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Et soudain la liberté

Publié le par lydiane

de Evelyne PISIER et Caroline LAURENT.

J'ai lu tellement de choses positives sur ce livre paru en 2017 que j'ai envie de le lire

Et soudain la liberté

4ème de couverture :

Mona Desforêt a pour elle la grâce et la jeunesse des fées. En Indochine, elle attire tous les regards. Mais entre les camps japonais, les infamies, la montée du Viet Minh, le pays brûle. Avec sa fille Lucie et son haut-fonctionnaire de mari, un maurrassien marqué par son engagement pétainiste, elle fuit en Nouvelle-Calédonie.
À Nouméa, les journées sont rythmées par la monotonie, le racisme ordinaire et les baignades dans le lagon. Lucie grandit ; Mona bovaryse. Jusqu'au jour où elle lit Le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir. C'est la naissance d'une conscience, le début de la liberté.
De retour en France, divorcée et indépendante, Mona entraîne sa fille dans ses combats féministes : droit à l'avortement et à la libération sexuelle, égalité entre les hommes et les femmes. À cela s'ajoute la lutte pour la libération nationale des peuples. Dès lors, Lucie n'a qu'un rêve : partir à Cuba. Elle ne sait pas encore qu'elle y fera la rencontre d'un certain Fidel Castro…

Il ne s'agit pas d'un roman ici, mais d'une autobiographie et biographie. En effet, ce livre est né du travail d'Evelyne PISIER avec sa jeune éditrice Caroline LAURENT. Tenue par la promesse qu'elle lui aura faite, Caroline LAURENT terminera ce livre et le publiera après le décès d'Evelyne PISIER.

Ce livre nous raconte une époque : la colonisation et donc les mouvements indépendantistes, la lutte des femmes pour l'égalité, mai 68...

J'avoue que je ne connaissais pas Evelyne PISIER avant de débuter ce livre. J'ai déjà vu sa sœur dans certains films et je connais bien évidemment son ex-mari Bernard Kouchner, mais c'est tout. En tout cas, ce livre nous fait voyager : son enfance en Indochine où elle nous explique sa vie de française pendant la guerre d'indépendance et notamment son "séjour" avec sa mère dans un camp de prisonnier. Emme partage ensuite ses années de fac, mai 68, son attirance pour le mouvement communiste et son voyage à Cuba.

J'ai vraiment aimé ce livre. Le rythme est assuré par l'alternance des écrits d'Evelyne PISIER et ceux de Caroline LAURENT. D'autre part, les sujets nous plongent dans un passé pas si éloigné empli d'espoirs et de batailles pour l'avenir.

Publié dans Lu - entendu...

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On en parle avec les loulous...

Publié le par lydiane

Il y a des thèmes qui sont parfois difficiles à évoquer avec les enfants. La mort, bien évidemment, en fait partie. Difficile de trouver les mots justes pour répondre à leurs questions si naturelles, si "naïves" pourrait-on dire. C'est dans ces moments là, quand on n'a pas les mots, quand les emotions qui nous submergent, rendent notre discours incompréhensible pour eux, que les livres volent au secours des parents.

J'ai découvert 2 livres en particulier :

- Au revoir Blaireau de Susan Varley :

C'est l'histoire d'un vieux blaireau qui se sent fatigué et qui sent sa mort prochaine arriver. Il prépare ses amis à son départ et leur demande de ne pas être triste. Mais le jour où effectivement Blaireau disparait, ses amis sont dévastés par le chagrin. L'hiver passe. Au printemps, lorsqu'ils se retrouvent après l'hibernation, ils se remémorent tous leurs beaux souvenirs, tous ce que blaireau leur a appris au fil des ans. C'est dans cette douce nostalgie, dans ces anecdotes de joie partagée qu'ils aiment se rappeler leur ami.

 

 

On en parle avec les loulous...

- Les questions des tout-petits sur la mort :

Dans ce livre, on retrouve plusieurs petites histoires sur des thèmes différents.

On en parle avec les loulous...

J'ai tout particulièrement aimé la 1ère :

C'est l'histoire d'un arbre millénaire qui trône au centre d'un village. Cet arbre à deux branches remplies de fruits. La légende veut que sur une de ses branches les fruits soient empoissonnés. Un hiver où la famine s'est abattue sur le village, un père refusant de voir son enfant mourir, prend le risque de manger un fruit..rien ne se passe. Par chance, il a choisi la "bonne" branche. Il court donc annoncer la nouvelle à l'ensemble des villageois. Chacun peut se régaler des fruits de cet arbre et aucun décès n'est à déplorer dans le village de tout l'hiver. Un après-midi, les villageois décident de couper la mauvaise branche, afin qu'aucun incident ne survienne dans l'avenir. Mais le lendemain, l'arbre est complétement desséché et meurt. Heureusement, un noyau, tombé à son pied, a donné une nouvelle pousse et un nouvel arbre trône rapidement au centre du village, avec ses deux branches. Les villageois comprennent alors que la "bonne" branche ne peut exister sans la "mauvaise", comme la vie ne peut exister sans la mort.

On en parle avec les loulous...
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La beauté des jours

Publié le par lydiane

de Claudie GALLAY

La beauté des jours

4ème de couverture :

Jeanne a tout pour connaître un bonheur tranquille : deux filles étudiantes, un mari attentionné, une amie fidèle, un boulot stable. Passionnée par Marina Abramović, l’'artiste-performeuse célèbre pour avoir, dans son travail, mis en jeu son existence, Jeanne n'’aime pas moins les surprises, l’'inattendu. Cet été-là, le hasard se glisse – et elle-même l'’invite – dans son quotidien...
À travers la figure lumineuse de Jeanne et la constellation de personnages qui l’'accompagnent et la poussent vers un accomplissement serein, Claudie Gallay compose un roman chaleureux et tendre sur la force libératrice de l’'art, sur son pouvoir apaisant et révélateur. Et sur la beauté de l’'imprévisible.

En lisant les lignes de Claudie GALLAY, je me représentais très bien Jeanne. Une belle femme, douce rêveuse. Elle a 2 grandes filles qui prennent doucement leur envol et vivent leurs vies d'ado, un mari attentionné, rassurant et amoureux, un job, certes peu passionnant, mais qui lui permet de rencontrer des gens. Mais Jeanne, c'est aussi une femme qui prête attention aux "petites choses", à synchroniser son tampon avec celui de son collègue quand elle affranchit des lettres, aux mains des clients qui se présentent à son guichet, aux personnes dans le train qui passe à l'arrière de son jardin tous les soirs.

Elle est également passionnée par l'artiste Marina ABRAMOVIC. Comment ça vous ne la connaissez pas ??? Moi non, plus en fait. Mais depuis je me suis un peu renseignée. Wikipédia dit d'ailleurs d'elle "que son projet artistique a l'ambitieux et profond dessein de rendre les personnes plus libres.". C'est certainement ce que Jeanne cherche, elle suit par exemple des inconnu dans la rue, comme ça, sans raison particulière. Et justement, un jour... chut, je n'en dirai pas plus !

Une citation :

"Une vie ne suffit pas. Jeanne aurait voulu en avoir plusieurs, pour vivre tous les choix qu'elle n'aura pas faits, toutes les directions qu'elle n'aura pas prises. "

Publié dans Lu - entendu...

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La nuit des beguines

Publié le par lydiane

Aline KINER.

J'ai lu ce roman dans le cadre du prix littéraire CEZAM inter-Ce.

La nuit des beguines

4ème de couverture :

L'histoire se déroule entre 1310 et 1314. Si le royaume de France est encore le plus puissant de la chrétienté, les équilibres féodaux ont basculé. Le clergé tente donc de mettre au pas tous ceux qui échappent à son autorité le statut des béguines va être condamné. Pour des centaines de femmes seules, pieuses mais laïques, cette institution offrait une alternative au mariage et au cloître. Ne subsisteront que quelques rares survivances dans les Flandres.
Anne Kiner passionnée de Moyen Âge née en Moselle, fait de cette aventure un passionnant suspense.
La dernière béguine est morte en 2013 à Courtral

J'avoue, quand j'ai eu ce roman entre les mains, j'ai tout d'abord tapé le mot "beguine" sur internet pour voir de quoi il retournait. Wikipedia m'a donc appris qu'Sauter à la recherche une béguine "est une femme le plus souvent célibataire ou veuve, appartenant à une communauté religieuse laïque sous une règle monastique, mais sans former de vœux perpétuels." Je ne savais pas que de telles communautés existaient au Moyen-Age. A cette époque où la femme n'avait aucun mot à dire, où elle devait obéir à son père, puis à son mari, autant d'indépendance ou de liberté s'est surprenant... et je ne suis pas étonnée qu'elles aient eu beaucoup d'ennemis.

Dans ce roman, on découvre Maheut, une jeune fille retrouvée à la porte du béguinage dans un sale état. Les béguines la recueillent, la soignent et l'intègrent à leur vie. Maheut cache son identité, mais on apprend que son frère l'a vendue marié contre son gré au seigneur voisin. Ce dernier est loin d'être aimant et délicat avec sa jeune épouse.

J'ai beaucoup aimé la première moitié du roman. J'ai trouvé très intéressant de découvrir cette partie de l'Histoire de France que je ne connaissais pas. Par contre, l'intrigue en elle-même m'a moins passionnée et je me suis malheureusement plutôt ennuyée dans la fin du roman... 

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Changer l'eau des fleurs

Publié le par lydiane

de Valérie PERRIN

Changer l'eau des fleurs

4ème de couverture :

Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se réchauffer dans sa loge où rires et larmes se mélangent au café qu’'elle leur offre. Son quotidien est rythmé par leurs confidences. Un jour, parce qu’'un homme et une femme ont décidé de reposer ensemble dans son carré de terre, tout bascule. Des liens qui unissent vivants et morts sont exhumés, et certaines âmes que l'’on croyait noires, se révèlent lumineuses.

Je ne sais pas si c'est cette couverture et ces quelques mots au dos qui m'ont conduite à classer ce bouquin dans la catégorie "feel-good". Mais je me suis bien plantée ! J'imaginais une histoire sans beaucoup de suspens, un livre leger, un peu drôle, où une jeune femme gardienne de cimetière rencontrerait l'amour auprès dun jeune homme qui serait venu pour percer un secret de famille.

Mais ce roman ne peut pas être réduit à ça, c'est sur ! Déjà c'est loin d'être drôle et léger, c'est profond. Violette, elle n'a jamais eu beaucoup de chance dans la vie : née sous X, baladée de familles d'accueil en familles d'accueil sans être jamais adoptée. Elle se marie jeune, avec un playboy qui ne pense qu'à sa moto, aux jeux vidéo et aux autre femmes... Violette reste à la maison, près de Nancy, où son job consiste toutes les deux heures à lever et baisser la barrière du passage à niveau.

Je n'en dirais pas plus. Mais, il y a vraiment de beaux personnages dans ce roman, et même ceux qu'on déteste au départ peuvent finir par nous émouvoir.

Petite mention spéciale pour les titres de chaque chapitre, qui sont particulièrement poétiques.

"S'il poussait une fleur à chacune de mes pensées pour toi, la terre serait un immense jardin. "

 

Publié dans Lu - entendu...

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Nous revions juste de liberté

Publié le par lydiane

de Henri LOEVENBRUCK.

J'ai lu ce roman pour valider la règle "récit de voyage" dans notre Family Challenge. A vrai dire, je suis tombée un peu par hasard sur ce titre... c'est au travers d'une liste trouvée sur Babélio : "Les romans les mieux notés" que le titre de ce roman d'Henri LOEVENBRUCK m'a sauté aux yeux. J'ai lu la 4ème de couverture sans grand engouement, mais il s'agissait d'un road-trip, ce qui tombait bien puisque je devais en lire un pour le Family Challenge. Et puis, malgré tout, une note de 4.57/5 sur Babelio avec quasiment 700 votes, ce n'est pas donné à tous les bouquins !

Nous revions juste de liberté

4ème de couverture :

"Nous avions à peine vingt ans, et nous rêvions juste de liberté." Ce rêve, la bande d'’Hugo va l’'exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l’'indépendance et l’'amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paye cher.
Nous rêvions juste de liberté réussit le tour de force d'’être à la fois un roman initiatique, une fable sur l'’amitié en même temps que le récit d'’une aventure. Avec ce livre d’'un nouveau genre, Henri Loeœvenbruck met toute la vitalité de son écriture au service de ce road movie fraternel et exalté.


Oui, ça parle de motos, de sexe, drogues et rock'n roll. Oui, c'est clairement pas mon délire habituellement ! Mais ce livre il a vraiment réussi à me toucher. Le personnage d'Hugo il est juste... parfait. C'est ce jeune qui a poussé comme il a pu, seul, ses parents étant trop occupés à survivre à la mort de leur fille. C'est ce jeune qui a placé l'amitié au dessus de tout, enfin... presque tout, à égalité avec la Liberté. Mais honnêtement, lorsque l'on n'a plus rien, on ne quitte rien en partant, on profite juste de sa liberté. C'est pour ça qu'Hugo quitte sa petite ville de Providence pour voir du pays, en moto. Il devient le préz' d'un club de motards, où l'important c'est "Loyauté, Honneur et Respect".

Contre toute attente, j'ai adoré ce livre... et j'ai fini en larme.

Je partage juste avec vous le début du roman. A peine quelques lignes et j'étais déjà conquise :

"Plus le temps passe, plus j'ai l'impression de voir nos libertés s'abîmer, comme un buisson auquel on fait rien que de couper les branches, "pour son bien". J'ai le sentiment que, chaque jour, une nouvelle loi sort du chapeau d'un magicien drôlement sadique pour réglementer encore un peu plus nos toutes petites vies et mettre des sens interdits partout sur nos chemins. Quand je pense aux histoires que me racontait Papy Galo sur son enfance, de belles histoires de gosses aux genoux écorchés rouges, je me dis que ça pourrait plus arriver aujourd'hui, parce qu'il est devenu interdit de faire ci, interdit de faire ça, interdit d'aller ici, interdit d'aller là. Le passé, c'est comme un paradis perdu où tout était permis, tout était possible, et puis maintenant, plus rien."

 

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La horde du contrevent

Publié le par lydiane

D'Alain DAMASIO. C'est l'avis enjoué de ma petite sœur qui m'a donné envie de le lire.

La horde du contrevent

4ème de couverture :

Un groupe d'élite, formé dès l'enfance à faire face, part des confins d'une terre féroce, saignée de rafales, pour aller chercher l'origine du vent. Ils sont vingt-trois, un bloc, un nœoeud de courage : la Horde. Ils sont pilier, ailier, traceur, aéromètre et géomètre, feuleuse et sourcière, troubadour et scribe. Ils traversent leur monde debout, à pied, en quête d'un Extrême-Amont qui fuit devant eux comme un horizon fou. 
Expérience de lecture unique, La Horde du Contrevent est un livre-univers qui fond d'un même feu l'aventure et la poésie des parcours, le combat nu et la quête d'un sens profond du vivant qui unirait le mouvement et le lien. Chaque mot résonne, claque, fuse : Alain Damasio joue de sa plume comme d'un pinceau, d'une caméra ou d'une arme...
Chef-d'oeœuvre porté par un bouche-à-oreille rare, le roman a été logiquement récompensé par le Grand Prix de l'Imaginaire.

Quand j'ai ouvert ce roman, je me suis rendue compte qu'il manquait des bouts de phrases...grrr, je suis tombée sur un exemplaire défectueux ou quoi ? Puis j'ai remarqué que les numéros des pages allaient en décroissant. Pas de doute, ce bouquin n'avait rien de conventionnel ! Je l'attaquais donc avec gourmandise...

Au départ, il faut s'accrocher. Imaginez un livre avec 23 narrateurs, le narrateur changeant à chaque paragraphe et son identité étant seulement indiqué par un signe en début de paragraphe. Ajoutez à cela un vocabulaire propre à la horde et même propre à chaque personnage (les 1er paragraphes de Golgoth m'ont laissé sur le cul). Bref, un magnifique travail d'écriture.

L'histoire n'est pas en reste. Cette horde, la 34ème du nom est partie de l'Aval quelques années après la 33ème. Leur objectif : atteindre l'Extrême Amont pour découvrir l'origine du vent. Ils doivent faire face aux tempêtes et cyclones, aux ennemis humains ou non..., à leur perte de confiance parfois. 

C'est un superbe roman !

 

Publié dans Lu - entendu...

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Sac Paris

Publié le par lydiane

1er projet de sac réalisé avec la machine à coudre prêtée par ma p'tite maman. J'ai suivi les instructions du livre que ma sœur m'a prêté également :

Sac Paris

1ère erreur : je n'ai pas fait de patron, j'ai coupé en suivant les imprimés des tissus en imaginant que ce serait forcement droit...Eh ben non !

2ème erreur : je n'ai pas bien calculé le tissu nécessaire ou alors je n'ai pas bien coupé au départ. Bref, il ne me restait pas assez de tissu pour faire les anses. Du coup, elles sont un peu plus courtes que prévu, mais ça ne gène pas tant que ça.

Je ne me rendais pas compte que le sac serait aussi grand... j'aurais su, j'aurais réduit un peu les mesures. Allez je vous montre le résultat :

Sac Paris
Sac Paris
Sac Paris

Publié dans Couture

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???

Publié le par lydiane

Dans le Family Challenge, nous avions une règle particulière cette année : lire un livre à l'aveugle. J'ai eu le privilège de lire un roman choisi par ma petite maman.

???

Vous remarquerez la couverture de camouflage de grande finesse, qui m'a valu des œillades appuyées quand je sortais le roman dans le train !

C'est marrant de lire un livre à l'aveugle ! Je me suis posée beaucoup de question en le lisant : dans quel lieu géographique est-on, en quelle période, de quoi sera-t-il question ??? Bref, c'est assez déroutant. Ce que je peux dire, c'est que je n'ai pas eu l'impression de reconnaître l'écriture (je ne pense pas avoir déjà lu un livre de cet auteur), et malgré tous les synopsis que je peux lire sur les blogs, forums..., il ne me semble pas avoir entendu parler de ce roman.

Alors l'histoire : Au départ de ce roman, on rencontre un jeune homme, qui sans savoir trop pourquoi se met à suivre un homme qui se dirige dans la taïga. Il se fait vite repérer. Les deux hommes se mettent alors à discuter, le soir, autour du feu. Le plus âgé, Pavel, commence à raconter sa vie.

Au retour de la seconde guerre mondiale, Pavel s'installe à Leningrad. Il y fait la connaissance d'une jeune femme qui devient vite sa "fiancée". Le jour où Pavel découvre qu'elle est loin d'être fidéle et qu'elle recherche plutôt un "pigeon" a épouser, il est convoqué par l'armée. Il a été décidé d'envoyer des réservistes dans un genre de camps d'entrainement. Le but ? Se préparer à la 3ème guerre mondiale. Voilà le pauvre Pavel, embarquer dans cette histoire.

Non loin de là, se trouve un camps de prisonniers. L'un d'eux a réussi à s'évader. L'armée profite alors de la présence des soldats pour constituer un commando qui va partir à la poursuite du fugitif. Echouer est exclu. Pavel fait évidemment parti du lot. On va suivre leur poursuite au milieu de la taïga pendant plusieurs semaines. Je n'en dirai pas plus...

J'ai beaucoup aimé cette lecture, surtout la partie concernant la poursuite en pleine nature. Je me suis laissée embarquer par l'écriture de l'auteur, avec l'envie de savoir où cette traque allait nous conduire. Par contre, j'ai eu parfois du mal avec le personnage de Pavel. J'avais envie de le secouer pour qu'il se rebelle un peu... !

Bon, on lève le mystère maintenant. Je retire la couverture, et...

 

???

Yes ! Trop heureuse ! Depuis le temps que je voulais lire un roman d'Andreï MAKINE. C'est un des auteurs préférés de ma petite maman. Je confirme donc qu'elle a très bon goût en matière de littérature. C'est à elle que je dois aussi la découverte de Stefan ZWEIG, c'est pour dire ! 

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L'affaire Léon Sadorski

Publié le par lydiane

de Romain SLOCOMBE

L'affaire Léon Sadorski

4ème de couverture :

Avril 1942. Au sortir d'un hiver rigoureux, Paris prend des airs de fête malgré les tracas de l'Occupation. Pétainiste et antisémite, l'inspecteur Léon Sadorski est un flic modèle doublé d'un mari attentionné. Il fait très correctement son travail à la 3e section des Renseignements généraux, contrôle et arrête les Juifs pour les expédier à Drancy. De temps en temps, il lui arrive de donner un coup de main aux Brigades spéciales, d'intervenir contre les "terroristes".
Mais Sadorski est brusquement arrêté par la Gestapo et transféré à Berlin, où on le jette en prison. Le but des Allemands est d'en faire leur informateur au sein de la préfecture de police... De retour à Paris, il reçoit l'ordre de retrouver son ancienne maîtresse, Thérèse Gerst, mystérieuse agent double que la Gestapo soupçonne d'appartenir à un réseau antinazi.

Les avis sont unanimes sur le formidable travail de documentation que Romain SLOCOMBE a effectué. Ce roman est très travaillé pour coller à la vérité historique, plonger le lecteur dans l'ambiance de l'époque. Je ne sais pas si c'est cette multitude de détails ou de descriptions, mais personnellement l'auteur m'a perdue en route. Je me suis un peu ennuyée, je n'ai pas été captivée par l'intrigue. Il faut dire aussi que le personnage principal n'est pas très sympathique, c'est le moins que l'on puisse dire ! Il est raciste, antisémite, égoïste, pervers, violent...

Bref, je ne garderai pas un très bon souvenir de ce roman, dommage...

Publié dans Lu - entendu...

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