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challenge inter ce

Dans la forët

Publié le par lydiane

De Jean HEGLAND. J'ai découvert ce roman dans le cadre du prix literraire inter-CE Cezam.

Dans la forët

4ème de couverture :

Rien n’'est plus comme avant : le monde tel qu’'on le connaît semble avoir vacillé, plus d’'éléctricité ni d’'essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœoeur de la forêt. Quand la civilisation s'’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’'inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’'inépuisables richesses.
Considéré depuis sa sortie comme un véritable choc littéraire aux Etats-Unis, Dans la forêt, roman sensuel et puissant, met en scène deux jeunes femmes qui entraînent le lecteur vers une vie nouvelle.

Les romans post-apocalyptiques sont monnaie courante, mais ici point d'extra-terrestres, de virus contagieux ou de météorites. Non, sans raison particulière, il y a eu de temps en temps de petites coupures d'électricité. Puis, sans qu'on s'en inquiète plus que ça, il y a une minuscule coupure tous les jours. Et puis, au fil du temps, il y a plus d'heures dans une journée sans électricité qu'avec. C'est l'essence qui est venue à manquer ensuite. Plus de moyen de transport, plus de ravitaillement dans les magasins ou dans les pharmacies. C'est comme si, nous avions utiliser toutes les ressources de la terre. Que faire ?

Nell et Eva, deux adolescentes qui aimaient partager des moments avec leurs amis, qui imaginaient leur avenir dans un ballet mondialement reconnu pour l'une ou à Harvard pour l'autre, se retrouvent "piégées" dans leur maison isolée en forêt. Leur mère est décédée quelques mois plus tôt d'un cancer, elles restent avec leur père qui prend les choses en main : le potager pour se nourrir, l'approvisionnement en eau, le chauffage… mais quand leur père se blesse mortellement, elles n'ont plus le choix, elles doivent enlever leurs œillères, accepter la situation, garder l'espoir et continuer à vivre.

Ce livre m'a beaucoup plu, ...et en même temps, ça m'a un peu effrayée. Ce roman n'est peut-être pas autant de la science fiction que ça... 

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Ma reine

Publié le par lydiane

de Jean-Baptiste ANDREA.

J'ai eu l'occasion de lire ce roman dans le cadre du challenge inter CE.

Ma reine

4ème de couverture :

Vallée de l’'Asse. Provence. Été 1965. Il vit dans une station-service avec ses vieux parents. Les voitures qui passent sont rares. Shell ne va plus à l’'école. Il est différent. Un jour, il décide de partir. Pour aller à la guerre et prouver qu'’il est un homme. Mais sur le plateau qui surplombe la vallée, nulle guerre ne sévit. Seuls se déploient le silence et les odeurs du maquis. Et une fille, comme un souffle, qui apparaît devant lui. Avec elle, tout s’'invente et l'’impossible devient vrai. Il lui obéit comme on se jette du haut d’'une falaise. Par amour. Par jeu. Et désir d’'absolu. Ma reine est une ode à la liberté, à l’'imaginaire, à la différence. Jean-Baptiste Andrea y campe des personnages cabossés, ou plutôt des êtres en parfaite harmonie avec un monde où les valeurs sont inversées, et signe un conte initiatique tendre et fulgurant.

C'est l'histoire d'un garçon d'une douzaine d'années, qui est resté enfant dans sa tête. Après une énième bêtise, il surprend une conversation téléphonique de ses parents. Ces derniers ne se sentent plus les épaules assez solides pour s'occuper de lui et envisagent de le placer. Pour montrer qu'il n'est plus un enfant Shell (c'est le nom inscrit derrière son blouson) décide de partir à la guerre, après tout, la guerre, c'est ce que font les hommes. 

Notre fugueur qui avait pourtant bien organiser son départ, se retrouve vite paumé dans la nature, sans nourriture, sans protection. Il rencontre alors Viviane, une jeune parisienne en vacances dans le coin. Elle devient "sa reine" et lui apporte chaque jour à manger.

L'écriture porte à merveille l'histoire. Le livre se lit très vite : j'avais vraiment envie de connaitre la fin de ce roman. Pourtant, bizarrement, je n'ai pas été totalement convaincu, ni passionnée. Dommage, je suis un peu passée à côté, sans avoir réellement grand chose à reprocher à ce livre.

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La nuit des beguines

Publié le par lydiane

Aline KINER.

J'ai lu ce roman dans le cadre du prix littéraire CEZAM inter-Ce.

La nuit des beguines

4ème de couverture :

L'histoire se déroule entre 1310 et 1314. Si le royaume de France est encore le plus puissant de la chrétienté, les équilibres féodaux ont basculé. Le clergé tente donc de mettre au pas tous ceux qui échappent à son autorité le statut des béguines va être condamné. Pour des centaines de femmes seules, pieuses mais laïques, cette institution offrait une alternative au mariage et au cloître. Ne subsisteront que quelques rares survivances dans les Flandres.
Anne Kiner passionnée de Moyen Âge née en Moselle, fait de cette aventure un passionnant suspense.
La dernière béguine est morte en 2013 à Courtral

J'avoue, quand j'ai eu ce roman entre les mains, j'ai tout d'abord tapé le mot "beguine" sur internet pour voir de quoi il retournait. Wikipedia m'a donc appris qu'Sauter à la recherche une béguine "est une femme le plus souvent célibataire ou veuve, appartenant à une communauté religieuse laïque sous une règle monastique, mais sans former de vœux perpétuels." Je ne savais pas que de telles communautés existaient au Moyen-Age. A cette époque où la femme n'avait aucun mot à dire, où elle devait obéir à son père, puis à son mari, autant d'indépendance ou de liberté s'est surprenant... et je ne suis pas étonnée qu'elles aient eu beaucoup d'ennemis.

Dans ce roman, on découvre Maheut, une jeune fille retrouvée à la porte du béguinage dans un sale état. Les béguines la recueillent, la soignent et l'intègrent à leur vie. Maheut cache son identité, mais on apprend que son frère l'a vendue marié contre son gré au seigneur voisin. Ce dernier est loin d'être aimant et délicat avec sa jeune épouse.

J'ai beaucoup aimé la première moitié du roman. J'ai trouvé très intéressant de découvrir cette partie de l'Histoire de France que je ne connaissais pas. Par contre, l'intrigue en elle-même m'a moins passionnée et je me suis malheureusement plutôt ennuyée dans la fin du roman... 

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La baleine thébaïde

Publié le par lydiane

de Pierre RAUFAST.

Cette année, le prix littéraire inter CE est réactivé au boulot. Bien entendu, je me suis inscrite ! Ce qui est intéressant avec ce prix c'est qu'on lit des livres que l'on n'aurait jamais choisi de prime abord. on a parfois de belles surprises !

Le nom de PIerre RAUFAST ne me disait rien au départ. Mais j'ai appris que son 1er roman était  "La Fractale des raviolis", roman que j'avais repéré à sa sortie, mais que je n'ai pas encore eu l'occasion de lire. Monsieur RAUFAST a été étudiant à l'Ecole des Mines à Nancy et vit aujourd'hui à Clermont Ferrand.

Bon, la première chose que j'ai faite en ayant ce roman entre les main, ce fut d'ouvrir un dictionnaire. Thébaïde : Lieu isolé et sauvage, où l'on mène une vie austère, calme et solitaire.

La baleine thébaïde

4ème de couverture :

Fraîchement diplômé, Richeville, jeune homme timide et idéaliste embarque au nord de l'Alaska, sur l'Hirundo. Objectif : retrouver la fameuse "baleine 52" qui chante à une fréquence unique au monde. Mais l'équipage affrété par le sinistre Samaritano Institute a d'autres desseins. Au menu : le sinistre Dr Alvarez, un hacker moscovite, une start-up californienne, une jolie libraire et des cétacés solitaires, mutants ou électroniques qui entraînent Richeville dans un tourbillon d'aventures extraordinaires.

Richeville ne trouve pas sa place, ni dans sa famille, ni dans la société. Bardé de diplômes, il n'a aucune ambition. La finance, la politique, la haute administration, tout ce qui fait rêver ses camarades d'école ne l'intéressent nullement. Par pur hasard, il apprend qu'une expédition scientifique cherche un dernier membre pour partir à la recherche de la "Baleine thébaïde". Cette baleine est complétement isolée parce qu'elle émet sous une fréquence différente de ces congénères. Elle est donc condamnée à être seule. Cette histoire raisonne étrangement avec la vie de Richeville. Alors il se lance et contacte le recruteur.

On comprend vite que Richeville est LA bonne pioche pour servir de dindon de la farce. Et bien entendu, il ne voit rien venir ! Ensuite tout s'enchaine avec des rebondissement plus extravagants les uns que les autres.

J'avoue que l'histoire ne m'a pas particulièrement emballée. Par contre, l'écriture de Pierre RAUFAST est savoureuse.: un humour cynique qui m'a vraiment plu.

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Celle qui a tous les dons

Publié le par lydiane

de Mike CAREY.

Autant vous dire que si je n'avais pas reçu ce livre dans le cadre du prix littéraire inter CE, jamais je ne l'aurais ouvert !

Celle qui a tous les dons

4ème de couverture :

Tous les dons ne sont pas une bénédiction
Chaque matin, Melanie attend dans sa cellule qu'on l'emmène en cours. Quand on vient la chercher, le sergent Parks garde son arme braquée sur elle pendant que deux gardes la sanglent sur le fauteuil roulant. Elle dit en plaisantant qu'elle ne les mordra pas. Mais ça ne les fait pas rire.
Melanie est une petite fille très particulière...

 

Depuis quelques temps je prends plaisir à lire de la Fantasy, parfois même un peu de Sciences fictions, mais le Bit-Lit j'ai beaucoup de mal... Et dans ce charmant roman il est question de zombies et de fin du monde. J'avoue c'est loin d'être ma tasse de thé... Surtout quand je lisais pendant ma pause déjeuner des passages très détailés de dissection d'un cerveau d'enfant sans que celui-ci soit au préalable endormi. Hummm !

 
J'ai pensé plus d'une fois abandonner en cours de route, mais je suis allée jusque à la dernière page. Preuve que l'auteur est quand même très fort, il a réussi à faire naître de la curisosité chez moi, même avec un sujet qui me rebute.
 
Vous l'aurez compris ce n'est pas un roman qui me laissera un merveilleux souvenir. Mais pour ceux qui aiment le genre, je pense que ce livre est très bien. Preuve de son succès, il va être adapté au cinéma. Un petit bande annonce peut-être ? Allez, cadeau !
 
 

 


 

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La chaise n°14

Publié le par lydiane

de Fabienne Juhel.

J'ai lu ce roman dans le cadre du prix littéraire inter-CE

La chaise n°14

4ème de couverture :

À la fin de la seconde guerre mondiale, à Saint-Brieuc, la jeune Maria Salaun est tondue par son ami d'enfance, Antoine, pour avoir vécu une histoire d'amour avec un officier allemand. Le commando de maquisards, débarquant dans une Jeep de l'armée américaine, impose à la jeune fille l'humiliation publique, en l'asseyant sur une chaise de bistrot, dans la cour de l'auberge de son père, devant la foule friande de spectacle.
Maria n'oppose aucune résistance, sauf celle de se présenter devant eux pieds nus, dans une robe de mousseline blanche, sa flamboyante chevelure rousse déployée. Sans pleurer ni baisser les yeux, elle se laisse tondre. Mais la honte va bientôt passer dans l'autre camp. Six noms sont sur sa liste...

Avec une telle 4ème de couv', il était certain que ce roman m'intéresserait ! Mais j'ai été surprise de ce que j'y ai trouvé. Je m'attendais bien évidemment à une belle histoire d'amour. Mais alors pas du tout, on n'apprend que très peu de chose sur cet allemand. Ce roman, c'est plus la vengeance de Maria. Mais une vendgeance, sans violence. Enfin, sans violence physique, toute sa force, Maria la met dans ses silences, dans son regard, et dans sa tête rasée qu'elle porte haute.
 
Maria veut qu'on lui présente des excuses. Elle fera une liste de "ses boureaux" et elle veut qu'ils aient honte. Ce n'est pas à elle de se cacher, pas à elle d'avoir honte. C'est leur comportement qui est à blâmer, pas le sien.​
 
J'ai aimé la force de caractère de Maria, sa résistance et son combat. Mais parfois je me demandais comment elle pouvait être aussi forte. Si peu de félures, si peu de tristesse, comme si rien ne la touchait vraiment. C'est, je pense, ce qui m'a manqué pour que ce roman soit un total coup de coeur pour moi.
 
 

 

 
 

 

 

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Un après-midi d'automne

Publié le par lydiane

de Mirjam KRISTENSEN. J'ai lu ce roman dans le cadre du prix littéraire inter CE.

Un après-midi d'automne

4ème de couverture :

Rakel et Hans Olav, jeunes mariés, se réjouissent de découvrir New York. Au cours d’une visite au Metropolitan Museum, Hans Olav tombe en arrêt devant une toile de Georges de La Tour, La Madeleine pénitente. Rakel s’éloigne quelques instants ; à son retour, Hans Olav a disparu. La gardienne lui dit l’avoir vu quitter les lieux au bras d’une femme...

Jusqu’alors épouse comblée et sereine, Rakel se trouve brutalement jetée dans la peau d’une jolie femme à la dérive, arpentant la ville des semaines durant à la recherche d’un disparu. Plusieurs rencontres émaillent son périple et lui dévoilent ce qu’aurait pu être sa propre vie.

Le livre de Mirjam Kristensen commence comme un roman policier et se poursuit en une odyssée intérieure. Comment peut-on, tout simplement,disparaître ? Et finalement, que cherche vraiment Rakel ? Son mari ? Son bonheur évanoui ? Ou seulement à préserver ses illusions ?

J'ai beaucopup aimé...le début et seulement le début ! C'était vraiment très prometteur pour moi. Ce couple de touristes qui se promène tranquillement au coeur de New York et qui décide de se rendre au Metropolitan Museum. Rakel va faire une petite pause aux toilettes et impossible de retrouver son homme ensuite. Un peu excédée, elle pense d'abord qu'absorbé par les tableaux Hans Olav a continué sa visite. Rakel cherche donc dans les salles voisines, mais rien. L'angoise commence à grandir, que faire ? Attendre devant le tableau où ils se sont séparés, interroger les surveillants, retourner à l'hotel...

Je comprenais totalement les sentiments de Rakel. Mais petit à petit, j'ai commencé à la trouver limite folle... je ne comprenais plus grand chose à son comportement. L'auteur m'a peu à peu perdu. Et puis j'ai commencé à m'ennuyer, j'ai continué à tourner les pages pour connaitre le fin mot de l'histoire,et pfff... Ah décéption !

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La dernière page

Publié le par lydiane

de Gazmend KAPPLANI. J'ai découvert ce roman dans le cadre du prix littéraire interCE.

La dernière page

4ème de couverture :

En 2011, Melsi, journaliste et écrivain albanais vivant en Grèce, est rappelé en Albanie pour enterrer son père, dont il ne sait presque rien. A Tirana, il s'emploie à surmonter les tracasseries administratives et entreprend de reconstituer la vie de ce dernier, pleine de secrets. Ce roman, qui met en scène deux périodes mouvementées, éclaire la dérive de l'Albanie pendant et après le communisme

Une belle couverture, une 4ème de couverture prometeuse, un pays que je connais peu mais que je suis curieuse de découvrire...et puis c'est à peu près tout. Quand je lis les critiques sur babelio, je me dit que j'ai du passer à côté. Je n'ai pas été touchée, je me suis presque ennuyée contrairement aux autres lecteurs qui ont eux beaucoup aimé...

 

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Acquanera

Publié le par lydiane

De Valentina D’Urbano

Acquanera

4ème de couverture :

Après dix ans d’absence, Fortuna retourne à Roccachiara, le village de son enfance perché dans les montagnes du Nord de l’Italie, qu’elle croyait avoir définitivement abandonné. La découverte d’un squelette qui pourrait être celui de sa meilleure amie, Luce, lui a fait reprendre le chemin de la maison. C’est l’occasion pour la jeune femme de revenir sur son histoire, de régler ses comptes avec le passé et en particulier avec sa mère, la sauvage Onda dont elle n’a jamais été aimée.
Ainsi débute ce récit sur quatre générations : quatre générations de femmes – Clara, Elsa, Onda et Fortuna – qui ont vécu en autarcie année après année, privées d’hommes, marquées comme au fer rouge par d’étranges dons qui les ont placées en marge de leur communauté. Au terme de cette plongée aux origines, Fortuna pourra-t-elle s’engager sur le chemin de la reconstruction et de la réconciliation ?
Acquanera aborde avec force et sensibilité les thèmes des relations maternelles et filiales, de la transmission, de la mort, de la différence et de l’amitié. Avec ce deuxième roman symbolique et poétique, Valentina D’Urbano confirme son singulier talent.

J'ai lu ce roman dans le cadre du prix littéraire inter CE. J'ai beaucoup aimé cette histoire. Une fois qu'on lit la première page, on est vite embarquée dans l'ambiance si particulière. Il y a du mystère, on se demande qui peut bien être le corps retrouvé. Et en même temps, on ressent une réelle tension. On est au coeur de l'Italie rurale, où les esprits des habitants sont parfois étriqués, il y a ce lac aux eaux noires, ce cimetière... On comprend pourquoi Fortuna a eu envie de fuir son village natal. Quand elle y revient plusieurs années se sont écoulées, on perçoit directement que les relations avec sa mère sont compliquées.

Au fil des pages, on découvre l'histoire de cette lignée de femmes. Au Moyen-Age, elles auraient fini sur le bucher pour sorcellerie. Les habitants savent les trouver au coeur de la nuit quand ils ont besoin d'elles, par contre en plein jour, au vu de tous elles sont dénigrées, isolées, montrées du doigt.

Ce roman aborde beauocup de thèmes : la filiation, l'amitié, la différence, la solitude...Je pense que c'est un roman très particulier qui ne peut pas plaire à tout le monde. Mais quand on adhère, on adhère !

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Venus d'ailleurs

Publié le par lydiane

de Paola PIGANI.

Domiciliée à Lyon, éducatrice de jeunes enfants, Paola Pigani est née en 1963 de parents italiens émigrés en terres charentaises. Depuis une vingtaine d'années, elle partage son temps entre le monde de l'enfance et l'écriture. Elle a déjà publié plusieurs recueils de poésie. Son premier roman, "N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures", a été sélectionné pour le Goncourt du premier roman en 2014.

Venus d'ailleurs

4ème de couverture :

Au printemps 1999, Mirko et sa soeur Simona, des Albanais du Kosovo d'une vingtaine d'années, ont fui leur pays déchiré par la guerre. La route de l'exil les a menés quelque temps en Italie, puis dans un centre de transit en Haute-Loire. En 2001, ils décident de tenter leur chance à Lyon. Simona est combative et enthousiaste. Très vite, elle trouve un travail, noue des amitiés, apprend le français avec une détermination stupéfiante. Elle fait le choix volontariste de l'intégration là où son frère, plus secret, porte en lui la nostalgie de ce qu'il a laissé au Kosovo. Pour lui, le français est la langue des contremaîtres et de la rue. Le jour, il travaille sur des chantiers. La nuit, il dort dans un foyer. Les moments de pause, il gagne les lisières de la ville et peint des graffs rageurs sur les murs. C'est ainsi qu'il rencontre Agathe, déambule avec elle, partage un amour fragile face aux séquelles d'une guerre encore trop proche.
Ce roman tout en retenue raconte les étapes du parcours des réfugiés dans une métropole devenue dès 1999 un point d'accueil privilégié des réfugiés kosovars en France. En filigrane : la beauté de la ville, l'art, l'exil, la différence, la liberté, la foi en l'humain.

Roman lu dans le cadre du prix littéraire inter-CE, roman au combien d'actualité ! Un roman que certain feraient bien de lire, tout ceux qui s'imaginent que les réfugiés ne sont que des profiteurs ou des voleurs. Ici on ressent la souffrance de ces déracinés. Imaginez vous deux secondes dans leurs peaux. Vous vous rendez compte du courage nécéssaire pour tout quitter, son pays, sa famille, sa maison et débarquer sans rien, dans un pays d'une culture si diffèrente.

Paola PIGANI nous entraine dans le quotidien de Mika et Simona. Kosovars, qui ont vu une partie de leur famille décimée, pour leur survie, ils sont partis. Après plusieurs semaines de voyage, ils se retrouvent à Lyon, un peu par hasard. Simona ne désire qu'une chose : s'intégrer. Devenir une "vraie française", ne rien devoir à personne. Elle apprend le français, se trouve un travail, et bosse durement. C'est plus compliqué pour Mika. Il est hanté par son passé, par ses proches qu'il a laissé dans son pays. La nostalgie gagne peu à peu son coeur.

J'ai beaucoup aimé ce roman. L'auteur nous montre combien c'est difficile de s'adapter à un autre pays. S'intégrer signifie-t-il obligatoirement oublier ses racines ? Peut-on concilier deux cultures ? Comment réussir à s'intégrer quand les gens vous renvoient sans cesse à votre statut d'étranger ?

Je ne connais pas de réfugiés. Je ne vois que les images que les médias peuvent nous montrer. J'imagine que rien n'est tout blanc ou tout noir. Ce qui me choque c'est qu'on les traite comme une masse : "la problèmatique des migrants", on oublie souvent qu'il y a derrière ce terme des hommes et des femmes avec chacun une histoire qui leur est propre. 

 

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