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Tu comprendras quand tu seras grande

Publié le par lydiane

de Virginie GRIMALDI. 

En fait, j'ai découvert Virginie GRIMALDI, qui se faisait appeler "Ginie" à l'époque, par le biais de son blog. C'est là, que j'ai été conquise par ses talents d'écriture et son humour. Et puis, elle a publié un 1er roman qui a eu un succès fulgurant, puis un deuxième, et un troisième… Jusqu'à maintenant je n'avais pas eu l'envie d'en lire un. En réalité, je craignais de tomber sur un fameux "feel-good" un peu niais, bref, je ne voulais pas être déçue. Mais, il faut savoir vivre dangereusement, alors j'ai ouvert "Tu comprendras quand tu seras plus grande"...

 

Tu comprendras quand tu seras grande

4ème de couverture :

Quand Julia débarque comme psychologue à la maison de retraite Les Tamaris, à Biarritz, elle ne croit pas plus au bonheur qu'’à la petite souris. Pire, une fois sur place, elle se souvient qu’'elle ne déborde pas d’'affection pour les personnes âgées. Et dire qu’'elle a tout plaqué pour se sauver, dans tous les sens du terme.
Au fil des jours, Julia découvre que les pensionnaires ont bien des choses à lui apprendre. Difficile pourtant d’'imaginer qu’'on puisse reprendre goût à la vie entre des papys farceurs, des mamies fantaisistes et des collègues au coeœur brisé…. Et si elle n'’avait pas atterri là par hasard ? Et si l'’amour se cachait là où on ne l'’attend pas ?
C'’est l’'histoire de chemins qui se croisent : les chemins de ceux qui ont une vie à raconter et de ceux qui ont une vie à construire.
C’'est une histoire d’'amour(s), une histoire de résilience, une ode au bonheur.
« Un humour décapant, des personnages attachants et une profonde humanité. En le refermant, on n’'a qu’'une envie : se délecter des petits bonheurs qu’'offre la vie. »

J'ai eu beaucoup de mal à poser ce livre...c'est bien simple je l'ai lu en 2 jours. 

On fait la connaissance de Julia au moment où la vie s'acharne sur elle. Son père est mort soudainement, son chéri l'abandonne peu à peu : une Julia marrante ça lui allait bien, mais une Julia qui souffre de la disparition de son père, très peu pour lui. Julia se retrouve donc à squatter sur le canapé d'une amie à Paris. Son job est loin d'être passionnant : psy dans une clinique de chirurgie esthétique. Certes c'est un CDI et c'est surtout très bien payé,sauf que Julia ne se reconnait plus dans le vie qu'elle mène. Sur un coup de tête, elle plaque tout et postule pour un remplacement de congé mat dans une maison de retraite dans le pays basque. Psy dans une maison de retraite, c'est loin d'être un poste rêvé, elle est la seule a posé sa candidature, elle a le poste !

Bon évidemment, les petits vieux dont elle doit s'occuper sont franchement sympathiques (pas sur que dans la vraie vie…), ses collègues sont super cool, et un bel homme va vite faire son apparition. Bien entendu. Mais il y a quand même des surprises (chut, je ne dirais rien) et surtout ce livre vous redonne le sourire. C'est de la bonne humeur, de la belle nostalgie et de jolies phrases :

"-J'ai peur de perdre tous mes souvenirs. Je me fiche d'oublier ce que j'ai mangé une heure avant, mais j'ai peur d'oublier la joie intense que j'ai ressentie à la naissance de chacun de mes enfants, j'ai peur d'oublier combien j'ai aimé les câliner, les rassurer, les voir sourire... j'ai peur d'oublier les visages heureux de mes petits-enfants quand ils jouaient sous le cerisier de mon jardin, j'ai peur d'oublier la tendresse dans les yeux de mes parents. Je vais m'accrocher à ces souvenirs-là de toutes mes forces, en espérant que la maladie prendra d'abord les autres,  puisque je n'ai d'autre choix que de les lui donner."

"Je n'aime pas les vieux . Si je veux être totalement exacte, ce n'est pas que je ne les aime pas , même si je ne peux pas dire que je les aime, c'est qu'ils me font peur . Ils tutoient la mort , et moi , je préfère la vouvoyer . "

"J'ai la main de Corinne dans la mienne. Je n'ai plus rien d'une psychologue. A cet instant précis, je suis composée de 99 % d'eau et 1% de morve. Si je m'écoutais, je la prendrais dans mes bras et je la bercerais comme un bébé. Il se peut que ce soit légèrement déplacé. "

"Parfois, j'ai cette drôle d'impression que la vie est un jeu vidéo. On commence la partie avec plusieurs jauges pleines. La jauge de sérénité, la jauge de force, la jauge d'énergie, la jauge de joie. Sur notre chemin, on va croiser quelques ennemis, faire face à des attaques, parfois se tromper de chemin, sauter sur des bombes, chuter dans des trous, buter contre des obstacles. A chaque fois, nos jauges vont être entamées, mais des bonus "Bonheur" vont nous aider à les recharger. Le bonus "Mariage", le bonus "Naissance d'un enfant", le bonus "Soirée en famille". Ces bonus sont précieux, ce sont eux qui déterminent la qualité de la partie, parfois même sa durée. A la fin de chaque tableau, on doit affronter un gros monstre. Parmi les plus terrifiants, il y a le monstre "Deuil", le monstre "Maladie", le monstre "Chômage", le monstre "Rupture". Ceux-là, ils sont coriaces. Il faut du temps pour en venir à bout. Même si on y parvient, ils emportent toujours avec eux une bonne partie de chaque jauge. Un jour, les bonus ne sont plus assez costauds pour restaurer la joie, l'énergie et la force. "

Publié dans Lu - entendu...

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En finir avec Eddy Bellegueule

Publié le par lydiane

de Edouard LOUIS. 

Vous avez forcément entendu parler de ce livre lorsqu'il est sorti en 2014. Il s'agissait du 1er roman d'Eddy Bellegueule, qui a changé de nom pour Edouard Louis. Ce jeune écrivain, né en 1992, il raconte son enfance en Picardie. 

J'avoue, le charme n'a pas joué et je n'ai pas eu l'envie de lire ce roman. Et puis, il y a quelques semaines, Edouard Louis était l'invité de La Grande Librairie pour la sortie de son troisième roman. J'ai changé d'avis en l'écoutant et je me suis rendue à la bibliothèque pour emprunter son premier roman.

En finir avec Eddy Bellegueule

4ème de couverture :

Je suis parti en courant, tout à coup. Juste le temps d'entendre ma mère dire "Qu'est-ce qui fait le débile là ?" Je ne voulais pas rester à leur côté, je refusais de partager ce moment avec eux. J'étais déjà loin, je n'appartenais plus à leur monde désormais, la lettre le disait. Je suis allé dans les champs et j'ai marché une bonne partie de la nuit, la fraîcheur du Nord, les chemins de terre, l'odeur de colza, très forte à ce moment de l'année. Toute la nuit fut consacrée à l'élaboration de ma nouvelle vie loin d'ici. En vérité, l'insurrection contre mes parents, contre la pauvreté, contre ma classe sociale, son racisme, sa violence, ses habitudes, n'a été que seconde. Car avant de m'insurger contre le monde de mon enfance, c'est le monde de mon enfance qui s'est insurgé contre moi. Très vite j'ai été pour ma famille et les autres une source de honte, et même de dégoût. Je n'ai pas eu d'autre choix que de prendre la fuite. Ce livre est une tentative pour comprendre.

Edouard Louis y raconte son enfance dans un milieu modeste en Picardie. On y découvre la violence psychologique mais aussi parfois physique présente partout : au sein des familles, à l'école, dans le village. Bien entendu, les femmes sont considérées comme inférieures, soit des boniches, soit des p***. Eddy est chétif, maniéré et est doté d'une voix particulièrement aigue. Autant vous dire qu'il n'a pas fini de se faire emmerder. En plus, il se rend compte que les "jeux" des garçons ne l'intéressent vraiment pas, mais il se force, pour donner le change...

Ce livre est particulièrement violent. Surtout parce qu'on imagine très bien que l'auteur n'en a pas rajouté, et qu'encore aujourd'hui des enfants sont traités de cette manière. Dénigrés, violentés, en particulier par les personnes qui sont censées les aimer et les défendre. On ne sort pas indemne de ce roman.

Publié dans Lu - entendu...

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Et soudain la liberté

Publié le par lydiane

de Evelyne PISIER et Caroline LAURENT.

J'ai lu tellement de choses positives sur ce livre paru en 2017 que j'ai envie de le lire

Et soudain la liberté

4ème de couverture :

Mona Desforêt a pour elle la grâce et la jeunesse des fées. En Indochine, elle attire tous les regards. Mais entre les camps japonais, les infamies, la montée du Viet Minh, le pays brûle. Avec sa fille Lucie et son haut-fonctionnaire de mari, un maurrassien marqué par son engagement pétainiste, elle fuit en Nouvelle-Calédonie.
À Nouméa, les journées sont rythmées par la monotonie, le racisme ordinaire et les baignades dans le lagon. Lucie grandit ; Mona bovaryse. Jusqu'au jour où elle lit Le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir. C'est la naissance d'une conscience, le début de la liberté.
De retour en France, divorcée et indépendante, Mona entraîne sa fille dans ses combats féministes : droit à l'avortement et à la libération sexuelle, égalité entre les hommes et les femmes. À cela s'ajoute la lutte pour la libération nationale des peuples. Dès lors, Lucie n'a qu'un rêve : partir à Cuba. Elle ne sait pas encore qu'elle y fera la rencontre d'un certain Fidel Castro…

Il ne s'agit pas d'un roman ici, mais d'une autobiographie et biographie. En effet, ce livre est né du travail d'Evelyne PISIER avec sa jeune éditrice Caroline LAURENT. Tenue par la promesse qu'elle lui aura faite, Caroline LAURENT terminera ce livre et le publiera après le décès d'Evelyne PISIER.

Ce livre nous raconte une époque : la colonisation et donc les mouvements indépendantistes, la lutte des femmes pour l'égalité, mai 68...

J'avoue que je ne connaissais pas Evelyne PISIER avant de débuter ce livre. J'ai déjà vu sa sœur dans certains films et je connais bien évidemment son ex-mari Bernard Kouchner, mais c'est tout. En tout cas, ce livre nous fait voyager : son enfance en Indochine où elle nous explique sa vie de française pendant la guerre d'indépendance et notamment son "séjour" avec sa mère dans un camp de prisonnier. Emme partage ensuite ses années de fac, mai 68, son attirance pour le mouvement communiste et son voyage à Cuba.

J'ai vraiment aimé ce livre. Le rythme est assuré par l'alternance des écrits d'Evelyne PISIER et ceux de Caroline LAURENT. D'autre part, les sujets nous plongent dans un passé pas si éloigné empli d'espoirs et de batailles pour l'avenir.

Publié dans Lu - entendu...

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On en parle avec les loulous...

Publié le par lydiane

Il y a des thèmes qui sont parfois difficiles à évoquer avec les enfants. La mort, bien évidemment, en fait partie. Difficile de trouver les mots justes pour répondre à leurs questions si naturelles, si "naïves" pourrait-on dire. C'est dans ces moments là, quand on n'a pas les mots, quand les emotions qui nous submergent, rendent notre discours incompréhensible pour eux, que les livres volent au secours des parents.

J'ai découvert 2 livres en particulier :

- Au revoir Blaireau de Susan Varley :

C'est l'histoire d'un vieux blaireau qui se sent fatigué et qui sent sa mort prochaine arriver. Il prépare ses amis à son départ et leur demande de ne pas être triste. Mais le jour où effectivement Blaireau disparait, ses amis sont dévastés par le chagrin. L'hiver passe. Au printemps, lorsqu'ils se retrouvent après l'hibernation, ils se remémorent tous leurs beaux souvenirs, tous ce que blaireau leur a appris au fil des ans. C'est dans cette douce nostalgie, dans ces anecdotes de joie partagée qu'ils aiment se rappeler leur ami.

 

 

On en parle avec les loulous...

- Les questions des tout-petits sur la mort :

Dans ce livre, on retrouve plusieurs petites histoires sur des thèmes différents.

On en parle avec les loulous...

J'ai tout particulièrement aimé la 1ère :

C'est l'histoire d'un arbre millénaire qui trône au centre d'un village. Cet arbre à deux branches remplies de fruits. La légende veut que sur une de ses branches les fruits soient empoissonnés. Un hiver où la famine s'est abattue sur le village, un père refusant de voir son enfant mourir, prend le risque de manger un fruit..rien ne se passe. Par chance, il a choisi la "bonne" branche. Il court donc annoncer la nouvelle à l'ensemble des villageois. Chacun peut se régaler des fruits de cet arbre et aucun décès n'est à déplorer dans le village de tout l'hiver. Un après-midi, les villageois décident de couper la mauvaise branche, afin qu'aucun incident ne survienne dans l'avenir. Mais le lendemain, l'arbre est complétement desséché et meurt. Heureusement, un noyau, tombé à son pied, a donné une nouvelle pousse et un nouvel arbre trône rapidement au centre du village, avec ses deux branches. Les villageois comprennent alors que la "bonne" branche ne peut exister sans la "mauvaise", comme la vie ne peut exister sans la mort.

On en parle avec les loulous...
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