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Les choses humaines

Publié le par lydiane

de Karine TUIL

Les choses humaines

4ème de couverture :

Les Farel forment un couple de pouvoir. Jean est un célèbre journaliste politique français ; son épouse Claire est connue pour ses engagements féministes. Ensemble, ils ont un fils, étudiant dans une prestigieuse université américaine. Tout semble leur réussir. Mais une accusation de viol va faire vaciller cette parfaite construction sociale.
Le sexe et la tentation du saccage, le sexe et son impulsion sauvage sont au cœur de ce roman puissant dans lequel Karine Tuil interroge le monde contemporain, démonte la mécanique impitoyable de la machine judiciaire et nous confronte à nos propres peurs. Car qui est à l’abri de se retrouver un jour pris dans cet engrenage ?

C'est la lecture d'un avis sur ce roman qui m'a donné envie de le lire, et j'ai bien fait ! Je pense que c'est un roman qui ne peut pas laisser indifférent.

C'est l'histoire d'Alexandre, qui évolue dans un monde select : son père est un grand journaliste politique du PAF, très connu, respecté. Sa mère, Claire est journaliste, elle est auteur de plusieurs essais et a, à cœur, la défense des femmes. Leur fils est brillant, il a grandi dans un monde où tout lui était offert, mais il a grandi aussi relativement seul, avec des parents accaparés par leurs carrières professionnelles. Il fait aujourd'hui ses études dans une école américaine prestigieuse. Il est de passage en France pour voir ses parents. Mais là encore, il se heurte à des parents, plus ou moins séparés (faut conserver les apparences !), à un père qui lutte contre son image vieillissante, à sa mère enlisée pour ses prises de positions dans un fait médiatique (les agressions sexuelles du nouvel an à Cologne en 2016). Il décide d'aller à une fête et, par un curieux hasard, y emmène une jeune fille qui n'appartient pas à ce monde : elle est réservée, intelligente, sérieuse. Elle n'a rien a faire dans ce monde de l'argent facile, de la drogue, du sexe sans conséquence...

Mais quand le lendemain, les flics débarquent pour chercher Alexandre accusé de viol, c'est leur monde qui s'écroule... l'auteur nous dresse un portrait psychologique de tous ces personnages. C'est très intéressant, bien entendu j'ai été bousculée, choquée. J'ai particulièrement aimé le personnage de Claire et son combat intérieur : grande féministe dont le fils est accusé de viol. On va suivre le procès, la vision de chacun sur les faits. Je ne vous en dirai pas plus, et vous laisse découvrir ce livre si cela vous intéresse.

Publié dans Lu - entendu...

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La ferme du bout du monde

Publié le par lydiane

de Sarah VAUGHAN

La ferme du bout du monde

4ème de couverture :

Cornouailles, une ferme isolée au sommet d’une falaise.
Battus par les vents de la lande et les embruns, ses murs abritent depuis trois générations une famille et ses secrets.
1939. Will et Alice trouvent refuge auprès de Maggie, la fille du fermier. Ils vivent une enfance protégée des ravages de la guerre. Jusqu’à cet été 1943 qui bouleverse leur destin.
Eté 2014. La jeune Lucy, trompée par son mari, rejoint la ferme de sa grand-mère Maggie. Mais rien ne l’a préparée à ce qu’elle y découvrira.
Deux étés séparés par un drame inavouable. Peut-on tout réparer soixante-dix ans plus tard ?

 

A la lecture de cette 4ème de couverture, je ne pouvais être qu'emballée : deux temporalités dont une pendant la seconde guerre mondiale, un secret de famille et cerise sur le gâteau : le Cornouailles (qui me fait forcement penser à Daphné Du Maurier).

Durant la seconde guerre mondiale, Will et Alice, deux jeunes londoniens fuyant les bombardements, se retrouvent placés dans une ferme isolée dans le Cornouailles. Cette ferme qui appartient aux parents de Maggie connait une activité débordante et des bras supplémentaires ne sont pas de refus ! On va suivre leurs adolescences dans ce décor de falaise, d'océan, et de soleil qui tape sur les blés.

 En 2014, Lucy travaille à Londres dans un service de néonat. Elle vient de découvrir que son mari la trompe et, accaparée par ses pensées, manque de commettre une erreur professionnelle sur un tout petit bébé. C'es le signal d'alerte qui lui fallait, elle quitte la grisaille de Londres et part se réfugier chez sa mère, dans cette ferme du bout du monde. Elle y retrouvera son frère qui aide sa mère dans l'exploitation de la ferme depuis la mort de leur père, ainsi que sa grand-mère Maggie, qui a toujours vécue ici. La ferme rencontre beaucoup de difficultés financières, ils cherchent à se diversifier et proposent des gites en location. C'est ainsi que le passé va resurgir, par une simple réservation de gite sur internet.

J'ai beaucoup aimé ma lecture, clairement c'est un vrai "pageturner". Les deux temporalités qui s'alternent au fil des chapitres sont intéressantes toutes les deux et je prenais plaisir à retrouver les personnages. Maintenant il est vrai, qu'il n'y a pas une originalité de fou. Il existe déjà beaucoup de romans dans ce style, le lecteur sait donc un peu quand mêm à quoi s'attendre. En l'occurence, il n'y a pas eu de "grosses" surprises, je me doutais des évènements avant qu'ils se produissent, c'est vrai. Mais malgré tout, j'ai passé un très chouette moment avec ce roman!

Publié dans Lu - entendu...

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Au bonheur des filles

Publié le par lydiane

d'Elizabeth GILBERT

Au bonheur des filles

4ème de couverture :

New York est une fête!
Du haut de ses 19 ans, Vivian sait déjà qu’elle ne veut pas du destin tout tracé par ses parents. Mais de sa bulle protégée, elle est loin de s’imaginer le tourbillon incroyable qu’est New York au début des années 1940. Alors, quand après un énième échec scolaire elle est envoyée chez sa tante Peg qui possède un théâtre en plein Times Square, Vivian n’en croit pas ses yeux. Entre la ville qui vibre sans cesse et la troupe d’artistes et de danseuses qui cohabitent joyeusement dans le théâtre, Vivian découvre l’exubérance, la fête et la liberté. Surtout auprès de sa nouvelle amie Celia, une sublime showgirl très émancipée pour l’époque… Mais un faux pas lors d’une virée nocturne fera hélas chavirer le nouveau monde de Vivian et la renverra à la case départ.
Quand on a goûté au bonheur d’être une fille libre, peut-on y renoncer ?

 

Ce roman est en fait une longue, très longue lettre, plus de 400 pages quand même ! Une jeune femme Angela a écrit à Vivian pour lui apprendre le décès de son père. Elle ose alors lui demander quel a été son rôle dans la vie de son père. C'est à cette demande que Vivian répond. Elle raconte sa vie, quand ses parents décident de se "débarrasser" d'elle et l'envoient chez sa tante Peg. Peg vit dans une grande maison où elle accueille tous un tas d'artistes qui se produisent dans son théâtre. On travaille un peu, mais surtout, on fait la fête. Vivian qui a été élevée dans un monde strict, découvre la liberté totale. Elle va en profiter, peut être même un peu trop...elle se laisse complétement griser et vit une vie d'excès.

J'avoue que j'ai eu du mal à accrocher avec le personnage de Vivian. Je la trouvais complétement irresponsable, et j'ai eu envie, une paire de fois, de lui dire "putain mais arrête de faire n'importe quoi !". Donc, pendant une grosse partie du roman, je n'étais pas convaincu, mais la dernière partie m'a plus plu et je suis bien contente d'être allée au bout.

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Tout le bleu du ciel

Publié le par lydiane

de Mélissa DA COSTA

Tout le bleu du ciel

4ème de couverture :

Petitesannonces.fr : Jeune homme de 26 ans, condamné à une espérance de vie de deux ans par un Alzheimer précoce, souhaite prendre le large pour un ultime voyage. Recherche compagnon(ne) pour partager avec moi ce dernier périple.
Émile a décidé de fuir l’hôpital, la compassion de sa famille et de ses amis. À son propre étonnement, il reçoit une réponse à cette annonce. Trois jours plus tard, devant le camping-car acheté secrètement, il retrouve Joanne, une jeune femme coiffée d’un grand chapeau noir qui a pour seul bagage un sac à dos, et qui ne donne aucune explication sur sa présence.
Ainsi commence un voyage stupéfiant de beauté. À chaque détour de ce périple naissent, à travers la rencontre avec les autres et la découverte de soi, la joie, la peur, l’amitié, l’amour qui peu à peu percent la carapace de douleurs d’Émile.

Ce livre, je l'ai emprunté à ma soeur, qui l'a lu pour le Family Challenge de l'année passée.

La quatrième de couverture vous résume bien le début du roman : le lecteur est embarqué avec Emile et Joanne dans un camping car direction les Pyrénées. Autant on sait tout des motivations d'Emile qui veut fuir sa famille, trop présente et pressante, depuis le diagnostic de sa maladie, autant Joanne est très mystérieuse. Au fil des kilomètres et des rencontres, les deux voyageurs s'apprivoisent et se dévoilent. On voit, tout doucement, au fil des pages (oui c'est un petit pavé!), Emile et Joanne se rapprocher.

C'est un vrai road trip que nous propose Mélissa DA COSTA avec de beaux paysages et de la simplicité. L'auteur évoque, au fil des pages, le passé de nos deux héros, ce qui permet au lecteur d'en apprendre un peu plus sur leur compte, de mieux comprendre leurs réactions. Bon, je ne vais pas vous dire qu'il y a un suspens de malade, on devine bien comment ca va se terminer, et on comprend bien vite ce que cache le mutisme de Joanne. Donc, ne vous attendez pas a de grandes révélations, tout se devine très en amont. Mais je trouve que c'est un livre qui pousse à prendre de la hauteur (et pas seulement parce qu'on dans les cols pyrénéens !), à s'interroger sur l'essentiel au cœur de nos vies. Et ça c'est déjà beaucoup ! Bref ce fut une très belle lecture d'été.

Publié dans Lu - entendu...

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