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Underground Railroad

Publié le par lydiane

de Colson WHITEHEAD

Underground Railroad

4ème de couverture :

Cora, seize ans, est esclave sur une plantation de coton dans la Géorgie d’avant la guerre de Sécession. Abandonnée par sa mère lorsqu’elle était enfant, elle survit tant bien que mal à la violence de sa condition. Lorsque Caesar, un esclave récemment arrivé de Virginie, lui propose de s’enfuir pour gagner avec lui les États libres du Nord, elle accepte.
De la Caroline du Sud à l’Indiana en passant par le Tennessee, Cora va vivre une incroyable odyssée. Traquée comme une bête par un impitoyable chasseur d’esclaves, elle fera tout pour conquérir sa liberté.
Exploration des fondements et de la mécanique du racisme, récit saisissant d’un combat poignant, Underground Railroad est une œuvre politique aujourd’hui plus que jamais nécessaire.

J'ai entendu beaucoup de bien sur ce roman. Il a d'ailleurs reçu le prix Pulitzer en 2017. L'héroïne Cora est une esclave dans la plantation des frère Randall comme l'était sa mère et également sa mère avant elle. Sa mère s'est enfuie quand elle était toute petite. Elle l'a abandonné dans cet enfer, et ça Cora ne le comprend pas ! Quand Caesar lui propose a demi mot de s'enfuir, Cora ne veut pas en entendre parler. Elle sait ce qui coute à un esclave qui tente de se sauver : il se fait massacrer quand on le retrouve et on finit toujours pas retrouver les esclaves en fuite. Sa mère est une des seules à avoir réussi cet exploit. Du coup, tous s'imaginent que s'enfuir avec Cora est un gage de réussite.

Un concours de circonstances fait que Cora va se retrouver au côté de Caesar dans sa tentative de liberté. Mais est ce être libre de devoir se cacher ? Craindre à chaque moment que le chasseur à vos trousses remonte votre piste ? Ne jamais relâcher sa vigilance ?

Le sujet abordé par ce roman est plus qu'important, mais malheureusement il n'a pas maintenu ma curiosité. Je me suis ennuyée une paire de fois... je ne sais pas ce qui m'a manqué, je n'ai certainement pas réussi à m'attacher au personnage de Cora. 

Publié dans Lu - entendu...

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L'enchanteur

Publié le par lydiane

de René BARJAVEL

L'enchanteur

4ème de couverture :

Qui ne connaît Merlin ? Il se joue du temps qui passe, reste jeune et beau, vif et moqueur, tendre, pour tout dire Enchanteur. Et Viviane, la seule femme qui ne l'ait pas jugé inaccessible, et l'aime ? Galaad, dit Lancelot du Lac ? Guenièvre, son amour mais sa reine, la femme du roi Arthur ? Elween, sa mère, qui le conduit au Graal voilé ? Perceval et Bénie ? Les chevaliers de la Table Ronde ? Personne comme Barjavel, qui fait le récit de leurs amours, des exploits chevaleresques et des quêtes impossibles, à la frontière du rêve, de la légende et de l'Histoire. Dans une Bretagne mythique, il y a plus de mille ans, vivait un Enchanteur. Quand il quitta le royaume des hommes, il laissa un regret qui n'a jamais guéri. Le voici revenu.

Moi qui ai tant aimé "La nuit des temps", j'avais hâte de me plonger dans ce roman de Barjavel. En plus, la légende arthurienne, tout un programme ! Malheureusement, je suis passée à côté de ce roman... on retrouve les grands personnages que sont Merlin, Viviane, Lancelot, Geneviève, Perceval, Morgane... Mais je n'ai pas réussi à m'attacher à eux. On passe de l'un à l'autre, il y a du mystère, de la magie, mais ça n'a pas suffit à m'emballer, je me suis plutôt ennuyer avec ce roman. Dommage...

Publié dans Lu - entendu...

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Les derniers jours de Rabbit Hayes

Publié le par lydiane

de Anna McPartlin.

Après mon coup de cœur pour "Du coté du bonheur", lu durant cet été, j'ai décidé de découvrir un autre roman de cet auteur. "Les derniers jours de Rabbit Hayes" a été son premier roman publié en français. Elle en a écrit une suite qui a été publiée ce printemps. J'ai réservé ce livre fin septembre à la bibliothèque, mais aujourd'hui, l'avoir entre les mains et le lire à une saveur toute particulière pour moi...

Les derniers jours de Rabbit Hayes

4ème de couverture :

Quand Mia, surnommée affectueusement Rabbit, entre en maison de repos, elle n'a plus que neuf jours à vivre.
Tous ses proches sont présents à ses côtés pour la soutenir. Jack et Molly, ses parents, incapables de dire adieu à leur enfant, Davey et Grace, son frère et sa soeur, qui la considèrent toujours comme la petite dernière de la famille, Juliet, sa fille de 12 ans qu'elle élève seule, et enfin Marjorie, sa meilleure amie et confidente. Au fur et à mesure que les jours passent et que l'espoir de la sauver s'amenuise, sa famille et ses amis sont amenés à s'interroger sur leur vie et la manière dont ils vont continuer sans celle qui leur apporte tant.
Car, si Rabbit a elle-même perdu la bataille, celle-ci ne fait que commencer pour son entourage.
Anna McPartlin nous fait partager ces neuf journées si spéciales dans la vie de Rabbit et de ses proches. Mélancolique et drolatique à la fois, Les Derniers Jours de Rabbit Hayes nous entraîne dans un voyage émotionnel intense. À travers une galerie de personnages touchants, ce récit sur le deuil déborde d'un optimisme rare et nous rappelle que, quelles que soient les circonstances, il y a toujours de la lumière au bout du tunnel.

Le roman commence lorsque Molly amène sa fille, Rabbit, dans une maison de soins palliatifs. Rabbit, 40ans, a fait une rechute de son cancer du sein. Celui-ci s'est généralisé, et a attaqué, petit à petit, tous ses organes. La médecine n'a plus de solution...

Tout au long de ce roman, le narrateur va régulièrement changer. Le lecteur va suivre les sentiments et le cheminement de plusieurs personnages. Il y a d'abord les parents de Rabbit : Molly et Jack (j'ai eu un coup de coeur pour Molly, cette femme prête à toujours tout surmonter, est aujourd'hui bien démunie. Ses réflexions sont à l'origine de presque tous les sourires que ce livre m'a procuré). Il y a la grande soeur de Rabbit : Grace. Grace est forte, avec l'appui de son mari, elle gère d'une main de maitre sa famille composée de 4 garçons. Mais là, elle péte les plombs ! Il y a Davey, le grand frère de Rabbit, un éternel adolescent qui vit de l'autre côté de l'océan. L'état de sa petite soeur va l'obliger à grandir d'un coup. Et il y a bien entendu Juliet, la fille de Rabbit, la seule à qui personne n'a expliqué la situation, la seule qui s'entête à faire des projets pour la semaine prochaine, quand sa mère sera rentrée à la maison.

Le lecteur partage aussi les pensées de Rabbit. Ses longues périodes de sommeil, choutée par les médicaments, la ramène dans son enfance et son adolescence.

Dans ce roman, il y a de la colère et du déni, mais il y a aussi de l'amour et du soutien familial. J'ai aimé ce roman, même si bien sûr ce n'est qu'une histoire, dans la vraie vie, ce n'est pas aussi acceptable.

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Titanic

Publié le par lydiane

de Gilles MILO-VACERI.

J'ai reçu ce roman via une Masse critique de Babelio.

Titanic

4ème de couverture :

Mars 1912
L’université d’Oxford organise une exposition sur le site du Machu Picchu, mais trois bijoux inestimables sont dérobés. La police piétine et le Pérou donne six mois à l’Angleterre pour lui restituer son trésor. La Couronne missionne alors un ancien inspecteur de Scotland Yard, Christopher McLoud, devenu détective, pour retrouver le butin. Il ne tarde pas à soupçonner une très haute personnalité.
En Normandie, Valentine Durieux, prostituée, officie en maison close et entretient une relation avec un Lord anglais, Sir James St John Brooke, qui lui promet le mariage. Mais il a menti et va épouser une richissime héritière américaine. Valentine, d’abord anéantie, veut se venger.
10 avril 1912
Le Titanic entame sa traversée inaugurale. Valentine et Christopher sont à bord et ne se connaissent pas. Leurs buts sont différents et ils ignorent qu’ils pourchassent la même cible, le Lord anglais...

 

Ce qui m'a attiré dans ce roman, c'est tout d'abord le Titanic : j'aime beaucoup lorsque les vies des personnages se retrouvent bouleversées par l'Histoire avec un grand H. Avec le naufrage du Titanic, les événements prennent forcement une tournure différente, le dramatique de la situation révèle ce qui a de plus profond en chacun des passagers. d'autre part, je trouvais sympa l'idée d'un duo de détectives que le hasard rassemble.

Mais je n'ai pas été conquise, loin de là... c'est difficile de dire que l'on a pas aimé  un roman. Parce que derrière, il y a forcement un auteur qui a beaucoup travaillé et qui a bien entendu plus de talent que moi en la matière. Du coup, je ne me sens pas vraiment légitime pour critiquer. Alors, je vais plutôt dire que ce roman n'est tout simplement pas fait pour moi.

Déjà, je n'ai pas trouvé les personnages vraisemblables, en particulier celui de Valentine. Par exemple : c'est une prostituée qui tombe amoureuse d'un de ses clients qui lui promet le mariage, Sir James. Elle rêve d'une vie heureuse avec son lord... et puis après, dans la suite du roman, on apprend que son fameux lord est particulièrement violent, il adore la brutaliser et la traiter comme un chien. OK...alors là je ne comprends plus, d'autant plus que, Valentine, le sado maso, ce n'est pas du tout son truc.

Ensuite, ce qui m'a gêné, c'est qu'il est question de séduction et de sexe à tout bout de champ. Tout est basé la dessus. Ca plaira sans doute aux lectrices de romance érotique, mais perso ça me fait lever les yeux au ciel... Enfin, l'intrigue est "très facile", ok le titanic coule ! mais le reste était tout aussi prévisible.

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Les âmes grises

Publié le par lydiane

de Philippe CLAUDEL. 

Ce livre a été publié en 2003. Il me permet donc de remplir la condition du Family Challenge : lire un livre sorti l'année de vos 20ans.

Les âmes grises

4ème de couverture :

Elle ressemblait ainsi à une très jeune princesse de conte, aux lèvres bleuies et aux paupières blanches. Ses cheveux se mêlaient aux herbes roussies par les matins de gel et ses petites mains s’étaient fermées sur du vide. Il faisait si froid ce jour-là que les moustaches de tous se couvraient de neige à mesure qu'ils soufflaient l’air comme des taureaux. On battait la semelle pour faire revenir le sang dans les pieds. Dans le ciel, des oies balourdes traçaient des cercles. Elles semblaient avoir perdu leur route. Le soleil se tassait dans son manteau de brouillard qui peinait à s’effilocher. On n’entendait rien. Même les canons semblaient avoir gelé.
"C’est peut-être enfin la paix… hasarda Grosspeil.
– La paix mon os !" lui lança son collègue qui rabattit la laine trempée sur le corps de la fillette.

J'ai attaqué ce roman avec beaucoup d'appréhension. En effet, j'avais le souvenir d'avoir lu ce livre adolescente, et de n'avoir absolument pas accrochée. J'en avais déduit, que Philippe Claudel, malgré tout le bien qu'on en dit, ne devait pas être un auteur pour moi. En même temps, je n'avais gardé, outre ce sentiment, aucun souvenir de cette lecture, j'ai donc décidé de laisser une nouvelle chance à ce roman.

La 4ème de couverture correspond au début du roman : à la découverte du corps de Belle de Jour, cette petite fille de 10 ans, retrouvée morte, étranglée dans la rivière. Nous sommes dans un petit village, tout proche du front, en 1917. Le narrateur, dont on apprendra l'identité un peu plus tard, nous raconte cette enquête, quelques années après. Il écrit dans son carnet tous ses souvenirs de cette époque : son histoire personnelle se mêlant à celle de l'Affaire, comme on l'appelait à l'époque.

En plus du narrateur, on croise plusieurs personnages : son épouse, le procureur, l'institutrice, le père de Belle de jour, le docteur....Le titre du roman nous laisse entendre que personne n'est tout blanc, ni tout noir (même si perso, je trouve qu'il y a des personnages bien, bien noir dans ce roman !). Ce qui m'a touché le plus, c'est la souffrance de ces personnages. Une souffrance propre à chacun, silencieuse, vécue en solitaire. C'est ça que Philippe Claudel a remarquablement dépeint dans son histoire. Oui, je l'avoue, cette deuxième lecture m'a captivé. L'ambiance, l'écriture de Claudel, la profondeur des personnages, m'ont embarqué dans ce roman sombre.

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