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Changer l'eau des fleurs

Publié le par lydiane

de Valérie PERRIN

Changer l'eau des fleurs

4ème de couverture :

Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se réchauffer dans sa loge où rires et larmes se mélangent au café qu’'elle leur offre. Son quotidien est rythmé par leurs confidences. Un jour, parce qu’'un homme et une femme ont décidé de reposer ensemble dans son carré de terre, tout bascule. Des liens qui unissent vivants et morts sont exhumés, et certaines âmes que l'’on croyait noires, se révèlent lumineuses.

Je ne sais pas si c'est cette couverture et ces quelques mots au dos qui m'ont conduite à classer ce bouquin dans la catégorie "feel-good". Mais je me suis bien plantée ! J'imaginais une histoire sans beaucoup de suspens, un livre leger, un peu drôle, où une jeune femme gardienne de cimetière rencontrerait l'amour auprès dun jeune homme qui serait venu pour percer un secret de famille.

Mais ce roman ne peut pas être réduit à ça, c'est sur ! Déjà c'est loin d'être drôle et léger, c'est profond. Violette, elle n'a jamais eu beaucoup de chance dans la vie : née sous X, baladée de familles d'accueil en familles d'accueil sans être jamais adoptée. Elle se marie jeune, avec un playboy qui ne pense qu'à sa moto, aux jeux vidéo et aux autre femmes... Violette reste à la maison, près de Nancy, où son job consiste toutes les deux heures à lever et baisser la barrière du passage à niveau.

Je n'en dirais pas plus. Mais, il y a vraiment de beaux personnages dans ce roman, et même ceux qu'on déteste au départ peuvent finir par nous émouvoir.

Petite mention spéciale pour les titres de chaque chapitre, qui sont particulièrement poétiques.

"S'il poussait une fleur à chacune de mes pensées pour toi, la terre serait un immense jardin. "

 

Publié dans Lu - entendu...

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Nous revions juste de liberté

Publié le par lydiane

de Henri LOEVENBRUCK.

J'ai lu ce roman pour valider la règle "récit de voyage" dans notre Family Challenge. A vrai dire, je suis tombée un peu par hasard sur ce titre... c'est au travers d'une liste trouvée sur Babélio : "Les romans les mieux notés" que le titre de ce roman d'Henri LOEVENBRUCK m'a sauté aux yeux. J'ai lu la 4ème de couverture sans grand engouement, mais il s'agissait d'un road-trip, ce qui tombait bien puisque je devais en lire un pour le Family Challenge. Et puis, malgré tout, une note de 4.57/5 sur Babelio avec quasiment 700 votes, ce n'est pas donné à tous les bouquins !

Nous revions juste de liberté

4ème de couverture :

"Nous avions à peine vingt ans, et nous rêvions juste de liberté." Ce rêve, la bande d'’Hugo va l’'exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l’'indépendance et l’'amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paye cher.
Nous rêvions juste de liberté réussit le tour de force d'’être à la fois un roman initiatique, une fable sur l'’amitié en même temps que le récit d'’une aventure. Avec ce livre d’'un nouveau genre, Henri Loeœvenbruck met toute la vitalité de son écriture au service de ce road movie fraternel et exalté.


Oui, ça parle de motos, de sexe, drogues et rock'n roll. Oui, c'est clairement pas mon délire habituellement ! Mais ce livre il a vraiment réussi à me toucher. Le personnage d'Hugo il est juste... parfait. C'est ce jeune qui a poussé comme il a pu, seul, ses parents étant trop occupés à survivre à la mort de leur fille. C'est ce jeune qui a placé l'amitié au dessus de tout, enfin... presque tout, à égalité avec la Liberté. Mais honnêtement, lorsque l'on n'a plus rien, on ne quitte rien en partant, on profite juste de sa liberté. C'est pour ça qu'Hugo quitte sa petite ville de Providence pour voir du pays, en moto. Il devient le préz' d'un club de motards, où l'important c'est "Loyauté, Honneur et Respect".

Contre toute attente, j'ai adoré ce livre... et j'ai fini en larme.

Je partage juste avec vous le début du roman. A peine quelques lignes et j'étais déjà conquise :

"Plus le temps passe, plus j'ai l'impression de voir nos libertés s'abîmer, comme un buisson auquel on fait rien que de couper les branches, "pour son bien". J'ai le sentiment que, chaque jour, une nouvelle loi sort du chapeau d'un magicien drôlement sadique pour réglementer encore un peu plus nos toutes petites vies et mettre des sens interdits partout sur nos chemins. Quand je pense aux histoires que me racontait Papy Galo sur son enfance, de belles histoires de gosses aux genoux écorchés rouges, je me dis que ça pourrait plus arriver aujourd'hui, parce qu'il est devenu interdit de faire ci, interdit de faire ça, interdit d'aller ici, interdit d'aller là. Le passé, c'est comme un paradis perdu où tout était permis, tout était possible, et puis maintenant, plus rien."

 

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