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Le discours

Publié le par lydiane

De Fabrice CARO

Le discours

4ème de couverture :

« Tu sais, ça ferait très plaisir à ta sœur si tu faisais un petit discours le jour de la cérémonie. » C’est le début d’un dîner de famille pendant lequel Adrien, la quarantaine déprimée, attend désespérément une réponse au message qu’il vient d’envoyer à son ex.
Entre le gratin dauphinois et les amorces de discours, toutes plus absurdes les unes que les autres, se dessine un itinéraire sentimental touchant et désabusé, digne des meilleures comédies romantiques.
Un récit savamment construit où le rire le dispute à l’émotion.

J'avais envie de rire un peu, d'où mon choix pour ce petit roman...malheureusement, autant le dire tout de suite, le fou rire ne fut pas au rendez-vous.

Dans ce roman, on suit les réflexion d'Adrien durant un déjeuner familial. Il se retrouve pour un traditionnel repas du dimanche chez ses parents avec sa sœur et son futur mari. Le mariage, qui doit être célébré prochainement, est le principal sujet de conversation. Son futur beau-frère profite de quelques secondes seul à seul, pour lui demander de faire un discours pendant le mariage. Adrien, pris au dépourvu, ne sait pas quoi dire si ce n'est un "oui, bien sûr". Seulement voilà, parler d'amour, de vœux pour l'éternité, ça soule Adrien.

Sa petite amie lui a demandé, il y a quelques semaines, de "faire une pause". Adrien s'était promis de faire le mort, mais il a craqué, il vient de lui envoyé un sms "neutre", un fameux "j'espère que tu vas bien, bisous". Il attend désespérément une réponse... en même temps, il subit la discussion de sa famille, qui au final ne le connait absolument pas.

Perso, ça ne m'a pas fait rire, j'ai même trouvé ça particulièrement sordide et triste. Cet homme, seul, qui n'a jamais été compris. Sa révolte reste dans sa tête, rien ne sort. Il a passé sa vie à faire semblant sans jamais rien démentir, c'est pathétique. 

Publié dans Lu - entendu...

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Loin

Publié le par lydiane

d'Alexis MICHALIK.

Loin

4ème de couverture :

Tout commence par quelques mots griffonnés au dos d'une carte postale : "Je pense à vous, je vous aime." Ils sont signés de Charles, le père d'Antoine, parti vingt ans plus tôt sans laisser d'adresse. Avec son meilleur ami, Laurent, apprenti journaliste, et Anna, sa jeune sœur complètement déjantée, Antoine part sur les traces de ce père fantôme. C'est l'affaire d'une semaine, pense-t-il... De l'ex-Allemagne de l'Est à la Turquie d'Atatürk, de la Géorgie de Staline à l'Autriche nazie, de rebondissements en coups de théâtre, les voici partis pour un road movie généalogique et chaotique à la recherche de leurs origines insoupçonnées.
Alexis Michalik a décidément le goût de l'aventure : après le succès phénoménal d'Edmond, le comédien, metteur en scène et dramaturge couronné par cinq Molières, nous embarque à bord d'un premier roman virevoltant, drôle et exaltant.

Antoine est l'archétype du gars sérieux. Il est en couple avec Jen depuis 8ans, il a fait des études de droit et, son diplôme en poche, vient de réussir son entretien d'embauche dans un éminent cabinet d'avocats parisien. Sa vie est toute tracée.

Pour cette fin d'été, il doit partir quelques jours à Londres avec son meilleur ami Laurent, un brin plus fêtard que lui ! Mais en passant relever le courrier dans l'appartement de sa mère, il tombe sur une lette d'excuse de la poste : le courrier se perd parfois, et c'est le cas de cette carte postale qui arrive enfin à destination après 20ans. Il s'agit d'une carte envoyée par son père, Charles. Ce dernier a disparu du jour au lendemain, sans donner aucun signe de vie. La carte provient d'une petite ville autrichienne. Sur un coup de tête, Antoine et Laurent changent leurs billets d'avion. Ils n'iront pas à Londres pour ces quelques jours, mais en Autriche.

De quelques jours, le séjour va prendre plusieurs semaines, et même plusieurs mois. Accompagnée de la sœur d'Antoine, Anna, qui s'est incrustée avec le duo, ils vont remonter la piste de leur père, de pays en pays. C'est en découvrant leur racine, qu'Antoine et Anna vont comprendre qui ils sont réellement. Véritable roman initiatique, les personnages vont évoluer au fil des pages et gagner en liberté.

Avec ce roman, on part loin ! et ça fait du bien par ces temps où le confinement nous cloue à domicile. On voyage dans différents pays, on découvre différentes cultures, mais on voyage également dans le temps et on remonte, petit à petit, l'arbre généalogique d'Antoine. Les personnages sont attachants, bien qu'un peu caricaturaux par moment. Néanmoins, il y a certains personnages qui ont fait des "volte-face" que je n'ai pas vraiment compris (comme par exemple Heinrich, où ce n'est pas du tout compréhensible pour moi...)

J'ai vraiment été emballée par le postulat de départ et par l'intrigue qui se construisait. Par contre, le dernier quart du roman était pour moi de trop. Arrivée en Arménie, j'aurais bien vu une belle fin, bien travaillée. L'auteur a fait le choix de nous balader encore dans quelques pays, et j'ai moins apprécié. Ca m'a semblé trop tiré par les cheveux et un peu trop rapide, dommage...

 

 

 

Publié dans Lu - entendu...

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Lady Helen

Publié le par lydiane

de Alison GOODMAN.

Il s'agit d'une trilogie, que j'ai lu dans le cadre du Family Challenge : un livre avec un nom propre dans le titre.

Lady Helen
Lady Helen
Lady Helen

4ème de couverture du 1er tome :

Londres, Avril 1812....
Lady Helen Wrexhall s’apprête à faire son entrée dans le monde. Bientôt, elle sera prise dans le tourbillon des bals avec l'espoir de faire un beau mariage. Mais une bonne de la maison disparait, des meurtres sanglants sont commis, la plongeant soudain dans les ombres de la Régence. Helen fait la connaissance de lord Carlston, un homme à la réputation sulfureuse. Il appartient au Club des mauvais jours, une police secrète chargée de combattre des démons qui ont infiltré toutes les couches de la société. Lady Helen est dotée d’étranges pouvoirs, mais acceptera-t-elle de renoncer à une vie faite de privilèges et d'insouciance pour rejoindre lord Carlston et basculer dans un monde terrifiant ?

L'éditeur nous promettait un récit  « Entre romance à la Jane Austen et fantasy noire », ça donne envie, hein ? 

Alors oui, nous retrouvons le cadre d'Orgeuil et Préjugé et aussi des Chroniques de Bridgerton, pour ceux qui ont regardé la série Netflix. On est donc dans l'Angleterre victorienne et une jeune fille doit faire son entrée dans la société. Ici, c'est Lady Helen, qui va participer aux nombreux bals de la saison et être présentée à la reine Charlotte. Son oncle et sa tante qui les ont recueillis, elle et son frère, à la mort de leur parent, espèrent qu'elle va trouver un bon parti et se marier rapidement. Evidemment, un triangle amoureux va vite se mettre en place avec un homme secret et particulièrement antipathique, lord Carlson, et un homme bien sous tout rapport, mais un brin fade, le Duc de Selburn.

S'ajoute à cette histoire le côté fantasy : Helen va découvrir qu'elle possède des pouvoirs bien particuliers. Lord Carlson va alors lui apprendre ce qu'elle est : une vigilante. Il lui explique que, parmi les hommes, vivent des Abuseurs. Ces monstres se nourrissent de l'énergie des humains. Le gouvernement anglais a passé un accord avec eux, leur permettant de vivre au sein de la société sans dépasser certaines limites. Pour que ce contrat soit respecté, le gouvernement a créé le Club des mauvais jours, sorte de police secrète, composée, en partie, par des Vigilents.

Les tomes font chacun entre 500 et 600 pages, mais je les ai lu très rapidement. J'ai été vite embarquée dans l'histoire et ai eu envie de découvrir rapidement tous les rebondissements de cette intrigue. Cependant, pour moi, l'écriture manquait de subtilité. Surtout le 2ème tome où j'ai, plus d'une fois, levé les yeux au ciel, en me disant "non mais franchement". Le côté "romance", avec l'insistance de Lady Helen sur son attirance pour lord Carlson était vraiment too much. D'autre part, j'ai assez vite percé à jour l'identité de l'Abuseur Suprême. Malgré tout, cela reste un roman avec beaucoup de rebondissements et de l'action (les scènes de bataille sont plutôt sympa). Un roman pour ado, vraiment addictif !

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Lignes de faille

Publié le par lydiane

De Nancy HUSTON.

Oui, ce n'est pas serieux...nous sommes en avril et je ne vous ai pas encore parlé du Family Challenge de cette année ! Alors c'est parti, comme chaque fois, 2 règles édictées par chacune : ma petite maman, mes 2 p'tites sœurs (Number One, Number Two) et moi-même :

- un livre sorti l'année de nos 20ans

- un livre dont l'intrigue se déroule sur plusieurs générations

- un livre dont le héros est un enfant

- un livre qui se passe dans un pays que l'on veut visiter

- un livre avec une relation mère/enfant

- un livre qui a un nom propre dans le titre

- un documentaire

- un livre dont l'auteur a le même prénom qu'une personne de la famille

J'ai lu le roman se Nancy HUSTON dans le cadre de ce challenge : "un livre dont l'intrigue se déroule sur plusieurs générations."

Lignes de faille

4ème de couverture :

Entre un jeune Californien du XXIe siècle et une fillette allemande des années 1940, rien de commun si ce n'est le sang. Pourtant, de l'arrière-grand-mère au petit garçon, chaque génération subit les séismes politiques ou intimes déclenchés par la génération précédente. Monstrueuses ou drôles, attachantes ou désespérées, les voix de Sol, Randall, Sadie et Kristina - des enfants de six ans dont chacun est le parent du précédent - racontent, au cours d'une marche à rebours vertigineuse, la violence du monde qui est le nôtre, de San Francisco à Munich, de Haïfa à Toronto et New York.
Quel que soit le dieu vers lequel on se tourne, quelle que soit l'époque où l'on vit, l'homme a toujours le dernier mot, et avec lui la barbarie. C'est contre elle pourtant que s'élève ce roman éblouissant où, avec amour, avec rage, Nancy Huston célèbre la mémoire, la fidélité, la résistance et la musique comme alternatives au mensonge.

Quand on commence la lecture de ce roman, on découvre un narrateur de 6ans, Sol. Il vit au Canada et nous raconte sa vie au quotidien. C'est un enfant-roi, sa mère le surprotège et le place sur un piédestal. Son père, quant à lui, est plutôt absent. Sol nous raconte comment il gruge sa mère pour se balader sur des sites internet ultra violents. J'avoue ce début de roman ne m'emballait pas beaucoup, ce petit garçon m'était, en fait, plutôt antipathique. 

En débutant le chapitre suivant, on fait un saut dans le passé. Le narrateur est toujours un petite garçon de 6 ans, mais il s'agit, cette fois-ci, du père de Sol. Sa mère, il ne la voit pas beaucoup. Elle parcourt le monde pour ses recherches historiques, et va entrainer sa famille avec elle, obligeant ce petit garçon a déménagé en Israël.

La chapitre suivant nous est conté par une petite fille de 6ans, la grand-mère de Sol, Sadie. Et enfin le dernier chapitre nous entraine en 1945 avec Erra, l'arrière-grand-mère de Sol.

Ce qui est fascinant dans ce roman, c'est sa construction. Au fil des chapitres, on découvre cette filiation. Le voile se lève petit à petit, pour nous révéler ce secret de famille qui empoisonne les relations futures, de générations en générations. J'ai aimé voir se dessiner, tout le long du récit, l'histoire d'Erra et comprendre, au final, le comportement de chaque personnage. Un très beau roman.

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