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Gagner la guerre

Publié le par lydiane

de Jean-Philippe JAWORSKI

Gagner la guerre

4ème de couverture :

Au bout de dix heures de combat, quand j’ai vu la flotte du Chah flamber d’un bout à l’autre de l’horizon, je me suis dit : "Benvenuto, mon fagot, t’as encore tiré tes os d’un rude merdier."
Sous le commandement de mon patron, le podestat Leonide Ducatore, les galères de la République de Ciudalia venaient d’écraser les escadres du Sublime Souverain de Ressine. La victoire était arrachée, et je croyais que le gros de la tourmente était passé. Je me gourais sévère.
Gagner une guerre, c’est bien joli, mais quand il faut partager le butin entre les vainqueurs, et quand ces triomphateurs sont des nobles pourris d’orgueil et d’ambition, le coup de grâce infligé à l’ennemi n’est qu’un amuse-gueule. C’est la curée qui commence. On en vient à regretter les bonnes vieilles batailles rangées et les tueries codifiées selon l’art militaire.
Désormais, pour rafler le pactole, c’est au sein de la famille qu’on sort les couteaux. Et il se trouve que les couteaux, justement, c’est plutôt mon rayon…

Je lis de plus en plus de fantasy, et c'est vraiment un genre qui me plait. Je fouille donc sur le net pour découvrir des idées de lecture, c'est comme ça que je suis tombée sur ce roman de Jean-Philippe JAWORSKI. J'avoue que la taille du bouquin m'a un peu refroidi...près de 1 000 pages écrites en tout petit...mais bon, pour un roman qui a une note de 4.53/5 avec plus de 1100 avis, on fait un effort !

Le narrateur, Benbenuto, est le bras armé, caché, du sénateur Leonide Ducatore. Benbenuto est loin d'être un ange. Il ne recule devant rien pour contenter son patron. Cela lui permet de conserver la protection de ce dernier. Protection dont il a bien besoin quand on voit le nombre de personnes qui veut sa tête. Néanmoins, Leonide Ducatore est un fin stratège, et le décevoir peut coûter cher à Benbenuto.

Ce roman est une toile d'araignée, où chaque politique imagine des intrigues plus tordues les unes que les autres pour arriver à ses fins.

En principe, ce roman avait tout pour me plaire. Malheureusement, je lui ai trouvé quelques longueurs, surtout dans la première moitié. Je me suis plus d'une fois fait violence pour poursuivre ma lecture. Ce qui n'arrange rien, c'est que les personnages ne sont pas très attachants. La seconde partie du roman est un peu plus attractive, mais ça n'a pas suffit pour me faire adorer ce roman comme beaucoup d'autres lecteurs.

 

Publié dans Lu - entendu...

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Les derniers jours de nos pères

Publié le par lydiane

de Joël DICKER

Les derniers jours de nos pères

4ème de couverture :

Londres, 1940. Soucieux de pallier l'anéantissement de l'armée britannique à Dunkerque, Winston Churchill a une idée qui va changer le cours de la guerre: créer une branche noire des services secrets, le Special Operation Executive (SOE), chargée de mener des actions de sabotage et de renseignement à l'intérieur des lignes ennemies et dont les membres seraient issus des populations locales pour être insoupçonnables. Du jamais vu jusqu'alors.
Quelques mois plus tard, le jeune Paul-Émile quitte Paris pour Londres dans l'espoir de rejoindre la Résistance. Rapidement recruté par le SOE, il est intégré à un groupe de Français qui deviendront ses compagnons de coeur et d'armes. Entraînés et formés de façon intense aux quatre coins de l'Angleterre, ceux qui passeront la sélection se verront bientôt renvoyés en France occupée pour contribuer à la formation des réseaux de résistance. Mais sur le continent, le contre-espionnage allemand est en état d'alerte.
L'existence même du SOE a été longtemps tenue secrète. Soixante-cinq ans après les faits, Les Derniers Jours de nos pères est un des premiers romans à en évoquer la création et à revenir sur les véritables relations entre la Résistance et l'Angleterre de Churchill.

Vous avez forcément entendu parler de Joël DICKER, et notamment de "La vérité sur l'affaire Harry Quebert" qui l'a fait connaitre. J'ai lu ce roman il y a quelques années déjà, mais j'en garde un bon souvenir. Alors quand je suis tombée sur "Les derniers jours de nos pères", son 1er roman, j'étais plutôt enthousiaste. D'autant plus que, la thématique du SOE m'intéresse particulièrement.

Le roman commence en Angleterre dans un camp de formation des futurs espions du SOE. On va faire connaissance au fur à mesure des épreuves et des sélections, avec ce groupe de résistants : Pal, Gros, Stan, Claude, Laura... ils ont tout quitté, leur vie, leur famille, pour combattre la dictature. J'avoue que j'ai eu beaucoup de mal avec le début du roman. L'écriture était, malheureusement, loin d'être passionnante : de grandes descriptions et explications historiques qui m'ont vite lassé. J'ai malgré tout persévéré dans ma lecture, et bien m'en a pris !

Dans la seconde moitié du roman, le rythme est plus fluide. Nous suivons les différents espions dans leurs missions en France. L'action est plus présente et amène plus de suspens. L'auteur s'efforce de décrire le sentiment des espions, leur solitude, leur obligation de rester loin de leurs familles et de laisser leurs proches sans nouvelle. 

Bref, une lecture qui fut pour moi en demi-teinte.

Publié dans Lu - entendu...

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Broadway limited

Publié le par lydiane

de Malika FERDJOUKH

Tome 1 : Un dîner avec Cary Grant

Tome 2 : Un shim sham avec Fred Astaire

Broadway limitedBroadway limited

4ème de couverture :

Normalement, Jocelyn n'aurait pas dû obtenir une chambre à la Pension Giboulée. Mrs Merle, la propriétaire, est formelle : cette respectable pension new-yorkaise n'accepte aucun garçon, même avec un joli nom français comme Jocelyn Brouillard. Pourtant, grâce à son talent de pianiste, grâce, aussi, à un petit mensonge et à un ingrédient miraculeux qu'il transporte sans le savoir dans sa malle, Jocelyn obtient l'autorisation de loger au sous-sol. Nous sommes en 1948, cela fait quelques heures à peine qu'il est à New York, il a le sentiment d'avoir débarqué dans une maison de fous. Et il doit garder la tête froide, car ici il n'y a que des filles. Elles sont danseuses, apprenties comédiennes, toutes manquent d'argent et passent leur temps à courir les auditions. Chic a mangé tellement de soupe Campbell's à la tomate pour une publicité que la couleur rouge suffit à lui donner la nausée. Dido, malgré son jeune âge, a des problèmes avec le FBI. Manhattan est en proie à l'inquiétude depuis qu'elle a cinq ans. Toutes ces jeunes filles ont un secret, que même leurs meilleures amies ignorent. Surtout Hadley, la plus mystérieuse de toutes, qui ne danse plus alors qu'elle a autrefois dansé avec Fred Astaire, et vend chaque soir des allumettes au Social Platinium. Hadley, pour qui tout a basculé, par une nuit de neige dans un train. Un train nommé Broadway Limited.

J'ai choisi ce roman un peu par hasard...il y était question de New York (où je désespère de me rendre un jour...!) et de l'ambiance de Broadway dans les années 50.

Le roman s'ouvre avec ce jeune français, Jocelyn, qui débarque dans cette pension où il a réservé une chambre par courrier quelques semaines avant. Sauf que "Jocelyn" en anglais ce prononce "Jocelyne" et il s'agit d'un prénom féminin. Voilà donc notre Jocelyn face à Miss Merle, l'une des propriétaires de la pension, qui se rend compte du malheureux quiproquo. Jocelyn n'ayant pas d'autres lieux de chute, Miss Merle va tenter de convaincre sa soeur "Le Dragon" d'accepter Jocelyn entre leurs murs. Pari réussi ! Jocelyn se créé donc une place au sein de toutes ces jeunes femmes qui multiplient les auditions pour devenir danseuse ou comédienne.

Au départ, j'ai été surprise par le ton de l'auteur : cette pointe d'humour et ce récit qui semble partir dans tous les sens. Mais au fil des pages, je me suis attachée à tous ces personnages et à leurs petits secrets. J'ai adoré cette ambiance "Broadway", mais sous les paillettes, tout n'est pas toujours rose... notamment la place des noirs dans la société. Bref, j'ai été captivée par cette histoire au point d'aller emprunter rapido le second tome à la bibliothèque. Seule déception, la sortie du tome 3 qui devait paraitre fin 2019 a été repoussée, et pour le moment il n'est pas encore publié. Je vais devoir être patiente...

 

Publié dans Lu - entendu...

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