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Après la guerre

Publié le par lydiane

de Hervé LE CORRE. J'ai découvert ce roman par un article du magazine Lire. J'avais noté le titre et je m'étais dit qu'il avait l'air intéressant. Puis en fin d'année, ce même magazine élit les meilleurs livres de l'année dans plusieurs catégories. "Après la guerre" a été élu dans la catégorie policier. En plus ça tombait bien, ma médiathèque avait ce roman dans ses rayons. Alors...je me suis laissée tenter 

Après la guerre

4ème de couverture :

Bordeaux dans les années 50. La Seconde Guerre mondiale est encore dans toutes les mémoires et pourtant, un nouveau conflit qui ne dit pas son nom a déjà commencé : de jeunes appelés partent pour l'’Algérie. Daniel sait ce qui l’attend. Cet orphelin qui a perdu ses parents dans les camps, travaille comme mécanicien ; il voit un jour arriver au garage un inconnu qui laisse sa moto et repart telle une ombre. Cet homme n'’est pas venu par hasard. C'’est dans ce contexte qu'’une série d’'événements violents se produisent. Une jeune lycéenne est agressée devant chez elle par un individu qui la menace. C’'est la fille d’Albert Darlac, commissaire de police qui s'’est compromis pendant l’'Occupation et n'’a pas hésité à faire arrêter des Juifs qu'’il a spoliés. Il navigue dans les eaux troubles du proxénétisme et règne en parrain sur la ville. Quelque temps plus tard, le bistrot qui lui sert de quartier général est soufflé par une explosion. Il est bientôt happé par une spirale de violence...

Le Corre n’'a pas son pareil pour rendre l’'atmosphère délétère de Bordeaux, encore hantée par les fantômes de l’'Occupation. Dans ce roman à plusieurs voix, magistralement construit, il fait alterner le champ de bataille urbain de Bordeaux et celui de l’'Algérie vu à travers le regard de Daniel. Il confirme l’'ampleur de son propos et la variété de son style, passant du langage des bas-fonds à une élégance flaubertienne noire et cruelle pour emprunter des accents lyriques et poignants quand le récit se transporte sur le front algérien. Par la profondeur des questions que le romancier aborde — valeur de la vie humaine, légitimité de la vengeance, jouissance de la violence — il justifie pleinement le jugement de Manchette qui parlait du roman noir comme d’une grande littérature morale.

J'ai été captivée par ce roman. L'intrigue en elle-même est très bonne, mais c'est surtout l'écriture d'Hervé LE CORRE que j'ai adoré. Il est vraiment très fort. Au début du roman, les chapitres s'enchainent sans que l'on sache qui est qui, parfois on ne sait même pas qui est le narrateur. Ca aurait pu vite me saouler et me faire fermer ce livre en me disant que c'était vraiment trop le bordel. Mais pas du tout, je me suis attachée à comprendre ce que l'auteur me disait, et petit à petit les pièces du puzzle se sont mises en place (avant même les révélations de l'auteur ! que c'est plaisant de comprendre avant que ce soit écrit).

Parfois c'est trash. Moi qui ait du mal avec le "gore" et le vocabulaire vulgaire, j'ai plus d'une fois été bousculée. Mais là encore, ça ne m'a pas rebuté. J'ai trouvais que ça se justiiait dans ce roman. L'écriture est si juste que j'avais souvent l'impression d'être dans un film, je voyais les scènes devant mes yeux (j'imaginais même le commissaire Darlac sous les traits de Depardieu, surement à cause de son rôle dans "36 quai des orfèvres".)

 

Publié dans Lu - entendu...

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Falaises

Publié le par lydiane

Je suis également partie en vacances avec le roman "Falaises" d'Olivier Adam dans mes valises.

Falaises

4ème de couverture :

Etretat. Sur le balcon d'une chambre d'hôtel, un homme veille. Au bout de son regard: les falaises éclairées d'où s'est jetée sa mère vingt ans plus tôt. Le temps d'une nuit, le narrateur déroule le film de sa vie, cherche dans sa mémoire rétive les traces de sa mère disparue. Une question s'immisce peu à peu dans son esprit, lancinante: comment suis-je encore en vie ?

J'annonce tout de suite la couleur, c'est loin d'être mon roman préféré d'Olivier Adam.C'est un roman très noir. Il y a certes le suicide de sa mère quand il est encore tout jeune enfant, mais tout le reste de sa vie est loin d'être un long fleuve tranquille. Un père tyrannique, peu aimant, le narrateur ne se souvient plus si il a connu son père autrement : a-t-il toujours été ainsi ou est-ce la disparition de sa femme qui l'a rendu ermetique à tout amour ? Une enfance très "sexe, drogue et rock'n roll", avec des amis qui se suicident, qui deviennent anorexique...bref des jeunes qui se détruisent. Puis l'alcool qui le fait échouer dans un immeuble rempli de paumés qui se détruisent tout autant.

J'avoue m'être un peu ennuyée par moment au fil des pages. Toutes ces souffrances, ou quand tu penses avoir touché le fond, et bien non, tu tombes encore. Ce fut un peu trop pour moi... Par contre, j'ai retrouvé plus d'intérêt vers la fin du livre avec cette reflexion sur la parentalité. Le narrateur devenu père se demande comment il est possible d'abandonner son enfant en se donnant la mort. Comment une mère ne peut-elle pas trouver la force de se battre par amour pour ses enfants. Le narrateur qui a vécu jusqu'ici avec un sentiment de culpabilité (c'était forcement sa faute et celle de son frère et de son père, si leur mère s'était donnée la mort), se rend compte que la seule coupable c'est sa mère. C'est elle qui a baissé les bras, c'est elle qui ne les aimait pas assez pour se battre, c'est elle la cause de toute cette souffrance.

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L'aiguille creuse

Publié le par lydiane

Pendant cette semaine de vacances, j'ai souhaité me mettre plonger dans la Normandie même pour mes lectures. Du coup, j'ai opté pour "L'aiguille creuse" de Maurice Leblanc.
Maurice Leblanc est un écrivain français (1864-1941). Auteur de nombreux romans policiers et d’aventures, il est le créateur du célèbre personnage d’Arsène Lupin, le gentleman-cambrioleur. On peut visiter la maison de Maurice Leblanc, Le Clos Lupin, à Étretat. Il a d'ailleurs utilisé l’aiguille d’Étretat comme décors dans son roman L'Aiguille creuse.

L'aiguille creuse

Tout commence par un cambriolage et un meurtre au château de Gesvres. Une des habitantes du château, la jeune Raymonde, réussit à tirer sur l'un des cambrioleurs. Celui-ci s'effondre dans le jardin, mais bizarrement on ne retrouve pas son corps. Pourtant, il est impossible qu'il ait pu sortir de l'enceinte du château, il doit donc encore s'y trouver... Un jeune étudiant, Isidor Beautrelet, qui en se faisant passer pour un journaliste, accède au château, comprend vite que le vol est signé Arsène Lupin. S'engage alors un vrai duel entre le grand Arsène Lupin et le jeune Isidor, à coup de raisonnements logiques, de faux semblant, de bluff et de réfléxion,

Il s'agit du 1er "Arsène Lupin" que je lis. Tout d'abord, j'ai été surprise par la personnalité de Lupin. Je m'attendais à un gentleman et j'ai plutôt découvert un homme arrogant, imbu de lui même. Mais au fil des pages, on se laisse embarquer par l'histoire et Arsène Lupin m'est devenu un peu plus sympathique, notamment grâce au respect avec lequel il traite Isidor.

Pour ce qui est de l'intrigue policière, c'est très bien mené. J'ai retrouvé les sensations que l'on éprouve avec les "vieux policiers" : Agatha Christie, Gaston Leroux, Arthur Conan Doyle... Des policiers avec beaucoup de logique et de réflexion. Par contre, ce qui me plait moins, c'est que parfois, il y a des infos qui "tombent du ciel". Le personnage indique qu'il a découvert tel élément, qui du coup l'a mis sur telle piste. Nous lecteur, évidemment si on nous dit que la moitié des choses, on peut difficilement jouer au détective !

Bref, ce fut une belle découverte pour moi. Je ne pouvais rêver mieux comme roman pour mes soirées à Etretat. je relirai certainement d'autres aventures de notre "gentleman cambrioleur".

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La côte d'Albâtre

Publié le par lydiane

Premières vacances à 4, c'est une aventure ! Un bébé qui a du mal à s'adapter au changement géographique avec, du coup, des nuits plus que mouvementées. Et Mon Pirate qui se rebelle : quand on est sur la plage, il veut rentrer à l'appart passer l'aspirateur, quand on est sur les falaises, il veut aller sur la plage...bref, ce n'est jamais le bon timing. Néanmoins, nous avons pu profiter de cette semaine entre Fécamp et Etretat : du beau temps, de magnifique paysages, de l'air frais (bien frais même, on a tous un peu le rhume aujourd'hui...), des jeux, des animaux, de bonnes crêpes au caramel au beurre salé... Un petit résumé :

Nous avons loué un gîte au sein d'une ferme normande. C'était juste le paradis pour le Pirate : des vaches, chevaux, biquettes, âne, lapin...Des animaux à visiter, à nourrir et à caresser. Beaucoup de terrain, pour courir et rouler avec le magnifique tractopelle à disposition. Des balançoires, toboggan, "tape-cul". Bref, pas le temps de s'ennuyer.

Le gîte en lui même est très bien. Belle décoration, très "cosy"...et avec des murs très épais (heureusement pour les voisins, vu les concerts de Little baby la nuit !) La maîtresse des lieux est très sympathique et toujours disponible pour nous renseigner sur la région : visites à faire, resto à tester,... Chaque matin, nous trouvions à la sortie des gîtes un petit tableau qui nous indiquait où c'était jour de marché et ce qui ne fallait pas louper.

Nous avons donc découvert Fécamp. La ville en elle-même n'est pas terrible, terrible. Mais la promenade le long de la plage est sympa (plutôt terrible avec des enfants puisqu'il y a des jeux tous les 100m...). Il y a aussi la possibilité de monter sur la falaise et d'avoir une vue magnifique. Nous sommes passé devant le palais Bénédictine qui se visite et parait-il vaut le détour (mais pour les enfants c'est loin d'être marrant). Nous avons visité l'abbatiale de la Trinité, que je n'ai pas forcement trouvée exceptionnelle (mais elle est en rénovation, ce sera peut-être mieux prochainement !)

La côte d'Albâtre
La côte d'Albâtre
La côte d'Albâtre
La côte d'Albâtre
La côte d'Albâtre

Nous nous sommes évidemment rendus sur les falaises d'Etretat. Le paysage est à couper le souffle. Nous avons fait les deux côtés. L'un des côtés étant plus simple d'accès puisqu'on peut y monter en voiture, pour l'autre faut crapahuter ! Etretat est aussi une "petite ville" bien sympathique pour se balader. Mais en avril, c'est déjà compliqué de trouver pour se stationner (il y a heureusement un parking à la sortie de la ville, on rejoint la plage en 15min à pieds), mais en plein été ça doit pas être simple !

La côte d'Albâtre
La côte d'Albâtre
La côte d'Albâtre
La côte d'Albâtre
La côte d'Albâtre
La côte d'Albâtre
La côte d'Albâtre
La côte d'Albâtre

Nous nous sommes également promenés à Yport. Là aussi, jolie petite ville bien agréable.

La côte d'Albâtre
La côte d'Albâtre

En matière de visites, nous sommes allés, sur les conseils de la propriétaire du gîte, dans un parc dédié aux chiens. Petit après-midi sympa pour le Pirate : il a pu voir tout plein de chiens bien différents, des gros, des minuscule, des bébés, des poilus, des gentils, des hargneux... Il y avait aussi un petit musée consacré aux chiens à travers le temps, et une aire de jeux avec piscine à balles, vélos, bouées navigables... On pouvait de plus faire le tour du parc en petit train.

Nous avons également visité le musée des traditions normandes. Ca a nettement moins passionné le Pirate...même Little Baby s'est rebellé avec une bonne crise de larmes. C'était néanmoins très interessant et nous avions un guide rien que pour nous. C'est sur que sans enfant, nous aurions certainement appris plus de choses, avec une visite plus longue.

 

La côte d'Albâtre
La côte d'Albâtre
La côte d'Albâtre
La côte d'Albâtre
La côte d'Albâtre
La côte d'Albâtre
La côte d'Albâtre
La côte d'Albâtre
La côte d'Albâtre
La côte d'Albâtre

Publié dans Notre petite vie...

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L'echo des morts

Publié le par lydiane

de Johan Theorin.

Il s'agit d'un journaliste et romancier suédois, auteur de roman policier. C'est après ma lecture de "L'écho des morts" que je me suis rendue compte que ce livre faisait partie d'une série (ne pas avoir lu le 1er ne géne en rien sa compréhension). En effet, Johan THEORIN a publié 4 romans dont l'intrigue se passe sur l'île d'Öland : L'heure trouble en 2007, L'écho des morts en 2008, Le sang des pierres en 2010 et Fin d'été en 2013.

Il a remporté le prix du meilleur roman policier suédois pour "L'écho des morts" 

L'echo des morts

4ème de couverture :

Après "L’Heure trouble", salué par la critique internationale, "L’Écho des morts" explore à nouveau l’atmosphère étrange de l’île d’Oland, où les Westin, une famille de Stockholm, ont décidé de s’installer définitivement. Quelques jours après leur arrivée au cœur de l’hiver, Katrine Westin est retrouvée noyée et son mari sombre dans la dépression. Alors que d’inquiétantes légendes autour de leur vieille demeure refont surface, la jeune policière chargée de l’enquête est vite convaincue qu’il ne s’agit pas d’un accident… Porté par l’écriture très personnelle de Theorin, un suspense où passé et présent s’entrecroisent dans un climat troublant, aux limites du fantastique.

J'ai déjà lu plusieurs romans d'auteurs nordiques et j'ai rarement été déçue, celui-ci ne fera pas exception à la règle !

C'est un très bon roman policier et ce pour plusieurs raisons :

- L'ambiance est ici très importante. L'auteur sait décrire à merveille cette île et cette maison, proche des phares, éloignée de tout. On sent la dureté des lieux, avec cette météo peu clémente, ces tempêtes, cet éloignement géographique. Mais en même temps c'est comme un cocon : un lieu chargé d'histoires, de magnifiques paysages, une maison aménagée avec goût... L'auteur joue à merveille avec cette ambivalence.

- L'intrigue est bien menée, et c'est seulement à la fin que l'on découvre la verité. Dans ce livre, on suit en paralèlle plusieurs histoires. Celle évidemment de la famille Westin, celle de la policière Tilda, celle d'un groupe de 3 cambrioleurs qui sevissent sur l'île. On se demande au départ si cette mort serait un accident, puis on a un doute sur les cambrioleurs qui sont forcement mêlés à l'histoire...je n'en dis pas plus !

- Les personnages ont une vraie profondeur, ils sont bien "travaillés". J'ai particulièrement aimé le personnage de la policière. Une jeune femme dans un monde d'hommes qui veut découvrire la vérité.

- Enfin le côté "fantastique" est bien amené. Cette maison a une histoire et à travers ses murs c'est la vie de ses anciens occupants qu'elle raconte. Ces légendes, ces histoires de fantômes jouent bien sûr un rôle important dans l'ambiance du roman.

Bref, un roman policier que j'ai beaucoup aimé. Je relirai bien volontier un autre livre de cet auteur.

 

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L'herbier des fées

Publié le par lydiane

Habituellement les albums que j'emprunte à la médiathèque sont à destination de mon fils, mais pas cette fois. J'ai lu tellement d'avis positifs sur les albums de Benjamin LACOMBE, que j'ai décidé de regarder ça de plus près.

L'herbier des fées

4ème de couverture :

L'herbier des fées est le carnet intime d'un éminent botaniste russe du siècle dernier. Détaché du Cabinet des sciences occultes de Raspoutine, en quête d'un élixir d'immortalité, ses recherches le mènent en forêt de Brocéliande, célèbre pour ses plantes médicinales et ses légendes. Ce qu'ils découvre dans ces bois va bouleverser sa vie à jamais... Mêlant merveilles botaniques, correspondances et personnages fééeriques, ce livre vous attire dans un monde magique et mystérieux.

Quand j'ai ouvert cet album, j'ai d'abord été désarçonnée : mais qu'est ce que c'est que ça ? Comment peut-on prendre plaisir à cette lecture ? Et puis très vite, on se laisse embarqué. Bref, cet album est magnifique ! Les dessins sont superbes, aussi bien les croquis des fées que la retranscription de la correspondance. Il y a des pages ajourées, qui telles de la dentelle nous permettent de jouer à cache cache avec ces petits habitants de Brocéliande. J'avoue être arrivée au bout en me disant "Oh déjà !". Petite déception au départ car l'album se finit sur un mystère, au lecteur d'imaginer ce qu'il veut. Passée cette déception, je me suis dit que non, finalement c'était parfait. On est dans le monde de l'imaginaire non ? Alors libre au lecteur de rêver...

L'herbier des fées
L'herbier des fées
L'herbier des fées

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Heureusement les cloches sont passées...

Publié le par lydiane

11h, téléphone sonne. C'est la maitresse de mon Pirate. Finalement la gastro que je croyais terminée, n'était pas si terminée que ça. Allez zou, je prends Little baby sous le bras, et nous voilà partis chercher le grand. Mon Pirate sort de l'école tout sourire et plus en forme que jamais...

Mais c'est perfide à cet âge là, au lieu de montrer tout de suite l'étendue de son talent, il a fait durer le plaisir. C'est monté crescendo tout le long de la journée ! Il a commencé petit bras : à pas vouloir faire la sieste, à sauter sur le canapé (de préférence quand j'allaitais son frère, histoire que je ne puisse pas le faire descendre. Vous savez il me regardait avec son petit sourire coquin, l'air de dire "regarde maman, eh ho !", mais oui, mais oui...t'en fais pas j'te vois, grrrr), et puis le festival de gros mots qui va avec (y a d'ailleurs un peu de nouveauté de ce côté là, j'ai inauguré hier un "maman t'es con"). C'est particulièrement énervant de voir son fils zapper son autorité à la maison, mais c'est encore pire quand c'est devant temoin, et de préférence des spécialistes de la petite enfance...

La visite chez le pédiatre a été mémorable... Mon adorable Pirate a d'abord remué (enfin secouer comme un prunier serait plus exact) la poussette de son frère à peine arrivé dans le cabinet du médecin. Ba oui, manquerait plus qu'il dorme et qu'il manque le spectacle. Résultat Little baby pleure, mais visiblement pas assez fort, d'autant que le pédiatre vient de prendre un appel téléphonique, du coup Le Pirate en remet une couche et se met à crier. Oh la vache, ça commence fort !

Le médecin l'allonge sur la table et l'ausculte. Mon Pirate ne bouge pas d'un centimètre et se laisse faire docilement. Il me dit même "qu'est ce qu'il est sage!". J'hésite...je dois rire ou me facher ? c'est de l'humour ou il se fout de ma gueule ? Puis vient un instant qui restera, je pense, culte : Mon Pirate se roule par terre pour pas que je lui remette son pantalon. Restons zen, ne nous enervons pas...il y a un temoin...au bout de 5 min, je transpire fortement mais j'ai réussi à lui remettre son jean, sans me mettre à hurler comme une hysterique.

Ensuite, je me suis découvert un talent d'Inspecteur Gadget. Et sans me vanter, je suis même assez douée. Si, si, imaginez moi, assise devant le bureau du médecin en train de remplir un chèque. Assis sur un genoux, j'ai Little Baby qui m'arrache me carrese gentiement les cheveux. L'autre pied est posé sur le frein de la poussette pour éviter que Mon Pirate coure dans le cabinet avec la dite machine. Et il me frappe tapotte legerement le bras en hurlant "maman enleve ton pied !"

Après lui avoir remis une seconde fois son manteau (oui parce que la 1ère fois, il l'a balancé par terre 3min après, genre serpillère), je quitte le cabinet, en me trouvant les excuses que je peux : il veut plus faire la sieste les après-midi, du coup il est un peu exité en fin de journée...pittoyable.

Retour à la maison, douche express, puis j'installe mon fils devant son assiette de riz. Il boude, veut pas manger...Bon j'avoue le riz bien cuit avec un peu d'eau de cuisson, ça n'a jamais fait rêver personne, mais quand on est malade, faut ce qu'il faut. Je compatie, je m'assoie près de lui et lui donne la 1ère cuillère qu'il recrache illico dans l'assiette en disant que c'est chaud. Oh zut, je prends une seconde cuillère, souffle et lui met dans la bouche. Même résultat que la 1ère... Je mange un peu de son riz, mais c'est absoluement pas chaud, il se moque de moi. Je lui fais donc avaler une cuillère et retire l'assiette...il recrache sur la table. Oh ça y est, j'ai monté dans les tours, je vais passer sous peu en mode furie, vaut mieux l'éloigner de moi. Tans pis il aura rien mangé (il vomira peut-être moins !), je le colle au lit. Je suis à peine revenu dans la cuisine qu'il est derrière moi avec sa petit moue boudeur "J'veux manger". Ok. "T'es grand mon amour, tu manges tout seul, maman va donner à manger à ton frère (parce que mine de rien ça fait 3/4h qu'il attend...)"

Je suis assise sur le canapé, Little Baby téte goulûment et j'ai une magnifique vue pour assister au spectacle de son frère...qui transvase patiemment le riz de l'assiette vers la table. il fait des petits tas, puis tape dessus, ba oui c'est marrant avec l'eau de cuisson qui restait, ça éclabousse un peu. Je respire calmement, ça ne sert à rien de dire quoi que ce soit de toute façon, il fait une connerie, il le sait et ne cherche qu'à me faire crier. Mon silence a du le surprendre. Alors il me dit au bout de 10 min "Maman tu vas être contente". Zen... "Ah bon, pourquoi?", "J'ai mis du riz partout".

Dans les guides d'éducation, ils disent qu'il faut faire réparer leurs bêtises aux enfants. J'enlève le riz de la table et pendant ce temps, je donne la poubelle à Mon pirate pour qu'il ramasse les grains par terre. Au bout de 5min, il y en avait toujours autant par terre, (c'est pas vrai, je suis mauvaise langue, une partie était maintenant collée sous ses pieds, parce qu'il a joyeusement marché dedans...). J'ai craqué, je l'ai couché.

Evidemment cela aurait été trop facile si il s'était mis à dormir...il a préféré rester debout dans le couloir à crier "j'veux pas dormir, j'suis pas fatigué". Ba voyons ! Lydiane, c'est toi l'adulte, c'est à toi de revenir dans la "zone de calme". Je lui ai pris gentiment la main pour l'accompagner dans son lit, je lui ai dit à quel point j'avais aimé notre journée d'hier, on avait fait des jeux de société, lus des livres...mais qu'aujourd'hui j'avais trouvé la journée horrible. Il ne m'avait pas écouté, il avait fait des bêtises et dit des gros mots, moi je m'étais énervée et j'avais crié. C'était vraiment une mauvaise journée, il fallait vite se coucher, dormir, et oublier cette journée pour passer à demain. Il était pas d'accord ? "Si maman". Il s'est allongé et s'est endormi comme le petit amour qu'il sait être la plus part du temps !

Je suis redescendue à la cusine nettoyer le carnage, préparer à manger à Mon amoureux qui allait rentrer dans 5min. Puis je me suis installée dans le canapé avec un épisode de Castle et le lapin en chocolat de mon fils...

Publié dans Notre petite vie...

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De père légalment inconnu

Publié le par lydiane

de Françoise CLOAREC.

Il s'agit d'un roman lu dans le cadre du prix littéraire inter CE. Voilà ce qui est dit de l'auteur sur la 4ème de couverture : Françoise Cloarec est psychanalyste et peintre, diplômée des Beaux-Arts de Paris. En 2008 elle publie chez Phébus Séraphine, ouvrage consacré à Séraphine de Senlis, peintre inclassable, et qui eut un grand succès de même que le film de Martin Provost qui Va consultée pour le scénario. Paraît en 2010, toujours chez Phébus, Storr, architecte de Tailleurs^ artiste tout aussi inclassable que Séraphine. Et pour montrer l'étendue de sa curiosité sort aux éditions Noir sur Blanc en 2013 L'Âme du savon d'Alep.

De père légalment inconnu

4ème de couverture :

«Elle veut un nom, une photo, une tombe peut-être.»

La guerre d'Indochine approche de son terme scellé par la bataille de Diên Bien Phu. Dans le port de Saigon des enfants embarquent sur un paquebot, laissant derrière eux une mère au-delà des larmes, une terre à feu et à sang, une civilisation bafouée, un passé bercé par l'amour maternel et obscurci de secrets. L'un d'eux est une fillette ayant pour prénom Camille. De père légalement inconnu est l'histoire d'une quête, c'est aussi celle d'une étrange histoire d'amour et d'abandon. Presque une vie durant Camille voudra que l'officier, amant de sa mère, Thi Vien, ait un visage, un coeur et un destin. D'espoirs en déceptions, et jusqu'à la révélation finale, la mémoire de Camille ressuscite des mondes disparus, flamboyants ou ternes, et des odeurs, des parfums, des ombres et des voix.

La 4ème de couverture avait tout pour me séduire : recherche des origines, contexte de guerre, d'amour interdit. Cependant, j'ai du mal d'une façon générale avec la culture asiatique...ça ne me "touche" pas. Pourtant, je ne demande qu'à me laisser emporter dans ces contrées, surtout au temps de l'Indochine. De ce cöté là, ce roman m'a plutôt convaincu. L'intrigue est belle. On n'arrive pas complètement à detester ce père qui abandonne femme et enfant. En effet, on se rend vite compte que ce choix l'a poursuivi toute sa vie. Le contexte historique en Indochine est bien décrit.

Là où j'ai été moins convincue, c'est par le parti pris par l'auteur pour raconter son histoire. J'aurais aimé suivre une Camille dans les méandres des administrations, menant son enquête pour retrouver ce père. Alors que là, dès le 1er chapitre, elle tombe sur l'adjudant-chef Bastillac qui lui révèle le nom de son géniteur. Ok, on nous dit qu'elle a cherché pendant des années avant, mais bon... Ensuite cet adjudant chef va lui raconter son histoire (sans expliquer comment toutes ces infos lui sont tombées dans les mains). Je pense que je me serais sentie plus proche du personnage de Camille, et donc plus touchée par son histoire, si je l'avais suivie dans son enquête sur ses racines, si j'avais ressenti ses déceptions, ses découragements, mais aussi ses petits succès qui permettent de tenir le bout de la ficelle, de dérouler tout doucement la pelote pour apprendre la verité.

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Time Riders -Tome 3

Publié le par lydiane

d'Alex SCARROW

Time Riders -Tome 3

4ème de couverture :

Les Time Riders, Liam, Maddy et Sal, découvrent qu’un mystérieux manuscrit codé écrit au Moyen Âge leur est directement adressé. Liam se rend à l’époque du règne de Richard Cœur de Lion pour en percer le secret. Quelle menace ce message du passé renferme-t-il pour le futur ?

Oh que je l'attendais ce tome là ! L'époque de Richard Coeur de Lion, Robin des bois... j'allais me régaler ! Eh bien au final, pas plus que ça... je m'explique :

On retrouve évidemment avec plaisir Liam, Maddy et Sal. Au fil des tomes, on s'attache de plus en plus à eux. Il est vrai que le scénario est toujours un peu le même : un dérèglement intervient en 2001, il faut retrouver le point de départ de celui-ci dans le passé et se rendre à cette époque précise pour tout réparer. Mais malgré tout, je ne trouve pas ça répétitif et ça continue à me plaire.

Pourquoi ce tome m'a laissé perplexe ? Parce que j'ai évidemment en tête l'histoire de Robin des bois avec le gentil Richard Coeur de Lion et son méchant frère Jean qui veut lui piquer le trône, secondé par l'horrible cherif de Nottingham. Or, dans ce roman, ce n'est pas vraiment ça... Richard est plutôt décrit comme un roi sans coeur et Jean comme le "gentil" de l'histoire, le cherif de Nottingham étant juste un incapable. Bref, je ne m'y suis pas retrouvée.

Dans ce roman, il est évidemment question du fameux Graal, que Richard aurait trouvé lors de ses croisades. Et là bien sûr, je lis, je lis, je tourne les pages à vitesse grand V pour connaître ce qu'est rééllement le Graal et quelle est cette prophétie si attendue. Et plouf, l'auteur nous fait une petite pirouette, "l'Agence ne te permet pas Maddy de connaître cette prophétie, c'est du top secret" (oui alors là vous n'avez pas entendu, mais j'ai pris ma grosse voix mystérieuse). Ah non, Monsieur Scarrow, c'est quoi ça, hum ??? Déception...Dans le 1er et le 2nd tome, on terminait sur une révélation, mais là, rien ! Je referme ce livre sans réponse à mes questions...et avec encore plus de questions ! 

Bon en tout cas, Monsieur l'auteur, pari gagné, je lirai le suivant, qui m'emportera en pleine Guerre de Sécession.

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Amnesty International

Publié le par lydiane

Je suis tombée par hasard, dans le journal, sur un article annonçant une bourse aux livres ce week-end au profit d'Amnesty International. Oh, oh, oh, des livres pas chers et en plus pour la bonne cause, je fonce ! Mais mon Amoureux part au travail à 11h ce week-end. Me rendre à cette bourse avec les deux loulous s'apparente à une opération suicide... Du coup, malheureusement (ou heureusement du point de vue de ma biblothèque qui a évité la surcharge !), je n'ai pu y flaner que 30min... Je suis quand même repartie avec quelques livres sous le bras :

2 romans que j'ai déjà lus, mais que j'ai bien appréciés et que je voulais avoir dans ma bibliothèque : "La délicatesse" de Foenkinos (http://lydianeyannick.over-blog.com/article-f-comme-foenkinos-104682929.html) et "Quand souffle le vent du nord" de Glattauer (http://lydianeyannick.over-blog.com/article-quand-souffle-le-vent-du-nord-108649299.html);

3 romans à découvrir :

- "Le diner" de Koch, un livre dont j'ai beaucoup entendu parler lors de sa sortie et qui me faisait envie

- "A l'abri de rien" de Olivier Adam, un auteur que je ne me lasse pas de lire

- "Le dernier templier" de Khoudry, parce que je suis généralement bonne cliente des livres à la "Da vinci code"

J'ai également ramené deux ouvrages pour mon Pirate :

- Les chateaux forts de la collection "Mes p'tits docs". J'ai eu l'occasion de feuilletter un jour un livre de cette collection et je m'étais dit que c'était bien adapté à son âge et que ça devrait lui plaire. Bonne pioche ! Il n'a ce livre entre les mains que depuis ce matin, mais je n'entends déjà plus parler que de catapultes !

- Petites histoires de Père Castor spécial Noël. C'est marrant, parce que hier, je lui ai pris à la médiathèque, dans la même collection, les histoires pour s'endormir. Et j'ai trouvé l'ouvrage vraiment sympa. Du coup, quand je suis tombée sur celui-ci avec des histoires de Noël, je n'ai pas hésité !

 

Publié dans Lu - entendu...

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