Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le livre mystère...

Publié le par lydiane

Dans le cadre du Family challenge, l'une des règles consiste à lire un livre "à l'aveugle". Ma sœur m'a donc donné un livre en ayant pris soin d'emballer la couverture...impossible de connaitre le titre, le nom de l'auteur ou le résumé de la 4ème de couverture.

En ouvrant ce roman, j'ai déjà eu un petit indice sur la temporalité. En effet au début de chaque chapitre on trouve une frise temporelle nous indiquant en quelle année se situe l'action du chapitre que l'on va commencer. La frise s'étend de 1994 à 2004. Le 1er chapitre se passe d'ailleurs en 2004 et commence ainsi "Le lendemain matin, après que les Russes eurent brulé dans la nuit sa maison et emmené son père, Havaa rêva d'anémones de mer." Havaa, cette jeune fille, qui a réussi à se cacher durant la "visite" des Russes, est alors recueillie par un voisin, Akhmed. Ce dernier prend la décision d'emmener Havaa à l'hôpital pour la cacher. Choix qui peut étonner, mais il y connait une médecin (enfin...juste de nom) et est persuadé qu'elle voudra bien l'aider. Cette médecin c'est Sonja. 

Au fil des chapitres, le lecteur est amené à faire des bonds dans le temps et peu à peu les pièces du puzzle prennent place. La construction de ce roman est géniale ! On n'est jamais perdu dans la lecture, il y a bien entendu des zones d'ombres dans la vie des personnages, mais les révélations arrivent toujours au bon moment et on ne se dit jamais "ah l'auteur utilise un stratagème gros comme lui pour me cacher un truc !"

Ce roman se passe donc en Tchétchénie, on l'apprend dans les 1ère pages. Je reconnais bien là le choix de ma sœur ! Mais elle en connait forcément beaucoup plus que moi sur l'histoire de ce pays de part son métier au côté des demandeurs d'asile. A travers l'histoire de ces personnages, j'ai maintenant quelques notions, mais je vais filer de ce pas vers wikipédia pour en découvrir un peu plus.

Donc, dans ce roman, on suit la vie d'Akhmed, ce médecin raté qui vit dans un petit village tchétchène. On fait connaissance avec ses voisins et amis dont les parents d'Havaa. On apprend également à connaitre Sonja, cette jeune tchétchène qui a reçu une bourse pour poursuivre ses études de médecine à Londres. Elle y a fait sa vie. Mais la guerre fait rage en Tchétchénie, et elle n'arrive plus à obtenir de nouvelles de sa soeur...elle décide alors de revenir dans son pays pour la retrouver. Comme vous pouvez l'imaginer, l'auteur aborde des sujets durs : la délation, les arrestations sommaires, la torture, les mines antipersonnel, l'exode, le trafic d'êtres humains ou d'armes, ou de drogues.

J'ai adoré ce roman, autant pour sa construction, qui, je le répète, est parfaite, que pour les personnages et leurs histoires. En plus, c'est top de pouvoir découvrir un pays et une histoire que l'on ne connait pas. Je ne suis pas sur que j'aurais choisi de le lire si j'étais tombée sur ce roman à la bibliothèque ou dans une librairie... et j'aurais bien eu tort !

Allez, je déballe la couverture.... Il s'agit de "Une constellation de phénomènes vitaux" de Anthony MARRA. Si vous souhaitez connaitre l'avis de ma frangine sur ce roman c'est par ici que ça se passe.

 

Le livre mystère...
Partager cet article
Repost0

Sans foi ni loi

Publié le par lydiane

de Marion BRUNET

Sans foi ni loi

4ème de couverture :

Lorsqu'une hors-la-loi débarque chez lui et le kidnappe, Garett est terrifié. pourtant Ab Stenson, cette femme indomptable, est celle qui lui ouvrira les portes d'un avenir moins sombre, loin de son père violent. Fasciné par sa ravisseuse, Garett découvrira ses plus grands secrets, ceux qu'on ne révèle qu'à ses plus proches amis. Dans son sillage, il rencontrera l'amour et l'amitié, là où il les attendait le moins. Jusqu'au bout de la route, où Ab lui offrira le plus beau des destins : la liberté.

Un registre peu commun : un western au féminin ! En attaquant ce roman, on fait la connaissance de Garett qui est en bien mauvaise posture. Ce jeune homme de 16 ans, fils de pasteur, est tranquillement chez lui lorsque la célèbre Ab Stenson s'invite. Ab Stenson est poursuivi par le shérif pour braquages de banques dont l'un qui a mal tourné et qui s'est soldé par un mort. Pour échapper aux gens du shérif, Ab se voit contrainte de prendre Garett en otage lors de sa fuite. Elle aurait pu l'abandonner quelques kilomètres plus loin, mais c'est sans compter sur la curiosité de Garett. Ce dernier a fouillé dans les affaires de Ab et a découvert sa destination. Les voilà donc contraint de voyage ensemble. Peu à peu, ils apprennent à se connaitre. Assez vite, Garett troque son statut d'otage pour un statut de partenaire. 

 

Il s'agit d'un roman classifié "jeunesse", l'écriture est plutôt "simple", mais l'intrigue est malgré tout très bien menée. L'auteur nous décrit parfaitement les personnages, leurs sentiments. Il y a une vraie évolution pour Garett : il s'émancipe et remet en cause l'éducation et les valeurs de son père. Mais il y a également une évolution chez Ab, qui apprend, au contact de Garett à fendre un peu son armure. C'est un vrai roman d'apprentissage sur fond de fusillade, de cavale à cheval et de saloon. J'ai passé un très bon moment avec ce roman original !

Publié dans Lu - entendu...

Partager cet article
Repost0

La commode aux tiroirs de couleurs

Publié le par lydiane

Lorsque j'ai vu qu'Olivia RUIZ sortait un roman, j'ai eu envie de découvrir sa plume dans un autre exercice que la chanson.

La commode aux tiroirs de couleurs

4ème de couverture :

 Enfin, après tant d'années de patience domptée, j'allais savoir pourquoi elle s'emballait tant pour cacher le secret que renfermaient ces neufs tiroirs. Ma grand-mère les nommait ses renferme-mémoire. " A la mort de sa grand-mère chérie, une jeune femme reçoit en héritage une intrigante commode, objet de tous les fantasmes de ses petits-enfants. Le temps d'une nuit, la narratrice va ouvrir ces neuf tiroirs de couleur, et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela, dévoilant ces nombreux secrets qui ont scellé le destin de plusieurs générations de femmes, entre France et Espagne.

J'étais intriguée par ce que pouvait donner le 1er roman de cette chanteuse aux textes si bien travaillés. Ce roman débute avec cette jeune femme qui installe dans son appartement parisien la commode de sa grand-mère. Cette commode avec laquelle elle adorait jouer avec ses cousins cousines lorsqu'il étaient enfants. Cette commode aves ses tiroirs de couleurs qui restaient hermétiquement fermés sur ses secrets. Aujourd'hui, sa grand-mère n'est plus là. Avec cette commode, ce n'est pas simplement d'un meuble qu'elle hérite, c'est des souvenirs de sa famille : cette lignée de femmes dont la vie se partage entre l'Espagne et la France.

En forçant ces tiroirs, on découvre que Rita, enfant, a du fuir l'Espagne franquiste avec ses sœurs. Leurs parents les ont jetés sur les routes en direction d'un point de chute à Narbonne. Elles devront se faire une place en France, ce n'est pas toujours facile. Mais elles pourront compter sur la communauté espagnole de la région, où même en France la lutte pour la liberté se poursuit.

Le début du roman m'a un peu surprise, je m'attendais peut-être à trouver plus de poésie dans l'écriture. Mais au fil des pages, je me suis laissée embarquer dans la vie de Rita. Neanmoins, j'avoue qu'il m'a manqué un petit quelque chose pour m'attacher totalement aux personnages et être conquise.

Publié dans Lu - entendu...

Partager cet article
Repost0

Labyrinthe

Publié le par lydiane

de Kate MOSSE

Labyrinthe

4ème de couverture :

Juillet 1209 : dans la cité de Carcassonne, Alaïs, dix-sept ans, reçoit de son père un manuscrit censé renfermer le secret du Graal. Bien qu’elle n’en comprenne ni les symboles ni les mots, elle sait que son destin est d’en assurer la protection et de préserver le secret du labyrinthe, né dans les sables de l’ancienne Égypte..
Juillet 2005 : lors de fouilles dans des grottes, aux environs de Carcassonne, Alice Tanner trébuche sur deux squelettes et découvre, gravé dans la roche, un langage ancien, qu’elle croit pouvoir déchiffrer.
Elle finit par comprendre, mais trop tard, qu’elle vient de déclencher une succession d’événements terrifiants : désormais, son destin est lié à celui que connurent les Cathares, huit siècles auparavant…

Ca faisait longtemps que je n'avais pas lu un roman de ce type : mêlant histoire et religion. Dans Labyrinthe le lecteur change d'époque à chaque chapitre. On suit Alaïs au cœur du Moyen Age à Carcassonne. Le lecteur est plongé dans la guerre qui oppose les catholiques et les cathares. On suit également Alice, une jeune anglaise qui participe à des fouilles archéologiques près de Carcassonne. Elle va faire la découverte d'une grotte où repose deux squelettes et un symbole de labyrinthe dessiné sur le mur. Suite à cette découverte, Alice se retrouve malgré elle au cœur d'une lutte de pouvoir, où les protagonistes n'ont aucune limite... Bien entendu, les deux histoires se rejoignent à travers les siècles.

Je sors de cette lecture assez mitigée. Tout d'abord, le point positif : je connaissais peu l'histoire des cathares. J'ai donc vraiment aimé en apprendre un peu plus sur ce sujet, j'en ai profité pour aller faire un tour sur wikipedia afin de bien comprendre le cadre historique de Labyrinthe. Malheureusement, l'intrigue ne m'a pas convaincu. Les trop nombreux parallèles entre 1209 et 2005 m'ont semblé too much, un peu trop tirés par les cheveux. Du coup, l'auteur m'a perdu. En plus, je ne me suis pas attachée aux personnages que je trouvais trop caricaturaux. Bref, je n'ai pas été embarquée.
 

Publié dans Lu - entendu...

Partager cet article
Repost0

Six of crows - Tome 2

Publié le par lydiane

de Leigh BARDUGO

Six of crows - Tome 2

4ème de couverture :

Après avoir réussi à s’enfuir du Palais des Glaces, Kaz et ses compagnons se sentent invulnérables. Un revirement de situation va cependant changer la donne d’une partie mortelle que devront jouer les jeunes prodiges du crime. Alors que les grandes puissances Grisha s’organisent pour leur mettre la main dessus, Kaz imagine un plan, entre vengeance et arnaque, qui leur assurera la gloire éternelle en cas de réussite, et provoquera la ruine de leur monde s’ils échouent.

J'ai choisi de lire ce roman dans le cadre du Family Challenge : un roman avec un animal dans le titre ou sur la couverture.

J'ai lu le 1er tome en début d'année, même si j'avais dû m'accrocher au début de ma lecture, j'avais fini par vraiment apprécié l'intrigue. Je n'ai donc pas attendu longtemps pour lire ce deuxième et dernier tome de la série. Pour le coup, l'entrée en matière est beaucoup plus simple, on connait évidemment les personnages et le monde de Leigh BARDUGO.

J'ai pris beaucoup de plaisir à retrouver la bande de Kaz, ces jeunes écorchés, abimés par la vie, solitaires, qui décident de s'associer pour mener "le casse du siècle". Ca c'était dans le 1er tome. Le casse est une réussite, mais tout ne se passe pas comme prévu... Dans ce second tome, l'équipe reste unie pour réparer les "problèmes" survenus à la suite de ce casse. Cela va être l'occasion de plonger un peu plus dans le passé de chaque personnage, d'apprendre à mieux les connaitre. 

Là encore, dans ce tome, il y a de l'action, des rebondissements, du mystère...bref, j'ai adoré !

Partager cet article
Repost0

Quand nos souvenirs viendront danser

Publié le par lydiane

de Virginie GRIMALDI

Quand nos souvenirs viendront danser

4ème de couverture :

Lorsque nous avons emménagé impasse des Colibris, nous avions vingt ans, ça sentait la peinture fraîche et les projets, nous nous prêtions main-forte entre voisins en traversant les jardins non clôturés.
Soixante-trois ans plus tard, les haies ont poussé, nos souvenirs sont accrochés aux murs et nous ne nous adressons la parole qu’en cas de nécessité absolue. Nous ne sommes plus que six : Anatole, Joséphine, Marius, Rosalie, Gustave et moi, Marceline.
Quand le maire annonce qu’il va raser l’impasse – nos maisons, nos mémoires, nos vies –, nous oublions le passé pour nous allier et nous battre. Tous les coups sont permis : nous n’avons plus rien à perdre, et c’est plus excitant qu’une sieste devant Motus."
À travers le récit de leur combat et une plongée dans ses souvenirs, Marceline raconte une magnifique histoire d’amour, les secrets de toute une famille et la force des liens qui tissent une amitié.

On pourrait croire à une habitude : un roman de Virginie GRIMALDI chaque été ! Après avoir lu Tu comprendras quand tu seras plus grande en 2018 et Il est grand temps de rallumer les étoiles en 2019, ce sera Quand nos souvenirs viendront danser cette année !

Les héros de ce roman n'ont plus vraiment "la vie devant eux". Ce sont des octogénaires qui habitent un petit lotissement. C'est Marceline, la narratrice, qui nous raconte leur quotidien : ils ne s'apprécient pas beaucoup, et n'hésitent pas à se le dire franchement. Mais lorsque un projet de construction d'école met en péril leurs maisons, ils s'allient, malgré leur diffèrent, pour faire front commun. Ils se donnent le nom des "octogéniaux" et décident d'actions coup de poing pour mettre l'opinion publique dans leur poche.

J'ai toujours dis que Virginie GRIMALDI savait trouver le savant équilibre entre humour et tendresse avec de jolies tournures de phrases. Malheureusement, je n'ai pas été emballée par l'humour de ce roman...je l'ai trouvé lourd et un peu trop burlesque à mon goût. Par conséquent, je n'ai pas été touchée par les personnages. J'avoue que c'est un peu mieux quand Marceline raconte son passé et celui de ses voisins, mais dès que l'on repasse dans le présent, l'auteur me perd... dommage...

Publié dans Lu - entendu...

Partager cet article
Repost0

Une bête au paradis

Publié le par lydiane

de Cécile COULON

Une bête au paradis

4ème de couverture :

La vie d'Emilienne, c'est le Paradis. Cette ferme isolée, au bout d'un chemin sinueux. C'est là qu'elle élève seule, avec pour uniques ressources son courage et sa terre, ses deux petits-enfants, Blanche et Gabriel. Les saisons se suivent, ils grandissent. Jusqu'à ce que l'adolescence arrive et, avec elle, le premier amour de Blanche, celui qui dévaste tout sur son passage. Il s'appelle Alexandre. Leur couple se forge. Mais la passion que Blanche voue au Paradis la domine tout entière, quand Alexandre, dévoré par son ambition, veut partir en ville, réussir. Alors leurs mondes se déchirent. Et vient la vengeance.

Une bête au Paradis est le roman d'une lignée de femmes possédées par leur terre. Un huis clos fiévreux hanté par la folie, le désir et la liberté.

J'avais vu Cécile COULON lors de son passage à La Grande Librairie l'année dernière pour la sortie de ce roman. Je m'étais dit qu'il faudrait que je le lise celui-là ! Alors, quand ma chef, fan de l'auteur, m'a proposé de me le prêter, j'ai sauté sur l'occasion.

Ce roman s'ouvre sur une scène campagnarde : les tables sorties dans la cour avec de belles nappes brodées aux initiales de la famille, les gens joyeux regroupés pour saigner le cochon, les enfants qui s'amusent. C'est ce jour là que Blanche et Alexandre s'isolent pour vivre leur passion. Mais le lecteur ne ressent aucune légèreté dans cette scène, on sent tout de suite, le poids du drame à venir.

Je ne veux pas en dire beaucoup sur l'intrigue pour ne pas déflorer le livre. La 4ème de couverture en fait un parfait résumé. C'est l'histoire d'un amour intense, puissant, mais entre deux personnes qui n'ont pas les mêmes projets de vie. Blanche est attachée à sa terre, le Paradis. Elle ne voit pas sa vie ailleurs. Le Paradis, c'est chez elle. Sa grand-mère lui transmet et elle le transmettra à ses enfants. Alexandre, lui, rêve de réussite, d'argent, de vie à la ville. Il fait le choix de partir, Blanche ne lui pardonnera pas.

Certains auteurs cherchent à instaurer une intimité entre le lecteur et un personnage. L'écrivain s'efface complétement et pousse le lecteur au plus près du personnage, qu'il voit, qu'il ressente les émotions. C'est en poussant le lecteur à s'identifier au personnage que l'écrivain l'embarque dans son intrigue. Ici avec Cécile COULON, j'ai ressenti tout l'inverse. L'auteur m' a dit "tient pose toi là, regarde par là, je vais te raconter l'histoire de Blanche". L'auteur endosse le rôle de conteuse. Et, contre toute attente, malgré cette "distance", j'ai été embarquée complétement dans l'histoire. 

Citation :

Au centre de la cour, un arbre centenaire, aux branches assez hautes pour y pendre un homme ou un pneu, arrose de son ombre le sol, si bien qu'en automne, lorsque Blanche sort de la maison pour faire le tour du domaine, la quantité de feuilles mortes et la profondeur du rouge qui les habille lui donnent l'impression d'avancer sur une terre qui aurait saigné toute la nuit.

 

Publié dans Lu - entendu...

Partager cet article
Repost0

Un si petit oiseau

Publié le par lydiane

de Marie PAVLENKO.

Un si petit oiseau

4ème de couverture :

Après un accident de voiture qui l'a laissée meurtrie, Abigail rentre chez elle. Elle ne voit plus personne. Son corps mutilé bouleverse son quotidien, sa vie d'avant lui est insupportable. Comment se définir quand on a perdu ses repères, qu'on ne sait plus qui on est, que la douleur est toujours embusquée, prête à exploser ? Grâce à l'amour des siens. Grâce aux livres. Grâce à la nature, au rire, aux oiseaux. Avec beaucoup de patience, peu à peu, Abi va réapprendre à vivre.

Dans ma médiathèque, ils ont installé un petit présentoir "on vous conseille !" juste à la sortie, là où tu attends ton tour pour faire valider tes emprunts. Bref, ils testent ta résistance : "allezzzzz, un p'tit dernier pour la route...". Je suis faible, j'ai craqué. J'ai embarqué "Un si petit oiseau", alors que j'avais les bras déjà bien chargés.

En toute objectivité, il faudrait que je les remercie. J'ai lu ce roman en deux jours, j'ai adoré !

C'est un roman jeunesse, mais un "bon" roman jeunesse. L'écriture est simple, néanmoins l'auteur s'applique à donner une profondeur à ses personnages. L'histoire est belle, sans être gnangnan. Dans ce roman, on découvre Abi, jeune femme de 20ans qui à l'avenir devant elle. Elle est en prépa et caresse le rêve de devenir vétérinaire. Elle se donne tous les moyens pour réussir, même si ça lui vaut une rupture avec son petit copain, qui lui préfère s'amuser. Elle fait partie d'un groupe d'amis solide et profite de sa jeunesse.

Un jour où elle est en voiture avec sa mère, une femme grille un stop et vient les percuter. Abi est gravement blessée et son bras ne pourra être sauvé. Amputée, sa vie est complétement chamboulé. Adieu son projet professionnel, elle se recroqueville sur elle même, et ne veut plus voir personne. Elle ne supporte plus le regard des autres. Comme par exemple, celui d'un ancien copain de primaire, qu'elle rencontre par hasard, après un rendez-vous chez le coiffeur (oui parce que des cheveux longs avec un seul bras pour les laver ou les coiffer, c'est mission impossible!). C'est typique, il engage la conversation avec un grand sourire, surpris de tomber sur elle après tant d'années...et puis lorsqu'il s'aperçoit du vide dans sa manche, son sourire laisse place à de la pitié et de la curiosité morbide. C'est ça maintenant, la vie d'Abi.

Bien entendu, toute la famille en souffre. Sa mère qui tente d'anticiper tous ses besoins et qui lui demande au moins dix fois par jour si "ça va bien, mon pruneau ?". Son père qui camouffle sa souffrance grâce à l'humour, avec plus ou moins de succès. Et la petite sœur d'Abi qui grandit seule, l'attention des parents étant tournée en permanence vers Abi. Et puis un matin, Abi reçoit un coli. A l'intérieur un roman de Blaise Cendars, "La main coupée". Rien d'autre, pas de carte, aucun nom, seulement le roman de cet auteur revenu de la première guerre mondiale, amputé du bras droit.

Je vous conseille ce roman, et l'été me semble la période idéale pour le découvrir. Les pages tournent toutes seules...

Publié dans Lu - entendu...

Partager cet article
Repost0

La part des flammes

Publié le par lydiane

de Gaëlle NOHANT

La part des flammes

4ème de couverture :

4 mai 1897. Autour de l’épisode méconnu du tragique incendie du Bazar de la Charité, La Part des flammes mêle les destins de trois figures féminines rebelles de la fin du XIXe siècle : Sophie d’Alençon, duchesse charismatique qui officie dans les hôpitaux dédiés aux tuberculeux, Violaine de Raezal, comtesse devenue veuve trop tôt dans un monde d’une politesse exquise qui vous assassine sur l’autel des convenances, et Constance d’Estingel, jeune femme tourmentée, prête à se sacrifier au nom de la foi.
Qu’ils soient fictifs ou historiques (la duchesse d’Alençon, née duchesse de Bavière, est la sœur de Sissi), Gaëlle Nohant donne vie et chair à ses personnages dans une histoire follement romanesque, qui allie avec subtilité émotion et gravité. Tout à la fois porté par un souffle puissant, littéraire et généreux,
La Part des flammes, nous entraîne de rebondissements en révélations à la manière d’un roman feuilleton.

J'ai entendu beaucoup de bien de ce roman et ça faisait un moment que je voulais le lire. Avoir regardé le téléfilm "Le bazar de la Charité" a renforcé cette envie. L'auteur nous présente trois femmes. Il y a tout d'abord Sophie d'Alençon, qui est une grande figure de la bourgeoisie parisienne. Elle brille par sa générosité et l'aide qu'elle apporte aux plus démunis. Bien entendu elle tient un comptoir au Bazar de la Charité, et s'est un honneur de pouvoir être à ce comptoir. Sophie d'Alançon a choisi  2 jeunes femmes : Violaine de Raezal et Constance d'Estingel. Violaine de Raezal a epousé un homme, en seconde noce, cela lui ouvrira les portes de la bourgeoisie. Mais depuis qu'elle est veuve, les langues se délient et elle devient "persona non grata". Constance est une toute jeune femme, qui a été confiée à un couvent pendant toute son éducation. Sa foi la pousse à rompre ses fiançailles avec un jeune journaliste.

Ces trois femmes se retrouvent au Bazar de la Charité. Quand ce dernier prend feu, c'est toute leur vie qui bascule. L'auteur décrit merveilleusement bien la vie au XIXème S et notamment la place des femmes dans la société bourgeoise. Elle a une écriture très détaillée qui plonge totalement le lecteur au coeur du brasier. Ces trois femmes qui étaient quasiment des inconnues les unes pour les autres se retrouvent liées par l'épreuve qu'elles ont traversé. Le lecteur va découvrir leur combat après le Bazar et comment elles vont décider de prendre leur destin en main.

Publié dans Lu - entendu...

Partager cet article
Repost0

Gagner la guerre

Publié le par lydiane

de Jean-Philippe JAWORSKI

Gagner la guerre

4ème de couverture :

Au bout de dix heures de combat, quand j’ai vu la flotte du Chah flamber d’un bout à l’autre de l’horizon, je me suis dit : "Benvenuto, mon fagot, t’as encore tiré tes os d’un rude merdier."
Sous le commandement de mon patron, le podestat Leonide Ducatore, les galères de la République de Ciudalia venaient d’écraser les escadres du Sublime Souverain de Ressine. La victoire était arrachée, et je croyais que le gros de la tourmente était passé. Je me gourais sévère.
Gagner une guerre, c’est bien joli, mais quand il faut partager le butin entre les vainqueurs, et quand ces triomphateurs sont des nobles pourris d’orgueil et d’ambition, le coup de grâce infligé à l’ennemi n’est qu’un amuse-gueule. C’est la curée qui commence. On en vient à regretter les bonnes vieilles batailles rangées et les tueries codifiées selon l’art militaire.
Désormais, pour rafler le pactole, c’est au sein de la famille qu’on sort les couteaux. Et il se trouve que les couteaux, justement, c’est plutôt mon rayon…

Je lis de plus en plus de fantasy, et c'est vraiment un genre qui me plait. Je fouille donc sur le net pour découvrir des idées de lecture, c'est comme ça que je suis tombée sur ce roman de Jean-Philippe JAWORSKI. J'avoue que la taille du bouquin m'a un peu refroidi...près de 1 000 pages écrites en tout petit...mais bon, pour un roman qui a une note de 4.53/5 avec plus de 1100 avis, on fait un effort !

Le narrateur, Benbenuto, est le bras armé, caché, du sénateur Leonide Ducatore. Benbenuto est loin d'être un ange. Il ne recule devant rien pour contenter son patron. Cela lui permet de conserver la protection de ce dernier. Protection dont il a bien besoin quand on voit le nombre de personnes qui veut sa tête. Néanmoins, Leonide Ducatore est un fin stratège, et le décevoir peut coûter cher à Benbenuto.

Ce roman est une toile d'araignée, où chaque politique imagine des intrigues plus tordues les unes que les autres pour arriver à ses fins.

En principe, ce roman avait tout pour me plaire. Malheureusement, je lui ai trouvé quelques longueurs, surtout dans la première moitié. Je me suis plus d'une fois fait violence pour poursuivre ma lecture. Ce qui n'arrange rien, c'est que les personnages ne sont pas très attachants. La seconde partie du roman est un peu plus attractive, mais ça n'a pas suffit pour me faire adorer ce roman comme beaucoup d'autres lecteurs.

 

Publié dans Lu - entendu...

Partager cet article
Repost0

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 > >>