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Un si petit oiseau

Publié le par lydiane

de Marie PAVLENKO.

Un si petit oiseau

4ème de couverture :

Après un accident de voiture qui l'a laissée meurtrie, Abigail rentre chez elle. Elle ne voit plus personne. Son corps mutilé bouleverse son quotidien, sa vie d'avant lui est insupportable. Comment se définir quand on a perdu ses repères, qu'on ne sait plus qui on est, que la douleur est toujours embusquée, prête à exploser ? Grâce à l'amour des siens. Grâce aux livres. Grâce à la nature, au rire, aux oiseaux. Avec beaucoup de patience, peu à peu, Abi va réapprendre à vivre.

Dans ma médiathèque, ils ont installé un petit présentoir "on vous conseille !" juste à la sortie, là où tu attends ton tour pour faire valider tes emprunts. Bref, ils testent ta résistance : "allezzzzz, un p'tit dernier pour la route...". Je suis faible, j'ai craqué. J'ai embarqué "Un si petit oiseau", alors que j'avais les bras déjà bien chargés.

En toute objectivité, il faudrait que je les remercie. J'ai lu ce roman en deux jours, j'ai adoré !

C'est un roman jeunesse, mais un "bon" roman jeunesse. L'écriture est simple, néanmoins l'auteur s'applique à donner une profondeur à ses personnages. L'histoire est belle, sans être gnangnan. Dans ce roman, on découvre Abi, jeune femme de 20ans qui à l'avenir devant elle. Elle est en prépa et caresse le rêve de devenir vétérinaire. Elle se donne tous les moyens pour réussir, même si ça lui vaut une rupture avec son petit copain, qui lui préfère s'amuser. Elle fait partie d'un groupe d'amis solide et profite de sa jeunesse.

Un jour où elle est en voiture avec sa mère, une femme grille un stop et vient les percuter. Abi est gravement blessée et son bras ne pourra être sauvé. Amputée, sa vie est complétement chamboulé. Adieu son projet professionnel, elle se recroqueville sur elle même, et ne veut plus voir personne. Elle ne supporte plus le regard des autres. Comme par exemple, celui d'un ancien copain de primaire, qu'elle rencontre par hasard, après un rendez-vous chez le coiffeur (oui parce que des cheveux longs avec un seul bras pour les laver ou les coiffer, c'est mission impossible!). C'est typique, il engage la conversation avec un grand sourire, surpris de tomber sur elle après tant d'années...et puis lorsqu'il s'aperçoit du vide dans sa manche, son sourire laisse place à de la pitié et de la curiosité morbide. C'est ça maintenant, la vie d'Abi.

Bien entendu, toute la famille en souffre. Sa mère qui tente d'anticiper tous ses besoins et qui lui demande au moins dix fois par jour si "ça va bien, mon pruneau ?". Son père qui camouffle sa souffrance grâce à l'humour, avec plus ou moins de succès. Et la petite sœur d'Abi qui grandit seule, l'attention des parents étant tournée en permanence vers Abi. Et puis un matin, Abi reçoit un coli. A l'intérieur un roman de Blaise Cendars, "La main coupée". Rien d'autre, pas de carte, aucun nom, seulement le roman de cet auteur revenu de la première guerre mondiale, amputé du bras droit.

Je vous conseille ce roman, et l'été me semble la période idéale pour le découvrir. Les pages tournent toutes seules...

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La part des flammes

Publié le par lydiane

de Gaëlle NOHANT

La part des flammes

4ème de couverture :

4 mai 1897. Autour de l’épisode méconnu du tragique incendie du Bazar de la Charité, La Part des flammes mêle les destins de trois figures féminines rebelles de la fin du XIXe siècle : Sophie d’Alençon, duchesse charismatique qui officie dans les hôpitaux dédiés aux tuberculeux, Violaine de Raezal, comtesse devenue veuve trop tôt dans un monde d’une politesse exquise qui vous assassine sur l’autel des convenances, et Constance d’Estingel, jeune femme tourmentée, prête à se sacrifier au nom de la foi.
Qu’ils soient fictifs ou historiques (la duchesse d’Alençon, née duchesse de Bavière, est la sœur de Sissi), Gaëlle Nohant donne vie et chair à ses personnages dans une histoire follement romanesque, qui allie avec subtilité émotion et gravité. Tout à la fois porté par un souffle puissant, littéraire et généreux,
La Part des flammes, nous entraîne de rebondissements en révélations à la manière d’un roman feuilleton.

J'ai entendu beaucoup de bien de ce roman et ça faisait un moment que je voulais le lire. Avoir regardé le téléfilm "Le bazar de la Charité" a renforcé cette envie. L'auteur nous présente trois femmes. Il y a tout d'abord Sophie d'Alençon, qui est une grande figure de la bourgeoisie parisienne. Elle brille par sa générosité et l'aide qu'elle apporte aux plus démunis. Bien entendu elle tient un comptoir au Bazar de la Charité, et s'est un honneur de pouvoir être à ce comptoir. Sophie d'Alançon a choisi  2 jeunes femmes : Violaine de Raezal et Constance d'Estingel. Violaine de Raezal a epousé un homme, en seconde noce, cela lui ouvrira les portes de la bourgeoisie. Mais depuis qu'elle est veuve, les langues se délient et elle devient "persona non grata". Constance est une toute jeune femme, qui a été confiée à un couvent pendant toute son éducation. Sa foi la pousse à rompre ses fiançailles avec un jeune journaliste.

Ces trois femmes se retrouvent au Bazar de la Charité. Quand ce dernier prend feu, c'est toute leur vie qui bascule. L'auteur décrit merveilleusement bien la vie au XIXème S et notamment la place des femmes dans la société bourgeoise. Elle a une écriture très détaillée qui plonge totalement le lecteur au coeur du brasier. Ces trois femmes qui étaient quasiment des inconnues les unes pour les autres se retrouvent liées par l'épreuve qu'elles ont traversé. Le lecteur va découvrir leur combat après le Bazar et comment elles vont décider de prendre leur destin en main.

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Gagner la guerre

Publié le par lydiane

de Jean-Philippe JAWORSKI

Gagner la guerre

4ème de couverture :

Au bout de dix heures de combat, quand j’ai vu la flotte du Chah flamber d’un bout à l’autre de l’horizon, je me suis dit : "Benvenuto, mon fagot, t’as encore tiré tes os d’un rude merdier."
Sous le commandement de mon patron, le podestat Leonide Ducatore, les galères de la République de Ciudalia venaient d’écraser les escadres du Sublime Souverain de Ressine. La victoire était arrachée, et je croyais que le gros de la tourmente était passé. Je me gourais sévère.
Gagner une guerre, c’est bien joli, mais quand il faut partager le butin entre les vainqueurs, et quand ces triomphateurs sont des nobles pourris d’orgueil et d’ambition, le coup de grâce infligé à l’ennemi n’est qu’un amuse-gueule. C’est la curée qui commence. On en vient à regretter les bonnes vieilles batailles rangées et les tueries codifiées selon l’art militaire.
Désormais, pour rafler le pactole, c’est au sein de la famille qu’on sort les couteaux. Et il se trouve que les couteaux, justement, c’est plutôt mon rayon…

Je lis de plus en plus de fantasy, et c'est vraiment un genre qui me plait. Je fouille donc sur le net pour découvrir des idées de lecture, c'est comme ça que je suis tombée sur ce roman de Jean-Philippe JAWORSKI. J'avoue que la taille du bouquin m'a un peu refroidi...près de 1 000 pages écrites en tout petit...mais bon, pour un roman qui a une note de 4.53/5 avec plus de 1100 avis, on fait un effort !

Le narrateur, Benbenuto, est le bras armé, caché, du sénateur Leonide Ducatore. Benbenuto est loin d'être un ange. Il ne recule devant rien pour contenter son patron. Cela lui permet de conserver la protection de ce dernier. Protection dont il a bien besoin quand on voit le nombre de personnes qui veut sa tête. Néanmoins, Leonide Ducatore est un fin stratège, et le décevoir peut coûter cher à Benbenuto.

Ce roman est une toile d'araignée, où chaque politique imagine des intrigues plus tordues les unes que les autres pour arriver à ses fins.

En principe, ce roman avait tout pour me plaire. Malheureusement, je lui ai trouvé quelques longueurs, surtout dans la première moitié. Je me suis plus d'une fois fait violence pour poursuivre ma lecture. Ce qui n'arrange rien, c'est que les personnages ne sont pas très attachants. La seconde partie du roman est un peu plus attractive, mais ça n'a pas suffit pour me faire adorer ce roman comme beaucoup d'autres lecteurs.

 

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Les derniers jours de nos pères

Publié le par lydiane

de Joël DICKER

Les derniers jours de nos pères

4ème de couverture :

Londres, 1940. Soucieux de pallier l'anéantissement de l'armée britannique à Dunkerque, Winston Churchill a une idée qui va changer le cours de la guerre: créer une branche noire des services secrets, le Special Operation Executive (SOE), chargée de mener des actions de sabotage et de renseignement à l'intérieur des lignes ennemies et dont les membres seraient issus des populations locales pour être insoupçonnables. Du jamais vu jusqu'alors.
Quelques mois plus tard, le jeune Paul-Émile quitte Paris pour Londres dans l'espoir de rejoindre la Résistance. Rapidement recruté par le SOE, il est intégré à un groupe de Français qui deviendront ses compagnons de coeur et d'armes. Entraînés et formés de façon intense aux quatre coins de l'Angleterre, ceux qui passeront la sélection se verront bientôt renvoyés en France occupée pour contribuer à la formation des réseaux de résistance. Mais sur le continent, le contre-espionnage allemand est en état d'alerte.
L'existence même du SOE a été longtemps tenue secrète. Soixante-cinq ans après les faits, Les Derniers Jours de nos pères est un des premiers romans à en évoquer la création et à revenir sur les véritables relations entre la Résistance et l'Angleterre de Churchill.

Vous avez forcément entendu parler de Joël DICKER, et notamment de "La vérité sur l'affaire Harry Quebert" qui l'a fait connaitre. J'ai lu ce roman il y a quelques années déjà, mais j'en garde un bon souvenir. Alors quand je suis tombée sur "Les derniers jours de nos pères", son 1er roman, j'étais plutôt enthousiaste. D'autant plus que, la thématique du SOE m'intéresse particulièrement.

Le roman commence en Angleterre dans un camp de formation des futurs espions du SOE. On va faire connaissance au fur à mesure des épreuves et des sélections, avec ce groupe de résistants : Pal, Gros, Stan, Claude, Laura... ils ont tout quitté, leur vie, leur famille, pour combattre la dictature. J'avoue que j'ai eu beaucoup de mal avec le début du roman. L'écriture était, malheureusement, loin d'être passionnante : de grandes descriptions et explications historiques qui m'ont vite lassé. J'ai malgré tout persévéré dans ma lecture, et bien m'en a pris !

Dans la seconde moitié du roman, le rythme est plus fluide. Nous suivons les différents espions dans leurs missions en France. L'action est plus présente et amène plus de suspens. L'auteur s'efforce de décrire le sentiment des espions, leur solitude, leur obligation de rester loin de leurs familles et de laisser leurs proches sans nouvelle. 

Bref, une lecture qui fut pour moi en demi-teinte.

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Broadway limited

Publié le par lydiane

de Malika FERDJOUKH

Tome 1 : Un dîner avec Cary Grant

Tome 2 : Un shim sham avec Fred Astaire

Broadway limitedBroadway limited

4ème de couverture :

Normalement, Jocelyn n'aurait pas dû obtenir une chambre à la Pension Giboulée. Mrs Merle, la propriétaire, est formelle : cette respectable pension new-yorkaise n'accepte aucun garçon, même avec un joli nom français comme Jocelyn Brouillard. Pourtant, grâce à son talent de pianiste, grâce, aussi, à un petit mensonge et à un ingrédient miraculeux qu'il transporte sans le savoir dans sa malle, Jocelyn obtient l'autorisation de loger au sous-sol. Nous sommes en 1948, cela fait quelques heures à peine qu'il est à New York, il a le sentiment d'avoir débarqué dans une maison de fous. Et il doit garder la tête froide, car ici il n'y a que des filles. Elles sont danseuses, apprenties comédiennes, toutes manquent d'argent et passent leur temps à courir les auditions. Chic a mangé tellement de soupe Campbell's à la tomate pour une publicité que la couleur rouge suffit à lui donner la nausée. Dido, malgré son jeune âge, a des problèmes avec le FBI. Manhattan est en proie à l'inquiétude depuis qu'elle a cinq ans. Toutes ces jeunes filles ont un secret, que même leurs meilleures amies ignorent. Surtout Hadley, la plus mystérieuse de toutes, qui ne danse plus alors qu'elle a autrefois dansé avec Fred Astaire, et vend chaque soir des allumettes au Social Platinium. Hadley, pour qui tout a basculé, par une nuit de neige dans un train. Un train nommé Broadway Limited.

J'ai choisi ce roman un peu par hasard...il y était question de New York (où je désespère de me rendre un jour...!) et de l'ambiance de Broadway dans les années 50.

Le roman s'ouvre avec ce jeune français, Jocelyn, qui débarque dans cette pension où il a réservé une chambre par courrier quelques semaines avant. Sauf que "Jocelyn" en anglais ce prononce "Jocelyne" et il s'agit d'un prénom féminin. Voilà donc notre Jocelyn face à Miss Merle, l'une des propriétaires de la pension, qui se rend compte du malheureux quiproquo. Jocelyn n'ayant pas d'autres lieux de chute, Miss Merle va tenter de convaincre sa soeur "Le Dragon" d'accepter Jocelyn entre leurs murs. Pari réussi ! Jocelyn se créé donc une place au sein de toutes ces jeunes femmes qui multiplient les auditions pour devenir danseuse ou comédienne.

Au départ, j'ai été surprise par le ton de l'auteur : cette pointe d'humour et ce récit qui semble partir dans tous les sens. Mais au fil des pages, je me suis attachée à tous ces personnages et à leurs petits secrets. J'ai adoré cette ambiance "Broadway", mais sous les paillettes, tout n'est pas toujours rose... notamment la place des noirs dans la société. Bref, j'ai été captivée par cette histoire au point d'aller emprunter rapido le second tome à la bibliothèque. Seule déception, la sortie du tome 3 qui devait paraitre fin 2019 a été repoussée, et pour le moment il n'est pas encore publié. Je vais devoir être patiente...

 

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A l'abri de rien

Publié le par lydiane

d'Olivier ADAM.

Roman lu dans le cadre du family challenge : roman adapté sur petit ou grand écran.

De nombreux romans d'Olivier ADAM ont été adaptés au cinéma. "A l'abri de rien" a fait l'objet d'un téléfilm "Maman est folle" ave Isabelle Carré.

A l'abri de rien

4ème de couverture :

Plus rien n'arrête le regard de Marie, ou presque. Ce jour-là, des hommes en haillons sont postés près du Monoprix ; sans savoir pourquoi, elle pénètre dans la tente, se joint aux bénévoles pour servir des repas à ceux qu'on appelle les " Kosovars ". Négligeant sa famille, indifférente aux attentions de son mari, à la tendresse de ses enfants, Marie se consacre à la survie de ces hommes en perdition.

Il me semble avoir acheté ce roman lors d'une vente de livres d'occassion organisé par Amnesty International. Je n'avais encore jamais pris le temps de le lire, mais confinement oblige, j'ai pioché dans ma bibliothèque !

Dans les romans d'Olivier ADAM, les personnages sont souvent "cassés", abimés. On pourrait croire, au début du roman, que ce n'est pas le cas de Marie : elle a un mari qui l'aime, 2 beaux enfants adorables. Mais on comprend vite que Marie se sent vide. Alors quand elle croise des bénévoles qui aident des réfugiés, elle se joint naturellement à eux. Elle va s'engager entièrement auprès des réfugiés en leur offrant tout son temps et son argent. 

C'est évidemment un roman qui pousse à réfléchir et c'est important de mettre à l'honneur ces bénévoles qui viennent en aide à ceux qui ont fui leur pays. Mais j'avoue que le personnage de Marie m'a vraiment dérangé, comment peut elle aider sans condition ces réfugiés au detriment de ses enfants ? Elle delaisse totalement ses enfants, elle leur fait du mal et va même jusqu'à les mettre en danger. Pour moi c'est incompréhensible...

Pour terminer une petite vidéo sur l'adaptation télé :

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La tulipe noire

Publié le par lydiane

d'Alexandre DUMAS.

Lors d'une bourse aux livres, j'avais fait l'acquisition de La Tulipe Noire, mais je n'avais pas encore pris le temps de le lire. Pendant le confinement, je me suis dit que c'était le moment idéal. Déjà parce que j'aime beaucoup le talent de conteur d'Alexandre Dumas (j'ai adoré les 3 mousquetaires), et puis parce que j'avais un très bon, mais vague, souvenir du film la Tulipe Noire avec Alain Delon. Bref, j'avais envie d'une belle histoire de capes et d'épées pour changer un peu !

Mais oh déception….ce film n'est absolument pas une adaptation du roman d'Alexandre Dumas. Dans le roman, point de cape, ni d'épée, mais quand même un peu d'amour !

L'histoire se déroule en Hollande, en 1672. Guillaume d'Orange prend le pouvoir, profitant du massacre par le peuple des frères Jean et Corneille de Witt, accusés de tractations secrètes avec la France. Leur neveu, le jeune Cornélius van Baerle, se retrouve, bien malgré lui, mêlé à ces intrigues politiques. Il est pourtant à 1000 lieux de s'intéresser au pouvoir, la seule chose qui le passionne c'est l'horticulture et plus précisément le rêve de créer une tulipe noire. Cornelius échappe de peu à la peine de mort et se retrouve emprisonné à vie. Dans sa cellule, il a réussi à emmener ses 3 caïeux qui doivent donner naissance à la tulipe noire. Rosa, la fille du geôlier va lui apporter son aide. Mais faire pousser une tulipe noire aiguise les jalousies, surtout depuis que la société horticole de Harlem a décidé de verser un prix au créateur. L'entreprise de Cornelius et de Rosa ne va pas se reveler aussi simple que prévue...

Le début du roman a été pour moi un peu complexe, n'étant pas au fait de l'histoire hollandaise. Mais passé quelques pages, on est vite embarqué par l'intrigue et on suit les rebondissements imaginés par Dumas. Par contre, je dois avouer que le personnage de Cornelius m'a parfois exaspéré... il se fait enfermer et frôle la mort pour des crimes qu'il n'a pas commis, mais ça ne le révolte pas plus que ça... 

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Le témoignage du pendu

Publié le par lydiane

de Ann GRANGER

Le témoignage du pendu

4ème de couverture :

Un homme destiné à la corde dirait n'importe quoi pour sauver sa vie. Mais que faire si son témoignage était vrai ?
Lorsque l'inspecteur Ben Ross est appelé à la prison de Newgate par un homme condamné à mort, il ne s'attend pas à accorder le moindre crédit à sa parole. Mais le récit d'un assassinat dont il a été témoin il y a plus de dix-sept ans est si convaincant que Ben ne peut s'empêcher de se demander si ce qu'il a entendu est vrai. S'il est trop tard pour sauver la vie de l'homme, peut-il encore enquêter sur un crime passé inaperçu pendant toutes ces années ?

J'ai déjà lu plusieurs roman d'Ann GRANGER, notamment La curiosité est un péché mortel, et Un assassinat de qualité. On retrouve donc dans ce roman l'inspecteur Ben Ross et son épouse Lizzie, duo de choc, toujours aussi sympathique. 

L'inspecteur Ben Ross ne peut se résoudre à refuser la dernière volonté d'un homme qu'il a arrêté. La veille de sa condamnation à mort, celui-ci demande un entretien à l'inspecteur. Il lui avoue alors, avoir assisté à un assassinat il y a 17ans : alors qu'il s'approchait d'une maison en pleine forêt pendant un orage pour trouver un refuge. Il surprend, par la fenêtre, une jeune femme appuyer un cousin sur le visage d'un vieil homme jusqu'à ce que ce dernier arrête de respirer. Etant donné que les affaires l'ayant entrainé dans cette forêt ne sont pas des plus légales, il se voit mal aller trouver la police, voilà pourquoi, il n'a rien dit à l'époque. Les supérieurs de Ben ne sont pas particulièrement impatients de s'intéresser à un soi-disant meurtre vieux de 17 ans. Ben envoie donc son épouse se renseigner, discrètement, dans la région.

On suit en parallèle l'enquête de Ben sur la disparition de madame Canning et sa fille Charlotte. Monsieur Canning, particulièrement odieux, est persuadé que son épouse a été enlevée. Cette enquête est l'occasion d'évoquer la condition des femmes au XIXè S.

Le style est fluide, le roman se lit facilement. Mais j'avoue que les enquêtes ne m'ont pas passionnées. On comprend en effet assez vite ce qui s'est réellement passé, bref peu de suspens...

 

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Le secret de la manufacture de chaussettes inusables

Publié le par lydiane

De Annie BARROWS

Le secret de la manufacture de chaussettes inusables

4eme de couverture :

Ce n’était pas le projet estival dont Layla avait rêvé. Rédiger l’histoire d’une petite ville de Virginie-Occidentale et de sa manufacture de chaussettes, Les Inusables Américaines. Et pourtant…
Eté 1938. Layla Beck, jeune citadine fortunée, refuse le riche parti que son père lui a choisi et se voit contrainte, pour la première fois de sa vie, de travailler. Recrutée au sein d’une agence gouvernementale, elle se rend à Macedonia pour y écrire un livre de commande sur cette petite ville.
L’été s’annonce mortellement ennuyeux. Mais elle va tomber sous le charme des excentriques désargentés chez lesquels elle prend pension. Dans la famille Romeyn, il y a… La fille, Willa, douze ans, qui a décidé de tourner le dos à l’enfance… La tante, Jottie, qui ne peut oublier la tragédie qui a coûté la vie à celui qu’elle aimait… Et le père, le troublant Félix, dont les activités semblent peu orthodoxes. Autrefois propriétaire de la manufacture, cette famille a une histoire intimement liée à celle de la ville.
De soupçons en révélations, Layla va changer à jamais l’existence des membres de cette communauté, et mettre au jour vérités enfouies et blessures mal cicatrisées.

Période de confinement oblige, médiathèque fermée, librairie fermée...je pioche dans ma bibliothèque. La couverture et le titre ne m'emballaient pas des masses, mais ce qui m'a décidé à choisir ce roman, c'est son auteur. Celle-là même qui a écrit "Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates", roman que j'avais particulièrement aimé. Autant le dire tout de suite, ce fut un bon choix !

J'ai vraiment aimé les personnages. Annie BARROWS sait créer des personnages un peu rebelles, qui ne rentrent pas dans le moule de la "bonne" société, avec leurs petits défauts, mais surtout une pointe d'humour qui m'a conquise. En particulier : Jottie, que j'ai adoré découvrir. Cette vieille fille (enfin, elle n'a qu'une trentaine d'années !) fait preuve d'une belle force de caractère. C'est un peu l'adulte de la famille (bien qu'elle ne soit pas l'aînée), elle gère ses frères et soeurs, mais aussi les filles de son frère. Elle vit dans la maison familiale, et pour faire rentrer un peu d'argent, loue une chambre à Layla Beck.

Layla, fille de sénateur, n'a jamais eu à se préoccuper de l'argent. Elle a toujours eu une vie privilégiée. Le jour où, après une énième dispute, son père lui coupe les vives; elle tombe de haut en découvrant "la vraie vie". Enfin... c'est vite dit, car son oncle lui déniche quand même un poste dans un petit coin paumé des Etats-Unis. C'est grâce au New Deal que ce poste, pas vraiment essentiel, a été créé. Elle doit écrire un livre sur l'histoire de la ville. Layla se plonge alors dans les archives de la ville et va faire resurgir les souvenirs de la famille Romeyn...    

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Cogito

Publié le par lydiane

de Victor DIXEN

Cogito

4ème de couverture :

Un don du ciel... Roxane, dix-huit ans, a plongé dans la délinquance quand ses parents ont perdu leur emploi, remplacés par des robots. Sa dernière chance de décrocher le Brevet d'Accès aux Corporations : un stage de programmation neuronale, une nouvelle technologie promettant de transformer n'importe qui en génie... ou un pacte avec le diable ? Pour les vacances de printemps, Roxane s'envole pour les îles Fortunées, un archipel tropical futuriste entièrement dédié au cyber-bachotage. Mais cette méthode expérimentale qui utilise l'intelligence artificielle pour "améliorer" la substance même de l'esprit humain est-elle vraiment sûre ? En offrant son cerveau à la science, Roxane a-t-elle vendu son âme au diable ? Demain, l'intelligence artificielle envahira toutes les strates de la société. L'ultime frontière sera notre cerveau.

Que deviendrait notre société si les robots et les intelligences artificielles devenaient incontournables ? Dans le monde de Rox, jeune ado de 18ans, les têtes-pensantes ont trouvé que les robots étaient quand même vachement plus avantageux que des travailleurs humains : nettement plus productifs, plus d'erreur, et surtout moindre coût. Bref, il ne reste plus qu'aux humains, les basses besognes qui ne peuvent pas être réalisées par des robots ou alors devenir des génies et construire eux même des robots/process intelligents. D'ailleurs, c'est pour tester un nouveau process révolutionnaire que Rox se retrouve avec une poignée d'ado, isolés, sur un archipel.

Tous ces ado sont de riches héritiers. Grâce à leurs fortunes, les voilà dispensés de bosser à l'école : un petit stage de quelques jours va leur permettre d'ingurgiter le programme scolaire de plusieurs années. Mais pour démontrer l'utilité de son process, la firme a choisi 3 "boursiers" qui vont être médiatiser avec un avant/après. Rox a été choisie pour être mise sur le devant de la scène; c'est pour elle, sa dernière chance de sortir du corner dans lequel elle se trouve. Mais bien entendu, vous vous en doutez, quand on commence à trafiquer dans les cerveaux, ce n'est pas sans danger...

J'aime bien lire, de temps en temps, de la science fiction. Ca permet de se poser des questions : en poussant à l'extrême les défauts de nos sociétés, on arrive à de sacrées dérives. Aussi bien pour nos libertés, que notre santé ou l'avenir de la planète. Néanmoins, ce roman de Victor DIXEN ne m'a pas totalement emballé. La faute à ses personnages. J'avoue ne pas avoir accrochée avec Rox, du coup, sans empathie pour les personnages, c'est un peu compliqué d'être embarquée dans l'intrigue.

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