son destin entre les mains. La parole n'est pas son fort : 10ans de souffrance et pas un mot n'est sorti de sa bouche pour expliquer l'enfer qu'elle vivait. Du coup, pour répondre aux questions qui ne manqueront pas de lui être posées, Charlotte écrit. Elle explique années après années ce qu'elle a traversé. Comment son père a décidé de "l'élever" et pourquoi elle n'a rien dit.

J'avoue que c'est ce que j'ai eu le plus de mal à comprendre : comment peut-on encaisser cette violence sans parler ? Elle craint de détruire sa famille, mais comment peut-elle croire qu'ils forment une famille ? Elle ne supporte pas sa mère qui subit sans oser rien dire alors qu'elle semble faire de même. C'est complexe de comprendre comment un bourreau peut emprisonner psychologiquement quelqu'un.

Malgré tout, j'ai trouvé ce livre très bien écrit. J'ai aimé le choix fait par l'auteur : une longue lettre à destination du juge. On comprend évidemment dès le départ comment ça va se terminer, par le meurtre de son père. Mais c'est intéressant de comprendre le cheminement pour y arriver. Comment et pourquoi Charlotte semble accepter sa situation. Comment elle se rebelle, même si ça peut sembler si minime.

En conclusion, je dirai que ce roman traite d'un sujet qui est loin de m'attirer, mais que l'auteur le fait bien, et qu'elle a ainsi réussi à m'entrainer avec elle au fil des pages.

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Les lames du cardinal - Tome 1

Publié le par lydiane

De Pierre PEVEL.

Depuis quelques temps, je me lance dans la lecture de genres nouveaux : la fantasy et la science fiction. Ca ne m'attirait pas du tout auparavant, mais j'ai décidé peu à peu de m'y intéresser et j'ai de bonnes surprises. Je vais piocher, comme d'habitude mes idées de lectures sur des blogs et/ou des forums. C'est comme ça que j'ai entendu parler des "Lames du Cardinal". Un roman mêlant fantasy et capes et épées, ça me tentait pas mal ça !

C'est en voulant rédiger cet article que je me suis penchée sur son auteur Pierre PEVEL. J'ai appris qu'il avait fait ses études au lycée Poincaré à Nancy, et qu'il vivait toujours dans cette ville. Non, un lorrain ! J'ai aussi appris un nouveau terme (eh on en apprend tous les jours !) : l'uchronie de fantasy. Qu'est ce donc cette bête là ? Et bien c'est un style littéraire qui consiste à placer l'intrigue dans des univers fortement inspirés d'une époque historique précise et bien documentée, mais qui diffèrent du monde réel par la présence d'éléments merveilleux (magie, créatures surnaturelles), riches de conséquences sur le déroulement de l'Histoire. L'uchronie de fantasy est donc la spécialité de M. Pevel qui a déjà écrit plusieurs romans dans ce domaine.

Les lames du cardinal - Tome 1

4ème de couverture :

Paris, an de grâce 1633. Louis XIII règne sur la France et Richelieu la gouverne. Le Cardinal, l'une des personnalités les plus puissantes et les plus menacées de son temps, doit sans cesse se garder des ennemis de la Couronne. L'espionnage, l'assassinat, la guerre, tout est bon pour parvenir à leurs fins... et même la sorcellerie, qui est l'oeuvre des plus fourbes adversaires du royaume : les dragons ! Ces redoutables créatures surgies de la nuit des temps se dissimulent parmi les humains, ourdissant de sombres complots pour la reconquête du pouvoir. Déjà la cour d'Espagne est tombée entre leurs griffes... Alors, en cette nuit de printemps, Richelieu décide de jouer sa carte maîtresse. Il reçoit en secret un bretteur exceptionnel, un officier dévoué que la trahison et le déshonneur n'ont pourtant pas épargné : le capitaine La Fargue. Car l'heure est venue de reformer l'élite secrète qu'il commandait jadis, une compagnie d'aventuriers et de combattants hors du commun, rivalisant d'élégance, de courage et d'astuce, ne redoutant nul danger. Les Lames du Cardinal !

Les premiers chapitres nous présentent des personnages qui n'ont rien en commun. On se demande où l'auteur veut en venir, et quand tout ça va commencer à se confondre pour former une histoire... Puis, les pièces du puzzle se mettent en place, et on comprend que ces personnages si carismatiques, au tempérament bien trempé sont "Les lames du cardinal". J'ai tout d'abord beaucoup aimé les personnages parmi lesquels : Le capitaine La Fargue, la figure paternelle du groupe, sage, sensé, pour qui le mot "honneur" à toute son importance. Nicolas Marciac, coureur de jupons, qui a l'air très leger, mais en façade seulement. Saint-Lucq, le sang mêlé, très mysterieux. Et puis au bonheur, une femme, Agnès, tétue et intrépide. On sent une vrai cohésion de groupe, un passé commun, une confiance qui a été ébranlée mais qui demande qu'à renaitre de ses cendres. J'ai retrouvé les marques qui ont fait le succès des 3 mousquetaires de Dumas.

Pour ce qui est de l'intrigue, j'avoue avoir été un peu débousolée au début. Les dragons, la magie,... bof, bof, finalement je me serais bien contentée du côté capes et épées sans la fantasy. Puis, je m'y suis faite et j'ai même trouvé ça plaisant à la fin (surtout dans la bataille finale !). Dans ce tome, les lames du cardinal, nouvellement reformées, ont pour mission de retrouver une personne, sans savoir qui elle est au fond, sans connaitre réellement les implications et l'importance de celle-ci. Ils vont donc de découvertes en découvertes. Il n'y a pas de temps mort dans ce récit. Ca va vite, et c'est captivant. Le lecteur se triture également l'esprit pour comprendre comment tous les faits s'imbriquent. Mais ce qui m'a le plus intrigué c'est ce groupe de fins limiers. Pourquoi ont-ils été dissout il y a 5ans ? Peuvent-ils à nouveau se faire confiance ? Bref, ça donne envie de se lancer dans le tome 2 de cette trilogie !

Publié dans Lu - entendu...

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Après la guerre

Publié le par lydiane

de Hervé LE CORRE. J'ai découvert ce roman par un article du magazine Lire. J'avais noté le titre et je m'étais dit qu'il avait l'air intéressant. Puis en fin d'année, ce même magazine élit les meilleurs livres de l'année dans plusieurs catégories. "Après la guerre" a été élu dans la catégorie policier. En plus ça tombait bien, ma médiathèque avait ce roman dans ses rayons. Alors...je me suis laissée tenter 

Après la guerre

4ème de couverture :

Bordeaux dans les années 50. La Seconde Guerre mondiale est encore dans toutes les mémoires et pourtant, un nouveau conflit qui ne dit pas son nom a déjà commencé : de jeunes appelés partent pour l'’Algérie. Daniel sait ce qui l’attend. Cet orphelin qui a perdu ses parents dans les camps, travaille comme mécanicien ; il voit un jour arriver au garage un inconnu qui laisse sa moto et repart telle une ombre. Cet homme n'’est pas venu par hasard. C'’est dans ce contexte qu'’une série d’'événements violents se produisent. Une jeune lycéenne est agressée devant chez elle par un individu qui la menace. C’'est la fille d’Albert Darlac, commissaire de police qui s'’est compromis pendant l’'Occupation et n'’a pas hésité à faire arrêter des Juifs qu'’il a spoliés. Il navigue dans les eaux troubles du proxénétisme et règne en parrain sur la ville. Quelque temps plus tard, le bistrot qui lui sert de quartier général est soufflé par une explosion. Il est bientôt happé par une spirale de violence...

Le Corre n’'a pas son pareil pour rendre l’'atmosphère délétère de Bordeaux, encore hantée par les fantômes de l’'Occupation. Dans ce roman à plusieurs voix, magistralement construit, il fait alterner le champ de bataille urbain de Bordeaux et celui de l’'Algérie vu à travers le regard de Daniel. Il confirme l’'ampleur de son propos et la variété de son style, passant du langage des bas-fonds à une élégance flaubertienne noire et cruelle pour emprunter des accents lyriques et poignants quand le récit se transporte sur le front algérien. Par la profondeur des questions que le romancier aborde — valeur de la vie humaine, légitimité de la vengeance, jouissance de la violence — il justifie pleinement le jugement de Manchette qui parlait du roman noir comme d’une grande littérature morale.

J'ai été captivée par ce roman. L'intrigue en elle-même est très bonne, mais c'est surtout l'écriture d'Hervé LE CORRE que j'ai adoré. Il est vraiment très fort. Au début du roman, les chapitres s'enchainent sans que l'on sache qui est qui, parfois on ne sait même pas qui est le narrateur. Ca aurait pu vite me saouler et me faire fermer ce livre en me disant que c'était vraiment trop le bordel. Mais pas du tout, je me suis attachée à comprendre ce que l'auteur me disait, et petit à petit les pièces du puzzle se sont mises en place (avant même les révélations de l'auteur ! que c'est plaisant de comprendre avant que ce soit écrit).

Parfois c'est trash. Moi qui ait du mal avec le "gore" et le vocabulaire vulgaire, j'ai plus d'une fois été bousculée. Mais là encore, ça ne m'a pas rebuté. J'ai trouvais que ça se justiiait dans ce roman. L'écriture est si juste que j'avais souvent l'impression d'être dans un film, je voyais les scènes devant mes yeux (j'imaginais même le commissaire Darlac sous les traits de Depardieu, surement à cause de son rôle dans "36 quai des orfèvres".)

 

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Falaises

Publié le par lydiane

Je suis également partie en vacances avec le roman "Falaises" d'Olivier Adam dans mes valises.

Falaises

4ème de couverture :

Etretat. Sur le balcon d'une chambre d'hôtel, un homme veille. Au bout de son regard: les falaises éclairées d'où s'est jetée sa mère vingt ans plus tôt. Le temps d'une nuit, le narrateur déroule le film de sa vie, cherche dans sa mémoire rétive les traces de sa mère disparue. Une question s'immisce peu à peu dans son esprit, lancinante: comment suis-je encore en vie ?

J'annonce tout de suite la couleur, c'est loin d'être mon roman préféré d'Olivier Adam.C'est un roman très noir. Il y a certes le suicide de sa mère quand il est encore tout jeune enfant, mais tout le reste de sa vie est loin d'être un long fleuve tranquille. Un père tyrannique, peu aimant, le narrateur ne se souvient plus si il a connu son père autrement : a-t-il toujours été ainsi ou est-ce la disparition de sa femme qui l'a rendu ermetique à tout amour ? Une enfance très "sexe, drogue et rock'n roll", avec des amis qui se suicident, qui deviennent anorexique...bref des jeunes qui se détruisent. Puis l'alcool qui le fait échouer dans un immeuble rempli de paumés qui se détruisent tout autant.

J'avoue m'être un peu ennuyée par moment au fil des pages. Toutes ces souffrances, ou quand tu penses avoir touché le fond, et bien non, tu tombes encore. Ce fut un peu trop pour moi... Par contre, j'ai retrouvé plus d'intérêt vers la fin du livre avec cette reflexion sur la parentalité. Le narrateur devenu père se demande comment il est possible d'abandonner son enfant en se donnant la mort. Comment une mère ne peut-elle pas trouver la force de se battre par amour pour ses enfants. Le narrateur qui a vécu jusqu'ici avec un sentiment de culpabilité (c'était forcement sa faute et celle de son frère et de son père, si leur mère s'était donnée la mort), se rend compte que la seule coupable c'est sa mère. C'est elle qui a baissé les bras, c'est elle qui ne les aimait pas assez pour se battre, c'est elle la cause de toute cette souffrance.

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L'aiguille creuse

Publié le par lydiane

Pendant cette semaine de vacances, j'ai souhaité me mettre plonger dans la Normandie même pour mes lectures. Du coup, j'ai opté pour "L'aiguille creuse" de Maurice Leblanc.
Maurice Leblanc est un écrivain français (1864-1941). Auteur de nombreux romans policiers et d’aventures, il est le créateur du célèbre personnage d’Arsène Lupin, le gentleman-cambrioleur. On peut visiter la maison de Maurice Leblanc, Le Clos Lupin, à Étretat. Il a d'ailleurs utilisé l’aiguille d’Étretat comme décors dans son roman L'Aiguille creuse.

L'aiguille creuse

Tout commence par un cambriolage et un meurtre au château de Gesvres. Une des habitantes du château, la jeune Raymonde, réussit à tirer sur l'un des cambrioleurs. Celui-ci s'effondre dans le jardin, mais bizarrement on ne retrouve pas son corps. Pourtant, il est impossible qu'il ait pu sortir de l'enceinte du château, il doit donc encore s'y trouver... Un jeune étudiant, Isidor Beautrelet, qui en se faisant passer pour un journaliste, accède au château, comprend vite que le vol est signé Arsène Lupin. S'engage alors un vrai duel entre le grand Arsène Lupin et le jeune Isidor, à coup de raisonnements logiques, de faux semblant, de bluff et de réfléxion,

Il s'agit du 1er "Arsène Lupin" que je lis. Tout d'abord, j'ai été surprise par la personnalité de Lupin. Je m'attendais à un gentleman et j'ai plutôt découvert un homme arrogant, imbu de lui même. Mais au fil des pages, on se laisse embarquer par l'histoire et Arsène Lupin m'est devenu un peu plus sympathique, notamment grâce au respect avec lequel il traite Isidor.

Pour ce qui est de l'intrigue policière, c'est très bien mené. J'ai retrouvé les sensations que l'on éprouve avec les "vieux policiers" : Agatha Christie, Gaston Leroux, Arthur Conan Doyle... Des policiers avec beaucoup de logique et de réflexion. Par contre, ce qui me plait moins, c'est que parfois, il y a des infos qui "tombent du ciel". Le personnage indique qu'il a découvert tel élément, qui du coup l'a mis sur telle piste. Nous lecteur, évidemment si on nous dit que la moitié des choses, on peut difficilement jouer au détective !

Bref, ce fut une belle découverte pour moi. Je ne pouvais rêver mieux comme roman pour mes soirées à Etretat. je relirai certainement d'autres aventures de notre "gentleman cambrioleur".

Publié dans Lu - entendu...

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