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Vango : Entre ciel et terre

Publié le par lydiane

de Timothée De FOMBELLE

Vango : Entre ciel et terre

4ème de couverture :

Paris, 1934. Devant Notre-Dame une poursuite s'engage au milieu de la foule. Le jeune Vango doit fuir. Fuir la police qui l'accuse d'un crime qu'il ne connait pas, fuir les forces mystérieuses qui le traquent. Vango ne sait pas qui il est. Son passé cache de lourds secrets. Des îles siciliennes aux brouillards de l'Écosse, tandis qu'enfle le bruit de la guerre, Vango cherche sa vérité. Un héros inoubliable et romantique, une aventure haletante, envoûtante, empreinte d'humour et de poésie. Timothée de Fombelle signe de nouveau un grand roman, après le succès international de Tobie Lolness.

Je n'ai aucune excuse pour avoir attendu si longtemps avant de lire ce roman. C'est vrai, j'ai lu tellement d'avis positifs sur ce roman et avec une note de 4.29/5 sur Babelio, je ne vois pas pourquoi je ne me suis pas jetée dessus. Bon le principal, c'est de ne pas être passé à côté !

C'est un super roman d'aventure. Vango se retrouve traqué par la Police, par des Russes, par une Ecossaise… Bref, beaucoup de monde aimerait lui mettre la main dessus ! Vango fait preuve d'une folle ingéniosité pour semer tout ce petit monde. Mais le principal problème pour lui c'est qu'il ne sait pas vraiment pourquoi on le poursuit de la sorte.

Grace à des flash back, on en apprend un peu plus sur l'enfance de Vango. A l'âge de 3 ans il a survécu à un naufrage. Avec une jeune femme, ils se retrouvent sur une île dans la méditérannée où ils finissent par s'installer. La jeune femme souffre d'amnésie, elle est incapable de renseigner Vango sur ses parents, sur ses racines, sur ses origines.

Je suis impatiente de lire le tome 2, pour que le voile se lève sur tous ces mystères. 

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Entre ciel et Lou

Publié le par lydiane

de Lorraine FOUCHET

Entre ciel et Lou

4ème de couverture :

Jo vient de perdre l'amour de sa vie, son souffle, son rire et son appétit : Lou. Il est désormais seul sur l'île de Groix, leur île, celle qu'il a choisie et qu'elle a épousée en même temps que lui. Lors de ses funérailles, entouré de ses enfants, Cyrian et Sarah, avec qui il nourrit des rapports distendus, le notaire lit le testament. Jusqu'à cette annonce fracassante : Jo l'a trahie. Stupeur ! Ce dernier comprend que Lou, mère dévouée et épouse amoureuse, n'a pas dit son dernier mot et lui lance un ultime défi. Son " piroche " aura deux mois pour renouer avec Cyrian et Sarah, et surtout, les rendre heureux. Mais entre une belle-fille acariâtre et jalouse, un fils sur la défensive, une petite-fille en mal de père et une fille cabossée par l'amour, Jo a du pain sur la planche... Haut les cœoeurs ! Chaque famille a son lot de secrets, de colères tues et de sourires entendus. Lou, Jo et leurs enfants ne dérogent pas à la règle. Mais est-il jamais trop tard pour se retrouver et rattraper le temps perdu ?
Avec Entre ciel et Lou on rit, on pleure, on s'engueule, et surtout, on s'aime !
Un roman aux effluves iodées à dévorer emmitouflés face à la mer.

Le roman idéal à lire en Bretagne ! Bon c'est vrai, que bien installée sur la plage, le soleil, l'océan, on se détend tranquillement et on attaque un roman par… un enterrement. Vu comme ça, c'est pas super raccord, je vous l'accorde. Mais ce roman est loin d'être larmoyant. C'est même plutôt l'inverse, c'est une ode à la vie, à la poursuite du bonheur malgré les difficultés.

La 4ème de couverture résume bien l'histoire. Avant de mourir, Lou lance un dernier défi à son homme : rendre leurs enfants heureux. Facile à dire, mais plus compliqué en pratique…

Cyrian a quitté l'ïle de Groix pour Paris, c'est le profil parfait du "cadre dynamique", marié à une femme BCBG. Il ont une fille, Charlotte, qui pourrait concourir au statut de petite fille modèle. La Bretagne, il l'aime bien Cyrian, mais de loin. Il y revient quand même de temps en temps, bien obligé, il y a laissé sa fille ainé Pomme, il y a 10ans.

Et puis, il y a Sarah. Sarah a abandonné tous ses rêves (quand ce n'est pas eux qui l'on abandonné...!) lorsqu'elle a découvert qu'elle était atteinte d'une maladie dégénérative. On troque alors sa robe de mariée pour une chaise roulante et on vit au jour le jour.

Ce que j'ai aimé, c'est que l'auteur ne tombe pas dans la facilité. On ne devine pas la fin dès les premières pages. Et puis, l'île de Groix, la Bretagne, hmmmm… c'est quand les prochaines vacances déjà ?

 

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Mercredi, c'est pour les petits (4)

Publié le par lydiane

Je vous présente aujourd'hui un album qui a eu beaucoup de succès chez nous : Le chien botté de Paula Metcalf.

Ulysse, un chien court sur pattes, a une nouvelle voisine. Une magnifique chienne qui l'observe par dessus la haie. C'est le coup de foudre ! Mais il y aurait comme un problème de taille…  Comment Ulysse peut-il faire pour la séduire, lui qui est si petit ? Il n'arriverait même pas à l'embrasser à cause de ses petites pattes.

Les images sont super jolies. De plus, l'album est parsemé de volets : surprise assurée quand on les ouvre !

 

Mercredi, c'est pour les petits (4)
Mercredi, c'est pour les petits (4)
Mercredi, c'est pour les petits (4)
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Vivement l'avenir

Publié le par lydiane

de Marie-Sabine ROGER.

J'ai déjà lu, avec beaucoup de plaisir, Trente-six chandelles et Bon rétablissement de cet auteur. J'étais sur de passer un bon moment avec Vivement l'avenir, je n'ai donc pas beaucoup hésité avant de l'emprunter à la bibliothèque.

Vivement l'avenir

4ème de couverture :

"Dans les maternités, d'après moi, il n'y a que des princesses et des princes charmants, dans les petits berceaux en plastique. Pas un seul nouveau-né qui soit découragé, déçu, triste ou blasé. Pas un seul qui arrive en se disant: Plus tard, je bosserai en usine pour un salaire de misère. J'aurai une vie de chiotte et ce sera super.
Tra-la-lère."

Alex, une trentenaire androgyne, sans attache, pose ses valises chez Marlène et Bertrand. Ce couple propose à la location une chambre dans leur petite maison. C'est exactement ce que recherche Alex qui vient de décrocher un CDD dans l'usine voisine. Chez Marlène et Bertrand vit également Gérard le frère de Bertrand, handicapé physique et mental. On va alors être spectateur de la cohabitation de ces 4 là : une Marlène hypocrite et égoiste, un Bertrand passif, un Gérard doux rêveur, et Alex qui ne veut surtout pas s'attacher...mais c'est pas gagné ! On va aussi faire la connaissance de 2 autres loustics : Cédric et le Mérou, qui ne savent pas trop quoi faire de leurs journées.

L'écriture de Marie-Sabine ROGER est toujours aussi savoureuse. J'aime ses personnages toujours haut en couleur, et ses dialogues mordants. Cette histoire m'a un peu moins captivée que les deux autres romans de l'auteur que je cite plus haut, mais malgré tout, j'ai passé un moment de lecture bien sympa !

Pour le plaisir, quelques citations :

"Je les connais ces enfoirés! Deux neurones qui se baladent : un pour être méchant, et un pour être con. "

"Il est d'une laideur parfaite. Il y a rien en lui qui ne soit pas raté, déformé, effrayant ridicule. Rien sauf son regard de chiot, d'une douceur pas racontable. Sauf son rire éclatant 'plein de vie et d'humour."

"- Tu sais ce que c'est, toi, la capitale de la Moldavie ?
- Non.
- Ils ont des questions, je te jure ! Déjà, rien que la Moldavie, je savais même pas que ça existait ! En même temps, s'il fallait retenir tous les pays d'Amérique du Sud... "

"Je ne sais pas si c'est le climat ou l'alcool, ou si ils se reproduisent entre eux, mais c'est impressionnant le nombre de gens qui sont mal usinés, par ici.

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Sirius

Publié le par lydiane

de Stéphane SERVANT.

Sirius

4ème de couverture :

Alors que le monde se meurt, Avril, une jeune fille, tente tant bien que mal d'élever son petit frère, Kid. Réfugiés au coeur d'une forêt, ils se tiennent à l'écart des villes et de la folie des hommes... jusqu'au jour où le mystérieux passé d'Avril les jette brutalement sur la route. Pourchassés, il leur faut maintenant survivre dans cet univers livré au chaos et à la sauvagerie. Mais sur leur chemin, une rencontre va tout bouleverser : Sirius. Avec ce road trip post-apocalyptique, Stéphane Servant signe un grand roman d'aventure, brut et haletant.

Faut le reconnaitre, ça fait un bout de temps que ce roman jeunesse est inscrit sur mon p'tit carnet de livres à lire. Un parmi tant d'autres… Il y a trois semaines, quand je me suis présentée à la sortie de la médiathèque, j'avais les bras déjà bien chargés de bouquins pour les vacances. Mais à ma médiathèque, ils aiment nous tenter ! Ils ont installé, juste à la sorite, là où tu fais la queue pour faire valider tes emprunts, un petit présentoir avec quelques bouquins "les coups de cœur de la médiathèque". Bien entendu, je suis tombée sur Sirius… il me restait un peu de place dans mes bras, je l'ai embarqué.

C'est un roman post-apocalyptique, mais aussi un roman d'aventure, de fantasy, voire un brin poétique. Bref, difficile à classer !

Avril vit avec son frère Kid dans une forêt. Cette ado a du prendre les choses en main : elle a construit une cabane dans un arbre, elle s'occupe de l'approvisionnement en nourriture et essaye d'éduquer Kid, lui qui a si pu connu "l'ancien monde". Dans le monde d'Avril, les hommes ont pourri la planète, ils ont d'abord accuser les animaux et ont décidé de les éliminer, mais visiblement ça n'a pas arranger les choses. Le nouveau monde est sterile, plus rien ne nait, ni les humains, ni les animaux, ni les plantes...bref, plus aucune reproduction, le monde se meurt. Là où ça m'a quand même fait flipper, c'est que je me suis dit que l'on n'est pas dans une science fiction complétement improbable, et que dans quelques centaines d'années, on en sera peut-être pas loin... 

Bon revenons-en à Avril. Elle est rattrapée par son passé et se retrouve obligée du quitter son arbre. Elle est traquée et doit fuir toujours plus loin. Bien entendu, tout au long de cette errance, elle et Kid, vont faire des rencontres. Pas toujours facile de savoir si on a en face de soi un homme individualiste et égoïste ou un homme prêt à les aider.

Le côté "fantastique" m'a un peu désarçonnée au début. Mais ce fut, malgré ça, une jolie lecture pour moi.

 

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Ma reine

Publié le par lydiane

de Jean-Baptiste ANDREA.

J'ai eu l'occasion de lire ce roman dans le cadre du challenge inter CE.

Ma reine

4ème de couverture :

Vallée de l’'Asse. Provence. Été 1965. Il vit dans une station-service avec ses vieux parents. Les voitures qui passent sont rares. Shell ne va plus à l’'école. Il est différent. Un jour, il décide de partir. Pour aller à la guerre et prouver qu'’il est un homme. Mais sur le plateau qui surplombe la vallée, nulle guerre ne sévit. Seuls se déploient le silence et les odeurs du maquis. Et une fille, comme un souffle, qui apparaît devant lui. Avec elle, tout s’'invente et l'’impossible devient vrai. Il lui obéit comme on se jette du haut d’'une falaise. Par amour. Par jeu. Et désir d’'absolu. Ma reine est une ode à la liberté, à l’'imaginaire, à la différence. Jean-Baptiste Andrea y campe des personnages cabossés, ou plutôt des êtres en parfaite harmonie avec un monde où les valeurs sont inversées, et signe un conte initiatique tendre et fulgurant.

C'est l'histoire d'un garçon d'une douzaine d'années, qui est resté enfant dans sa tête. Après une énième bêtise, il surprend une conversation téléphonique de ses parents. Ces derniers ne se sentent plus les épaules assez solides pour s'occuper de lui et envisagent de le placer. Pour montrer qu'il n'est plus un enfant Shell (c'est le nom inscrit derrière son blouson) décide de partir à la guerre, après tout, la guerre, c'est ce que font les hommes. 

Notre fugueur qui avait pourtant bien organiser son départ, se retrouve vite paumé dans la nature, sans nourriture, sans protection. Il rencontre alors Viviane, une jeune parisienne en vacances dans le coin. Elle devient "sa reine" et lui apporte chaque jour à manger.

L'écriture porte à merveille l'histoire. Le livre se lit très vite : j'avais vraiment envie de connaitre la fin de ce roman. Pourtant, bizarrement, je n'ai pas été totalement convaincu, ni passionnée. Dommage, je suis un peu passée à côté, sans avoir réellement grand chose à reprocher à ce livre.

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Ma mère avait raison

Publié le par lydiane

d'Alexandre JARDIN

Ma mère avait raison

4ème de couverture :

Ce roman vrai est la pierre d’'angle de la grande saga des Jardin. Après le portrait du père merveilleux (Le Zubial), du sombre grand-père (Des gens très bien), du clan bizarre et fantasque (Le roman des Jardin), voici l’'histoire de la mère d’'Alexandre. On y découvre une femme hors norme, qui ose tout, et qui s'’impose comme l’'antidote absolu de notre siècle timoré.
Elle est dans les yeux de son fils l'’héroïne-née, la tisseuse d’'aventures, l’'inspiratrice des hommes, la source jaillissante de mille questions – elle est le roman-même.
Un roman qui questionne, affole, vivifie et rejoint la joie du fils. Mais la magicienne, hélas, n'’est pas éternelle. Certaines femmes, pourtant, ne devraient jamais mourir.

On connait surtout les hommes de la famille Jardin, la mère d'Alexandre JARDIN restait pour moi une inconnue. Mais évidemment, il fallait bien qu'elle est un caractère particulier pour faire partie de cette famille ! On pourrait qualifier la façon de vivre des Jardin de "bizarrerie" voire même "d'irresponsable" si on est plus radical. Ce qui est sur c'est qu'ils sont anticonformisme.

La mère d'Alexandre JARDIN a choisi de suivre son cœur et sa tête. Elle a choisi d'assumer pleinement qui elle était. Bien entendu, ça choque… vivre dans sa maison de vacances avec son mari, ses amants et parfois les maitresses de son mari, c'est loin d'être une situation banale. 

Je ne sais pas si je dois applaudir cette femme ou la huer. La vie qu'elle a fait mener à ses enfants est critiquable : il n'y a aucune stabilité, pas de repère, peu de limite. Mais en même temps elle les pousse à être eux même, à se revendiquer comme ils sont, à être de veritable hommes libres et heureux.

Ce qui transpire de ce livre en tout cas, c'est bien l'amour d'un petit garçon pour sa mère. C'est d'ailleurs ce qui m'a touché quand j'avais vu Alexandre JARDIN à La Grande Librairie : les étoiles dans ses yeux quand il parle de sa mère

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Station eleven

Publié le par lydiane

de Emily St John Mandel

Station eleven

4ème de couverture :

Une pandémie foudroyante a décimé la civilisation. Une troupe d'’acteurs et de musiciens nomadise entre de petites communautés de survivants pour leur jouer du Shakespeare. Ce répertoire classique en est venu à représenter l’'espoir et l'’humanité au milieu des étendues dépeuplées de l’'Amérique du Nord.

Centré sur la pandémie mais s’'étendant sur plusieurs décennies avant et après, Station Eleven entrelace les destinées de plusieurs personnages dont les existences ont été liées à celle d’'un acteur connu, décédé sur scène la veille du cataclysme en jouant Le Roi Lear. Un mystérieux illustré, Station Eleven, étrangement prémonitoire, apparaît comme un fil conducteur entre eux…

Dans ce roman s'entrelacent l'histoire de différents personnages avant, après et pendant une pandémie de grippe. Cette maladie va tuer la majorité de la population de la Terre. Ceux qui restent vont devoir apprendre à vivre dans un monde totalement différent...il n'y a plus d'électricité, plus de moyen de transport, plus aucune technologie. 

Je referme ce livre sans beaucoup d'émotion. Je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages, il n'y a pas vraiment de "suspens" ou de révélations, du coup j'ai trouvé qu'il y avait quelques longueurs parfois. 

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Tu comprendras quand tu seras grande

Publié le par lydiane

de Virginie GRIMALDI. 

En fait, j'ai découvert Virginie GRIMALDI, qui se faisait appeler "Ginie" à l'époque, par le biais de son blog. C'est là, que j'ai été conquise par ses talents d'écriture et son humour. Et puis, elle a publié un 1er roman qui a eu un succès fulgurant, puis un deuxième, et un troisième… Jusqu'à maintenant je n'avais pas eu l'envie d'en lire un. En réalité, je craignais de tomber sur un fameux "feel-good" un peu niais, bref, je ne voulais pas être déçue. Mais, il faut savoir vivre dangereusement, alors j'ai ouvert "Tu comprendras quand tu seras plus grande"...

 

Tu comprendras quand tu seras grande

4ème de couverture :

Quand Julia débarque comme psychologue à la maison de retraite Les Tamaris, à Biarritz, elle ne croit pas plus au bonheur qu'’à la petite souris. Pire, une fois sur place, elle se souvient qu’'elle ne déborde pas d’'affection pour les personnes âgées. Et dire qu’'elle a tout plaqué pour se sauver, dans tous les sens du terme.
Au fil des jours, Julia découvre que les pensionnaires ont bien des choses à lui apprendre. Difficile pourtant d’'imaginer qu’'on puisse reprendre goût à la vie entre des papys farceurs, des mamies fantaisistes et des collègues au coeœur brisé…. Et si elle n'’avait pas atterri là par hasard ? Et si l'’amour se cachait là où on ne l'’attend pas ?
C'’est l’'histoire de chemins qui se croisent : les chemins de ceux qui ont une vie à raconter et de ceux qui ont une vie à construire.
C’'est une histoire d’'amour(s), une histoire de résilience, une ode au bonheur.
« Un humour décapant, des personnages attachants et une profonde humanité. En le refermant, on n’'a qu’'une envie : se délecter des petits bonheurs qu’'offre la vie. »

J'ai eu beaucoup de mal à poser ce livre...c'est bien simple je l'ai lu en 2 jours. 

On fait la connaissance de Julia au moment où la vie s'acharne sur elle. Son père est mort soudainement, son chéri l'abandonne peu à peu : une Julia marrante ça lui allait bien, mais une Julia qui souffre de la disparition de son père, très peu pour lui. Julia se retrouve donc à squatter sur le canapé d'une amie à Paris. Son job est loin d'être passionnant : psy dans une clinique de chirurgie esthétique. Certes c'est un CDI et c'est surtout très bien payé,sauf que Julia ne se reconnait plus dans le vie qu'elle mène. Sur un coup de tête, elle plaque tout et postule pour un remplacement de congé mat dans une maison de retraite dans le pays basque. Psy dans une maison de retraite, c'est loin d'être un poste rêvé, elle est la seule a posé sa candidature, elle a le poste !

Bon évidemment, les petits vieux dont elle doit s'occuper sont franchement sympathiques (pas sur que dans la vraie vie…), ses collègues sont super cool, et un bel homme va vite faire son apparition. Bien entendu. Mais il y a quand même des surprises (chut, je ne dirais rien) et surtout ce livre vous redonne le sourire. C'est de la bonne humeur, de la belle nostalgie et de jolies phrases :

"-J'ai peur de perdre tous mes souvenirs. Je me fiche d'oublier ce que j'ai mangé une heure avant, mais j'ai peur d'oublier la joie intense que j'ai ressentie à la naissance de chacun de mes enfants, j'ai peur d'oublier combien j'ai aimé les câliner, les rassurer, les voir sourire... j'ai peur d'oublier les visages heureux de mes petits-enfants quand ils jouaient sous le cerisier de mon jardin, j'ai peur d'oublier la tendresse dans les yeux de mes parents. Je vais m'accrocher à ces souvenirs-là de toutes mes forces, en espérant que la maladie prendra d'abord les autres,  puisque je n'ai d'autre choix que de les lui donner."

"Je n'aime pas les vieux . Si je veux être totalement exacte, ce n'est pas que je ne les aime pas , même si je ne peux pas dire que je les aime, c'est qu'ils me font peur . Ils tutoient la mort , et moi , je préfère la vouvoyer . "

"J'ai la main de Corinne dans la mienne. Je n'ai plus rien d'une psychologue. A cet instant précis, je suis composée de 99 % d'eau et 1% de morve. Si je m'écoutais, je la prendrais dans mes bras et je la bercerais comme un bébé. Il se peut que ce soit légèrement déplacé. "

"Parfois, j'ai cette drôle d'impression que la vie est un jeu vidéo. On commence la partie avec plusieurs jauges pleines. La jauge de sérénité, la jauge de force, la jauge d'énergie, la jauge de joie. Sur notre chemin, on va croiser quelques ennemis, faire face à des attaques, parfois se tromper de chemin, sauter sur des bombes, chuter dans des trous, buter contre des obstacles. A chaque fois, nos jauges vont être entamées, mais des bonus "Bonheur" vont nous aider à les recharger. Le bonus "Mariage", le bonus "Naissance d'un enfant", le bonus "Soirée en famille". Ces bonus sont précieux, ce sont eux qui déterminent la qualité de la partie, parfois même sa durée. A la fin de chaque tableau, on doit affronter un gros monstre. Parmi les plus terrifiants, il y a le monstre "Deuil", le monstre "Maladie", le monstre "Chômage", le monstre "Rupture". Ceux-là, ils sont coriaces. Il faut du temps pour en venir à bout. Même si on y parvient, ils emportent toujours avec eux une bonne partie de chaque jauge. Un jour, les bonus ne sont plus assez costauds pour restaurer la joie, l'énergie et la force. "

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En finir avec Eddy Bellegueule

Publié le par lydiane

de Edouard LOUIS. 

Vous avez forcément entendu parler de ce livre lorsqu'il est sorti en 2014. Il s'agissait du 1er roman d'Eddy Bellegueule, qui a changé de nom pour Edouard Louis. Ce jeune écrivain, né en 1992, il raconte son enfance en Picardie. 

J'avoue, le charme n'a pas joué et je n'ai pas eu l'envie de lire ce roman. Et puis, il y a quelques semaines, Edouard Louis était l'invité de La Grande Librairie pour la sortie de son troisième roman. J'ai changé d'avis en l'écoutant et je me suis rendue à la bibliothèque pour emprunter son premier roman.

En finir avec Eddy Bellegueule

4ème de couverture :

Je suis parti en courant, tout à coup. Juste le temps d'entendre ma mère dire "Qu'est-ce qui fait le débile là ?" Je ne voulais pas rester à leur côté, je refusais de partager ce moment avec eux. J'étais déjà loin, je n'appartenais plus à leur monde désormais, la lettre le disait. Je suis allé dans les champs et j'ai marché une bonne partie de la nuit, la fraîcheur du Nord, les chemins de terre, l'odeur de colza, très forte à ce moment de l'année. Toute la nuit fut consacrée à l'élaboration de ma nouvelle vie loin d'ici. En vérité, l'insurrection contre mes parents, contre la pauvreté, contre ma classe sociale, son racisme, sa violence, ses habitudes, n'a été que seconde. Car avant de m'insurger contre le monde de mon enfance, c'est le monde de mon enfance qui s'est insurgé contre moi. Très vite j'ai été pour ma famille et les autres une source de honte, et même de dégoût. Je n'ai pas eu d'autre choix que de prendre la fuite. Ce livre est une tentative pour comprendre.

Edouard Louis y raconte son enfance dans un milieu modeste en Picardie. On y découvre la violence psychologique mais aussi parfois physique présente partout : au sein des familles, à l'école, dans le village. Bien entendu, les femmes sont considérées comme inférieures, soit des boniches, soit des p***. Eddy est chétif, maniéré et est doté d'une voix particulièrement aigue. Autant vous dire qu'il n'a pas fini de se faire emmerder. En plus, il se rend compte que les "jeux" des garçons ne l'intéressent vraiment pas, mais il se force, pour donner le change...

Ce livre est particulièrement violent. Surtout parce qu'on imagine très bien que l'auteur n'en a pas rajouté, et qu'encore aujourd'hui des enfants sont traités de cette manière. Dénigrés, violentés, en particulier par les personnes qui sont censées les aimer et les défendre. On ne sort pas indemne de ce roman.

Publié dans Lu - entendu...

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