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14 - 14

Publié le par lydiane

de Paul BEORN et Silène EDGAR.

Paul BEORN est un écrivain français (né en 1977) ayant œuvré en littérature générale, fantastique, science-fiction et se concentrant actuellement sur la fantasy. Marqué, dans sa jeunesse,  par le personnage de Beorn du livre pour enfants Bilbo le Hobbit, il utilisera plus tard ce nom comme pseudonyme.

Silène EDGAR (née en 1978) est à la fois professeur de Français en collège, chroniqueuse de bouquins avec le site "Callioprofs", et écrivain.

14 - 14 est un roman paru en 2014, qu'ils ont écrit à 4mains.

14 - 14

Je vais parfois piocher mes lectures dans le rayon jeunesse, surtout quand j'ai lu de très bonnes critiques sur le livre en question. Ce fut le cas pour ce roman. La quarième de couverture m'a d'ailleurs poussé dans ce choix :

A l'aube de la Grande Guerre...

Hadrien et Adrien, deux garçons de 13 ans, habitent à quelques kilomètres l'un de l'autre en Picardie. Tous deux connaissent des problèmes à l'école, des troubles sentimentaux, des litiges avec leurs parents. Une seule chose les sépare : un siècle. Leurs destins vont se mêler et une faille temporelle leur permet d'échanger du courrier...

Adrien vit en 2014 dans la ville de Laon avec sa mère et sa soeur. Il voit rarement son père qui est parti vivre en Chine après le divorce. Il va évidemment au collège où la vie est loin d'être simple : amour déçu, moquerie et agression entre jeunes.

Hadrien a également 13ans, il vit dans la même région, mais à la campagne. Son père est agriculteur. Il travaille énormement à l'école pour passer son certificat, encouragé par sa mère et son instituteur. Son père, lui ne comprend pas bien l'utilité de ces études pour reprendre la ferme à sa suite... Oui, parce que contrairement à Adrien, Hadrien vit en 1914...

Un peu par hasard, et avec un peu de magie, une correspondance de met en place entre les deux adolescents. C'est franchesment intéressant de voir les décalages entre ces deux enfants : le vocabulaire, l'éducation donnée, les diffèrences de technologies...mais aussi les ressemblances : un ado reste un ado !

J'ai donc aimé l'originalité de l'intrigue. Le côté "fantastique" est lui aussi bien exploité. Par contre, j'ai trouvé que les personnages acceptent assez facilement ce phénomène magique, sans se poser beaucoup de questions. Mais je pense que c'est du au fait qu'il s'agisse d'un roman jeunesse. L'écriture est vraiment simple, et du coup accessible à un lectorat fin de primaire, début de collège. Du coup pour moi (qui aie quelques années de plus...) c'est un peu trop "gentillet".

D'autre part, contrairement à ce que je m'imaginais, on parle peu de la guerre. On quitte en effet Hadrien fin juillet 1914.

Résultat des courses : même si c'est un roman que j'ai lu très vite et dont j'ai trouvé l'intrigue originale, j'ai été déçue par le côté trop enfantin. Je m'attendais plus à un roman pour les 16-18ans et non pour les plus jeunes. Par contre, il faut que je garde ce titre en tête. Dans quelques années, ça pourrait être un livre sympa pour mon Pirate.

 

Publié dans Lu - entendu...

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Les vieux fourneaux - Tome 1

Publié le par lydiane

Une fois n'est pas coutume : une BD. Celle-ci est sortie de l'esprit de Wilfrid LUPANO et du crayon de Paul CAUUET

Les vieux fourneaux - Tome 1

C'est l'histoire de trois vieux copains : Antoine, Mimile et Pierrot. Ils se retrouvent lors de l'enterrement de Lucette, la femme d'Antoine. Le lendemain, un notaire remet à Antoine une lettre de Lucette dans laquelle elle lui révele un secret...Et voilà les trois compères, accompagnés de la petit-fille d'Antoine, Sophie, gravement enceinte, qui partent à l'aventure.

Ah, j'ai passé un sacré bon moment avec cette BD ! C'est jubilatoire. J'ai adoré ces trois vieux haut en couleurs, leurs caractères, leurs répliques. Ils m'ont beaucoup plu à toujours raler. Les dessins servent à merveille l'histoire. J'ai hâte de lire le tome 2 pour connaitre la fin de l'histoire et retrouver ces personnages (surtout Pierrot, mon p'tit chouchou).

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Les carnets de guerre de Victorien Mars

Publié le par lydiane

de Maxence FERMINE. Il s'agit d'un écrivain français, né en 1968, qui a déja publié une petite vingtaine de romans et recueils de nouvelles.

Les carnets de guerre de Victorien Mars

4ème de couverture :

Verdun, avril 1916. En première ligne, l'épouvante des tranchées : un gouffre de peur, de faim, de froid. Mais pas seulement. Non loin de l'ennemi déclaré, un autre, plus sournois, sévit. Un adjudant qui se repaît de la souffrance de ses hommes. Un bourreau que la guerre, enfin, autorise à tuer.

C'est la première fois que je lis la plume de Maxence Fermine et ce ne sera certainement pas la dernière ! J'ai beaucoup aimé ce roman.

Tout d'abord sa construction. Dans le premier chapitre, on découvre Victorien Mars, dans une tranchée, un pistolet sur la tempe. De l'autre côté du pistolet, un soldat français. Et voilà, je suis "harponnée" par l'auteur, j'ai envie de savoir ce qui s'est passé, comment on a pu aboutir à cette situation. Dès le chapitre suivant, retour en arrière, Fermine nous transporte en 1914 au moment de la mobilisation. Voilà notre Victorien Mars obligé de partir au front. Il ne partage pas l'euphorie de tous ces soldats persuadés qu'ils vont "mettre une trempe aux boches" et rentrés chez eux avant la fin de l'année. Non, Victorien a conscience qu'il part à la guerre et que la guerre c'est laid. Par contre, il n'avait pas imaginé que le danger pouvait également venir de la tranchée française...

Les personnages sont bien dépeints, l'intrigue m'a plu, même s'il n'y a pas de grosses surprises. Un livre tout en finesse comme je les aime, où les sentiments sont parfaitement décrits, c'est ni trop, ni pas assez. Bref une très belle découverte !
 

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Les lames du cardinal - Tome 2

Publié le par lydiane

de Pierre PEVEL.

J'ai adoré le tome 1, pas étonnant que je me sois lancée rapidement dans la lecture du tome 2.

Les lames du cardinal - Tome 2

4ème de couverture :

Paris, 1633. Les dragons menacent le royaume.
Surgis de la nuit des temps, ils sont avides de pouvoir et décidés à restaurer leur règne absolu. Usant de sorcellerie, ils ont pris apparence humaine et créé une puissante société secrète, la Griffe noire, qui conspire déjà dans les plus grandes cours d'Europe.
Pour déjouer leurs sinistres complots, Richelieu a reformé son unité d'élite, une compagnie clandestine d'aventuriers et de duellistes rivalisant de courage, d'élégance et d'astuce. Six hommes et une femme aux talents exceptionnels prêts à braver tous les dangers et à risquer leur vie pour la Couronne : les Lames du Cardinal.
Mais alors qu'ils ont rendez-vous, par une nuit d'orage, avec une espionne italienne aussi belle que dangereuse qui prétend détenir les clés d'un complot à venir, ils sont loin d'imaginer l'ampleur de la tragédie qui va s'abattre sur la France et les obliger à affronter leur plus terrible adversaire : l'Alchimiste des ombres...

J'ai retrouvé avec plaisir les personnages des lames du cardinal. Là encore on est plongé au coeur de complots historiques, de duels à l'épée et de secrets. Nouvelle mission pour les lames du cardinal : faire parler une espionne italienne pour pouvoir déjouer à temps un eventuel complot contre le roi. Mais voilà, l'espionne ne parle pas aussi facilement...

Contrairement au tome 1, j'ai trouvé qu'il y avait un peu moins d'action et beaucoup plus de fantasy. Du coup à choisir, je préfère le 1er tome. Mais j'attends avec impatience de lire le 3ème et dernier opus. Il reste tellement de question en suspens : y a-t-il un traitre chez les lames et si oui, qui ? On comprend que le capitaine La Fargue est lié aux dragons, mais de quelle façon, que cache-t-il ? Quel avenir attend les lames du cardinal et la France ? Houuu, j'ai hate !

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L'égaré de Lisbonne

Publié le par lydiane

de Bruno D'Halluin.

Il s'agit d'un roman que j'ai lu dans le cadre du prix littéraire inter-CE.

L'égaré de Lisbonne

4ème de couverture :

1500. Deux ans après l’ouverture de la route des Indes par Vasco de Gama, l’armada de treize nefs et caravelles commandée par Pedro Álvares Cabral s’engage elle aussi en direction du cap de Bonne-Espérance.
João Faras, médecin et chirurgien du roi de Portugal, cosmographe, est embarqué dans l’aventure. Il est amené à dessiner le contour de côtes jusqu’alors jamais observées, espérant ainsi contribuer à l’enrichissement du très convoité Padrão Real, la carte du monde royale et secrète. Envoûté ou effrayé par les peuples rencontrés, malmené par la tempête, la maladie et la faim, il se languit de sa famille et doute de jamais revoir Lisbonne, porte sur la mer océane.
En ces temps de grandes découvertes, João erre entre le Moyen Âge et la Renaissance, le judaïsme et le christianisme, entre la terre et la mer, l’Ancien et le Nouveau Monde.

Le roman est divisé en 3 parties : le voyage en mer - le retour et l'aventure de la carte - la peste et la persecution des juifs. Je ne sais pas pourquoi mais ce "découpage" m'a un peu dérangée. J'ai trouvé que le lien n'était pas toujours bien fait entre les parties. On suit donc le voyage d'une nef de Cabral à travers les yeux de Joao. Joao est un médecin, vraiment médiocre, et un cosmographe avec un mal de mer sevère. Il n'est pas rendu très agréable aux yeux du lecteur, pas très courageux, souvent agaçant, mais il faut reconnaitre qu'il manque de chance... Enfin, si on veut car il revient quand même vivant de ce voyage ce qui sera loin d'être le cas de tous les marins ! A son retour, il souffre d'un stress post-traumatique d'autant plus développé que ses découvertes faites pendant cette traversée sont ignorées. Il se lance alors dans le vol de la fameuse Padrao Real, carte qui représente les terres découvertes par le Portugal. 

Ce que j'ai aimé dans ce roman, c'est le contexte historique. Je connais peu de choses sur cette période des grandes découvertes géographiques, et je n'avais encore jamais eu l'occasion de lire un roman sur ce sujet. Je m'imaginais sur ce bâteau avec ses marins qui naviguaient à l'aveugle on pourrait dire. Ils ne savaient pas toujours où ils se trouvaient, quand se teminerait cet océan, si la terre à l'horizon allait être accueillante ou non. En touchant la première fois le Brésil, ils pensaient avoir à faire à une île... Pour le coup, ça devait vraiment être l'aventure.

J'ai également été impressionnée de voir comment le Portugal était une vraie puissance, partant à la conquête du monde. Un si petit pays qui se retrouvait avec un territoir immense conquis par ses bateaux. On voit que l'Histoire avec un grand H nous montre au fil des siècles que la roue tourne...le Portugal est loin d'être aujourd'hui le pays qui dirige le monde...

En conclusion, un avis en demi teinte. J'ai aimé le contexte historique, j'ai moins aimé le personnage principal et l'intrigue.

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Cent ans de solitude

Publié le par lydiane

Je continue la lecture des classiques avec "Cent ans de solitude". Son auteur Gabriel Garcia Marquez (1927-2014) est un écrivain colombien. À la suite de la parution de Cent ans de solitude en 1967, considéré comme son chef-d'œuvre, l'auteur connaît un succès commercial planétaire (30 000 000 exemplaires vendus). Son nom est fréquemment associé au "réalisme magique", courant artistique qui insère des éléments magiques et des motifs surnaturels dans des situations se rattachant à un cadre historique, culturel et géographique avéré. il reçoit en 1982 le prix Nobel de Littérature.

Cent ans de solitude

4ème de couverture :

A Macondo, petit village isolé d' Amérique du Sud, l'illustre famille Buendia est condamnée à cent ans de solitude par la prophétie du gitan Melquiades... Dans un tourbillon de révolutions, de guerres civiles, de fléaux et de destructions, elle vit une épopée mythique, à la saveur inoubliable, qui traverse les trois âges de la vie : naissance, vie et décadence... Ce roman époustouflant est un chef-d' oeuvre du XXè siècle

J'ai lu énormément d'avis positifs sur ce roman. Mon avis personnel est un peu plus mitigé... Tout d'abord, il faut pas mal de concentration pour suivre l'arbre généalogique de la famille Buendia. En effet, entre les "enfants légitimes", ceux nés hors mariage, l'inceste, les enfants qui portent le même nom que leur parents ou tante ou oncle, ça devient compliqué (il y a 4 José Arcado, 21 Auréliano, 2 Armanta...). Sans compter que certains personnages ont une durée de vie pour le moins extraordianire : 145 ans semble tout à fait normal.

Le côté magie m'a également peu emballé. L'age astronomique des personnages, les morts qui reviennent, ceux qui "s'envolent dans le ciel"... sans que cela ne choque personne, c'est un peu trop pour moi. J'aime les grandes sagas familiales, j'aime les livres de fantasy, mais le mélange des genres est loin d'avoir mon adhésion. Je ne pense pas être faite pour le "réalisme magique".

A côté de ça, il y a tout de même des points que j'ai appréciés. Les personnages sont bien "travaillés". Malgré la grande famille à laquelle ils appartiennent, on ressent chez chacun une grande solitude, une incapacité à aimer. Ce qui est particulièrement intéressant c'est que l'on découvre différentes "façons" d'être seul et différentes raisons de ne pas aimer. On se retrouve plongé dans un cercle vicieux où chaque enfant hérite de la personnalité de ses aïeux, et ne s'en tire pas mieux avec la vie. La malédiction des Buendia s'arrête avec le dernier couple Armanta Ursula et Auréliano qui, eux, s'aiment passionnement. Mais cet amour va conduire à la fin de la famille Buendia.

Ce ne fut donc pas un roman que j'ai follement aimé, mais je suis heureuse de l'avoir lu. Contente d'avoir découvert un livre considéré comme une pièce maîtresse de la littéature sud-américaine.

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L'alliance des trois

Publié le par lydiane

de Maxime CHATTAM.

J'ai déjà lu des romans de M. Chattam, mais il s'agissait de thrillers. J'aime son éciture, ses intrigues, par contre les thrillers ce n'est pas ce que je préfère. J'ai voulu le tester dans un autre style. J'ai donc emprunté à la bibliothèque "L'alliance des trois", le 1er tome de sa saga fantasy L'Autre Monde.

L'alliance des trois

4ème de couverture :

Personne ne l'a vue venir. La Grande Tempête: un ouragan de vent et de neige qui plonge le pays dans l'obscurité et l'effroi. D'étranges éclairs bleus rampent le long des immeubles, les palpent, à la recherche de leurs proies... Quand Matt et Tobias se sont éveillés, la Terre n'était plus la même. Désormais seuls, ils vont devoir s'organiser. Pour comprendre. Pour survivre... à cet Autre Monde.

On découvre avec Matt et Tobias ce nouveau monde où seul certains enfants ont survécu. La terre s'est modifiée : la végétation s'est transformée, tout comme les animaux. Les adultes ont pour la plupart disparus, ceux qui restent sont devenus des mutants ou des êtres dangereux. Les enfants s'organisent, créént une communauté. Il y a des clans qui se forment, des secrets, des complots. Matt est un garçon intégre, combatif, qui se trouve, malgré lui au coeur de l'intrigue. Un "être" étrange est à sa recherche. Tobias est "le meilleur ami", pas toujours très courageux, mais qui sait se surpasser pour ses amis. Ils sont aidés par Ambre, une fille très intelligente.

Ca ne vous fait penser à rien ? Perso, j'y ai trouvé BEAUCOUP de similitudes avec Harry Potter. Jusqu'à dans l'écriture qui est assez tournée ado. J'aurais voulu plus de description, plus de profondeur dans les personnages. Mais malgré tout, je n'ai pu m'empecher de tourner les pages...et j'ai déjà emprunté le tome 2 à la bibliothèque. C'est bien la preuve que la magie fonctionne quand même. Par contre, j'éspère une "montée en gamme" dans les prochains tomes, sinon je risque de ne pas tenir jusqu'au 7ème tome (qui doit sortir qu'en 2016 d'ailleurs !)

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La pédagogie Montessori

Publié le par lydiane

A la naissance de mon Pirate, j'ai reçu de la part du conseil général un livre : "Éveiller, épanouir, encourager son enfant, la pédagogie Montessori à la maison". C'est la première fois que j'entendais parler de Maria MONTESSORI et de sa psychologie.

Il s'agisait d'une femme médecin (1870 - 1952) qui a étudié pendant 50 ans les enfants de milieux sociaux et culturels très défavorisés et en grande difficulté d'apprentissage. Elle s'intéresse aux enfants "anormaux" qui lui donneront l'occasion de mettre au point sa méthode d'enseignement qu'elle reprend et généralise à l'usage des enfants "normaux". Selon elle, Les enfants traversent tous des "périodes sensibles". C'est à dire des moments de la vie où l'enfant est tout entier « absorbé » par une sensibilité particulière à un élément précis de l'environnement (la période du langage, de l'ordre, de la coordination des mouvements...). Pour elle il est essentiel d'encourager l'autonomie et l'initiative chez l'enfant, et ce, dès le plus jeune âge, d'une part pour faciliter et motiver ses apprentissages et d'autre part pour favoriser son développement en tant que personne. Pour sa pédagogie, elle s'appuie sur un matériel sensoriel. Il permet à l'enfant de distinguer, de préciser, de généraliser, du concret vers le concept et du concept vers l'abstrait.

J'avoue que dans l'ensemble sa pédagogie m'a intéressé. Je suis d'accord avec le principe que la motivation de l'enfant pour apprendre est naturelle. Il suffit à l'adulte de donner quelques "clés", "pistes" et l'enfant découvre par lui-même. On résume généralement cela par la phrase bien connue de Maria Montessori : « Aide-moi à faire seul ».

Je ne me suis pas vraiment focalisée sur ses concepts et j'ai fait avec mes enfants ce qui me semblait naturel. Je leur ai toujours fait écouter beaucoup de musique, je les ai familiarisés rapidement avec les livres, je leur laissais découvrire la nature, je leur ai créé un espace de jeu, notamment bébé pour développer leur motricité (le passage dos-ventre et ventre-dos est d'ailleurs acquis pour Little Baby !). 

Récemment, j'ai lu deux ouvrages établis à partir de la pédagogie Montessori : 60 activités montessori pour mon bébé et  Montessori à la maison.

 

La pédagogie MontessoriLa pédagogie Montessori

J'ai apprécié les activités proposées, à réaliser avec trois fois rien. Par contre j'aurais aimé un petit paragraphe pour expliquer en quoi l'activité était intéressante pour le développement de l'enfant.

Par exemple, j'ai proposé à Mon Pirate deux bols : un rempli de lentilles, l'autre vide. Je lui ai donné une grande cuillère et lui ai montré comment transvaser les lentilles d'un bol à l'autre. J'avoue qu'en voyant cette activité dans le bouquin, j'avais trouvé ça un peu nul, facile et sans grand intérêt. Mais, vu la facilité de mise en place, je me suis dit que j'allais tester, pour voir. Je me suis rendue compte que pour lui ce n'était au final pas aussi simple que ça... il faut tenir la cuillère bien droite, faire "traverser" tout l'espace entre les deux bols, retourner la cuillère que quand on est bien au dessus du second bol. Finalement, il y arrivait bien, mais j'ai remarqué que ça lui demandait de la concentration. Et le plus surprenant c'est que ça lui a plu, souvent il me réclame maintenant pour "jouer aux lentilles".

Une autre activité consistait à proposer des bouteilles, de toutes tailles, grosseurs, et les bouchons qui correspondaient. L'enfant doit "refaire les paires" et viser les bouchons sur les bouteilles. J'ai donc "collectionné" nos différentes bouteilles quelques temps et quand j'en ai eu une quinzaine, je lui ai proposé ce jeu. La constituion des paires n'a pas été un problème. Le visage du bouchon a été un peu plus complexe, il fallait trouver le bon sens !

Bref j'essaye au maximum de le laisser faire des choses par lui-même. Il parle notamment dans ces bouquins de lui laisser un verre et une carafe remplie d'eau pour qu'il puisse boire dans la journée (et que, entre parenthèse, les enfants boivent beaucoup plus ainsi !). C'est vrai qu'en y réfléchissant, je ne l'ai encore jamais laissé remplir son verre d'eau seul. Ce sont des petits gestes que j'ai pris l'habitude de faire me disant qu'il était trop petit, mais en fait, il a bien grandit et je suis sur qu'il serait capable de le faire seul aujourd'hui. Faut juste perdre l'habitude de faire à sa place.

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Et je prendrai tout ce qu'il y a à prendre

Publié le par lydiane

de Céline LAPERTOT. Il s'agit d'une prof de français née en 1986. "Et je prendrai tout ce qu'il y a à prendre" est son second roman.

J'ai lu ce livre dans le cadre du prix littéraire inter CEZAM.

Et je prendrai tout ce qu'il y a à prendre

4ème de couverture :

«J'ai sept ans, ma chambre éclate de beauté, jusqu'à ce que j'entende la porte claquer. La réunion de papa ne s'est pas bien déroulée. Son défouloir officiel courbe sa dépendance. C'est pitié de la voir ainsi, chien soumis, c'est pitié de la voir endosser son rôle, car tel est son destin, demander grâce pour le moment où elle n'arrivera plus à le supporter. Aucune cassure dans la voix, pas de verre pilé dans les sourires, elle avance d'un pas lent et sûr vers la raclée qu'elle a accepté de recevoir. Du haut de mes sept ans, j'ai déjà perçu qu'elle a dépassé le stade où elle cherchait à comprendre ce qui avait pu se passer. Elle encaisse, et son existence lui convient, tant qu'elle peut garnir nos assiettes.
Maman est la femme d'intérieur. La femme parfaite pour les hommes qui ne savent se rêver qu'en maîtres de leur petit monde.»

Quand la souffrance dépasse l'entendement, ne reste qu'une solution : tuer pour exister. Charlotte a tenu le choc. Elle a gardé le silence, jusqu'au jour...
Voici l'histoire d'une inhumanité honteuse, intime, impossible à dire. Dans une lettre adressée au juge devant lequel elle répondra de ses actes, Charlotte, Antigone moderne et fragile, pousse le cri qui la libérera... peut-être.

La 4ème de couv' ne m'emballe pas... un temoignage, de la violence, de la maltraitance. Ce n'est pas des choses que j'ai envie de lire. Mais c'est ce qui est bien avec ce prix littéraire : lire des bouquins que l'on aurait jamais ouverts autrement. 

Ce roman est en fait un journal que Charlotte écrit dans la "salle d'attente" du juge. Elle attendra toute la journée cette entrevue avec celui qui a dorénavant son destin entre les mains. La parole n'est pas son fort : 10ans de souffrance et pas un mot n'est sorti de sa bouche pour expliquer l'enfer qu'elle vivait. Du coup, pour répondre aux questions qui ne manqueront pas de lui être posées, Charlotte écrit. Elle explique années après années ce qu'elle a traversé. Comment son père a décidé de "l'élever" et pourquoi elle n'a rien dit.

J'avoue que c'est ce que j'ai eu le plus de mal à comprendre : comment peut-on encaisser cette violence sans parler ? Elle craint de détruire sa famille, mais comment peut-elle croire qu'ils forment une famille ? Elle ne supporte pas sa mère qui subit sans oser rien dire alors qu'elle semble faire de même. C'est complexe de comprendre comment un bourreau peut emprisonner psychologiquement quelqu'un.

Malgré tout, j'ai trouvé ce livre très bien écrit. J'ai aimé le choix fait par l'auteur : une longue lettre à destination du juge. On comprend évidemment dès le départ comment ça va se terminer, par le meurtre de son père. Mais c'est intéressant de comprendre le cheminement pour y arriver. Comment et pourquoi Charlotte semble accepter sa situation. Comment elle se rebelle, même si ça peut sembler si minime.

En conclusion, je dirai que ce roman traite d'un sujet qui est loin de m'attirer, mais que l'auteur le fait bien, et qu'elle a ainsi réussi à m'entrainer avec elle au fil des pages.

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Les lames du cardinal - Tome 1

Publié le par lydiane

De Pierre PEVEL.

Depuis quelques temps, je me lance dans la lecture de genres nouveaux : la fantasy et la science fiction. Ca ne m'attirait pas du tout auparavant, mais j'ai décidé peu à peu de m'y intéresser et j'ai de bonnes surprises. Je vais piocher, comme d'habitude mes idées de lectures sur des blogs et/ou des forums. C'est comme ça que j'ai entendu parler des "Lames du Cardinal". Un roman mêlant fantasy et capes et épées, ça me tentait pas mal ça !

C'est en voulant rédiger cet article que je me suis penchée sur son auteur Pierre PEVEL. J'ai appris qu'il avait fait ses études au lycée Poincaré à Nancy, et qu'il vivait toujours dans cette ville. Non, un lorrain ! J'ai aussi appris un nouveau terme (eh on en apprend tous les jours !) : l'uchronie de fantasy. Qu'est ce donc cette bête là ? Et bien c'est un style littéraire qui consiste à placer l'intrigue dans des univers fortement inspirés d'une époque historique précise et bien documentée, mais qui diffèrent du monde réel par la présence d'éléments merveilleux (magie, créatures surnaturelles), riches de conséquences sur le déroulement de l'Histoire. L'uchronie de fantasy est donc la spécialité de M. Pevel qui a déjà écrit plusieurs romans dans ce domaine.

Les lames du cardinal - Tome 1

4ème de couverture :

Paris, an de grâce 1633. Louis XIII règne sur la France et Richelieu la gouverne. Le Cardinal, l'une des personnalités les plus puissantes et les plus menacées de son temps, doit sans cesse se garder des ennemis de la Couronne. L'espionnage, l'assassinat, la guerre, tout est bon pour parvenir à leurs fins... et même la sorcellerie, qui est l'oeuvre des plus fourbes adversaires du royaume : les dragons ! Ces redoutables créatures surgies de la nuit des temps se dissimulent parmi les humains, ourdissant de sombres complots pour la reconquête du pouvoir. Déjà la cour d'Espagne est tombée entre leurs griffes... Alors, en cette nuit de printemps, Richelieu décide de jouer sa carte maîtresse. Il reçoit en secret un bretteur exceptionnel, un officier dévoué que la trahison et le déshonneur n'ont pourtant pas épargné : le capitaine La Fargue. Car l'heure est venue de reformer l'élite secrète qu'il commandait jadis, une compagnie d'aventuriers et de combattants hors du commun, rivalisant d'élégance, de courage et d'astuce, ne redoutant nul danger. Les Lames du Cardinal !

Les premiers chapitres nous présentent des personnages qui n'ont rien en commun. On se demande où l'auteur veut en venir, et quand tout ça va commencer à se confondre pour former une histoire... Puis, les pièces du puzzle se mettent en place, et on comprend que ces personnages si carismatiques, au tempérament bien trempé sont "Les lames du cardinal". J'ai tout d'abord beaucoup aimé les personnages parmi lesquels : Le capitaine La Fargue, la figure paternelle du groupe, sage, sensé, pour qui le mot "honneur" à toute son importance. Nicolas Marciac, coureur de jupons, qui a l'air très leger, mais en façade seulement. Saint-Lucq, le sang mêlé, très mysterieux. Et puis au bonheur, une femme, Agnès, tétue et intrépide. On sent une vrai cohésion de groupe, un passé commun, une confiance qui a été ébranlée mais qui demande qu'à renaitre de ses cendres. J'ai retrouvé les marques qui ont fait le succès des 3 mousquetaires de Dumas.

Pour ce qui est de l'intrigue, j'avoue avoir été un peu débousolée au début. Les dragons, la magie,... bof, bof, finalement je me serais bien contentée du côté capes et épées sans la fantasy. Puis, je m'y suis faite et j'ai même trouvé ça plaisant à la fin (surtout dans la bataille finale !). Dans ce tome, les lames du cardinal, nouvellement reformées, ont pour mission de retrouver une personne, sans savoir qui elle est au fond, sans connaitre réellement les implications et l'importance de celle-ci. Ils vont donc de découvertes en découvertes. Il n'y a pas de temps mort dans ce récit. Ca va vite, et c'est captivant. Le lecteur se triture également l'esprit pour comprendre comment tous les faits s'imbriquent. Mais ce qui m'a le plus intrigué c'est ce groupe de fins limiers. Pourquoi ont-ils été dissout il y a 5ans ? Peuvent-ils à nouveau se faire confiance ? Bref, ça donne envie de se lancer dans le tome 2 de cette trilogie !

Publié dans Lu - entendu...

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