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Roman sans titre

Publié le par lydiane

C'est le roman qui me permet de terminer le Family Challenge : lire un livre d'un auteur de l'extrême orient

Roman sans titre

Résumé :

Paru pour la première fois en France en 1992 aux Editions des Femmes, "Roman sans titre" est aujourd'hui réédité chez Sabine Wespieser éditeur où sont publiés depuis 2006 les livres de la grande romancière vietnamienne. Premier des romans de Duong Thu Huong à avoir été interdit de publication au Viêt-nam, il met en scène la dérive hallucinée d'un combattant pendant la guerre contre les Américains.

Quân, capitaine d'une unité de combat, est envoyé dans la lointaine zone K par Luong, son supérieur, pour retrouver Biên, en passe de sombrer dans la folie. Les trois hommes sont amis depuis l'enfance ; originaires du même village, ils se sont enrôlés le même jour, transportés par leur exaltation patriotique et guerrière. En traversant la jungle et les vallées sinistrées par les bombardements, Quân prend la mesure du fossé qui s'est creusé entre eux. Au fil de son angoissant périple, alors qu'affluent les images de sa vie heureuse et à jamais disparue de jeune homme pressé de défendre son idéal, Quân découvre également l'ampleur des destructions subies par son pays. Le rêve d'un nouveau Viêt-nam s'est perdu dans des slogans qui résonnent de manière de plus en plus absurde à ses oreilles.

Plongeant au cœur des ténèbres avec une force lumineuse, Duong Thu Huong dénonce, avec ce roman qui tient une place centrale dans son œuvre, la vanité de la guerre et le cynisme de ses instigateurs.

Pour le coup, ce fut un vrai défi pour moi ! Je m'y connais très peu en matière de littérature de l'extrême orient. Et les rares fois où j'ai tenté l'expérience j'ai été déçue. En fouillant un peu sur le net, je suis tombée sur cette auteur : Duong Thu Huong. Tout d'abord le Vietnam est un pays qui m'intrigue. La courte biographie que j'ai pu lire sur elle, m'a poussé à m'intéressé à cette auteur : romans interdits au Vietnam, arbitrairement emprisonnée pour avoir élevé la voix contre le pouvoir, exilée en France depuis 2006...J'ai donc vérifié sur les étagères de ma médiathèque, et j'y ai effectivement trouvé plusieurs de ses romans. Un peu au hasard j'ai opté pour "Roman sans titre".

Je ne ferai pas un résumé de l'histoire, tout est détaillé dans la 4ème de couverture. Mon avis est mitigé...  Déjà le fait que le roman ne soit pas découpé en chapitre a rendu ma lecture un peu laborieuse, même si l'écriture est très belle. J'ai eu du mal à suivre l'itinéraire de Quän, moi qui ne connaît absolument rien à la géographie de ce pays.

Quand j'ai lu des livres sur l'Orient, ça m'a toujours semblé irréel. Pour moi, le décalage de culture était trop important, je n'adhérais absolument pas à ce que les auteurs me racontaient. Dans ce roman ce ne fut pas le cas. J'ai compris les sentiments de Quân : sa fougue de jeunesse et sa fierté de se battre pour sa patrie; tout ça s'est peu à peu transformé en dégout : horreur de la guerre, absurdité des combats, gâchis de la jeunesse, Le parallèle avec le comportement des généraux et des politiques est fait de façon très intelligente.

D'après les commentaires sur les autres romans de cette auteur, j'aurais peut-être du porter mon choix sur un autre de ses romans. Peut-être que je retenterai ma chance dans quelques mois...


 

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Haut Royaume : Tome 1 et 2

Publié le par lydiane

de Pierre PEVEL. Je vous ai déjà parlé de cet auteur nancéien dont j'avais dévoré Les lames du Cardinal

Haut Royaume : Tome 1 et 2

4ème de couverture du Tome 1 :

Un homme, un royaume, un destin. Il avait nom Lorn Askariàn. Certains disent que le malheur arriva par lui et d'autres qu'il fut celui par qui tout fut sauvé. Dans ses veines coulait le sang noir des héros condamnés. Le Haut-Royaume connaît sa période la plus sombre. Le roi est affaibli et la rébellion gronde aux frontières du territoire. En dernier recours, le souverain libère Lorn de ses geôles et le nomme Chevalier du Trône d’Onyx, chargé de protéger l'autorité royale. Héros valeureux et juste, Lorn est une figure d'espoir pour le peuple, mais il poursuit également un but secret : retrouver ceux qui l'ont maintenu en captivité, les uns après les autres… et leur faire sentir le goût de la vengeance. Un formidable récit épique mêlant Fantasy et trame historique, entre G.R.R. Martin et Le Comte de Monte-Cristo, par un auteur français de référence traduit dans dix langues.

Les promesses de la 4ème de couverture sont tenues ! Un parfait mélange du Trône de Fer et du Comte de Monte-Cristo. Bref, un régal

Les personnages de Pierre PEVEL sont charismatiques, profonds. J'adore Lorn. Mais c'est loin d'être un hero parfais, et c'est d'ailleurs pour ça que je l'adore. Il a une grande part d'ombre. Il tente d'être droit et irréprochable, mais Dieu que c'est difficile.

Victime d'un coup monté, il se retrouve emprisonné dans les geôles de Dalorth pour trahison. C'est là qu'il est empoissonné par "l'Obscure". Après plusieurs années enfermé, le roi finit par le libérer et lui confie le rôle de 1er chevalier de la garde d'Onyx. Un rôle ancien, plus guère utilisé. Il permettait au roi de se faire représenté dans les tournois ou les duels. Le 1er chevalier de la garde d'Onyx ne fait qu'un avec le roi : quand il parle c'est le Roi qui parle, quand il agit, c'est le Roi qui agit. Mais Lorn n'est pas désigné juste pour un tournoi, non il devient le visage du Roi à plein temps.

Le Haut-Royaume vit une période difficile. Le Roi affaibli, les ennemis du Haut Royaume se sentent pousser des ailes. Et pas seulement les "alliés" ont des ambitions à la hausse, à commencer par la propre Reine...

Maintenant j'attends la suite...

 

Publié dans Lu - entendu...

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Au plaisir de Dieu

Publié le par lydiane

de Jean d'Ormesson.

Au plaisir de Dieu

4ème de couverture :

En hommage à la mémoire de son grand-père, symbole de la tradition, contraint de s'éloigner à jamais de la terre de ses ancêtres, le cadet d'une vieille famille française enfermée dans l'image du passé raconte ce qui a été et qui achève de s'effondrer. Le berceau de la tribu, le château de Plessis-lez-Vaudreuil, est au centre de cette longue chronique qui embrasse, depuis les croisades jusqu'à nos jours, l'histoire du monde, du pays, du clan de tout ce que la lignée a incarné et en quoi elle a cru, et qui s'est peu à peu effrité. Un mariage d'amour et d'argent, les idées contemporaines et subversives, les livres, les mœoeurs nouvelles ouvrent successivement des brèches dans la forteresse de la tradition.
L'histoire du XXe siècle, avec ses situations paradoxales, précipite la mutation et la décadence d'une famille qui avait su, à travers tous les cataclysmes, maintenir ses privilèges et conserver son charme.

Ce roman c'est une amie qui me l'a prêté. L'aurais-je lu si elle ne me l'avait pas mis entre les mains ? Certainement pas. Pourtant, Jean d'Ormesson m'est sympathique. Même si je connais très peu de chose de lui, je le trouve extrêmement charismatique. Ces yeux bleus et son sourire trahissent une grande intelligence et en même temps je l'imagine très joueur, avec beaucoup d'humour. C'est un mélange très intéressant, qui m'intrigue... néanmoins, je n'avais encore jamais lu un seul de ses livres. Je me sentais certainement pas à la hauteur, j'avais peur de ne pas tout comprendre et de m'ennuyer ferme. Ce ne fut pas le cas avec ce roman.

Tout d'abord, la première chose à souligner c'est l'écriture de Jean d'Ormesson. C'est un régal ! Il a e sens de la formule, et la pointe d'humour qu'on y retrouve est irrésistible.

Ensuite, j'ai beaucoup aimé suivre cette famille et me promener en leur compagnie dans les couloirs de Plessis-lez-Vaudreuil. On connaît peu de choses sur le narrateur, il ne parle pas de lui mais de sa famille, il l'observe et nous la décrit. C'est un clan, attaché aux traditions, à la terre, aux racines, à l'héritage. Du coup, on les sent toujours en décalage avec leur époque. Et petit à petit, l'unité de la famille s'effrite : il y a les royalistes, puis les républicains, les dreyfusards et les anti-dreyfusards, les pétainistes et les gaullistes, et même un communiste !

Mais, ce qui m'a troublé c'est leur humilité. Je m'imaginais la bourgeoisie royaliste comme des personnes imbues d'elles-même se sentant supérieures au reste du monde. Ce n'est pas du tout le cas de cette famille. Ils sont bienveillants envers les autres, même ceux de conditions modestes.

Du coup, même si parfois il y a des passages un peu plus longs que d'autres, j'ai pris beaucoup de plaisir dans cette lecture.

Quelques phrases :

"Il faut de grands malheurs pour que les Français s'unissent. Pour un peu, on aurait béni Hitler de rétablir au moins un semblant d'unanimité nationale. "

"Nous ne reprochions qu'une chose à Dieu : c'était de ne pas avoir donné notre nom à Adam et Eve. Du coup leurs prétentions à l'ancienneté nous agaçaient un peu. "

 

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N'oublier jamais

Publié le par lydiane

N'oublier jamais

Je commence cet article par une photo que certain reconnaitrons peut-être : .... Yport !

Quand nous sommes partis en Normandie l'année dernière, j'avais voulu embarquer ce roman de Michel BUSSI dans ma valise. Mais voilà, il doit y avoir un fan club de M. Bussi à ma médiathèque, ses romans ne sont jamais disponible !

Un peu par hasard, je suis tombée sur ce roman il y a quelque jour. Ce fut l'occasion !

N'oublier jamais

4ème de couverture :

"Vous croisez au bord d'une falaise une jolie fille ? Ne lui tendez pas la main ! On pourrait croire que vous l'avez poussée."
Il court vite, Jamal, très vite. A cause de sa prothèse à la jambe et autres coups du sort, il a un destin à rattraper. A Yport, parti s'entraîner sur la plus haute falaise d'Europe, il a d'abord remarqué l'écharpe, rouge, accrochée à une clôture, puis la femme brune, incroyablement belle, la robe déchirée, le dos face au vide, les yeux rivés aux siens. Ils sont seuls au monde ; Jamal lui tend l'écharpe comme on tend une bouée.

Quelques secondes plus tard, sur les galets glacés de la plage déserte, gît sous les yeux effarés de Jamal le corps inerte de l'inconnue.

A son coup, l'écharpe rouge.

C'est le 3ème roman que je lis de cet auteur, et ce fut encore une belle lecture pour moi. Tout d'abord, j'ai adoré me plonger dans ce décor que j'affectionne particulièrement. Je m'y voyais sur ces falaises normandes, avec la mer, le vent, un spectacle à coupé le souffle. Ensuite, le personnage de Jamal m'a beaucoup touché. C'est un homme foncièrement bon, même s'il est souvent perçu comme "l'arabe de service".

Maintenant que vous dire de l'intrigue, sans trop en dévoiler... Le roman commence par une femme qui se jette du haut de la falaise. Jamal, qui se trouvait guère loin, essayera de l'empêcher de sauter. Mais lorsque les policiers se rendront compte que la jeune femme a été violée, Jamal passe de simple témoin à principal suspect.

Cette histoire, c'est Jamal qui nous la raconte. Plus on avance dans l'histoire, plus les incohérence apparaissent, on en vient même à douter de l'équilibre psychologique du narrateur...

Je ne vous en dirai pas plus sur l'intrigue. Pour ma part, j'ai bien aimé ce roman "psychologique", même si au bout d'un moment j'avais un peu compris ce qui se passait...

Un polar sympathique à lire !

 

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Avant toi

Publié le par lydiane

de Jojo MOYES.

Il faut à tout prix que je vous parle de ce livre que j'ai terminé cette nuit à 1h du matin !

Evidemment, j'avais entendu parler de ce roman paru en 2013. J'ai vu tous les commentaires élogieux, et je me suis méfiée...Un livre dit "romantique" qui fait un tabac, j'avais un peu peur de me retrouver avec un Levy ou un Musso entre les mains (pas que je dénigre ces auteurs, c'est juste que ce n'est pas pour moi). J'ai besoin d'une belle écriture, de beaucoup de détails et description pour connaître les personnages, les comprendre, et plonger dans leur univers.

Et puis j'ai lu l'article de ma sœur qui a vu l'adaptation ciné, et puis j'avais envie d'une histoire d'amour, et puis ile roman était sorti en poche... alors du coup je l'ai acheté.

Avant toi

4ème de couverture :

Une histoire d'’amour bouleversante et poignante, sur le goût de vivre, l'amour sans limite et le handicap. Un récit touchant et drôle à la fois, qui ne laissera personne indemne.

Quand Lou apprend que le bar où elle est serveuse depuis des années, met la clé sous la porte, c'est la panique. En pleine crise, dans ce trou paumé de l'Angleterre, elle se démène pour dégoter un job qui lui permettra d'apporter à sa famille le soutien financier nécessaire. On lui propose un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. C'’est alors que la jeune femme découvre Will, un jeune tétraplégique qui rêve de mettre fin à ses jours. Lou n'a que quelques mois pour le faire changer d'’avis.

Oui évidemment il n'y a pas un suspens de malade, oui on sait bien que la jeune femme pauvre, un peu excentrique, va réussir à redonner le sourire à ce beau Mâle grincheux. Mais on ne s'ennuie pas une minute dans ce roman. C'est bien écrit, c'est drôle et on s'attache énormément à Lou et Will. C'est loin d'être gnangnan, et ça évoque de vrais sujets : la place des handicapés dans notre société, le regard qu'on leu porte, et bien entendu le droit à choisir sa fin de vie.

J'ai versé ma p'tite grosse larme, et j'ai presque été tentée de fermer le roman avant la fin... Ne pas lire les 40 dernières pages, c'est garder l'espoir, après tout n'est ce pas mieux de ne pas connaître le choix final de Will ?

Allez, je vous mets la bande annonce de l'adatation au grand écran :

 

Publié dans Lu - entendu...

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