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48 résultats pour “carnet rouge

R comme... ROSTAND

Publié le par lydiane

Evidemment je connais Cyrano de Bergerac, évidemment je connais l'histoire, évidemment je connais les fameuses répliques "c'est un roc ! ... c'est un pic... c'est un cap ! Que dis-je, c'est un cap ? ... c'est une péninsule !", evidemment j'en ai vu des adaptations à la TV, je crois même que je l'ai lu en BD dans ma jeunesse dans Fripounet. Mais non, je n'avais encore jamais ouvert le livre d'Edmont ROSTAND.

Que vous dire sinon que l'histoire est juste magnifique, que l'écriture est parfaite, et que j'ai passé un très bon moment avec cette pièce de théatre. Parfois on se met en tête que l'on doit lire des "classiques" pour notre culture G et souvent (en tout cas pour moi !) c'est laborieux... (je me souviens avoir abandonné le Rouge et le Noir et Anna Karenine...honte à moi!). Ce ne fut pas le cas avec Cyrano, je me suis régalée.

Publié dans Lu - entendu...

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La servante écarlate

Publié le par lydiane

de Margaret ATWOOD

La servante écarlate

4ème de couverture :

Defred est une Servante écarlate, vêtue de rouge, au service de la République de Gilead fondée par des fanatiques religieux, et a pour obligation de procréer. La nuit venue, dans sa cellule, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de porter un nom, de lire, de travailler. En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté. 

Il y a trente ans paraissait pour la première fois La Servante écarlate. Depuis, ce roman s'est vendu à des millions d'exemplaires à travers le monde. Cette nouvelle édition célèbre un anniversaire, et une renaissance, celle d'un roman de référence, à la portée universelle, à transmettre aux plus jeunes générations. Car l'importance de ce chef-d'oeuvre est aussi bien littéraire que culturelle et historique. 
 

Ce qui m'a décidé à me pencher sur ce roman, c'est l'article de ma p'tite soeur. Contrairement à elle, je n'ai pas regardé la série adaptée de ce roman. J'ai donc ouvert ce livre avec très peu d'information sur le sujet et l'intrigue. 

Dans cette dystopie, les femmes n'ont plus aucune liberté. La couleur de leurs vêtements permet de savoir à quelle catégorie elles appartiennent : celles vêtues de bleu sont les épouses des hauts fonctionnaires, celles en vert sont les domestiques, celles en rouge sont "des ventres". Defred est vêtue de rouge. Au début du roman, elle arrive dans la maison d'un haut fonctionnaire de la République de Gilead. On comprend, au fil des pages, quel est son rôle dans cette société où l'infertilité est devenue un vrai problème.

Je ne veux pas en dévoiler beaucoup plus sur ce roman, ça ôterait tout l'intérêt de le lire. L'écriture est très maitrisée : l'auteur nous décrit les situations actuelles et nous distille au fil des pages les codes de cette société. Elle intègre également quelques souvenirs de la vie d'avant de Defred, ce qui nous permet de comprendre, comment, petit à petit, cette dictature a pu s'installer. Je vous prévient d'avance, ne vous attendez pas à un roman avec une multitude de rebondissements et d'action. J'avoue que j'ai même trouvé quelques longueurs par moment. Mais c'est aussi ça qui le rend "réaliste", la révolte n'est pas chose facile...

Publié dans Lu - entendu...

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N'oublier jamais

Publié le par lydiane

N'oublier jamais

Je commence cet article par une photo que certain reconnaitrons peut-être : .... Yport !

Quand nous sommes partis en Normandie l'année dernière, j'avais voulu embarquer ce roman de Michel BUSSI dans ma valise. Mais voilà, il doit y avoir un fan club de M. Bussi à ma médiathèque, ses romans ne sont jamais disponible !

Un peu par hasard, je suis tombée sur ce roman il y a quelque jour. Ce fut l'occasion !

N'oublier jamais

4ème de couverture :

"Vous croisez au bord d'une falaise une jolie fille ? Ne lui tendez pas la main ! On pourrait croire que vous l'avez poussée."
Il court vite, Jamal, très vite. A cause de sa prothèse à la jambe et autres coups du sort, il a un destin à rattraper. A Yport, parti s'entraîner sur la plus haute falaise d'Europe, il a d'abord remarqué l'écharpe, rouge, accrochée à une clôture, puis la femme brune, incroyablement belle, la robe déchirée, le dos face au vide, les yeux rivés aux siens. Ils sont seuls au monde ; Jamal lui tend l'écharpe comme on tend une bouée.

Quelques secondes plus tard, sur les galets glacés de la plage déserte, gît sous les yeux effarés de Jamal le corps inerte de l'inconnue.

A son coup, l'écharpe rouge.

C'est le 3ème roman que je lis de cet auteur, et ce fut encore une belle lecture pour moi. Tout d'abord, j'ai adoré me plonger dans ce décor que j'affectionne particulièrement. Je m'y voyais sur ces falaises normandes, avec la mer, le vent, un spectacle à coupé le souffle. Ensuite, le personnage de Jamal m'a beaucoup touché. C'est un homme foncièrement bon, même s'il est souvent perçu comme "l'arabe de service".

Maintenant que vous dire de l'intrigue, sans trop en dévoiler... Le roman commence par une femme qui se jette du haut de la falaise. Jamal, qui se trouvait guère loin, essayera de l'empêcher de sauter. Mais lorsque les policiers se rendront compte que la jeune femme a été violée, Jamal passe de simple témoin à principal suspect.

Cette histoire, c'est Jamal qui nous la raconte. Plus on avance dans l'histoire, plus les incohérence apparaissent, on en vient même à douter de l'équilibre psychologique du narrateur...

Je ne vous en dirai pas plus sur l'intrigue. Pour ma part, j'ai bien aimé ce roman "psychologique", même si au bout d'un moment j'avais un peu compris ce qui se passait...

Un polar sympathique à lire !

 

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Journal d'un vampire en pyjama

Publié le par lydiane

de Mathias Malzieu.

Journal d'un vampire en pyjama

4ème de couverture :

Me faire sauver la vie est l'aventure la plus extraordinaire que j'ai jamais vécue.

C'est le 4ème romans de Mathias MALZIEU que je lis et, à chaque fois, il m'embarque dans son univers ! Le narrateur, qui n'est autre que Mathias MALZIEU lui-même, nous raconte l'épreuve qu'il a vécu il y a 3ans. Il est en pleine promotion pour la sortie du film Jack et la Mécanique du Cœur produit par Luc Besson. C'est des années de boulot qui se concrétisent. Mais c'est à ce moment précis qu'on lui diagnostic une aplasie médullaire.

L'hôpital va devenir son quotidien : traitement lourd, chambre stérile, être suspendu au résultat des analyses, la peur des proches, la greffe...Mathias MALZIEU nous raconte tout dans son journal (de transfusé) de vampire en pyjama.

J'ai adoré ce live, c'est poétique tout en traitant d'un sujet grave. Du Malzieu tout craché, courrez le découvrir !

Quelques extraits pour vous allecher :

Etre malade, c'est se sentir comme un enfant et un veillard en même temps

L'infirmière fait de son mieux pour régler la machine qui n'arrête plus de sonner. J'apprends à ne pas détester ces outils. Elle me prépare les globules rouges, ça fait des bruits de paquet de bonbons.
- De quel groupe êtes-vous ? demande-t-elle.
- Dionysos, je réponds.
- Je parlais de votre groupe sanguin.
- Ah oui... O +.

Elle revient avec une véritable canette de Coca Light. C'est si fabuleusement peu médical ! cette typographie venue du monde extérieur, ces reflets de chrome et ce rouge acier ... Je ne savais pas qu'une cuite au Coca Light pouvait rendre si heureux.

Je ne vous imaginais pas si petit ...
Sa voix ressemble à celle qui annonce les horaires des trains sur les quais de gare.
- Il va falloir que je vise bien pour vous couper la tête !
Elle fait glisser le plat de son épée contre ma joue.
- Mais qui êtes-vous et ...
- Je suis Dame Oclès, me coupe-t-elle.
- Dame qui ?
- Oclès ! Dame Oclès enfin ! Mon épée est assez réputée, déclare-t-elle en tapotant fièrement le métal de sa lame.
- Dame Oclès ... Connais pas.
- Comment ça "connais pas " ?
- Ah non, non, connais pas !
- Et bien vous allez apprendre à me connaître, car désormais j'irai partout où vous irez, dit-elle en levant son épée au-dessus de ma tête"

Et y en a des tonnes d'autres... !

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P comme... PAASILINNA

Publié le par lydiane

Arto Paasilinna est un ecrivain finlandais, né en 1942. Il est l’auteur de nombreux romans (trente-cinq à fin 2009) qui ont été traduits en plus de vingt-sept langues. Il écrit aussi pour le cinema, la radio et la TV. Paasilinna est un des écrivains finlandais les plus connus dans le monde.

 

Après avoir lu plusieurs avis positifs sur cet auteur, j'ai décidé de l'ajouter au challenge ABC et de lire "La douce empoisonneuse". Je suis contente de mon choix, j'ai apprécié ce roman et l'humour pince sans rire de PAASILINNA. Je pense que c'est clairement le genre d'humour que l'on adore ou que l'on deteste. Moi, personnellement ça m'a plu, et ça m'a donné envie de lire d'autres romans de cet ecrivain.

 

Petit résumé :

"Une maisonnette rouge flanquée d'un petit sauna en bois gris, non loin d'Helsinki. Linnea, la douce veuve du colonel Ravaska, mène une existence paisible à soigner ses violettes et son chat. Pourtant chaque mois, le jour où elle touche sa pension, un trio maudit, conduit par son neveu, s'invite sous son toit pour la détrousser. Lorsque ses visiteurs ne se contentent plus de sa maigre retraite et exigent un testament à leur avantage, c'en est trop. Elle est résolue à en finir. Comprenez : à se suicider. Mais, surprise, concocter un poison mortel se révèle une activité beaucoup plus passionnante que tricoter. Et les noirs desseins de Linnea, par une suite précipitée d'événements cocasses, se retournent en sa faveur, tandis que ses ennemis... "

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Sorcières, monstres et compagnie

Publié le par lydiane

Je ne l'ai pas fait exprès, mais ce mois-ci, nous sommes resortis de la médiathèque avec des livres de monstres et de sorcières. Et ce fut vraiment une bonne pioche, Mon Pirate a adoré ! Petite séléction :

- Une soupe 100% sorcière de Simon Quitterie : Kroquela la sorcière décide de faire une soupe, mais ses bocaux sont vides...plus de langue de vipère ou de bave d'escargot. Qu'à cela ne tienne, elle vole sur son balai jusqu'au potagers de ses voisins : Mère Grand et le petit chaperon rouge, l'Ogre et le Petit Poucet, pour y piquer ce dont elle a besoin. Finalement, ce sera une soupe poireaux, carottes, pommes de terre... soupe qui lui reservera bien des surprises ! En plus, les illustrations sont superbes.

 

 

Sorcières, monstres et compagnie

- Cornebidouille de Pierre BERTRAND : Pierre refuse de manger sa soupe, son père lui prédit alors la venue de la sorcière Cornebidouille dans sa chambre cette nuit. Mais Pierre n'a pas peur des sorcières...Mon Pirate a prticulièrement apprécié les joutes verbales à coup de "moustique à lunette", "gros derrière" et "nez plein de vers de terre".

Sorcières, monstres et compagnie

- Au lit Petit Monstre de Mario RAMOS: Alors là ce fut un succès parce que Mon Piratea pu s'identifier à 100% à ce petit monstre. Eh oui l'enfant qui saute sur le lit à la place de se coucher, qui veut aller sur le pot, lire une autre histoire, boire un verre d'eau...En plus, la chute est géniale !

Sorcières, monstres et compagnie
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Nature humaine

Publié le par lydiane

de Serge JONCOUR

Nature humaine

4ème de couverture :

La France est noyée sous une tempête diluvienne qui lui donne des airs, en ce dernier jour de 1999, de fin du monde. Alexandre, reclus dans sa ferme du Lot où il a grandi avec ses trois sœurs, semble redouter davantage l’arrivée des gendarmes. Seul dans la nuit noire, il va revivre la fin d’un autre monde, les derniers jours de cette vie paysanne et en retrait qui lui paraissait immuable enfant. Entre l’homme et la nature, la relation n’a cessé de se tendre. À qui la faute ?
Dans ce grand roman de « la nature humaine », Serge Joncour orchestre presque trente ans d’histoire nationale où se répondent jusqu’au vertige les progrès, les luttes, la vie politique et les catastrophes successives qui ont jalonné la fin du XXe siècle, percutant de plein fouet une famille française. En offrant à notre monde contemporain la radiographie complexe de son enfance, il nous instruit magnifiquement sur notre humanité en péril. À moins que la nature ne vienne reprendre certains de ses droits…

Oh que je l'attendais celui-là ! Depuis que j'ai découvert Serge JONCOUR avec l'Ecrivain national, je dévore chacun de ses romans lors de leurs sorties. Ce titre "Nature humaine" et cette quatrième de couverture me tentaient beaucoup... j'imaginais un roman un brin écolo, en tout cas qui nous raconte comment nous sommes devenus des "citadins". Parce que clairement aujourd'hui, même si tu habites "à la campagne" ce n'est plus vraiment la campagne d'autrefois.

Comme l'explique la 4ème de couverture, ce roman s'ouvre sur l'image d'Alexandre, seul dans sa ferme du Lot, pendant cette terrible tempête de 99. Dans ce roman la nature joue le rôle principal. Alexandre attend, et pendant cette attente, il plonge dans ses souvenirs. Il nous entraine durant une autre catastrophe naturelle, la sècheresse de 1976. Il vit dans une ferme avec ses 3 sœurs et ses parents. Ses parents exploitent cette ferme depuis quelques années, depuis que les grands parents leurs ont "passé les rênes". Ses trois sœurs ne rêvent que de villes et d'une carrière loin de la campagne. Alexandre, quant à lui est destiné à prendre la suite de ses parents.

On assiste, dans ce roman, à la transformation de la société : à l'apparition des supermarchés, des lignes téléphoniques, à la construction des autoroutes, des centrales nucléaires, à l'agriculture qui se dénature à grand renfort d'OGM et de pesticides. On trouve ceux qui en profitent et ceux qui résistent. J'avoue qu'il m'a bien fait rire ce vieux dans sa chèvrerie isolée qui a coupé tous les poteaux en bois destinés à accueillir les fils électriques du téléphone !

C'est un roman qui retrace toute une époque. Alexandre, dans tout ça, il essaie comme il peut de trouver sa place. Mais le grand écart entre le monde d'hier et d'aujourd'hui est difficile...

J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre ! Lire ce roman c'est replonger dans ses souvenirs, de la nostalgie à la pelle. C'est aussi réfléchir à la transformation de notre société durant ces 40 dernières années. Bref, je vous le conseille fortement !

Quelques extraits :

"Juste avant vingt heures, le silence se fit sur le plateau, et là il y eut comme un décompte comme pour les fusées du Cap Canaveral. Ensuite, le sommet d'un crâne commença de se dessiner comme sur l'écran d'un Minitel, une calvitie qui pouvait tout aussi bien être de gauche que de droite, pendant deux secondes la France resta le cul entre deux chauves, et finalement c'est le visage de François Mitterrand qui apparut, constitué de milliers de petits points électroniques, bleus, blancs, rouges."

"Les consommateurs c'est pas avec du réel qu'on les fait rêver, le réel ils sont dedans tous les jours, le chômage, l'inflation, Tchernobyl, le sida, l'explosion de Challenger, le réel c'est tout ce qui nous pète à la gueule.
- Et donc, pour vendre de yaourts faut pas montrer de vaches?
- Exact! Jamais de vaches pour les yaourts, mais par contre faut montrer la laitière, une belle blonde aux joues bien rouges, et des fleurs dans les prés, de l'herbe, un ruisseau, du ciel bleu, mais surtout pas de paille ni de mamelles..."

"Venant d'un pays fermé (la RDA) Constanze dévorait ce monde grand ouvert et voulait apprendre toutes les langues. A l'inverse, Alexandre savait qu'il ne quitterait jamais les Bertranges, son statut de successeur faisait que cette terre avait besoin de lui. Ils étaient originaires de deux planètes inconciliables, c'est pourquoi il n'en revenait pas de se retrouver à côté d'elle, de sillonner avec elle le Tarn-et Garonne et les vallons du Gers, quitte à devenir un activiste, un artisan de l'ombre."

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Le jeune homme de la rue de France

Publié le par lydiane

de Nadine TRINTIGNANT

"Les fauteuils de la Promenade des Anglais étaient vides. Les derniers promeneurs flanaient dans la tendresse cobalt du crepuscule. On entendait des rires isolés, des exclamations. Lola descendit les escaliers du vieux port. La sirène du paquebot pour Livourne retentit, sourde, profonde. Lola leva les yeux : sur le pont superieur du bateau, unefemme avait attrapé la petite main d'un enfant e lui faisait faire des signes d'adieu.
Une fois,dans l'autre vie de Lola, le père de son fils, debout sur le ponton d'un lac, avait fait ce même geste et elle avait nagé vers eux pleine de joie, elle avais pris l'enfant dans ses bras. La chaleur douce du corps nu contre elle... Une libellule bleutée frôla les épaules du petit qui léchait l'eau sur la peau de sa mère. Cet instant, ce geste perdu dans lanuit des temps, et pourtant, à cette minute, si présent. Chaque détail était marqué au fer rouge dans la mémoire de Lola.
Le paquebot s'enfonça dans la brume. Lola resta immobile. Le bras levé pour personne."

 

Au fil des pages, dans une écriture très parlée et qui par conséquent se lit vite, on découvre Lola. Lola, c'est une femme qui mène sa vie comme elle l'entend. Elle fait les choix qui s'imposent, décide de choisir le bonheur, quitte son mari pour un autre homme, sans aucun cri ni aucune dispute. On la sent légère, elle connait les petits instants de bonheur qu'offre la vie, on la croirait presque heureuse Lola. Et puis, on comprend que non, qu'elle a une boîte dans son placard.

 

C'est difficile de vous donner mon avis. C'est un livre assez étrange. Je crois en fait que la tournure que prennent les choses m'ont surprises. Suis-je déçue ? Sans doute pas. Mention spéciale pour Jules, j'ai vite compris qui il était, et j'ai apprécié son point de vue !

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Un long moment de silence

Publié le par lydiane

de Paul COLIZE. Il s'agit du dernier roman lu dans le cadre du prix litteraire inter CE

4ème de couv' :

1920 Wladyslaw ouvre sa pharmacie à Lwów.

1948 Trois jeunes italiens attendent la sortie des élèves du Brooklyn collège devant leur coupé Hudson rouge.

1952 Un homme poursuit une fillette sur le parking enneigé de l'aéroport de Stuttgart.

1989 Une femme aborde trop vite une courbe sur le ring de Bruxelles.

2012 Stanislas déshabille une femme qu'il connaît à peine.

 

Là c'est sur, la 4ème de couverture entretient le secret. Bien malin, celui qui saura de quoi cela parle avec ces quelques lignes ! En fait, le lecteur découvre deux histoires en parallèle, qui vont bien entendu finir par se rejoindre.  Il y a tout d'abord Stanislas, jeune homme pas très sympatique, plutôt blasé par la vie, dont le père est mort dans un attentat quand il était encore tout enfant. Stanislas a mené l'enquête sur cet attentat qui n'a jamais été revendiqué et en a fait un livre. On découvre également Nathan, jeune juif, arrivé aux Etats-Unis à la suite de la seconde guerre mondiale. Sa volonté de justice va le faire adhérer à une organisation illégale qui recherche et "juge" les nazis.

C'est un roman qui se lit vite, avec des chapitres courts qui s'enchainent. J'ai été captivée par l'histoire, et il n'y a pas de temp mort. Une belle intrigue avec une fin surprenante. Bref, un joli coup de coeur pour moi !

On peut lire de Paul COLIZE sur Wikipedia que "ses romans se caractérisent par une documentation fouillée, une intrigue sophistiquée et un grand sens de l’humour." Il a déjà publié 11 romans, je pense que je vais me laisser tenter par un autre de ceux-ci rapidelment...

 

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Z comme ... ZOLA

Publié le par lydiane

Oui, j'avoue je n'avais jamais lu un seul roman de Zola. Grâce au challenge ABC, l'erreur est réparée. Je trouve qu'il est difficile de se lancer dans "Les Grands Classiques". On y va toujours avec une pointe d'inquiétude : je dois forcément aimer puisque c'est un chef d'oeuvre de la littérature. Or, souvent, j'ai abondonné ces lectures : les trouvant trop en décalage avec la réalité actuelle, trouvant l'écriture trop "pompeuse", n'arrivant pas à m'attacher aux personnages... J'ai laissé tomber "le Rouge et le Noir" de Stendahl, "Anna Karénine" de Tolstoi ou "Belle du Seigneur" d'Albert Cohen. Donc j'ouvrais "Germinal" avec quelques appréhensions...

4ème de couverture :

Germinal est le récit d'une grève de mineurs sous le Second Empire, mais également de leurs souffrances et de leurs amours, de leurs révoltes et de leurs espoirs, de leur fraternité et de leurs dissensions. Et si, dans ce treizième volume des Rougon-Macquart, Zola n'hésite pas à peindre au plus noir cette vie ouvrière, c'est qu'il souhaite conduire ses lecteurs de 1885 au sursaut nécessaire pour qu'advienne un avenir moins sombre. C'est ainsi l'espérance qui éclaire la fin du livre et que son titre annonce : dans le calendrier révolutionnaire, Germinal était le mois du printemps - celui du renouveau.

Je n'ai pas laché ce roman jusqu'à la fin ! J'ai vraiment beaucoup aimé l'écriture de Zola. C'est réaliste, bien détaillé, on y est, on accompagne ces personnages dans la mine. J'avoue que le fait d'avoir vu une des adaptations cinématographiques en amont m'a aussi aidé, car le vocabulaire technique est riche, et je suis loin de tout connaître du monde des corons. L'hisoire est prenante, on souffre avec ces mineurs, on se bat avec eux et surtout en espère.

Je vous mets la BO du film de Claude Berri. Habituellment, je n'aime pas lire un roman dont j'ai déjà vu le film. Là, ça ne m'a pas du tout dérangé, même si évidemment Etienne avait forcément dans mon esprit le visage de Renaud et La Maheude celui de Miou Miou !

 

PS : Sur la couverture de mon édition, il y avait une photo de Karl Marx. J'avoue avoir bien ri quand Mon Pirate m'a affirmé qu'il s'agissait du Père Noël...

Publié dans Lu - entendu...

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