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family challenge

Marius

Publié le par lydiane

De Marcel PAGNOL.

J'ai choisi cette pièce de théâtre pour le Family Challenge. Je connais beaucoup d'oeuvres de Marcel PAGNOL : La Gloire de mon Père, Le chateau de ma Mère, Manon des Sources, La trilogie Marius, Fanny, César, La fille du Puisatier, La femme du Boulanger... et pourtant je n'ai jamais lu un seul de ses livres... merci au cinéma et au théâtre ! J'ai quand même décidé de "réparer" ça en lisant Marius.

J'ai aimé ma lecture, mais je me suis rendue compte que je connaissais vraiment bien les dialogues ! Limite je pouvais deviner la réplique avant de la lire. C'est vrai que j'ai vu plusieurs fois l'adaptation au cinéma. Du coup, le personnage de Marius avait le visage de l'acteur dans mon esprit et j'ai fait toute ma lecture avec l'accent marseillais ! Je n'aurais peut être pas cette impression avec les deux autres opus, que je connais moins. 

En tout cas, ça m'a fait du bien de retrouver le soleil du sud et le bruit des cigales à travers cette lecture ! Je ne résiste pas à la tentation de partager un p'tit extrait.

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Fun Home

Publié le par lydiane

de Alison BECHDEL.

Je ne suis pas une grande fan de BD, pourtant je reste persuadée qu'il y a de belles découvertes à faire en la matière. Du coup, j'ai été bien contente que "lire une BD" soit une règle de notre Family Challenge.

Pour le choix de cette BD je me suis laissée conseiller par Penelope BAGIEU (généralement c'est mon style de BD, de l'humour !). Elle s'est soumise à la fameuse question du magazine Lire "3 livres sur une ile déserte", elle y citait cette BD : Fun Home.

Fun Home

Résumé :

Secrets de famille, déchirures cachées, enfance gothique, anxiétés sexuelles et grande littérature... Une autobiographie familiale à l'humour sombre et à la lucidité éblouissante... Bruce Bechdel enseigne l'anglais dans une petite ville de Pennsylvanie tout en dirigeant le " Fun Home ", le salon funéraire familial. Sa sensibilité, sa passion des livres, son raffinement s'expriment tant dans l'embaumement des corps que dans la restauration obsessionnelle de sa maison et la dictature esthétique à laquelle il soumet sa femme et ses trois enfants. La jeunesse d'Alison, sa fille, est envahie par l'ombre de ce père aux secrets brûlants, ogre des sentiments à la fois distant et infiniment proche. Elle découvre en même temps sa propre homosexualité et celle, soigneusement cachée, de ce tyran charmant, inconséquent et tourmenté, dont la mort brutale à 44, ans a tout d'un suicide. Dépassant de loin sa fonction d'exorcisme personnel, cette plongée vertigineuse dans les non-dits d'une famille américaine est le prétexte à revisiter l'une des plus grandes révolutions du XXe siècle - celle des genres sexuels.

Rien de bien gai comme vous pouvez le voir ! Je n'ajouterai rien de plus au résumé ci-dessus trouvé sur Babelio qui en dit déjà beaucoup.

Ce n'est malheureusement pas cette BD qui me fera changer mon avis général sur ce style littéraire. Ce n'est certainement pas fait pour moi... Je n'arrive pas à "entrer" réellement dans l'histoire par les images, j'ai visiblement besoin de mots. Ca ne m'a toutefois pas empeché d'emprunter à nouveau une BD à la médiathèque : article à venir prochainement ! 

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En attendant Bojangles

Publié le par lydiane

de Olivier Bourdeaut.

J'ai choisi de lire ce roman à succès dans le cadre du Family Challenge : lire un roman avec un prénom dans le titre. Il a reçu de nombreux prix l'année dernière : le Prix France Télévision, le Grand Prix RTL-Lire, le Prix des Etudiants France Culture -Télérama.

En attendant Bojangles

4ème de couverture :

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur "Mr. Bojangles" de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’'y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’'est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’'est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’'appartement. C'’est elle qui n’'a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l'’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L'’amour fou n’'a jamais si bien porté son nom.
L’'optimisme des comédies de Capra, allié à la fantaisie de L’'Écume des jours.

J'ai lu tellement d'avis de lecteurs conquis par ce roman que je ne pouvais passer à côté. Je n'irai pas jusqu'à dire que ce fut un coup de cœur, mais j'ai pris un réel plaisir à lire ce roman.

Il s'agit d'une histoire d'amour : amour d'un homme pour sa femme, amour d'un fils pour sa mère, et amour d'une femme pour son fils. Dans ce livre il y a beaucoup d'amour...et beaucoup de folie ! Constance (ou Louise, ou Georgette... elle change de prénom tous les jours) est anticonformiste. Elle fait ce qu'elle aime et ce qu'elle a envie de faire avec sa famille sans se préoccuper de l'avis des bien-pensants. Au fil des pages, son fils nous parle de son excentricité et des joies partagées. Mais petit à petit, on se rend compte qu'il ne s'agit pas seulement d'anticonformisme, mais de réelle folie. On bascule alors de l'autre côté du miroir, du côté de la souffrance et de l'autodestruction.

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Voici venir les rêveurs

Publié le par lydiane

de Imbolo Mbue.

J'ai lu ce roman dans le cadre du family challenge : 1er roman.

Imbolo Mbue est une auteure camerounaise née en 1982. Elle est arrivée aux États-Unis en 1998 et s'y est installée. "Voici venir les rêveurs", publié en 2014 est son premier roman.

Voici venir les rêveurs

4ème de couverture :

Aux États-Unis et au Cameroun, en 2007.
Nous sommes à l’'automne 2007 à New York et Jende Jonga, un immigrant illégal d’'origine camerounaise, est en passe de réaliser son rêve : après avoir été plongeur et chauffeur de taxis, il vient de décrocher un emploi de chauffeur pour Clark Edwards, riche banquier à la Lehman Brothers. Pour Jende, tout est désormais possible : il va enfin pouvoir offrir à Neni, son amoureuse, les études de pharmacienne dont elle rêve. Et surtout, pour les Jonga, le Graal est en vue : obtenir leur carte verte et devenir enfin des Américains.
Mais rien n'’est simple au pays de l'’American Dream. Entre Jende, loyal, discret, compétent, et son patron Clark, noyé dans le travail et les difficultés de la banque se noue une vraie complicité. Les deux familles se rapprochent, mais si les Jonga sont soudés malgré l’'épée de Damoclès de l’'expulsion, les Edwards sont en proie à de nombreux problèmes. Pour tous, l’'interminable demande d’'asile des Jonga et la menace d’'éclatement de la bulle des subprimes vont remettre en question leurs certitudes….

C'est un avis que j'ai lu sur un blog qui m'a donné envie de lire ce roman. Ce que je voulais en premier lieu c'est m'immerger dans les bureaux feutrés de la direction de Lehman. Les subprimes, la faillite de Lehman, même si c'était loin et que je ne comprenais pas tout, je les ai subis de plein fouet au boulot. Pas simple d'être banquier pendant cette période... Les clients étaient inquiets, à juste titre, tout comme nous personnel en agence. Les journées de travail étaient usantes. On évoque un peu le sujet dans ce roman, mais on parle surtout de famille, d'immigration, de ce qui est au final le plus important dans la vie.

J'ai adoré comment l'auteur explique la situation de Jende. Aujourd'hui on ne parle pas de l'épreuve que ça doit être pour des familles de tout abandonner pour reparti à zéro ailleurs, on ne se rend pas compte de notre chance d'être né en France, on ne résume la situation qu'en deux mots :  le "problème des migrands"... J'ai encore entendu aujourd'hui un récit qui fait froid dans le dos !

Alors dans ce roman, Jende a réussi à immigrer aux Etats-Unis, seul. Il a travaillé comme un fou pendant 3 ans, pour mettre assez d'argent de côté et faire venir sa femme et son fils auprès de lui. Grâce à un peu de piston, il trouve enfin un boulot en or : chauffeur dans une famille bourgeoise. Lui et son épouse travaillent dur et font preuve de respect vis à vis des américains. Ils essayent de s'intégrer un maximum sans pour autant renier leur racine, ce qui est parfois bien complexe ! En parallèle, leur dossier de demande d'asile avance au ralenti...

Je n'en dirai pas plus pour ne pas déflorer la fin, mais c'est un joli roman.

 

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Le silo

Publié le par lydiane

De Hugh Howey. Il s'agit d'un auteur américain qui fut connu grâce à son roman "Silo". Roman autopublié sur internet et vendu via Amazon à plus de 500 000 exemplaires. Il s'agit aujourd'hui du 1er tome d'une trilogie.

J'ai choisi ce roman pour le Family Chalenge : un roman dont l'intrigue se déroule dans un monde imaginaire.

Le silo

4ème de couverture :

Dans un futur postapocalyptique indéterminé, quelques milliers de survivants ont établi une société dans un silo souterrain de 144 étages. Les règles de vie sont strictes. Pour avoir le droit de faire un enfant, les couples doivent s'’inscrire à une loterie. Mais les tickets de naissance des uns ne sont redistribués qu'’en fonction de la mort des autres.
Les citoyens qui enfreignent la loi sont envoyés en dehors du silo pour y trouver la mort au contact d’'un air toxique. Ces condamnés doivent, avant de mourir, nettoyer à l’'aide d’'un chiffon de laine les capteurs qui retransmettent des images de mauvaise qualité du monde extérieur sur un grand écran, à l’'intérieur du silo.
Ces images rappellent aux survivants que ce monde est assassin. Mais certains commencent à penser que les dirigeants de cette société enfouie mentent sur ce qui se passe réellement dehors et doutent des raisons qui ont conduit ce monde à la ruine.

La question que l'on se pose tout le long du livre c'est évidemment : que s'est-il passé pour que la Terre devienne toxique? Pourquoi une poignée de survivants se sont enterrés dans un ancien silo à grain qu'ils ont agrandi en creusant en profondeur ? Je vous mets tout de suite à l'aise, ce roman ne donne pas la réponse à cette question ! J'imagine que le lecteur l'obtient dans le tome 2...

Dans ce roman, il est plus question de l'organisation de la vie au sein du silo. On y rencontre les élites, têtes pensantes, la sécurité dirigée par le shérif, les machinistes au bas du silo qui se chargent de la logistique et puis la présidente, chef d'orchestre de tout ce petit monde. Le roman commence par la mort du shérif et par la recherche d'une nouvelle recrue pour ce poste. Le choix de la présidente  se porte, à la surprise générale sur une jeune femme travaillant aux machines, Juliette. Le personnage de Juliette m'a tout de suite plus : droite dans ses bottes, rebelle, intelligente...Justement, elle va se retrouver embarquée malgré elle dans une lutte de pouvoirs, où la recherche de la vérité va avoir des conséquences dramatiques.

C'est intéressant, hein ? Oui j'ai trouvé aussi. Mais malheureusement, j'ai eu le sentiment que c'était un peu long parfois. Ca manque de rythme à mon goût... j'ai bien entendu envie de lire la suite, mais je vais attendre un p'tit peu avant de me plonger dans le tome 2.

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Une journée Montessori

Publié le par lydiane

de Audrey ZUCCHI.

Lors de la dernière masse critique de Babelio, j'étais peu emballée par les livres proposés...mais j'ai repéré ce titre "Une Journée Montessori". J'ai donc participé à la masse critique, uniquement pour celui-ci et j'ai eu la chance, quelque jour après, de recevoir l'ouvrage à domicile.

J'ai découvert Maria MONTESSORI, médecin et pédagogue italienne, à la naissance de Mon Pirate. Quelques semaines après mon accouchement j'ai eu la surprise de recevoir à la maison un livre intitulé "Eveiller, épanouir, encourager son enfant. la méthode Montessori à la maison". Il s'agissait d'un cadeau du Conseil Général. Sympa !

Moi, toujours très à l'écoute des méthode d'éducation "bienveillantes", j'étais impatience de commencer la lecture de "Une journée Montessori". D'autant plus, que ça tombe pile poile dans un thème du family chalenge : "lire un documentaire/essai".

Une journée Montessori

4ème de couverture :

Une boîte à outils à l'usage des parents pour une vie de famille zen et joyeuse !
Vos journées s'enchaînent sans répit, vous rêvez de matins chantants, de repas sans négociations ni menaces, de soirées paisibles en famille avec vos enfants ? En s'appuyant sur la pédagogie Montessori et les neurosciences, cet ouvrage détaille les journées de vos enfants, étape par étape, et prodigue une multitude de conseils pour les aider à développer leur autonomie, gérer leurs tempêtes émotionnelles et instaurer une ambiance positive et sereine au sein de votre famille.
Vous trouverez dans ce livre :
- Les rituels indispensables à chaque étape clé de la journée pour faciliter l'organisation du quotidien
- Les conseils d aménagement de votre maison et les choix d'accessoires pour aider vos enfants à être autonomes
- Des idées d'activités pour développer leurs compétences
- Les astuces pour adopter un mode de vie apaisé et une alimentation positive
Une journée Montessori, c'est donner à nos enfants les racines pour les rendre autonomes et les ailes pour développer leurs super pouvoirs !

Je vais commencer par partager avec vous une citation que l'on trouve au début de cet ouvrage "Avec les enfants comme en de nombreuses situations de la vie, s'en référer à Confusius : espérer le meilleur, prévoir le pire, prendre ce qui vient". C'est tellement ça !

J'ai été vraiment agréablement surprise par ce livre ! Je m'attendais vraiment à y trouver un "descriptif" de la pensée Montessori avec les idées d'ateliers et de plateaux, mais c'est bien plus que ça ! C"est beaucoup plus concret.

On y retrouve, bien entendu, la philosophie de l'éducation bienveillante. Audrey Zucchi site d'ailleurs des auteurs que j'aime beaucoup en la matière : Isabelle FILLIOZAT et le Dr Catherine GUEGEN. Elle rappelle le concept de Montessori : encourager l'autonomie et l'initiative chez l'enfant, et ce, dès le plus jeune âge, d'une part pour faciliter et motiver ses apprentissages et d'autre part pour favoriser son développement en tant que personne. Maria Montessori part du constat selon lequel la motivation de l'enfant pour apprendre est naturelle. Ca m'a fait prendre conscience que je laissais peu d'espace à mon dernier... à maintenant 2 ans, je ne lui avais encore jamais montré comment se déshabiller seul par exemple. Depuis ma lecture, on tente des tucs ! Ce midi, je lui ai donné, au compte goutte, assiettes, verres et couverts et c'est lui qui a mis la table. Et en plus, ça lui plait !

Mais ce que j'ai vraiment apprécié dans cette lecture (surement parce qu'il s'agit de choses que tout le monde sait, mais auxquelles je n'avais jamais pris sérieusement le temps d'y réfléchir), on mange de la merde ! Alors oui, de temps en temps, j'ai un éclair de lucidité, comme le jour où je me suis inscrite à une Ruche, mais je n'ai jamais pris le temps, ensuite, d'y passer une commande...parce que c'est tellement plus simple de faire ses courses en une fois, au supermarché, et d'acheter toujours les même produits, sans regarder ce qu'ils contiennent vraiment. Et ça vaut aussi pour les produits d'hygiène (hein Mymy ?!). Dans son livre Audrey ZUCCHI donne matière à réflexion... alors oui, depuis, je pose la corbeille de fruits sur la table du petit déjeuner, j'ai acheté des yaourts au lait de soja et de la farine d'épeautre. Ca ne m'a pas empêcher ce matin de mettre dans mon caddie la fameuse pâte à tartiner bourrée de trucs pas très nets et des plats tout prêt avec des trucs cheloux dans la liste des ingrédients, mais Rome ne s'est pas faite en 1 jour !

Le dernier chapitre est consacré aux "remèdes naturels". Depuis le temps, que je me voulais me constituer une petite pharmacie en homéopathie pour les bobo courants. J'ai la liste qu'il me faut. Merci !

Bref, vous l'aurez compris, j'ai "kiffé" ce bouquin ! Pas forcément pour le côté "Montessori" que je connaissais déjà en partie, mais pour tout le reste !

 

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Les souvenirs

Publié le par lydiane

de David FOENKINOS.

2ème édition du Family Challenge, cette année, les missions sont de lire :

Les souvenirs

J'ai décidé de ne pas vous mettre la 4ème de couverture qui résume absolument tout le livre. Il n'y a, certes, pas un suspens de malade dans ce roman, mais quand même c'est plus agréable de découvrir l'histoire au fil des pages ! Je vous mets juste le commentaire de l'éditeur :
"David Foenkinos nous offre ici une méditation sensible sur le rapport au temps et sur la mémoire. Les rapports entre générations, les sentiments enfouis, les déceptions de l'’amour, le désir de créer, la tristesse du vieillissement et de la solitude, tout cela est exprimé avec une grande délicatesse, un humour léger et un art maîtrisé des formules singulières et poétiques."

Le narrateur et héros de ce roman est un peu un grand adolescent. Il se rêve écrivain, mais n'est en fait que veilleur de nuit dans un hôtel. Il ne se bouge pas beaucoup, et est surtout un grand rêveur. Le décès de son grand-père vient modifier sa vision de la vie. Il se rend compte qu'il faut profiter des moments heureux et se créer de beaux souvenirs. 

Ce n'est pas le roman de FOENKINOS que j'ai préféré mais malgré tout, j'ai été heureuse de retrouver sa plume. J'aime ses petits commentaires de fin de pages plein d'humour. Entre chaque chapitre on découvre un souvenir de l'un des personnages que l'on vient de croiser, c'est très agréable. Et puis ses personnages sont justes, touchants, bourrés de défaut mais si attachants.

Je vous mets ci-dessous la bande annonce de l'adaptation sortie en 2015. Je n'ai pas encore vu le film, mais ça ne saurait tarder...


 

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Roman sans titre

Publié le par lydiane

C'est le roman qui me permet de terminer le Family Challenge : lire un livre d'un auteur de l'extrême orient

Roman sans titre

Résumé :

Paru pour la première fois en France en 1992 aux Editions des Femmes, "Roman sans titre" est aujourd'hui réédité chez Sabine Wespieser éditeur où sont publiés depuis 2006 les livres de la grande romancière vietnamienne. Premier des romans de Duong Thu Huong à avoir été interdit de publication au Viêt-nam, il met en scène la dérive hallucinée d'un combattant pendant la guerre contre les Américains.

Quân, capitaine d'une unité de combat, est envoyé dans la lointaine zone K par Luong, son supérieur, pour retrouver Biên, en passe de sombrer dans la folie. Les trois hommes sont amis depuis l'enfance ; originaires du même village, ils se sont enrôlés le même jour, transportés par leur exaltation patriotique et guerrière. En traversant la jungle et les vallées sinistrées par les bombardements, Quân prend la mesure du fossé qui s'est creusé entre eux. Au fil de son angoissant périple, alors qu'affluent les images de sa vie heureuse et à jamais disparue de jeune homme pressé de défendre son idéal, Quân découvre également l'ampleur des destructions subies par son pays. Le rêve d'un nouveau Viêt-nam s'est perdu dans des slogans qui résonnent de manière de plus en plus absurde à ses oreilles.

Plongeant au cœur des ténèbres avec une force lumineuse, Duong Thu Huong dénonce, avec ce roman qui tient une place centrale dans son œuvre, la vanité de la guerre et le cynisme de ses instigateurs.

Pour le coup, ce fut un vrai défi pour moi ! Je m'y connais très peu en matière de littérature de l'extrême orient. Et les rares fois où j'ai tenté l'expérience j'ai été déçue. En fouillant un peu sur le net, je suis tombée sur cette auteur : Duong Thu Huong. Tout d'abord le Vietnam est un pays qui m'intrigue. La courte biographie que j'ai pu lire sur elle, m'a poussé à m'intéressé à cette auteur : romans interdits au Vietnam, arbitrairement emprisonnée pour avoir élevé la voix contre le pouvoir, exilée en France depuis 2006...J'ai donc vérifié sur les étagères de ma médiathèque, et j'y ai effectivement trouvé plusieurs de ses romans. Un peu au hasard j'ai opté pour "Roman sans titre".

Je ne ferai pas un résumé de l'histoire, tout est détaillé dans la 4ème de couverture. Mon avis est mitigé...  Déjà le fait que le roman ne soit pas découpé en chapitre a rendu ma lecture un peu laborieuse, même si l'écriture est très belle. J'ai eu du mal à suivre l'itinéraire de Quän, moi qui ne connaît absolument rien à la géographie de ce pays.

Quand j'ai lu des livres sur l'Orient, ça m'a toujours semblé irréel. Pour moi, le décalage de culture était trop important, je n'adhérais absolument pas à ce que les auteurs me racontaient. Dans ce roman ce ne fut pas le cas. J'ai compris les sentiments de Quân : sa fougue de jeunesse et sa fierté de se battre pour sa patrie; tout ça s'est peu à peu transformé en dégout : horreur de la guerre, absurdité des combats, gâchis de la jeunesse, Le parallèle avec le comportement des généraux et des politiques est fait de façon très intelligente.

D'après les commentaires sur les autres romans de cette auteur, j'aurais peut-être du porter mon choix sur un autre de ses romans. Peut-être que je retenterai ma chance dans quelques mois...


 

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L'amour est à la lettre A

Publié le par lydiane

de Paola CALVETTI.

J'ai lu ce livre dans le cadre du Family Challenge : roman épistolaire

L'amour est à la lettre A

4ème de couverture :

Milanaise romantique, Emma décide de changer radicalement de vie en ouvrant une librairie de quartier baptisée Rêves&Sortilèges.

Le charme et l'originalité de sa boutique résident dans sa spécialité : les livres consacrés à l'amour. Emma, qui semble s'être résignée au célibat depuis son divorce, na pas son pareil pour dénicher l'ouvrage qui aidera un client perdu sur la carte du Tendre. C'est évidemment par l'intermédiaire d'un livre qu'Emma retrouvera Federico, son grand amour de jeunesse. Alors qu'ils ne se sont pas vus depuis trente ans, tout se passe comme s'ils ne s'étaient jamais quittés. Si ce n'est que Federico vit à présent à New York, où il est architecte, marié et père d'une adolescente. Malgré tout, Federico et Emma entament une relation épistolaire, après avoir ouvert chacun une boîte postale dont ils sont les seuls à connaître l'existence... Dans ce roman hors normes, Paola Calvetti rend un vibrant hommage au pouvoir des mots et de la littérature. A lire pour rêver, les yeux ouverts, à toutes les possibilités de l'amour.

Depuis que j'ai eu le coup de foudre pour "Les Liaisons Dangereuses", j'aime lire des romans épistolaires. Voilà pourquoi, j'ai proposé cette règle pour le Family Challenge. Alors, que vous dire de ce roman là...

Le personnage d'Emma est très attachant. Cette femme a plaqué sa vie de fou pour concrétiser son rêve : ouvrir sa librairie. Emma est contre la technologie, elle n'a évidemment pas de téléphone portable et internet est presque un gos mot. 

Un jour, son amoureux du passé,  Federico pousse par hasard la porte de sa librairie. Il lui laissera un simple mot, avec le choix ou non de le recontacter. Après ces nombreuses années, ils décident de réapprendre à se connaitre. Mais Federico habite aux USA, Emma vit en Italie et son refus de la technologie les oriente inévitablement vers une correspondance "à l'ancienne".

Pour le coup, je trouve l'échange de lettres romantiques au possible. On imagine l'autre entrain d'écrire son courrier ou alors la réaction de l'autre lorsqu'il découvrira notre écrit. Tout prend de l'importance : le papier, l'encre, l'écriture... Au travers leurs lettres, ils parlent de leurs vies, mais surtout de leurs passions : la littérature (ce qui m'a évidemment interessé), l'architecture (euh là par contre, ça m'a nettement moins emballé...).

L'histoire d'amour en elle même, n'est pas extraordinaire. Je n'ai pas été particulièreent enthousiasme vis à vis du personnage de Federico. Je l'ai trouvé assez plat, sans beaucoup de relief... Je crois que ce roman ne me laissera pas un grand souvenir...

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Le rapport Brodeck

Publié le par lydiane

Roman lu dans le cadre du Family challenge : Roman qui a obtenu le Goncourt.

Ce livre de Philippe CLAUDEL a eu le Goncourt des lycéens en 2007.

Le rapport Brodeck

4ème de couverture :

Je m'appelle Brodeck et je n'y suis pour rien.
Je tiens à le dire. Il faut que tout le monde le sache.
Moi ne n'ai rien fait, et lorsque j'ai su ce qui venait de se passer, j'aurais aimé ne jamais en parler, ligoter ma mémoire, la tenir bien serrée dans ses liens de façon à ce qu'elle demeure tranquille comme une fouine dans une nasse de fer.
Mais les autres m'ont forcé: "Toi, tu sais écrire, m'ont-ils dit, tu as fait des études." J'ai répondu que c'étaient de toutes petites études, des études même pas terminées d'ailleurs, et qui ne m'ont pas laissé un grand souvenir. Ils n'ont rien voulu savoir : "Tu sais écrire, tu sais les mots, et comment on les utilise, et comment aussi ils peuvent dire les choses. Ça suffira. Nous on ne sait pas faire cela. On s'embrouillerait, mais toi, tu diras, et alors ils te croiront. Et en plus, tu as la machine."

Ah j'en avais tellement entendu parler de ce roman... J'avais déjà lu un autre roman de M. Claudel : "Les âmes grises", et j'avoue, je suis passée à côté... je n'étais peut-être pas disponible pour ma lecture à ce moment là, je ne sais pas, mais je n'ai pas aimé. Du coup, j'avais un peu d'appréhension en ouvrant ce Rapport Brodeck.

Brodeck est arrivé dans ce village alsacien sur la charette d'une vieille qui l'avait recueilli sur le bord du chemin en fuyant son pays. Ce n'était encore qu'un tout petit enfant. Il a grandi dans ce village avec cette étiquette "d'étranger", il a été accépté mais il ne faisait quand même pas tout à fait parti du "groupe". Et puis éclata la seconde guerre mondiale avec ses traumatismes. Traumatismes autant pour ceux qui sont partis au front que pour ceux qui sont restés au village à cohabiter avec l'ennemi. Alors quand quelques années après, un allemand excentrique vient s'intaller chez eux, ils réveillent de vieilles rancoeurs.

Le roman démarre avec un Brodeck qui se rend à l'auberge du village. Il y trouve tous les hommes rassemblés, on comprend qu'un drame vient de se dérouler. Tous demandent à Brodeck d'écrire un rapport pour l'administration, d'expliquer pourquoi ils ont dû en arriver là. Parallèlement à ce rapport, Brodeck écrit son récit, sa version des faits...

J'ai vraiment pensé que l'écriture de Philippe CLAUDEL n'était pas faite pour moi. Je n'arrivais pas à entrer dans l'histoire. J'insistais, perséverais et continuais ma lecture, mais ce fut laborieux. Je ne voyais pas où voulait en venir l'auteur, c'était quand même largement le bordel dans cette histoire... Jusqu'au moment où Brodeck lui même le reconnaisse. Il vient de relire les pages qu'il a écrit et avoue qu'il part dans tous les sens, il ne suit pas d'ordre chronologique, il suit son coeur, son ressenti. Et bizarrement à partir de là, j'ai mieux compris. Moi aussi, je voyais son dilemme : comment écrire ce que les hommes du village veulent sans cacher la vérité ? Comment expliquer la peur de l'étranger ? Comment expliquer qu'il est trop dur de regarder ses propres erreurs, c'est difficile d'avoir honte, et en fait, tellement plus simple de se trouver des excuses, de faire porter le chapeau aux autres.

Peu à peu, en avancant dans ce roman, les voiles se lèvent. On apprend les drames qui se sont joués. On voit que sous l'apparente vie de village "tranquille" regne la rancoeur, la honte, et la colère.


 

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