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Le discours

Publié le par lydiane

De Fabrice CARO

Le discours

4ème de couverture :

« Tu sais, ça ferait très plaisir à ta sœur si tu faisais un petit discours le jour de la cérémonie. » C’est le début d’un dîner de famille pendant lequel Adrien, la quarantaine déprimée, attend désespérément une réponse au message qu’il vient d’envoyer à son ex.
Entre le gratin dauphinois et les amorces de discours, toutes plus absurdes les unes que les autres, se dessine un itinéraire sentimental touchant et désabusé, digne des meilleures comédies romantiques.
Un récit savamment construit où le rire le dispute à l’émotion.

J'avais envie de rire un peu, d'où mon choix pour ce petit roman...malheureusement, autant le dire tout de suite, le fou rire ne fut pas au rendez-vous.

Dans ce roman, on suit les réflexion d'Adrien durant un déjeuner familial. Il se retrouve pour un traditionnel repas du dimanche chez ses parents avec sa sœur et son futur mari. Le mariage, qui doit être célébré prochainement, est le principal sujet de conversation. Son futur beau-frère profite de quelques secondes seul à seul, pour lui demander de faire un discours pendant le mariage. Adrien, pris au dépourvu, ne sait pas quoi dire si ce n'est un "oui, bien sûr". Seulement voilà, parler d'amour, de vœux pour l'éternité, ça soule Adrien.

Sa petite amie lui a demandé, il y a quelques semaines, de "faire une pause". Adrien s'était promis de faire le mort, mais il a craqué, il vient de lui envoyé un sms "neutre", un fameux "j'espère que tu vas bien, bisous". Il attend désespérément une réponse... en même temps, il subit la discussion de sa famille, qui au final ne le connait absolument pas.

Perso, ça ne m'a pas fait rire, j'ai même trouvé ça particulièrement sordide et triste. Cet homme, seul, qui n'a jamais été compris. Sa révolte reste dans sa tête, rien ne sort. Il a passé sa vie à faire semblant sans jamais rien démentir, c'est pathétique. 

Publié dans Lu - entendu...

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Loin

Publié le par lydiane

d'Alexis MICHALIK.

Loin

4ème de couverture :

Tout commence par quelques mots griffonnés au dos d'une carte postale : "Je pense à vous, je vous aime." Ils sont signés de Charles, le père d'Antoine, parti vingt ans plus tôt sans laisser d'adresse. Avec son meilleur ami, Laurent, apprenti journaliste, et Anna, sa jeune sœur complètement déjantée, Antoine part sur les traces de ce père fantôme. C'est l'affaire d'une semaine, pense-t-il... De l'ex-Allemagne de l'Est à la Turquie d'Atatürk, de la Géorgie de Staline à l'Autriche nazie, de rebondissements en coups de théâtre, les voici partis pour un road movie généalogique et chaotique à la recherche de leurs origines insoupçonnées.
Alexis Michalik a décidément le goût de l'aventure : après le succès phénoménal d'Edmond, le comédien, metteur en scène et dramaturge couronné par cinq Molières, nous embarque à bord d'un premier roman virevoltant, drôle et exaltant.

Antoine est l'archétype du gars sérieux. Il est en couple avec Jen depuis 8ans, il a fait des études de droit et, son diplôme en poche, vient de réussir son entretien d'embauche dans un éminent cabinet d'avocats parisien. Sa vie est toute tracée.

Pour cette fin d'été, il doit partir quelques jours à Londres avec son meilleur ami Laurent, un brin plus fêtard que lui ! Mais en passant relever le courrier dans l'appartement de sa mère, il tombe sur une lette d'excuse de la poste : le courrier se perd parfois, et c'est le cas de cette carte postale qui arrive enfin à destination après 20ans. Il s'agit d'une carte envoyée par son père, Charles. Ce dernier a disparu du jour au lendemain, sans donner aucun signe de vie. La carte provient d'une petite ville autrichienne. Sur un coup de tête, Antoine et Laurent changent leurs billets d'avion. Ils n'iront pas à Londres pour ces quelques jours, mais en Autriche.

De quelques jours, le séjour va prendre plusieurs semaines, et même plusieurs mois. Accompagnée de la sœur d'Antoine, Anna, qui s'est incrustée avec le duo, ils vont remonter la piste de leur père, de pays en pays. C'est en découvrant leur racine, qu'Antoine et Anna vont comprendre qui ils sont réellement. Véritable roman initiatique, les personnages vont évoluer au fil des pages et gagner en liberté.

Avec ce roman, on part loin ! et ça fait du bien par ces temps où le confinement nous cloue à domicile. On voyage dans différents pays, on découvre différentes cultures, mais on voyage également dans le temps et on remonte, petit à petit, l'arbre généalogique d'Antoine. Les personnages sont attachants, bien qu'un peu caricaturaux par moment. Néanmoins, il y a certains personnages qui ont fait des "volte-face" que je n'ai pas vraiment compris (comme par exemple Heinrich, où ce n'est pas du tout compréhensible pour moi...)

J'ai vraiment été emballée par le postulat de départ et par l'intrigue qui se construisait. Par contre, le dernier quart du roman était pour moi de trop. Arrivée en Arménie, j'aurais bien vu une belle fin, bien travaillée. L'auteur a fait le choix de nous balader encore dans quelques pays, et j'ai moins apprécié. Ca m'a semblé trop tiré par les cheveux et un peu trop rapide, dommage...

 

 

 

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Lady Helen

Publié le par lydiane

de Alison GOODMAN.

Il s'agit d'une trilogie, que j'ai lu dans le cadre du Family Challenge : un livre avec un nom propre dans le titre.

Lady Helen
Lady Helen
Lady Helen

4ème de couverture du 1er tome :

Londres, Avril 1812....
Lady Helen Wrexhall s’apprête à faire son entrée dans le monde. Bientôt, elle sera prise dans le tourbillon des bals avec l'espoir de faire un beau mariage. Mais une bonne de la maison disparait, des meurtres sanglants sont commis, la plongeant soudain dans les ombres de la Régence. Helen fait la connaissance de lord Carlston, un homme à la réputation sulfureuse. Il appartient au Club des mauvais jours, une police secrète chargée de combattre des démons qui ont infiltré toutes les couches de la société. Lady Helen est dotée d’étranges pouvoirs, mais acceptera-t-elle de renoncer à une vie faite de privilèges et d'insouciance pour rejoindre lord Carlston et basculer dans un monde terrifiant ?

L'éditeur nous promettait un récit  « Entre romance à la Jane Austen et fantasy noire », ça donne envie, hein ? 

Alors oui, nous retrouvons le cadre d'Orgeuil et Préjugé et aussi des Chroniques de Bridgerton, pour ceux qui ont regardé la série Netflix. On est donc dans l'Angleterre victorienne et une jeune fille doit faire son entrée dans la société. Ici, c'est Lady Helen, qui va participer aux nombreux bals de la saison et être présentée à la reine Charlotte. Son oncle et sa tante qui les ont recueillis, elle et son frère, à la mort de leur parent, espèrent qu'elle va trouver un bon parti et se marier rapidement. Evidemment, un triangle amoureux va vite se mettre en place avec un homme secret et particulièrement antipathique, lord Carlson, et un homme bien sous tout rapport, mais un brin fade, le Duc de Selburn.

S'ajoute à cette histoire le côté fantasy : Helen va découvrir qu'elle possède des pouvoirs bien particuliers. Lord Carlson va alors lui apprendre ce qu'elle est : une vigilante. Il lui explique que, parmi les hommes, vivent des Abuseurs. Ces monstres se nourrissent de l'énergie des humains. Le gouvernement anglais a passé un accord avec eux, leur permettant de vivre au sein de la société sans dépasser certaines limites. Pour que ce contrat soit respecté, le gouvernement a créé le Club des mauvais jours, sorte de police secrète, composée, en partie, par des Vigilents.

Les tomes font chacun entre 500 et 600 pages, mais je les ai lu très rapidement. J'ai été vite embarquée dans l'histoire et ai eu envie de découvrir rapidement tous les rebondissements de cette intrigue. Cependant, pour moi, l'écriture manquait de subtilité. Surtout le 2ème tome où j'ai, plus d'une fois, levé les yeux au ciel, en me disant "non mais franchement". Le côté "romance", avec l'insistance de Lady Helen sur son attirance pour lord Carlson était vraiment too much. D'autre part, j'ai assez vite percé à jour l'identité de l'Abuseur Suprême. Malgré tout, cela reste un roman avec beaucoup de rebondissements et de l'action (les scènes de bataille sont plutôt sympa). Un roman pour ado, vraiment addictif !

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Lignes de faille

Publié le par lydiane

De Nancy HUSTON.

Oui, ce n'est pas serieux...nous sommes en avril et je ne vous ai pas encore parlé du Family Challenge de cette année ! Alors c'est parti, comme chaque fois, 2 règles édictées par chacune : ma petite maman, mes 2 p'tites sœurs (Number One, Number Two) et moi-même :

- un livre sorti l'année de nos 20ans

- un livre dont l'intrigue se déroule sur plusieurs générations

- un livre dont le héros est un enfant

- un livre qui se passe dans un pays que l'on veut visiter

- un livre avec une relation mère/enfant

- un livre qui a un nom propre dans le titre

- un documentaire

- un livre dont l'auteur a le même prénom qu'une personne de la famille

J'ai lu le roman se Nancy HUSTON dans le cadre de ce challenge : "un livre dont l'intrigue se déroule sur plusieurs générations."

Lignes de faille

4ème de couverture :

Entre un jeune Californien du XXIe siècle et une fillette allemande des années 1940, rien de commun si ce n'est le sang. Pourtant, de l'arrière-grand-mère au petit garçon, chaque génération subit les séismes politiques ou intimes déclenchés par la génération précédente. Monstrueuses ou drôles, attachantes ou désespérées, les voix de Sol, Randall, Sadie et Kristina - des enfants de six ans dont chacun est le parent du précédent - racontent, au cours d'une marche à rebours vertigineuse, la violence du monde qui est le nôtre, de San Francisco à Munich, de Haïfa à Toronto et New York.
Quel que soit le dieu vers lequel on se tourne, quelle que soit l'époque où l'on vit, l'homme a toujours le dernier mot, et avec lui la barbarie. C'est contre elle pourtant que s'élève ce roman éblouissant où, avec amour, avec rage, Nancy Huston célèbre la mémoire, la fidélité, la résistance et la musique comme alternatives au mensonge.

Quand on commence la lecture de ce roman, on découvre un narrateur de 6ans, Sol. Il vit au Canada et nous raconte sa vie au quotidien. C'est un enfant-roi, sa mère le surprotège et le place sur un piédestal. Son père, quant à lui, est plutôt absent. Sol nous raconte comment il gruge sa mère pour se balader sur des sites internet ultra violents. J'avoue ce début de roman ne m'emballait pas beaucoup, ce petit garçon m'était, en fait, plutôt antipathique. 

En débutant le chapitre suivant, on fait un saut dans le passé. Le narrateur est toujours un petite garçon de 6 ans, mais il s'agit, cette fois-ci, du père de Sol. Sa mère, il ne la voit pas beaucoup. Elle parcourt le monde pour ses recherches historiques, et va entrainer sa famille avec elle, obligeant ce petit garçon a déménagé en Israël.

La chapitre suivant nous est conté par une petite fille de 6ans, la grand-mère de Sol, Sadie. Et enfin le dernier chapitre nous entraine en 1945 avec Erra, l'arrière-grand-mère de Sol.

Ce qui est fascinant dans ce roman, c'est sa construction. Au fil des chapitres, on découvre cette filiation. Le voile se lève petit à petit, pour nous révéler ce secret de famille qui empoisonne les relations futures, de générations en générations. J'ai aimé voir se dessiner, tout le long du récit, l'histoire d'Erra et comprendre, au final, le comportement de chaque personnage. Un très beau roman.

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Songe à la douceur

Publié le par lydiane

de Clémentine BEAUVAIS

Songe à la douceur

4ème de couverture :

Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans, il en a 17 ; c'est l'été, et il n'a rien d'autre à faire que de lui parler. Il est sûr de lui, charmant et plein d'ennui, et elle timide, idéaliste et romantique. Inévitablement, elle tombe amoureuse, et lui, semblerait-il, aussi. Alors elle lui écrit une lettre ; il la rejette, pour de mauvaises raisons peut-être. Et puis un drame les sépare pour de bon. Dix ans plus tard, ils se retrouvent par hasard. Tatiana s'est affirmée, elle est mûre et confiante ; Eugène s'aperçoit, maintenant, qu'il ne peut plus vivre loin d'elle. Mais est-ce qu'elle veut encore de lui ?
Songe à la douceur, c'est l'histoire de ces deux histoires d'amour absolu et déphasé - l'un adolescent, l'autre jeune adulte - et de ce que dix ans, à ce moment-là d'une vie, peuvent changer. Une double histoire d'amour inspirée des deux Eugène Onéguine de Pouchkine et de Tchaïkovski - et donc écrite en vers, pour en garder la poésie

Je l'ai croisé une paire de fois ce livre sur les blogs, mais pour être honnête l'écriture en vers libres m'effrayait. Et un jour, en tombant une fois de plus sur lui dans les rayons de la médiathèque, je l'ai sorti de l'étagère pour lire la première page :

Tatiana, figurez-vous,
avait repensé à lui la veille au soir,
ce qui aurait pu être une étonnante coïncidence,
sauf qu'elle pensait à lui souvent
-et je suis sûre que parmi vous,
il y en a qui pensent,
parfois, à des amours gâchées
il y a deux ans, trois ou dix ans.
ce n'est pas pire après dix ans,
ça n'augmente pas nécessairement avec le temps,
ce n'est pas un investissement, le regret.
Il n'y a pas toujours de quoi en faire toute une histoire.
Mais pour ces deux-là, vous m'excuserez de
faire une exception.
Regardez comme ils chancellent de se revoir.
Regardez un peu leurs regards...

Et puis, il faut donner sa chance à l'original, alors je l'ai emprunté. Et j'ai bien fait ! J'ai trouvé que l'écriture permet d'avoir un rythme dans la lecture. L'auteur nous impose des silences, des pauses, des phrases qui s'enchainent...et ça sert merveilleusement bien l'histoire. 

C'est donc l'histoire d'un flirt de jeunesse qui s'arrête avant même d'avoir pu grandir. Parce que Eugène a 17 ans, qu'il se "coltine" Tatiana pendant que son copain drague la grande sœur de celle-ci. Mais 10ans après, quand Eugène tombe sur Tatiana dans le métro, leur 3 ans d'écart n'a plus beaucoup d'importance. Seulement, c'est peut-être un peu tard... Une jolie histoire qui se lit très facilement, on a même du mal à lâcher ce bouquin tant on a envie de conaitre le fin mot de l'histoire, celle de maintenant et celle d'il y a 10ans également !

Publié dans Lu - entendu...

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Dominion

Publié le par lydiane

de C.J. SANSOM

Dominion

4ème de couverture :

Et si Winston Churchill avait été écarté du pouvoir en 1940 ? Et si les nazis avaient alors conquis l'Angleterre ? Entre roman d'espionnage, polar historique et politique-fiction, une œuvre magistrale où l'auteur imagine le sort d'une Europe qui aurait pactisé avec le diable. Acclamé outre-Manche, un roman captivant, aux troublantes résonances contemporaines.
Hiver 1952. Douze ans que l'Angleterre s'est rangée du côté de Hitler après la prise de Dunkerque. Douze ans que le pays a perdu son indépendance pour devenir un dominion, un satellite de l'axe nazi. Douze ans que les services de la Résistance attendent un signe de Winston Churchill pour embraser le pays.
Parmi eux, David Fitzgerald, fonctionnaire d'origine juive, se voit confier une mission des plus périlleuses : protéger un scientifique porteur d'un secret classé défense. Un secret capable de renverser l'équilibre du monde et que la Gestapo est bien décidée à récupérer avant lui.
Aidé de la mystérieuse Natalia, artiste réfugiée d'Europe de l'Est, et de Ben, fougueux Écossais communiste, David va devoir prendre tous les risques pour tenter d'échapper aux sbires de l'officier Gunther Hoth. Mais est-il encore temps de changer le cours de l'Histoire ?

Il aurait suffit d'un simple petit changement, un seul "et si", pour que la Grande Histoire prenne un autre virage et que notre monde soit totalement différent de celui d'aujourd'hui. C'est ce que Monsieur Sansom a imaginé dans son roman. En mai 1940, après la démission de Chamberlain, 1er ministre du Royaume Uni, ce n'est pas Churchill qui prend la suite. il est évincé par Halifax qui s'empresse de conclure un armistice avec l'Allemagne. Le Royaume Uni perd son indépendance et vit sous le joug des nazis. Churchill prend alors la tête de la Résistance.

Ce roman se déroule en 1952, les nazis dirigent l'Angleterre, les lois anti-juifs s'appliquent dans tout le pays. Certains résistent et prennent tous les risques. C'est le cas de David. Fonctionnaire au Dominion, qui se sert de son statut pour accéder à des documents top secret et les transmettre à la Resistance. Malheureusement après 3ans d'espionnage, sa couverture tombe...

Il s'agit d'un roman vraiment dense. Dans ces 900 pages, l'auteur prend soin de décrire le cadre de la société anglaise (et clairement c'est crédible !). On fait connaissance avec les personnages, leur passé, leurs doutes, leur évolution...alors oui, il y a parfois un peu de longueur, c'est vrai. Mais ça s'emballe dans la seconde moitié du roman. S'engage alors une chasse à l'homme où nazis et résistants s'opposent. J'ai aimé les rebondissements, la montée de la pression : mais vont-ils réussir ??? Bref, cela a été une belle lecture pour moi.

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Orgueil et préjugés

Publié le par lydiane

de la célébre Jane AUSTEN

Orgueil et préjugés

4ème de couverture :

Mr et Mrs Bennett ont cinq filles à marier. À l’arrivée d’un nouveau et riche voisin, la famille espère que l’une d’entre elles pourra lui plaire… Au-delà des aventures sentimentales des cinq filles Bennett, Jane Austen dépeint les rigidités de la société anglaise au tournant du XIXe siècle. Le comportement et les réflexions d’Elizabeth Bennett, son personnage principal, révèlent les problèmes auxquels sont confrontées les femmes de la gentry campagnarde pour s’assurer sécurité financière et statut social : la solution passe en effet par le mariage.
Drôle et romanesque, ce chef-d’œuvre de Jane Austen continue à jouir d’une vive popularité et a donné lieu à de nombreuses adaptations.

Quoi de mieux pour la Saint Valentin que cette célèbre histoire d'amour entre Elisabeth et Darcy ? J'ai lu ce roman, il y a déjà plusieurs années, j'ai également déjà regardé l'adaptation cinématographique avec Keira Knightley, mais j'avais de nouveau envie de me plonger dans l'univers victorien de cette grande auteure. Et autant vous le dire tout de suite, ce plongeon fut un délice !

Si Jane AUSTEN a cette renommée, ce n'est pas pour rien. Elle a un talent pour nous présenter ses personnages et nous les rendre si réel. J'ai eu envie de leur mettre une paire de baffes un bon milliers de fois ! Mais mon dieu, leur amour transpire à travers les pages, il n'y a qu'eux pour ne pas s'en rendre compte et se "détester" si  ouvertement.

Pour ceux qui n'aurait pas encore eu la bonne idée de lire ce roman, un petit résumé : M. Bingley emménage dans une nouvelle maison. Il est le voisin de la famille Bennet. Mme Bennet n'a qu'un objectif dans la vie : marier ses 5 filles. Elle pense paraitre, réputation et surtout argent. Au XIXè S, une jeune fille doit être belle, avoir une réputation sans tache, et trouver un équilibre difficile entre encourager les prétendants "intéressants" sans être pour autant une fille facile. Alors oui, c'est un monde superficiel où les apparences ont la plus grande importance. Mais Elisabeth la seconde fille des Bennet, est réfléchie, intelligente. Elle a effectivement conscience que le mariage est le seul avenir possible pour elle. Mais hors de question d'épouser un homme stupide, même s'il est capable de lui assurer une vie à l'abri du besoin.

Dans sa tentative de "caser" une de leur filles, la famille Bennet vont faire connaissance avec leur nouveau voisin M Bingley. Il font également la connaissance de l'ami de celui-ci M. Darcy, Un homme immensément riche, mais hautain et particulièrement antipathique.

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Le crépuscule et l'aube

Publié le par lydiane

de Ken FOLLETT

Le crépuscule et l'aube

4ème de Couverture :

En l'an 997, à la fin du haut Moyen Âge, l'Angleterre doit faire face à des attaques de Gallois à l'ouest et de Vikings à l'est. Les hommes au pouvoir exercent la justice au gré de leurs caprices, s'opposant non seulement au peuple, mais aussi au roi. Sans l'existence d'un État de droit, c'est le règne du chaos

Dans cette période agitée, trois personnages voient leurs destins s'entrecroiser. La vie du jeune Edgar, constructeur de bateaux, bascule quand la seule maison dans laquelle il ait jamais vécu est détruite au cours d'un raid viking, le forçant lui et sa famille à s'installer dans un nouveau hameau et repartir de zéro. Ragna, jeune noble normande insoumise, se marie par amour à l'Anglais Wilwulf et le suit de l'autre côté de la Manche. Cependant, les coutumes de la terre natale de son époux sont scandaleusement différentes des siennes. Tandis qu'elle prend conscience que dans son entourage se joue une bataille perpétuelle et violente pour le pouvoir, elle craint que le moindre faux pas n'ait des conséquences désastreuses. Aldred, moine idéaliste, rêve de transformer sa modeste abbaye en un centre d'érudition qui serait reconnu à travers toute l'Europe. Chacun d'eux à son tour s'opposera au péril de sa vie à l'évêque Wynstan, prêt à tout pour accroître sa richesse et son pouvoir.

Trente ans après la publication des Piliers de la Terre, vendu à plus de 27 millions d'exemplaires dans le monde, Le Crépuscule et l'Aube nous transporte dans une époque historiquement riche dans laquelle se confrontent ambition et rivalité, vie et mort, amour et haine, et nous conduit aux portes des Piliers de la Terre.

 

Quand j'ai vu ce roman dans les livres de la rentrée littéraire, j'ai tout de suite eu envie de le lire. Je me souviens de ma lecture Des Piliers de la Terre il y a plusieurs années, j'avais littéralement dévoré ce pavé ! Ken FOLLETT a vraiment le talent de nous plonger dans une époque, dans des intrigues impossibles.

Le lecteur se retrouve dans un petit coin d'Angleterre au cœur du Moyen Age. En plus des guerres de peuples, avec les viking qui mettent à feu et à sang leurs villages, les anglais doivent faire face à des intrigues sournoises de lutte de pouvoir. Edgar est un jeune homme qui a tout perdu dans le pillage de son village. Mais il peut compter sur son intelligence et son bon sens pratique qui lui permettent de rebondir dans un petit hameau. Au fil des semaines, il arrive à reconstruire une petite ferme qui va assurer la survie de sa mère et de ses frères. 

Edgar va faire la connaissance de Ragna, une jeune femme normande, qui a entrepris la traversée de la Manche pour rejoindre son futur époux, le seigneur Wilwulf. Edgar lui vient en aide et elle s'en souviendra dans l'avenir. Wilwulf n'est pas un exemple de sainteté, mais il est toujours meilleur que ses deux frères, en particulier l'évêque Wynstan. Ce dernier n'a qu'un objectif : s'enrichir et avoir un pouvoir absolu entre ses mains. Pour cela, il est prêt à tout. Il trouvera sur sa route un jeune moine, Aldred, qui rêvent de faire briller le savoir et les préceptes de l'Eglise. Il trouvera un appui et un ami dans la personne d'Edgar.

Ce livre est une superbe fresque du Moyen Age, il y a des rebondissements, de l'amitié, de l'amour et bien sûr de vrais méchants. Mais j'avoue ne pas avoir été aussi emballée que par les Piliers de la Terre. J'ai parfois trouvé certaines "lourdeurs" dans l'écriture : Ken FOLLETT insiste sur des situations/sentiments, alors que c'était loin d'être nécessaire. Dommage...ça m'a un peu gênée.

 

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L'ile aux mensonges

Publié le par lydiane

de Frances HARDINGE

L'ile aux mensonges

4ème de couverture :

Faith Sunderly, 14 ans, est la fille d'un révérend et éminent naturaliste. Accusé d'avoir trompé la communauté scientifique, il part s'exiler avec sa famille sur une île au large des côtes anglaises. Mais les rumeurs l'accablent et bientôt il est retrouvé mort. Suicide déshonorant comme le fait croire la respectable société victorienne ? Ou assassinat, comme en est persuadée sa fille ? Avec son insatiable curiosité, Faith mène seule son enquête, qui l'entraine de révélations en secrets précieusement dissimulés. Elle est prête à défier toutes les convenances sociales pour faire surgir la vérité. Mais cette vérité pourrait se révéler dangereuse....

Un roman jeunesse dont j'ai entendu beaucoup de bien. On plonge ici dans la société victorienne du XIXeS. La recherche scientifique est en ébullition, mais avant de grandes découvertes, il y a forcément de fausses pistes...

Le père de Faith est un naturaliste reconnu. La jeune Faith s'intéresse énormément au travail de son père et au domaine scientifique d'une façon générale, mais on lui explique clairement que ce n'est pas le rôle d'une femme ! Les portes des laboratoires et des musées lui sont fermées. Alors, lorsque sa famille est obligée de s'isoler sur une île plutôt hostile, Faith est bien décidée à trouver ce qu'on lui cache. Pourquoi son père doit-il quitter la grande société londonienne ?

Le mystère s'épaissit lorsque son père est retrouvé mort. On évoque un suicide. Son père n'aurait pas supporter les critiques faites à son encontre. Faith est vent debout contre ces attaques. Elle est bien décidée à prouver que son père était un grand scientifique et qu'il a été assassiné.

Ce mêle à cette enquête un côté fantastique, mais je ne veux pas trop en dire, si ce n'est que cela va engendrer des luttes de pouvoir. Chacun avance masqué pour arriver à ses fins...

Ce fut une très belle lecture ! L'histoire est bien ficelée, et le lecteur est entrainé dans ces intrigues mystérieuses. Si vous aimez les policiers et le fantastique, foncez, vous ne serez pas deçu !

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La vie a plus d'imagination que nous

Publié le par lydiane

de Clarisse SABARD

La vie a plus d'imagination que nous

4ème de couverture :

Après sa récente rupture avec Clément, Léna redoute une nouvelle fois les vacances de Noël dans sa famille quelque peu agitée. Mais elle n'imaginait pas avoir affaire à un nouveau cataclysme !
Cette fois, c'est son père qui fait des siennes : une semaine avant Noël, la voilà forcée d'aller le chercher à l'hôpital, car il a été ramassé ivre mort devant la grille du cimetière de Vallenot... Qu'est-ce qui lui a pris ? Et pourquoi a-t-il rompu avec sa dernière conquête ? Et comme si cela ne suffisait pas, sa mère a décidé de la recaser avec Clément, Mamie Jacotte l'a inscrite en secret sur un site de rencontres et son oncle Xavier a invité un SDF pour les fêtes...
Cette année encore, les vacances ne s'annoncent pas de tout repos. Heureusement qu'il y aura la neige, le chocolat chaud, le marché de Noël et les traditionnelles décorations au programme !

 

Je sais, je ne suis pas très en avance dans les publications sur mon blog... encore un roman que j'ai lu au moment de Noël. Comme pour "Falalala", j'étais à la recherche d'un roman léger qui me mettent dans l'ambiance de Noël. Avec ce genre de livre, il y a toujours le risque de tomber sur un romance gnagnan...et malheureusement, ce fut le cas avec ce livre.

On connait la fin dès le départ : évidemment, Léna et Clément vont retomber dans les bras l'un de l'autre. Mais si c'était amené avec subtilité, une jolie écriture et la magie de Noël, je ne dis pas non. Mais là, excusez moi, c'est lourd ! Pas de finesse dans ce roman, les personnages sont caricaturaux : la grand-mère jeun's inscrite sur Meetic, le père en pleine déprime et remise en question (là aussi on voit arriver le pourquoi de la situation des kilomètres à l'avance) et surtout le personnage de Léna...mon dieu, elle m'était complétement antipathique.

Bref, ce n'est pas un roman pour moi. Clarisse SABARD a de nombreux fans, je ne fais tout simplement pas partie du lot. Ce genre d'intrigues, je les préfère dans mon canapé en série télé plutôt qu'en roman, c'est tout.

Publié dans Lu - entendu..., Noël

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