Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Entre ciel et terre

Publié le par lydiane

de Jon Kalman STEFANSSON.

2ème roman lu dans le cadre du Family Challenge, puisque M. Jon Kalman STEFANSSON est islandais ! Ca fait de nombreux mois que les couvertures de ses romans dans les librairies me faisaient outrageusement de l'œil ! Du coup, cette règle sur un auteur islandais tombe à pic !

Pourquoi ce roman ? Parce que c'est le 1er d'une trilogie qui a fait connaître cet auteur du grand public. Ce roman est suivi par La tristesse des Anges et Le cœur de l'Homme.

Entre ciel et terre

4ème de couverture :

Certains mots sont probablement aptes à changer le monde, ils ont le pouvoir de nous consoler et de sécher nos larmes. Certains mots sont des balles de fusil, d’'autres des notes de violon. 
Certains sont capables de faire fondre la glace qui nous enserre le cœoeur et il est même possible de les dépêcher comme des cohortes de sauveteurs quand les jours sont contraires."
Parfois, à cause des mots, on meurt de froid. Comme Bardur, pêcheur à la morue islandais, il y a un siècle. Trop occupé à retenir des vers du Paradis perdu de Milton, il oublie sa vareuse en partant en mer. De retour sur la terre ferme, son meilleur ami entame un périlleux voyage pour rendre à son propriétaire, un vieux capitaine devenu aveugle, le livre funeste. Pour savoir aussi s'il veut continuer à vivre.
Entre ciel et terre, d’'une force hypnotique, nous offre une de ces lectures trop rares dont on ne sort pas indemne. Une révélation….

J'ai commis une erreur, j'ai lu ce roman comme je lis d'habitude : c'est à dire dès que j'ai 5min, quand je suis dans le train pour me rendre au travail, quand j'attends dans la file que mon tour arrive pour commander mon sandwich. Je n'aurais pas dû... Ce livre il se déguste, seul, tranquillement installé. Il faut prendre le temps de savourer l'écriture de cet auteur de ce poète. Du coup, je pense que je suis un peu passée à côté...je l'ai parfois trouvé long et ennuyeux alors qu'il était surement beau et profond.

La preuve, je regarde depuis tout à l'heure les citations reprises sur Babelio et j'aimerais toutes les recopier...je vais quand même me limiter :

"Je ne sais tout bonnement pas qui je suis. Je ne sais pas pourquoi j'existe. Et je ne suis pas sûr d'avoir assez de temps devant moi pour le découvrir"

"Les gens vivent, ils ont leurs heures, leurs baisers, leurs rires, leurs étreintes, leurs mots doux, leurs joies et leurs peines, chaque vie constitue un univers qui s'effondre ensuite sur lui-même et ne laisse rien à l'exception de quelques objets rendus précieux et attrayants par la disparition de leur propriétaire, ils deviennent importants, parfois même sacrés, comme si les fragments de cette existence disparue s'étaient reportés sur la tasse à café, la scie, la brosse à dents, le cache-col. Mais tout finit par s'estomper, les souvenirs par s'effacer et au bout du compte, toute chose trépasse. Là où il y avait autrefois vie et lumière ne subsistent qu'ombre et oubli." 

"Perdu dans la rue : le but de la vie, le repos du sommeil, la joie de notre couple, mon sourire et ma fougue. Celui qui les retrouvera est prié de les rapporter á l'imprimerie, il sera honnêtement récompensé. "

"Il a rendu le livre, mission accomplie, merci bien, la prochaine affaire à l'ordre du jour consiste à décider s'il doit vivre ou mourir. N'avoir que deux options aussi radicales a quelque chose de revigorant. Il est évidemment nettement plus aisé de mourir, cela n'exige qu'une décision et tout est terminé, on trouve une corde, on l'attache à une pierre, on enjambe la falaise et on ne remonte plus jamais, il n'est pas dit que quiconque retrouve le cadavre malmené par la mer.
Il est nettement plus compliqué de vivre. "

"Nous devons prendre soin de ceux qui nous sont chers et à qui nous le sommes. "

 

Partager cet article
Repost0

Les étés de la colère

Publié le par lydiane

de Eric LE NABOUR.

 

Les étés de la colère

4ème de couverture :

Juin 1940, en plein exode. Après avoir causé accidentellement la mort d'un couple juif, Cécile recueille leur petit garçon, Samuel. Mais en recherchant la famille de l'enfant, elle est arrêtée par la Gestapo et sauvée in extremis par l'époux nazi d'une amie d'enfance. Confrontée de plein fouet à l'horreur de la guerre, l'insouciante jeune femme d'autrefois n'a désormais qu'un seul but : sauver Samuel.

Né en 1960 à Caen, Éric Le Nabour a commencé à écrire dès l'enfance et a publié son premier roman à l'âge de 19 ans. Diplômé et passionné d'Histoire, il est l'auteur de nombreux ouvrages historiques et de romans.

C'est par pur hasard que j'ai lu ce roman. Lors de mon passage à la médiathèque pour faire le plein de romans, je tombe, sur le présentoir des nouvelles acquisitions, sur ces deux billes vertes ! Ce visage d'enfant sur la couverture est captivant...Je prends le livre en main, le retourne et jette un coup d'œil à la quatrième de couv' : 2nde guerre mondiale, resistance, exode. Zou, je l'embarque !

Certes l'histoire est un peu cousue de fil blanc, les coincidences sont un peu grosses, mais qu'importe ! Je me suis attachée au personnage de Cécile. Une jeune femme insouciante et rebelle qui fuie toute responsabilité. Or, la guerre va l'obliger à grandir. Elle aurait pu, sur cette route de la campagne française, fuir en laissant en plan ce jeune garçon dont elle vient de faire un orphelin. Elle prend une autre décision, contre toutes attentes, elle entraine Samuel avec elle. Cette guerre va la rendre combative, engagée, elle assume !

Par le biais d'une de ses amies, elle rencontre Antoine qui cherche à construire un réseau pour resister à l'occupant. Le personnage d'Antoine est également très captivant. Bien entendu, une réelle attirance se fait vite ressentir entre ces deux personnages...

Alors oui, on pourrait qualifier ce roman de "roman de filles". Cependant, ça reste très bien écrit et addictif. Bref, j'ai passé un très bon moment avec ce livre.

 

Publié dans Lu - entendu...

Partager cet article
Repost0

On parle d'art !

Publié le par lydiane

Nous avons profité de la gratuité des musées le 1er dimanche du mois pour nous rendre au musée des Beaux Arts de Nancy. La visite a bien plu aux garçons. Bon j'avoue que devant certain tableau les enfants sont restés dubitatifs : Ils sont morts ? Ils sont tout nus ?...��

On parle d'art !

De retour à la maison, on s'est essayé à la technique de Picasso. J'ai découpé des figures trouvées sur internet et je leur ai proposé de les coller comme ils le souhaitaient

On parle d'art !
On parle d'art !
On parle d'art !
Partager cet article
Repost0

La tresse

Publié le par lydiane

Il s'agit du 1er roman de Laetitia COLOMBANI. Ce livre m'a été offert par mon amie Claire, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle me connaît bien ! J'ai adoré ! Je l'ai lu en 2 jours, c'était difficile quand je devais le poser... pour aller bosser accessoirement, par exemple !

La tresse

4ème de couverture :

Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.
Inde : Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’'école.
Sicile : Giulia travaille dans l’'atelier de son père. Lorsqu'’il est victime d’'un accident, elle découvre que l’'entreprise familiale est ruinée.
Canada : Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’'elle est gravement malade.
Liées sans le savoir par ce qu’'elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d'’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’'espoir et de solidarité.

Ces trois héroïnes sont très différentes les unes des autres, pourtant elles m'ont toutes touchées profondément. Il émane une force, un courage de chacune de ces histoires. Cela ne peut pas laisser indifférent.

Dans des situations difficiles, on peut se résigner et continuer à subir la situation. C'est vrai, après tout, vaut mieux ce contenter de ce que l'on a, au lieu de risquer de perdre le peu que l'on possède. Smita, Giulia et Sarah refusent cette idée ! La médiocrité n'est pas acceptable. Vaut mieux tout perdre que continuer ainsi, alors elles osent le plus fou. Elles ont la force de se rebeller et de rejeter la fatalité.

Une belle leçon de vie !

Quelques extraits :

"Smita sent son coeur se serrer. Elle a aimé cet homme, s'est habituée à sa présence rassurante auprès d'elle. Elle lui en veut de son manque de courage, de ce fatalisme amer dont il a recouvert leur vie. Elle aurait tant voulu partir avec lui. Elle a cessé de l'aimer à l'instant où il a refusé de se battre. "

"Dans un livre pour enfants sur les animaux, elle a lu un jour cette phrase : « Les carnivores sont utiles à la nature, car ils dévorent les faibles et les malades. » Sa fille s’est mise à pleurer. Sarah l’a consolée, en lui disant que les humains n’obéissaient pas à cette loi. Elle se croyait du bon côté de la barrière, dans un monde civilisé. Elle se trompait. "

Publié dans Lu - entendu...

Partager cet article
Repost0

Une colonne de feu

Publié le par lydiane

Evidemment cette année, on remet ça ! Je parle bien entendu du Family Challenge. Les règles sont les suivantes :

Pour maman :

Une biographie

Un récit de voyage ou de visite d'un pays.

Pour Mylène :

un auteur islandais

- le livre "secret" choisi pour moi

Pour Sarah :

un recueil de poèmes

- un roman écrit au 19ème siècle.

Pour moi : 

- On est nature ! Lire un livre avec un vegetal dans le titre et/ou un vegetal sur la couverture.

- Lire un livre dont l'auteur à les mêmes initiales que toi. 

Ma 1ère lecture pour ce challenge sera donc la règle "on est nature". J'ai lu le dernier roman de Ken FOLLET qui arbore une belle rose sur sa couverture.

Une colonne de feu

4ème de couverture

Noël 1558, le jeune Ned Willard rentre à Kingsbridge : le monde qu’il connaissait va changer à tout jamais… Les pierres patinées de la cathédrale dominent une ville déchirée par la haine religieuse et Ned se retrouve dans le camp adverse de celle qu’il voulait épouser, Margery Fitzgerald.
L’accession d’Élisabeth Ière au trône met le feu à toute l’Europe. Les complots pour destituer la jeune souveraine se multiplient, notamment en France où la séduisante Marie Stuart – considérée comme l’héritière légitime du royaume anglais et issue de la redoutable famille française de Guise – attend son heure. Pour déjouer ces machinations, Élisabeth constitue les premiers services secrets du pays et Ned devient l’un des espions de la reine. À Paris, il fait la connaissance de la libraire protestante Sylvie Palot dont le courage ne le laisse pas indifférent…
Dans ce demi-siècle agité par le fanatisme qui répand la violence depuis Séville jusqu’à Genève, les pires ennemis ne sont cependant pas les religions rivales. La véritable bataille oppose les adeptes de la tolérance aux tyrans décidés à imposer leurs idées à tous les autres – à n’importe quel prix.

Je n'ai jamais été déçue par un roman de Ken FOLLETT ! Généralement je doute un peu devant l'épaisseur du bouquin, et immanquablement je me laisse embarquer et les pages défilent... Ce dernier roman ne fait pas exception à la règle.

Dans ce roman, l'auteur nous ramène au Moyen Age, période qu'il avait déjà abordé dans Les Piliers de la Terre. On voyage en France, en Angleterre, en Espagne... Le lecteur se retrouve propulsé au milieu des complots et luttes de pouvoir. Tout est permis pour arracher le trône à l'autre partie.  Ajoutez à ça une guerre sans merci entre catholiques et protestants qui finit bien souvent dans le sang et les flammes et vous obtenez une magnifique fresque historique.

Le côté historique m'a beaucoup plu. Je connais peu cette lutte de pouvoir pour le trône d'Angleterre, j'ai donc appris tout un tas de choses ! Mais le côté romance est également captivant. Je me suis attachée au personnage de Ned, qui toujours avec une bonne dose d'éthique et de tolérance travaille en sous-marin pour que ses idées triomphent.

Partager cet article
Repost0