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L'amie prodigieuse

Publié le par lydiane

de Elena FERRANTE.

Vous avez forcement entendu parler de ces livres. 3 ont déjà été publié en français, la sortie du dernier tome en français ne devrait plus se faire attendre longtemps...

L'amie prodigieuse
L'amie prodigieuse
L'amie prodigieuse

4ème de couv' du tome 1

Je ne suis pas nostalgique de notre enfance: elle était pleine de violence. C'était la vie, un point c'est tout: et nous grandissions avec l'obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile.»
Elena et Lila vivent dans un quartier pauvre de Naples à la fin des années cinquante. Bien qu'elles soient douées pour les études, ce n'est pas la voie qui leur est promise. Lila abandonne l'école pour travailler dans l'échoppe de cordonnier de son père. Elena, soutenue par son institutrice, ira au collège puis au lycée. Les chemins des deux amies se croisent et s'éloignent, avec pour toile de fond une Naples sombre, en ébullition.
Formidable voyage dans l'Italie du boom économique, L'amie prodigieuse est le portrait de deux héroïnes inoubliables qu'Elena Ferrante traque avec passion et tendresse.

Dans ces 3 premiers tomes, on fait la connaissance de Lila et Elena enfants. On les découvre ensuite adolescentes et adultes. C'est une amitié très forte, mais un peu dans le style "je t'aime moi non plus". Le personnage de Lila est celui qui m'intéresse la plus, elle est très secrete, très forte, on la soupçonnerait presque d'être méchante (mais je n'y crois absolument pas !).

Ces romans parlent aussi de la vie en Italie dans les années 50, de la place des femmes (qui ne sont certainement nées pour faire des études et devenir l'égale de l'homme). La famille et la réputation sont des choses importantes, il y est aussi question de trafic et de mafia.

J'ai parfois eu l'impression pendant ma lecture, qu'il ne se passait pas grand chose... Eléna est une cerebrale, elle se pose mille questions, tente d'interpréter toutes les situations et de trouver des raisons à chaque acte. Cependant, j'ai été conquise par l'histoire et j'ai tourné très vite les pages pour connaître la fin !

Publié dans Lu - entendu...

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Weekend pluvieux, weekend studieux !

Publié le par lydiane

Le beau soleil du weekend dernier, nous a permis d'aller faire une jolie balade. On en a profité pour ramasser quelques feuilles.

Weekend pluvieux, weekend studieux !

Mes petits artistes ont transformé notre récolte (je me suis prise au jeu aussi !)

Weekend pluvieux, weekend studieux !
Weekend pluvieux, weekend studieux !
Weekend pluvieux, weekend studieux !

Pour ma part j'ai sorti la machine à coudre de ma maman

Weekend pluvieux, weekend studieux !
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Meurtres pour rédemption

Publié le par lydiane

de Karine GIEBEL.

Une collègue me chope le matin à l'agence "t'as déjà lu du Karine GIEBEL?". Le nom me parle, mais je n'ai effectivement jamais lu un de ses bouquins. De façon générale, je ne lis pas beaucoup de thrillers. Elle me met alors  "Meurtres pour rédemption" entre les mains, un pavé de 1000 pages, rien que ça... Bon ba, ok...

Meurtres pour rédemption

4ème de couverture :

Marianne, vingt ans. Les barreaux comme seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière.
Indomptable, incontrôlable, Marianne se dresse contre la haine, la brutalité et les humiliations quotidiennes.
Aucun espoir de fuir cet enfer, ou seulement en rêve, grâce à la drogue, aux livres, au roulis des trains qui emporte l'esprit au-delà des grilles. Grâce à l'amitié et à la passion qui portent la lumière au cœoeur des ténèbres.
Pourtant, un jour, une porte s'ouvre. Une chance de liberté.
Mais le prix à payer est terrifiant pour Marianne qui n'aspire qu'à la rédemption.

Cette quatrième de couverture ne m'emballe pas plus que ça. Je me dis que 1000 pages, ça va être long...mais je commence ma lecture. Eh là révélation ! Je n'arrive pas à lâcher ce bouquin, je suis complétement ADDICT. Je le dévore, avec même la crainte d'arriver trop vite à la fin.

Je me suis totalement attachée à Marianne, pourtant elle est violente, droguée et c'est quand même une meurtrière, récidiviste en plus. Mais malgré tout ça, on ne peut pas s'empêcher d'avoir mal pour elle. Parce que le monde de la prison, c'est sacrement l'enfer. Elle se fait bastonner, violée, on essaye de la faire craquer psychologiquement, on l'empêche de dormir et on essaye bien entendu de la tuer. Les autres détenues sont des monstres, les matons ne sont pas en reste...

Pourtant, dans ce roman noir, il y a aussi une belle histoire d'amour...

Ce livre c'est un coup de poing, vous n'en sortez pas indemne !

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Un vertige

Publié le par lydiane

de Hélène GESTERN;

J'adore cette auteure lorraine ! J'ai déjà lu avec tellement de plaisir Eux sur la photo et l'Odeur de la forêt. Alors quand j'ai vu que dans la masse critique de Babelio, il y avait le petit dernier de Gestern, je l'ai sélectionné, sans même prendre le temps de lire la 4ème de couverture (j'aurais peut être dû...)

 

Un vertige

4ème de couverture :

Ces deux textes, qui se répondent, relatant deux moments de vie, incarnent le visage de la même expérience : la séparation amoureuse. Ils décrivent ce qui se passe à partir du moment où un couple cesse d’'en être un et que la mécanique de la déchirure se met en marche, parfois lente et insidieuse, parfois brutale et violente.
Le saisissement, la sidération, la chute, contrepoids de l'’élan extraordinaire que représente la naissance de l’'amour. La séparation est une expérience totale, qui oblige un être à se reconstruire sur les ruines de ce qu'’il a été ; elle force aussi à questionner le sens et la qualité de l’'amour que l’'on a vécu avec une personne que soudain on ne comprend plus. Cette interrogation étant parfois la seule manière de survivre à son départ, et peut-être de l’'accepter.
Hélène Gestern dans ce texte sur la déprise amoureuse écrit sans pathos, avec une précision presque clinique, nous entraîne dans le vertige sidérant du mystère de l’'amour et de son effacement.

Cette lecture fut pour moi un acte manqué. Je n'ai pas accrochée. C'est une lecture courte, moins de 100 pages. On y parle exclusivement de sentiments, de ressentis. On ne connaît rien des personnages, même pas leurs prénoms... Lire ce livre dans le train sur le chemin du travail n'était certainement pas le meilleur moment et le meilleur endroit. Ca ne m'empêchera toutefois pas de lire d'autres romans de Hélène GESTERN, elle a une écriture fantastique !
 

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Les successions

Publié le par lydiane

de Jean-Paul DUBOIS

Les successions

4ème de couverture :

Paul Katrakilis vit à Miami depuis quelques années. Il a beau y avoir connu le bonheur, rien n’'y fait : il est complètement inadapté au monde. Même le jaï-alaï, cette variante de la pelote basque dont la beauté le transporte et qu'’il pratique en professionnel, ne parvient plus à chasser le poids qui pèse sur ses épaules. L’'appel du consulat de France lui annonçant la mort de son père le pousse à affronter le souvenir d’'une famille qu'’il a tenté en vain de laisser derrière lui.
Car les Katrakilis n’'ont rien d’'une famille banale : le grand père, Spyridon, médecin de Staline, a fui autrefois l’'URSS avec dans ses bagages une lamelle du cerveau du dictateur; le père, Adrian, médecin lui aussi, était un homme insensible, sans vocation ; l'’oncle Jules et la mère, Anna, ont vécu comme mari et femme dans la grande maison commune. En outre, cette famille semble, d'’une manière ou d'’une autre, vouée passionnément à sa propre extinction.
Paul doit maintenant se confronter à l'’histoire tragique de son ascendance, se résoudre à vider la demeure. Jusqu'’au moment où il tombe sur deux carnets noirs tenus par son père. Ils lui apprendront quel sens donner à son héritage.
Avec La Succession, Jean-Paul Dubois nous livre une histoire bouleversante où l'évocation nostalgique du bonheur se mêle à la tristesse de la perte. On y retrouve intacts son élégance, son goût pour l'’absurde et la liste de ses obsessions.

Mon avis sur ce livre est partagé...

Tout d'abord si vous n'avez pas un moral au beau fixe, fuyez ce bouquin, parce que c'est loin d'être gai ! On fait la rencontre de Paul qui vit à Miami. Malgré son diplôme de médecin, il a décidé de vivre de sa passion : la pelote basque. Il a quitté la France à la fin de ses études, y laissant seulement son père. En effet, sa mère s'est suicidée, tout comme son oncle, et comme son grand-père avant lui. Je vous avais prévu, on est au top de l'éclate ! Finalement, il revient en France après avoir reçu un coup de téléphone lui annonçant la mort de son père...par suicide. J'ai trouvé cette première partie de l'histoire étrange. L'auteur l'écrit avec un certain "éloignement" en dépeignant des situations qui se veulent peut-être comique, mais que j'ai personnellement trouvé pathétique.

Puis, Paul trouve deux carnets appartenant à son père. On devine assez vite de quoi il est question dans ces carnets, et là le roman change d'ambiance. Une vraie profondeur s'installe, l'auteur évoque un sujet sérieux, délicat, il nest plus du tout question de détachement ou de pseudo-humour. J'ai nettement plus apprécié cette seconde partie.
 

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Miss Peregirne et les enfants particuliers - Tome 2

Publié le par lydiane

de Ransom RIGGS

Pour le 1er tome c'est par ici.

Miss Peregirne et les enfants particuliers - Tome 2

4ème de couverture :

Dix enfants particuliers sont pourchassés par une armée de monstres.
Une seule personne pourrait les aider : Miss Peregrine ! Mais elle est prisonnière dans sa forme oiseau...
Les enfants particuliers sont désemparés : Miss Peregrine, changée en oiseau, est prisonnière de son état, suite à l'attaque des Estres, des âmes damnées. Ils n'ont plus qu'un espoir : trouver une Ombrune susceptible de redonner à la directrice de l'orphelinat sa forme humaine.
Après avoir essuyé une tempête entre Cairnholm et le continent, le petit groupe d'enfants échoue sur une rive de Grande-Bretagne, en 1940, alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage. Aussitôt pris en chasse par des Estres déguisés en soldats,
ils se réfugient in extremis dans une boucle temporelle. Là, vit une curieuse ménagerie d'animaux singuliers. Parmi eux, Addison, un chien parlant, leur apprend que Miss Wren, la dernière Ombrune en liberté, est partie libérer ses soeurs à Londres. Il devient urgent pour les enfants particuliers de rejoindre la capitale...

 

Forcément si vous n'avez pas lu le 1er tome, vous ne devez pas comprendre grand chose à cette 4ème de couverture. C'est un monde très "particulier" dans lequel l'auteur nous entraine. Dans mon article sur le 1er tome, je le comparais au Neverland de Peter Pan, c'est encore tout à fait le cas dans ce 2nd tome;

Il s'est passé quelques temps entre ma lecture des 2 tomes et pourtant j'ai replongé sans problème auprès de Jacob, Emma et les autres. Le livre en lui même est toujours aussi beau, on y retrouve toujours ces photos étranges. J'ai tout de suite eu envie de le feuilleter, de découvrir les photos et d'imaginer ce qu'elles peuvent signifier. L'intrigue est toujours haletante et j'ai accompagné avec curiosité les enfants particuliers dans leur voyage. 

Laissez vous tenter par les enfants particuliers ! Halloween arrive, c'est la période idéale pour cette lecture.

 

 

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La chambre des dames

Publié le par lydiane

de Jeanne BOURIN.

 

La chambre des dames

4ème de couverture :

Jamais le Moyen Age n'avait encore inspiré un tel roman, chronique chaude et familière d'une famille vivant au XIIIème siècle, dans le royaume de Saint Louis.
Ce roman n'est pas un roman historique au sens habituel du terme. C'est un roman dans l'histoire. Jeanne Bourin y conte l'existence quotidienne des Brunel, orfèvres à Paris, surtout celle des femmes et, tout particulièrement, de deux d'entre elles : Mathilde, la mère, trente-quatre ans, et Florie, sa fille, quinze ans, qui se marie. Tout semble tranquille, assuré. Rien ne l'est car une folle passion et des événements dramatiques vont ravager la vie des Brunel.
Si l'intrigue est imaginaire, le cadre historique, lui, ne l'est pas. Une documentation rigoureuse donne au moindre détail une authenticité que Régine Pernoud, éminente médiéviste, s'est plus à confirmer dans sa préface : les Brunel vivent sous nos yeux comme on vivait en XIIIème siècle rayonnant où l'on mêlait gaillardement vie charnelle et vie spirituelle, quête du corps et quête de l'âme, sans déchirement. A travers La Chambre des dames, tout un temps ressuscite dans sa verdeur, son naturel et son originalité. Nous épousons sa mentalité, tout à la fois voisine et différente de celle d'aujourd'hui. Mathilde, Florie, chaque personnage nous devient familier, nous les aimons comme s'ils étaient des nôtres. C'est ainsi que bien des idées reçues se voient battues en brèche.

"La chambre des dames", un vrai classique du roman historique. Je connaissais, de nom évidemment, et puis une amie, férue de livres comme moi me l'a prêté en me disant "ça devrait te plaire". Elle ne s'est pas trompée !

Comme l'explique très bien la 4ème de couv', on découvre dans ce roman la famille Brunel. Le roman débute par le mariage de la fille ainée, Florie. C'est sa mère Mathilde qui nous présente sa famille. Mathilde a 34ans, comme moi, les similitudes s'arrêtent là ! Parce qu'en effet, vivant au XIIIè Siècle, Mathilde a déjà 6 enfants, elle marie sa 1ère fille et ne va pas tarder à être grand-mère, elle a un mari impuissant et fait déjà partie des "vieilles"...

Dans ce roman, il est question d'amour, de passion, de trahison, de violence...c'est très bien écrit. On s'attache aux personnages, on comprend parfaitement leurs états d'esprit, même si leur façon de penser est loin de notre vie du XXIè S.

Bref, j'ai passé un très bon moment avec ce roman.

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Une vie

Publié le par lydiane

de Simone VEIL.

Comme tout le monde, j'ai vu les fameuses images de Simone VEIL à l'assemblée défendant le droit à l'avortement, mais sinon je connais assez peu son parcours. J'ai souvent eu envie de lire son autobiographie : Une femme politique, de laquelle on entend que du bien (c'est rare de faire l'unanimité en politique... !), féministe, survivante de la Shoah, ça doit être on ne peut plus intéressant à découvrir.

Une vie

4ème de couverture :

Simone Veil accepte de se raconter à la première personne.
Personnage au destin exceptionnel, elle est la femme politique dont la légitimité est la moins contestée en France et à l'étranger ; son autobiographie est attendue depuis longtemps.
Elle s'y montre telle qu'elle est : libre, véhémente, sereine.

Pas besoin de se plonger dans un roman de fiction pour rencontrer une héroïne au destin exceptionnel. Ce qui m'a touché dans ce récit, c'est sa force de caractère. Elle a su s'imposer dans un monde d'hommes grâce à son travail et son intelligence. Mais ce qui m'a le plus impressionné c'est sa volonté inébranlable à construire l'Europe. Dès la fin de la guerre, elle était persuadée que la France devait se rapprocher de l'Allemagne. Comment, cette femme après avoir vécue dans un camp nazi, a-t-elle l'intelligence de faire la part des choses ? Comment arrive-t-elle a distinguer allemands et nazis sans être aveugler par la colère et l'envie de vengeance ? Son engagement pro-européen force le respect.

J'ai aussi apprécié de voir le monde politique "de l'intérieur". Les batailles, les soutiens, les victoires, les relations avec Chirac, Mitterrand, Bayrou (avec lequel elle est particulièrement féroce, et qui au regard des événements des derniers mois, prête à sourire...). Mais cela reste une autobiographie, je n'irai pas jusqu'à dire qu'elle se donne toujours le beau rôle, mais les événements rapportés sont forcement subjectifs.

Ce récit m'a énormément intéressée, si ce n'est pas encore fait, je vous invite à le découvrir !

 

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Alors voilà

Publié le par lydiane

de Baptiste BEAULIEU.

A force de me voir toujours avec un livre à la main, mes collègues ont compris que j'étais un peu accro à la lecture. Du coup, à chaque fois qu'ils lisent un truc qui leur plait, ils me le prêtent ensuite. Une collègue m'a parlé de sa lecture du moment : Alors voilà. Je connaissais déjà le blog de Baptiste BEAULIEU pour y avoir lu certain de ses articles, mais je ne savais pas qu'il en avait tiré un bouquin.

Alors voilà

4ème de couverture :

Alors voilà, le récit au quotidien d'un apprenti médecin qui joue des claquettes entre les différents services des Urgences avec ses co-internes. Là, pendant sept jours, il décrit à une patiente en stade terminal ce qui se passe sous les blouses et dans les couloirs. Pour la garder en vie le temps que son fils, bloqué dans un aéroport, puisse la rejoindre.
Se nourrissant de situations bien réelles, vécues par lui ou par ses collègues, chirurgiens ou aides-soignants, Baptiste Beaulieu passe l'hôpital au scanner. Il peint avec légèreté et humour les chefs autoritaires, les infirmières au grand cœoeur, les internes gaffeurs, les consultations qui s'enchaînent, les incroyables rencontres avec les patients...
Par ses histoires d'une sensibilité folle, à la fois touchantes et drôles, il restitue tout le petit théâtre de la comédie humaine. Un bloc d'humanité.

S'il y a tant de séries télévisées avec pour cadre l'hôpital, y a bien une raison : il se passe une foule de choses entre ces murs blancs ! Sauf que dans le livre de Baptiste BEAULIEU, il n'est pas question de coucheries et d'intrigues rocambolesques, mais simplement de la réalité, et c'est bien suffisant ! La 4ème de couverture résume bien les chroniques livrées par cet interne, on sourit, on est outré, on est en colère et parfois on est même carrément révolté. Je n'y vois qu'un petit bémol : ça va parfois trop vite, j'aurais pu lire des pages entières sur certaines scènes.

Quelques extraits :

"Le chef, l'interne, l'ambulancier et Brigitte sont appelés pour une défenestration du huitième étage : "On est à fond : je ne sais pas ce qui traîne dans l'air, mais ce jour-là, bon Dieu, ce qu'on est à fond ! L'ambulancier ne conduit pas : il pilote, on est une team de super-héros prête à sauver la veuve et l'orphelin. Arrivé au pied de l'immeuble, j'attrape le scope (10 kg), le sac de réanimation (10 autres kg), on surgit dans le hall. Il y a un ascenseur ! "Pas d'ascenseur, dit le chef, sil tombe en panne quand on est dedans, le patient est cuit!" Ah oui, c'est vrai, le patient ! On va l'avoir celui-là ! Putain de bordel de Dieu, on va le récupérer, ce défenestré, et on le ramènera chez les vivants en le tirant par la corde du string s'il le faut !
On avale quatre à quatre les marches d'escalier, on flotte, on glisse, on est des particules qui volent ! Enfin nous voilà, huitième étage, transpirant, suant, mais enthousiastes et fiers d'avoir couru si vite, pour sauver ce pauvre type qui s'est pris pour un albatros. Une porte s'ouvre : une femme, petite, en tablier de cuisine, écarte largement ses bras et crie avec l'accent pied-noir :
- MAIS QU'EST-CE QUE VOUS FAITES LA! Mon fils, il s'est défenestré, c'est en bas qu'il a besoin de vous!"
Et Brigitte d'ajouter doctement :
- Tu vois, bichon, il y a une morale à cette histoire... Légère pause dramatique : Quatre personnes dans une même voiture peuvent cumuler plus de vingt-cinq ans d'études à elles toutes et être pourtant plus connes qu'une valise sans poignée. "

"11 heures, en bas.
Il s'agit du petit Hugo, quatre ans, métis, une figurine de dinosaure dans chaque main. Il a rongé le coin d'une plaquette d'Ariel en poudre, ce petit carré qui s'effrite entre les doigt quand il est mouillé. Sa mère est folle d'inquiétude :
- Il n'y pas mis grand-chose à la bouche, je lui ai tout enlevé, tout nettoyé avec de l'eau...
Moi, d'humeur joueuse :
- Il fait des bulles?
Sa mère, premier degré (en même temps c'est une mère) :
- Non, pas encore.
(...)
Moi, de retour dans la chambre, encore joueur :
- Alors? Toujours pas de bulles?
Elle :
- Je regarde bien, mais non, toujours pas. C'est plutôt bon signe, Docteur?
Que c'est beau, une mère! "

"A l'hôpital, il y a CEUX qui donnent et ce qui vole. Les infirmiers, les aides-soignants, les médecins donnent.
La maladie vole "

Si vous en voulez plus, c'est par là : http://www.alorsvoila.com/

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Fun Home

Publié le par lydiane

de Alison BECHDEL.

Je ne suis pas une grande fan de BD, pourtant je reste persuadée qu'il y a de belles découvertes à faire en la matière. Du coup, j'ai été bien contente que "lire une BD" soit une règle de notre Family Challenge.

Pour le choix de cette BD je me suis laissée conseiller par Penelope BAGIEU (généralement c'est mon style de BD, de l'humour !). Elle s'est soumise à la fameuse question du magazine Lire "3 livres sur une ile déserte", elle y citait cette BD : Fun Home.

Fun Home

Résumé :

Secrets de famille, déchirures cachées, enfance gothique, anxiétés sexuelles et grande littérature... Une autobiographie familiale à l'humour sombre et à la lucidité éblouissante... Bruce Bechdel enseigne l'anglais dans une petite ville de Pennsylvanie tout en dirigeant le " Fun Home ", le salon funéraire familial. Sa sensibilité, sa passion des livres, son raffinement s'expriment tant dans l'embaumement des corps que dans la restauration obsessionnelle de sa maison et la dictature esthétique à laquelle il soumet sa femme et ses trois enfants. La jeunesse d'Alison, sa fille, est envahie par l'ombre de ce père aux secrets brûlants, ogre des sentiments à la fois distant et infiniment proche. Elle découvre en même temps sa propre homosexualité et celle, soigneusement cachée, de ce tyran charmant, inconséquent et tourmenté, dont la mort brutale à 44, ans a tout d'un suicide. Dépassant de loin sa fonction d'exorcisme personnel, cette plongée vertigineuse dans les non-dits d'une famille américaine est le prétexte à revisiter l'une des plus grandes révolutions du XXe siècle - celle des genres sexuels.

Rien de bien gai comme vous pouvez le voir ! Je n'ajouterai rien de plus au résumé ci-dessus trouvé sur Babelio qui en dit déjà beaucoup.

Ce n'est malheureusement pas cette BD qui me fera changer mon avis général sur ce style littéraire. Ce n'est certainement pas fait pour moi... Je n'arrive pas à "entrer" réellement dans l'histoire par les images, j'ai visiblement besoin de mots. Ca ne m'a toutefois pas empeché d'emprunter à nouveau une BD à la médiathèque : article à venir prochainement ! 

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