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Juste une fois

Publié le par lydiane

d'Alexandre JARDIN.

J'aime beaucoup cet auteur, et ça faisait longtemps que je n'avais pas lu l'un de ses livres. Donc voilà, je me suis laissée tenter par "Juste une fois", roman paru l'année dernière.

Juste une fois

4ème de couverture :

A trois heures de son mariage new-yorkais, César dévisage la sœoeur cadette de celle qu'’il s'’apprête à épouser et comprend que c’'est elle, la femme de sa vie. « Puisque notre histoire n’'est pas possible, j’'aimerais que nous nous aimions... juste une fois dans notre vie, lui propose-t-il. Pour n’'avoir aucun regret. Choisis le moment Hannah. Et je ferai comme si je n'’avais rien dit. J’'attendrai. » Quinze ans plus tard, ils se retrouvent au bord d’un lac québécois, à trois semaines du mariage d'’Hannah. Sera-t-elle fidèle à sa parole ou à ses souvenirs ? Veuf, César est guéri de tout romantisme. Revenue de ses rêveries, Hannah a renoncé au sentimentalisme. Peut-on croire encore à la passion quand on a cessé d'’y croire ?

Oui, mais...non. La sauce n'a pas pris pour moi. Moi qui généralement adore les histoires d'amour d'Alexandre Jardin, toujours un peu décallées, toujours dans l'excés des sentiements, toujours à vouloir chercher le grandiose (comme dans l'Ile des gauchers, que j'ai trouvé génial), là je n'y ai pas cru une minute. J'avais la sensation d'être dans une serie B, trop couru d'avance, pas de surprise. Je suis dure, mais franchement j'ai été déçue.

En plus, l'histoire se passe au Quebec. J'adore leur accent, j'adore leur expression. Mais contre toute attente, dans ce livre ça m'a déplu. Au lieu de me faire sourire, j'ai trouvé ce vocabulaire too much, pas naturel pour un sou.

Non, décidement ce roman n'était pas pour moi. Mais ça ne m'empechera pas de relire Alexandre Jardin. D'ailleurs, son roman "Joyeux Noêl" paru en 2012 me tend les bras pour la fin de l'année !

 

Publié dans Lu - entendu...

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Massif du Sancy

Publié le par lydiane

Septembre, la rentrée des classes, bientôt la reprise du boulot...c'est sûr, les vacances sont bien finies !

Cette année, nous avons eu la chance de partir à Chambon sur Lac. La chance, parce que c'est une région que j'adore, et petit plus, j'ai pu passer faire un coucou à ma côpine Claire ! Mais partir à 2 au coeur des volcans ou à 4 avec deux p'tits loulous, ce n'est pas vraiment la même chose. Avant de partir, j'ai potassé un peu les sites et brochures d'offices de tourisme, mais on ne sait pas toujours si c'est accessible en poussette, si c'est pas trop long, trop ennuyeux, trop compliqué pour des enfants... Alors parfois, on tente et c'est quitte ou double ! Mais là, j'ai découvert un truc pas mal du tout : le label Famille Plus (http://www.familleplus.fr/fr).

Ce label est destiné à valoriser les communes ayant engagé une démarche globale en faveur de l’accueil des familles (hébergement, animations, commerce partenaires, coins-change pour bébés...). Besse, Murol, Chambon sur Lac, La Bourboule et Le Mont-Dore sont labélisées. C'était parfait pour nous ! Dans chacune de ses communes nous avons pu trouver des animations à faire avec les enfants, des road-book poussette (balade accessible avec nos engins à 4 roues !) et les restaurants qui sont heureux d'accueillir les familles (ça évite la gueule du serveur de 6 pieds de long quand tu te pointes avec un enfant de 3 ans et une poussette !).

Le village vacances était également très adapté avec piscine (intérieur et exterieur), zone de jeux aquatiques et salle de jeux (piscine à balles, trampoline...).

Bref, nous avons passé de très bonnes vacances. Mon Pirate a expérimenté beaucoup de nouveautés : patins à glace (la patinoire du Mont-Dore réservant une après-midi par semaine dédiée aux enfants de moins de 11ans, avec avantage tarifaire !), la luge d'été, le pédalo. Sans oublier les visites qui l'ont ravies : le château de Murol, le parc des myocastors et kangourous, le funiculaire du Capucin, les cascades...

Massif du Sancy
Massif du Sancy
Massif du Sancy
Massif du Sancy
Massif du Sancy
Massif du Sancy
Massif du Sancy
Massif du Sancy
Massif du Sancy
Massif du Sancy

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Le royaume

Publié le par lydiane

d'Emmanuel CARRERE.

J'avais adoré "D'autres vies que la mienne" de cet auteur, et je m'étais promis de lire un autre de ses ouvrages. "Le royaume" a fait beaucoup de bruit quand il est sorti l'année dernière. J'ai hésité, longtemps. Avais-je envie de lire plus de 600 pages sur la religion catholique ? Et puis, j'ai tenté...

Le royaume

4ème de couverture :

A un moment de ma vie, j’ai été chrétien. Cela a duré trois ans, c’est passé. Affaire classée alors? Il faut qu’elle ne le soit pas tout à fait pour que, vingt ans plus tard, j’ai éprouvé le besoin d’y revenir. Ces chemins du Nouveau Testament que j’ai autrefois parcourus en croyant, je les parcours aujourd’hui – en romancier? en historien? Disons en enquêteur.

Dans la 1ère partie de ce livre, Emmanuel CARRERE, nous raconte "sa période chétienne". J'avoue qu'en commençant ce livre je ne m'attendais pas à ça. Je pensais lire les faits historiques de la constituion du christianisme (ce sera le cas dans les parties suivantes, evidemment !), et non une "biographie" romancée de l'auteur. Néanmoins, cette première partie m'a beaucoup plu et est nécessaire pour expliquer le pourquoi et le comment de ce livre pour son auteur. J'ai trouvé qu'Emmanuel CARRERE était un chretien bien particulier...c'est bien simple la religion dirigeait toute sa vie : il allait à la messe tous les jours, réfléchissait chaque matin sur un verset de la Bible...

Dans les parties suivantes, l'auteur nous présente Paul de Tarse et l'évangeliste Luc. Pour le coup, j'ai appris pas mal de trucs. De mes années de cathé et des nombreuses messes auxquelles j'ai assisté, je me souviens surtout de la vie de Jésus, des paraboles, des precepts de vie. Mais on évoque rarement les évangelistes et comment le christianisme s'est développé, quels ont été les obstacles.

J'ai apprécié les comparaisons avec des faits plus récents, décrites par Emmanuel CARRERE pour rendre les choses plus concrétes. C'est sur que le communisme et le christianisme ont peu de choses comparables, mais imaginer Paul comme un Trostki permet de comprendre comment il était perçu par les "apôtres originels".

Quand on y réfléchit bien c'est quand même incroyable qu'un petit groupe que l'on pourrait qualifier de "secte" soit à l'origine d'une religion qui ait pris tant d'ampleur. Après tout, au départ il s'agit d'une poignée d'hommes qui reconnait en Jesus le fils de Dieu et qui croient à sa résurection. Il existe des rivalités entre ces hommes, leurs discours ne sont pas toujours semblables : il y a ceux qui insistent pour conserver également les preceptes juifs, ceux qui estiment qu'il n'y a plus d'obligations des respecter...Et puis, il suffit d'un peu de chance, de hasard, d'un empreur roman qui s'intéresse à eux... pour que naisse une religion.

Si j'ai trouvé le thème intéressant, la façon de l'aborder originale, je n'ai pas été complétement conquise par ce livre. Déja 640 pages, c'est long...j'ai parfois eu du mal à me concentrer et à continuer ma lecture. De plus, il a quelques passages que j'ai trouvé sans intérêt (je me serais bien passée du texte sur la pornographie sur internet par ex.). Malgré tout, je suis bien contente de l'avoir lu et ça m'a presque donné envie de lire d'autres ouvrages sur la création de cette religion.

Quelques extraits :

"Maintenant, ce qui fait la réussite d’un film, ce n’est pas la vraisemblance du scénario mais la force des scènes et, sur ce terrain-là, Luc est sans rival : l’auberge bondée, la crèche, le nouveau-né qu’on emmaillote et couche dans une mangeoire, les bergers des collines avoisinantes qui, prévenus par un ange, viennent en procession s’attendrir sur l’enfant… Les rois mages viennent de Matthieu, le bœuf et l’âne sont des ajouts beaucoup plus tardifs, mais tout le reste, Luc l’a inventé et, au nom de la corporation des romanciers, je dis : respect. "

"Je suis devenu celui que j'avais peur de devenir. Un sceptique. Un agnostique - même pas assez croyant pour être athée. Un homme qui pense que le contraire de la vérité n'est pas le mensonge mais la certitude. "

"Je suis pourtant convaincu que la force de persuasion de la secte chrétienne tenait en grande partie à sa capacité d'inspirer des gestes sidérants, des gestes - et pas seulement des paroles - qui allaient à l'inverse du comportement humain normal. Les hommes sont ainsi faits qu'ils veulent - pour les meilleurs d'entre eux, ce n'est déjà pas rien - du bien à leurs amis et, tous, du mal à leurs ennemis. Qu'ils aiment mieux être forts que faibles, riches que pauvres, grands que petits, dominants plutôt que dominés. C'est ainsi, c'est normal, personne n'a jamais dit que c'est mal. La sagesse grecque ne le dit pas, la piété juive non plus. Or voici que des hommes non seulement disent mais font exactement le contraire. D'abord on ne comprend pas, on ne voit pas l'intérêt de cette extravagante inversion des valeurs. Et puis on commence à comprendre. On commence à voir l'intérêt, c'est-à-dire la joie, la force, l'intensité de vie qu'ils tirent de cette conduite en apparence aberrante. Et alors on n'a plus qu'un désir, c'est de faire comme eux. "

"C'est un chose étrange, quand on y pense, que des gens normaux, intelligents, puissent croire un truc aussi insensé que la religion chrétienne, un truc exactement du même genre que la mythologie grecque ou les contes de fées. Dans les temps anciens, admettons : les gens étaient crédules, la science n’existait pas. Mais aujourd’hui ! Un type qui, aujourd'hui croirait à des histoires de dieux qui se transforment en cygne pour séduire des mortelles, ou à des princesses qui embrassent des crapauds et quand elles les embrassent il deviennent des princes charmants, tout le monde dirait : il est fou. Or, un tas de gens croient un histoire tout aussi délirante et ces gens ne passant pas pour fous. Même sans partager leur croyance, on les prend au sérieux."

 

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Buvard

Publié le par lydiane

de Julia KERNION.

J'ai découvert ce roman par le biais du Prix littéraire inter CE. Il s'agit du 3ème roman de cet auteure française née en 1987.

Buvard

4ème de couverture :

Un jeune homme réussit à forcer la porte d'une romancière célèbre, Caroline N. Spacek, réfugiée en solitaire dans la campagne anglaise depuis plusieurs années. Très jeune, elle a connu une gloire littéraire rapide et scandaleuse, après une enfance marquée par la violence et la marge. Il finit par s'installer chez elle et recueillir le récit de sa vie.

Lou, un étudiant d'un vingtaine d'année, a obtenu la possibilité d'interviewer Caroline N. Spacek. Chose plutôt étonnante tellement la grande romancière se terre chez elle depuis plusieurs années. Mais Caroline a eu du flaire en répondant "oui" cette fois-ci, car le courant passe bien entre ces deux là. L'interview qui devait durer 1 ou 2 heures va finalement durer plusieurs semaines. Lou s'installe chez l'auteur et écoute le récit de sa vie. On apprend son parcours, ses passions (ou devrais-je dire sa passion pour l'écriture), ses compagnons. On découvre une femme qui a construit sa vie en suivant son coeur, en solitaire, sans se préoccuper des gens qui l'entoure. Et on comprend petit à petit pourquoi elle s'est forgée un tel caractère.

On en apprend également un peu plus sur Lou. Il est loin d'être le personnage lisse, que l'on peut imaginer au début. Lui aussi à ses blessures, ses cicatrices.

On voit que l'écriture de Julia KERNION est travaillée, très étudiée. Peut être un peu trop pour moi. Parfois ça a manqué de simplicité à mon goût. J'avoue que, du coup,  je n'aie pas été complétement emportée par ce roman.

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L'autre Monde - tome 3 : Le coeur de la terre

Publié le par lydiane

de Maxime CHATTAM.

Après les deux premier opus (http://lydianeyannick.over-blog.com/2015/06/l-autre-monde-tome-2-malronce.html), je m'attaque à la suite des aventures de Matt.

L'autre Monde - tome 3 : Le coeur de la terre

4ème de couverture :

Ils n'ont plus le choix : il faut se battre ou mourir. De la survie d'Eden dépendent celle des enfants, de leur union, l'avenir de cette étrange planète. Pour l'Alliance des Trois, c'est l'épreuve ultime, la fin d'une longue quête, naissance ou mort de l'espoir. Oubliez tout ce que vous savez, Autre-Monde vous attend...

Dans ce tome, les Pans se préparent à mener la guerre contre les adultes. Pour le moment c'est le tome de la série que j'ai préféré. J'y ai trouvé beaucoup plus d'action, surement grace aux scènes de bataille : les différentes armées, les plans d'attaque, les sauvetages... Beaucoup de questions touvent réponses : qui est le Raupéroden, quel est l'objectif de la quête de la Reine Malronce, qui est-elle au final... Bien que ma lecture fut agréable, il m'a manqué du suspens. Toutes ces "révélations", je les avais deviné bien en amont. De plus, les reproches que je faisais au second tome restent d'actaulité : une écriture très "simpliste" et beaucoup de "bons sentiments".

Ce troisième livre cloture le 1er cycle de la saga. Le lecteur peut clairement s'en tenir là, il y a une vraie fin. J'ai malgré tout envie, par curiosité, de commencer le second cycle (qui est composé de 4 livres - la parution du dernier étant prévue pour le 1er trimestre 2016).

Publié dans Lu - entendu...

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Le tombeau d'étoiles

Publié le par lydiane

de Maxence FERMINE.

J'ai lu, il y a quelques semaines, un roman de cet auteur : http://lydianeyannick.over-blog.com/2015/06/les-carnets-de-guerre-de-victorien-mars.html

J'ai beaucoup aimé ce dernier, notamment l'écriture tout en finesse de Maxence FERMINE. J'ai donc vite choisis un autre de ses romans à la bibliothèque.

 

Le tombeau d'étoiles

4ème de couverture :

Au soir de sa vie, un homme retrace le long chemin qu'il a parcouru et les événements, parfois tragiques, qui en ont déterminé le cours. Inspiré de faits réels, sensible, envoûtant, ce roman de Maxence Fermine redonne corps à la période trouble de l'Occupation au fil d'une superbe histoire de vengeance et d'amour dans les paysages grandioses de la Savoie.

Je l'ai vu plusieurs fois ce film, mais à chaque fois, je n'y coupe pas, je finis en larme. Je veux parler de "Manon des sources", vous savez la scène finale où Yves Montant apprend que la femme qu'il a aimé toute sa vie, l'aimait également en retour, mais que par un malheureux hasard, ils ne l'ont jamais su et ont gaché leur vie. On pourrait faire un parallèle avec ce roman de Maxime FERMINE qui se termine par "Je n'ai fait que rêver ma vie au lieu de vivre mes rêves".

Didier Vandoeuvre, vieux monsieur, retrace ses années de jeunesse et notamment celles vécues pendant l'occupation. Il ne s'agit pas d'un héros de la résistance, ni d'un collabo, c'est juste l'histoire d'un jeune homme banal. Il n'apprécie pas l'occupant, mais ne fait rien contre, il poursuit sa vie tant bien que mal. Mais parfois on se trouve au mauvais endroit au mauvais moment, parfois les évenements vont si vite qu'on agit par instinct sans se rendre compte. On se retrouve alors embarqué dans une histoire que l'on a jamais voulu. C'est ce qui arrive à notre pauvre Didier que l'on voit se débattre avec ses sentiments, sa culpabilité, son amour, sa droiture, sa solitude...

L'écriture de l'auteur me plait toujours autant. C'est simple, poétique, mais tellement authentique. On plonge dans l'intrigue sans problème, avec délice.

Quelques phrases :

"J'aurais voulu dire que je les ai aimés comme je n'ai jamais aimé personne. Que sans eux je ne suis rien. Qu'un homme seul est un homme condamné. Mais il fallait le leur dire avant qu'ils partent. On ne dit jamais les mots qu'il faudrait à ceux qui nous entourent. Par pudeur, bêtise, faiblesse. Après, règne le silence du trop tard. Irrémédiablement. "

"Dans chaque constellation, il existe des étoiles disparues depuis des siècles et qui pourtant luisent encore. Dans chaque vie, il y a ces mêmes étoiles composées de réminiscences. "

 

 

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Oui !

Publié le par lydiane

Samedi, mariage ! Ah ça faisait longtemps que je n'étais pas allée à un mariage. C'est toujours des journées que j'apprécie. Les mariés ont souvent fait de gros efforts de préparation pour que ce jour reste inoubliable (ce fut le cas le samedi, elle avait bossé la mariée !). Et c'est toujours un honneur de partager avec eux ce grand moment.

En tout cas, ça a été l'occasion pour moi de me remettre un peu au scrap. Oui, parce que vu la tête des cartes de félicitations que j'ai trouvées dans les magasins, au secours ! Du coup, la veille, en désespoir de cause j'ai fait moi même une petite carte. Elle est assez simple, mais je la trouve jolie. J'avais d'ailleurs utilisé le même principe pour la fête de mon petit papa, il y a quelques semaines.

Oui !

Publié dans Notre petite vie...

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Les neurosciences affectives

Publié le par lydiane

Je vous ai déjà parlé sur ce blog de l'éducation bienveillante. Il s'agit d'un sujet qui a le vent en poupe, même le magazine l'Express a rédigé un dossier sur ce thème. Perso je fouille pas mal sur les blogs pour trouver des méthodes, des astuces...J'aime en particulier ce site ci :

http://apprendreaeduquer.fr/

C'est son auteure, Caroline Jambon, qui m'a donné envie de lire "Pour une enfance heureuse" du Dr Catherine GUEGUEN. C'est un livre hyper intéressant.

Tout d'abord, le Dr GUEGUEN explique que le cerveau de l'enfant est loin d'être mature. Ce qui explique par exemple les colères explosives des enfants. Nous, adultes nous jugeons cela comme étant des caprices ou du "foutage de gueule". En fait, c'est simplement une réaction normale au vu du stade de développement de son cerveau.

De nombreuses découvertes ont été faites récemment sur le cerveau. On apprend ainsi que le cortex orbito frontal, partie du cerveau qui permet de réguler les émotions, de développer le sens moral, l'aptitude à prendre des décision et la capacité d'affection n'est pas mature chez l'enfant. Ainsi, on comprend mieux les réactions de nos bambins. De plus, il a été scientifiquement prouvé que le fait de consoler un enfant, d'avoir envers lui un comportement bienveillant, une communication non-violente, améliore la maturité du cerveau. Donc, plus les adultes crieront, puniront leur enfants, moins leur cerveau se développera, plus l'enfant aura des réactions "inappropriées".

Le Dr GUEGUEN prend l'exemple du bébé qui pleure. On a souvent entendu "laisse le pleurer, sinon il deviendra capricieux". Les parents laissent donc pleurer l'enfant, et au miracle au bout de quelques jours (voire semaines) l'enfant ne pleure plus. Il a compris l'enseignement des parents. En réalité, l'enfant a surtout compris qu'il n'est pas entendu dans cette maison, il ne se sent pas en sécurité. "Quand personne ne répond à ses appels, à ses pleurs, l'enfant apprend à ne plus se connecter avec ce qu'il ressent. Il est extrêmement facile d'avoir un enfant qui ne pleure pas, un enfant "sage". Il suffit de ne pas lui répondre et en quelques jours, il n'appellera plus sauf pour signaler des douleurs".

On en apprend aussi sur la mémoire. Il existe la mémoire émotionnelle inconsciente qui se situe au niveau de l'amygdale. Par contre, la mémoire consciente se situe dans l'hippocampe, qui lui est immature. Ce qui explique que l'on se souvient rarement des premières années de sa vie, par contre tout est quand même "inscrit" dans notre mémoire inconsciente. Un bébé sera donc "marqué" par les événements traumatisants.

Pour le moment, je suis en train de lire le chapitre sur le stress, super intéressant également. Même si c'est un livre où il est beaucoup question de sciences, il reste néanmoins très accessible, même à ceux qui comme moi, sont loin d'être des scientifiques.

Lire ce livre ça m'a fait quand même un peu flipper... l'impact que l'éducation peut avoir sur le cerveau et donc sur le futur adulte que sera notre enfant est énorme. Mais heureusement, rien n'est jamais perdu ! C'est plus facile les premières années de vie d'un enfant car son cerveau est "en grande construction", mais il n'est jamais trop tard pour adopter un comportement bienveillant avec une personne.

Je vous mets une petite vidéo du Dr GUEGUEN où elle explique tout ça bien mieux que moi !

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L'hiver du monde T2

Publié le par lydiane

Il s'agit du second tome de la trilogie de Ken FOLLETT : Le siècle. J'ai lu le 1er tome il y a quelques temps déjà et il m'avait beaucoup plu : http://lydianeyannick.over-blog.com/2015/01/la-chute-des-geants-t1.html

 

L'hiver du monde T2

4ème de couverture :

1933, Hitler s'apprête à prendre le pouvoir: l'Allemagne entame les heures les plus sombres de son histoire et va entraîner le monde entier dans la barbarie et la destruction. Cinq familles de nationalités différentes, intimement liées, vont être emportées par le tourbillon de la Seconde guerre Mondiale.

Amours contrariées, douloureux secrets, tragédies, coups du sort.... des salons du Yacht club de Buffalo à Pearl Harbor bombardé , des sentiers espagnols à Londres sous le Blitz, de Moscou en pleine évacuation à Berlin en ruines, le lecteur est projeté au coeur des drames mais aussi des joies vécus par ces femmes et ces hommes exceptionnels . Boy Fitzhebert, Carla Von Ulrich, Lloyd Williams, Daisy Pechkov, Gus Dewar et les autres vont chacun à leur manière tenter de faire face au milieu du chaos...

Evidemment comme je l'avais sentie venir à la fin du 1er tome, dans ce second tome on suit les aventures des enfants des héros du 1er tome. Là encore j'ai été captivée par l'histoire, et même si on se dit "tiens donc comme de par hasard, cette famille rencontre celle-là, ben voyons !", Ken Follet a encore réussi à m'embarquer.

Par rapport au 1er tome, j'ai trouvé que l'auteur se consacrait moins à l'Histoire avec un grand H et plus aux intrigues tissées entre ses personnages. Ca tient donc un peu moins du "documentaire" si on peut dire. Mais je pense que M.FOLLETT aime trop ses peronnages, même les "méchants" ont une pointe d'humanité qui fait qu'on ne les déteste pas complétement. Du coup, oui les personnages sont souvent pétris de bons sentiments, ils sont tous du côté "des gentils" (même les allemands haissent les nazis par exemple), mais peu importe, j'aime ces sagas familiales, et j'ai hate de retrouver ces personnages dans le 3ème et dernier tome.

Publié dans Lu - entendu...

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Tony Hogan m'a payé un ice-cream soda avant de me piquer maman

Publié le par lydiane

de Kerry HUDSON. "Tony Hogan m'a payé un ice-cream soda avant de me piquer maman" est le premier roman de cette auteur écossaise. J'ai découvert ce livre dans le cadre du prix littéraire inter CE.

 

Tony Hogan m'a payé un ice-cream soda avant de me piquer maman

4ème de couverture :

Accueillie dans ce monde par une flopée d'injures, la petite Janie Ryan est vite projetée au milieu de cris, de fumées de cigarettes, de vapeurs d"alcool,mais aussi de beaucoup d'amour. Dans une langue saisissante et originale, elle remonte à ses premiers jours pour nous raconter sa jeunesse écossaise, de centres d'accueil en HLM minables et autres bed and breakfasts douteux.… Alcool, drogue, fins de mois difficiles et beaux-pères de passage : rien ne lui est épargné. Mais, toujours prête à en découdre, Janie se débat, portée par un humour féroce et la rage de se construire une vie correspondant à ses attentes.

Dans ce roman autobiographique, Kerry Hudson réussit ici l’'exploit d'’être à la fois drôle et triste, tendre mais jamais larmoyante. Un premier roman ébouriffant, comme son héroïne.

Clairement c'est le genre de livre que je n'aurais jamais ouvert s'il n'avait pas fait parti du prix inter-CE. Pourquoi ? Parce que je ne comprends pas ces gens. Attention, je ne veux pas faire "la p'tite bourgeoise qui comprend pas la pauvreté", c'est juste que je ne comprends pas leur manque d'espoir et de volonté. Pourquoi claquer le peu de fric que l'on a dans de l'alcool ou de la drogue ? Pourquoi ne pas essayer d'offrir une meilleure vie à ses enfants plutôt que de s'en occuper quand on se souvient qu'ils existent ? Pourquoi faire toujours les mauvais choix ? Accepter les mauvais compagnons ?J'ai trouvé quelquels réponses dans ce roman...

Cette histoire est racontée par Janie depuis sa naissance jusqu'à son adolescence. Le ton est donc plus "humoristique". Elle nous parle de sa mère qui se retrouve seule à l'élever, après une grossesse non désirée. Elle essaye vraiment de se battre contre les difficultés. On sent qu'elle aime sa fille, même si souvent elle s'y prend mal. Et puis, elle tombe sur de sales mecs : des violents, des alcooliques, des glandeurs, des absents... Mais elle a la force de partir, d'essayer de trouver une meilleure vie. Sauf que c'est de plus en plus difficile et qu'elle finit par baisser les bras. A 30 ans, elle a déjà perdu tout espoir.

Janie est intelligente, Janie aime lire, Janie rêve d'un meilleur avenir. Mais son appartenance sociale lui colle à la peau. La scène avec le conseiller d'orientation est dramatique : quand celui-ci lui détruit ses espérances d'avenir professionnel sous pretexte qu'elle vient du "quartier". Et finalement Janie, qui avait tant critiqué la vie de sa mère, suit la même ligne.

C'est un livre que j'ai trouvé cruellement pessimiste. Malgré tout l'espoir que l'on pouvait avoir pour Janie, on la sent forte, intelligente... Et bien malgré tout, elle subit cette "filiation sociale". Le  roman se termine (fermer les yeux si vous ne voulait pas en savoir trop, bien que je ne dévoile pas de grand secret non plus !) sur un nouveau départ. Au lecteur d'imaginer la suite...

Quelques extraits :

"Deux semaines après, l'aide sociale envoya un inspecteur vérifier si maman n'avait pas menti sur le fait que son mari nous avait quittées, parce que, apparemment, beaucoup de gens faisaient ça pour grappiller quelques livres. L'inspecteur parut triste de ne pas trouver Doug caché dans les toilettes ou sous le lit, et de constater qu'il avait vraiment pris le large. « Et je vois ici, madame… — C'est mademoiselle maintenant, mademoiselle Ryan. — Bien. Je vois, mademoiselle Ryan, que vous avez aussi demandé une aide exceptionnelle à cause du vol de votre porte-monnaie ? Des semaines bien difficiles pour vous, ma pauvre, et avec un nouveau-né en plus. » Maman mit les mains sur ses hanches et avança les coudes. « Oui, c'est pas facile. Mais qu'est-ce que je peux dire ? La petite fait des crottes d'enfer et c'était pas vraiment le genre d'homme à changer les couches. »"

"Tony passa un doigt dans les créoles dorées de maman. "c'est moi qui te les ai achetées, tu t'rappelles?" Les cils de maman frémirent, brins d'herbe noire dans la chaleur de l'été, et son regard rencontra celui de Tony. "Oui, oui, Tony, elles sont très belles. Merci... C'était..." Elle cherchait ses mots, respira : "... très gentil de ta part. - Bon, ben je les reprends." Tony saisit les créoles des deux mains et les arracha des lobes tendres et blancs de maman, puis il se leva et la poussa par terre, appuya un genou sur sa poitrine et lui tint les bras de sa mains libre. "Janie, dit maman. Va dans ta chambre tout de suite et ferme la porte. Putain, dépêche-toi, j'ai dis". Ce que je fis. Je tournai le dos à ma a maman clouée au sol par un psychopathe reconnu et me bouchai les oreilles en collant mon coussin Danger Mouse sur ma tête pour ne pas entendre les cris et les coups. "

"Maman se retourna et prit une brève bouffée de sa clope pour atténuer son air blessé. " Janie, je ne me mêle pas de tes affaires et je ne veux pas que tu te mêles des miennes. C'est comme ça que ça marche." Je ne répondis pas, repris l'Adverser et l'ouvris à la page des emplois. Personne ne lui demandait de ne pas se mêler de mes affaires. En fait, quelquefois, j'aurais bien voulu qu'elle y mette son nez. "

"Quand j'ouvrais les livres, et je pouvais en ouvrir autant que je voulais parce que ça ne coûtait rien, les images s'étalaient devant mes yeux comme de l'huile sur de l'eau, et les lettres dansantes s'installaient sur ma langue avec le goût et l'odeur de bonbon à la réglisse. Pendant que maman se mordait les lèvres, arrachait les petites peaux de ses ongles et lisait des vieux magazines, je découvrais à quel point les histoires me donnaient un sentiment de sécurité. "

 

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