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Le jeune homme de la rue de France

Publié le par lydiane

de Nadine TRINTIGNANT

"Les fauteuils de la Promenade des Anglais étaient vides. Les derniers promeneurs flanaient dans la tendresse cobalt du crepuscule. On entendait des rires isolés, des exclamations. Lola descendit les escaliers du vieux port. La sirène du paquebot pour Livourne retentit, sourde, profonde. Lola leva les yeux : sur le pont superieur du bateau, unefemme avait attrapé la petite main d'un enfant e lui faisait faire des signes d'adieu.
Une fois,dans l'autre vie de Lola, le père de son fils, debout sur le ponton d'un lac, avait fait ce même geste et elle avait nagé vers eux pleine de joie, elle avais pris l'enfant dans ses bras. La chaleur douce du corps nu contre elle... Une libellule bleutée frôla les épaules du petit qui léchait l'eau sur la peau de sa mère. Cet instant, ce geste perdu dans lanuit des temps, et pourtant, à cette minute, si présent. Chaque détail était marqué au fer rouge dans la mémoire de Lola.
Le paquebot s'enfonça dans la brume. Lola resta immobile. Le bras levé pour personne."

 

Au fil des pages, dans une écriture très parlée et qui par conséquent se lit vite, on découvre Lola. Lola, c'est une femme qui mène sa vie comme elle l'entend. Elle fait les choix qui s'imposent, décide de choisir le bonheur, quitte son mari pour un autre homme, sans aucun cri ni aucune dispute. On la sent légère, elle connait les petits instants de bonheur qu'offre la vie, on la croirait presque heureuse Lola. Et puis, on comprend que non, qu'elle a une boîte dans son placard.

 

C'est difficile de vous donner mon avis. C'est un livre assez étrange. Je crois en fait que la tournure que prennent les choses m'ont surprises. Suis-je déçue ? Sans doute pas. Mention spéciale pour Jules, j'ai vite compris qui il était, et j'ai apprécié son point de vue !

Publié dans Lu - entendu...

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K comme... KHADRA

Publié le par lydiane

Mohammed Moulessehoul, né en 1955 en Algérie, se lance dans l'écriture en 1997 en adoptant le pseudonyme de Yasmina KHADRA. Diverses raisons l'y poussent, mais la première que donne Moulessehoul est la clandestinité. Elle lui permet de prendre ses distances par rapport à sa vie militaire et de mieux approcher son thème cher : l'intolérance. Il démissionne de l'armée en 2000 et se consacre à l'écriture.

 

J'ai découvert cet auteur grâce à ma mère qui m'avait prêté l'un de ses romans : "Rien ne s'oppose à la nuit". J'avais adoré ! Je me replonge donc dans l'une de ses oeuvres : "L'attentat".

 

"Dans un restaurant de Tel Aviv, une jeune femme se fait exploser au milieu de dizaines de clients. À l’hôpital, le docteur Amine, chirurgien israélien d’origine arabe, opère à la chaîne les survivants de l’attentat. Dans la nuit qui suit le carnage, on le rappelle d’urgence pour examiner le corps déchiqueté de la kamikaze. Le sol se dérobe alors sous ses pieds: il s’agit de sa propre femme. Comment admettre l’impossible, comprendre l’inimaginable, découvrir qu’on a partagé, des années durant, la vie et l’intimité d’une personne dont on ignorait l’essentiel? Pour savoir, il faut entrer dans la haine, le sang et le combat désespéré du peuple palestinien…"

 

La 4ème de couverture résume bien l'intrigue. Cet homme qui devient fou, plus que l'attentat, c'est d'avoir aimé à la folie, pendant des années, une inconnue. Il était persuadé qu'elle était heureuse auprès de lui. C'est l'incompréhension. Il part donc au coeur de ces réseaux islmasistes pour découvrir qui était en réalité sa femme.

Un très beau roman !

Publié dans Lu - entendu...

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Pari perdu...

Publié le par lydiane

J'y croyais ! Vraiment, j'avais misé sur Djokovic. J'étais sure qu'il allait écraser Nadal ! Et cette victoire aurait marqué la mienne aussi. Ah oui, j'aurais bien voulu voir Yannick derrière les fourneaux me concocter un bon petit repas... Bon, j'ai perdu... je m'y suis collée.

 

Et du coup, je vous fais partager ma recette, qui a été un vrai succès ! (issue du livre de recettes offert par ma maman à Noël. Merci maman !)

 

Marmite de moules, tomates et chorizo (Pr 4pers) :

Grattez et lavez 600g de moules. Deposez les dans une casserole avec 10cl de vin blanc. Faites cuire le tout 5 à 6minutes à couvert. Filtrez et reservez le jus de cuisson.

Coupez les tomates en retirant les pépins (le recette dis de retirez la peau, perso je ne l'ai pas fait). Détaillez la chair en petits dés. Faites les mariner avec une cuiller à soupe d'huile d'olive, du sel et du basilic haché.

Taillez du chorizo en dés. Ds une casserole, faites revenir à l'huile d'olive les dés pdt quelques secondes. Retirez les, et ajoutez une cuiller à soupe de farine. Laissez cuire ce roux quelques secondes. Versez le jus de moules puis 20cl de crème.

Reunisez dans des mini cocottes les moules, la sauce, parsemez de dés de tomates, de chorizo et de basilic. Fermez les cocottes et faites chauffer quelques minutes ds un four chaud.

 

Bon appétit !

 

 

Publié dans Qu'est ce qu'on mange

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Rosa Candida

Publié le par lydiane

...est un roman de l'auteure islandaise Audur Ava Olafsdóttir. Ce roman a reçu plusieurs prix literraires, et je retrouve beaucoup de commentaires enjoués à son sujet sur les forums et les blogs. Du coup, quand je suis tombée dessus à la bibliothèque, je l'ai embarqué !

 

4ème de couverture :

“Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens. Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s’en rendre compte les dernières paroles d’une mère adorée. Un lien les unissait : le jardin et la serre où elle cultivait une variété rare de Rosa candida à huit pétales. C’est là qu’Arnljótur aura aimé Anna, une amie d’un ami, un petit bout de nuit, et l’aura mise innocemment enceinte.

En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d’Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile.”

 

On passe un bon moment avec ce roman. Je ne vous refais pas un résumé, la 4ème de couverture en dit deja beaucoup. L'écriture est simple, douce. On découvre Arnljotur, qui n'a pas été épargné par les événements de la vie, mais qui avance, fait des choix avec simplicité. Il écoute son coeur et se laisse guider.

Publié dans Lu - entendu...

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Dans une cathédrale

Publié le par lydiane

de Christian OSTER

 

4ème de couverture :

Trente ans plus tôt, je connaissais bien Elisabeth. Mais, lorsqu’elle réapparaît et qu’elle m’en apporte la preuve, je n’en retrouve aucun souvenir. Paul, lui habite pour l’instant chez moi. Mais, lorsqu’il disparaît, il ne m’adresse plus aucun signe. Quant à Marianne, c’est moi qui ne veux plus la voir. Bref, je me retrouve seul. J’en profite pour aller m’exiler en Beauce, faire un peu le point. Et c’est là qu’apparaît Louise, dont je sais que je ne me passerai plus, mais que je n’ai pas encore rencontrée.

 

Franchement....bof ! J'ai pas trouvé ça génial. L'histoire d'un type, super paumé, qui subit les événements avec indifférence. La fin... ba en fait y en a pas, ça se finit en queue de poisson. Bref, j'oublie vite et je passe à autre chose.

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H comme ... HOUELLEBECQ

Publié le par lydiane

Michel Houellebecq, écrivain français né en 1956. Il est révélé par les romans Extension du domaine de la lutte et, surtout, Les Particules élémentaires, qui le fait connaître d'un large public.  Cette phrase de Reynald Lahanque résume bien la controverse que fait naitre cet auteur « L’œuvre de Michel Houellebecq donne lieu à des jugements radicalement opposés. Pour certains critiques il serait le plus grand écrivain contemporain, pour d’autres son écriture relèverait de la nullité littéraire. »

 

Je me lance donc dans la lecture de "La possibilité d'une ile". Une seule phrase en 4ème de couverture : "Qui parmi vous, mérite la vie éternelle ?"

 

Nous avons d'un côté Daniel, qui nous raconte sa vie, où il est beaucoup question de sexe, et qui se retrouve un peu par hasard au milieu d'une secte ; et de l'autre côté Daniel 24, son clône, dont on ne connait pas grand chose...du moins dans les 150 premières pages du roman. Oui, parce que après...mystère, je n'ai pas tenu plus longtemps. Après 150 pages, je referme ce livre, en me disant, que non, ce roman n'est pas pour moi... je m'ennuie, ça ne m'interesse pas. Peut-être que je passe à côté d'un bon livre, mais je n'ai pas le courage de m'accrocher, alors tant pis ! 

 

 

Publié dans Lu - entendu...

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La dame du Palatin

Publié le par lydiane

de Patrick De Carolis

 

J'aime les romans historiques, et surtout ceux se déroulant durant la seconde guerre mondiale ou au Moyen-Age. S'il y a bien une époque que j'affectionne peu c'est l'Antiquité.Surement un reste de cauchemar de ma prof d'histoire géo du collège, qui passait son temps à nous parler de Grèce et d'Italie, de citoyens et de démocratie.

 

J'attaquais donc ce roman avec quelques réserves... Et pourtant, j'ai vite été conquise par l'héroïne, Paulina. Jeune fille malheureuse qui obéit à son père, puis à son mari, et dont la destinée est jonchée d'épreuves. Femme libérée, mariée à Sénèque, grand philosophe, elle se retrouve au coeur de complots, de lutte pour le pouvoir, d'assassinats, en ayant constamment une épée de Damoclès au dessus de la tête.

 

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Maria de Pierre PELOT

Publié le par lydiane

Pierre PELOT, écrivain vosgien est né à Saint-Maurice-Sur-Moselle. Et c'est d'ailleurs dans ce village, que se passe l'intrigue de son roman Maria :

 

Les Vosges, sous l'Occupation. Maria est institutrice. Un matin, les maquisards viennent la chercher devant sa classe. Jean, son mari, est collabo. Elle n'en savait rien. Pour avoir été la femme d'un traître, pour l'avoir aimé, Maria paiera. Marquée à vie par la cruauté de ceux que la France élève bientôt au rang de héros, elle ne révélera jamais le châtiment qui lui a été injustement infligé.

Soixante ans plus tard, un jeune homme arrive dans cette contrée, à la recherche d'une pensionnaire de la maison de retraite. Dans son périple, l'accompagne la voix envoûtante d'une conteuse qui, sur les ondes de la radio locale, évoque l'histoire de ces terres où gèlent les eaux de la Moselle.

 

Tout d'abord, j'aime les romans dont l'intrigue se déroule en Lorraine, c'est plaisant de reconnaitre au fil des pages des lieux familiers. Ensuite, l'écriture de Pierre PELOT est sublime, imagée, on s'y croierait sur les "hauts" enneigés. Enfin, l'histoire, la seconde guerre mondiale, mais vue de l'autre côté, où là aussi on trouve de la barbarie. Ce jeune homme en quête d'identité, sa recherche est ponctuée par l'histoire des Vosges. Et la fin... quelle révélation !

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