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Publié le par lydiane

Dans le Family Challenge, nous avions une règle particulière cette année : lire un livre à l'aveugle. J'ai eu le privilège de lire un roman choisi par ma petite maman.

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Vous remarquerez la couverture de camouflage de grande finesse, qui m'a valu des œillades appuyées quand je sortais le roman dans le train !

C'est marrant de lire un livre à l'aveugle ! Je me suis posée beaucoup de question en le lisant : dans quel lieu géographique est-on, en quelle période, de quoi sera-t-il question ??? Bref, c'est assez déroutant. Ce que je peux dire, c'est que je n'ai pas eu l'impression de reconnaître l'écriture (je ne pense pas avoir déjà lu un livre de cet auteur), et malgré tous les synopsis que je peux lire sur les blogs, forums..., il ne me semble pas avoir entendu parler de ce roman.

Alors l'histoire : Au départ de ce roman, on rencontre un jeune homme, qui sans savoir trop pourquoi se met à suivre un homme qui se dirige dans la taïga. Il se fait vite repérer. Les deux hommes se mettent alors à discuter, le soir, autour du feu. Le plus âgé, Pavel, commence à raconter sa vie.

Au retour de la seconde guerre mondiale, Pavel s'installe à Leningrad. Il y fait la connaissance d'une jeune femme qui devient vite sa "fiancée". Le jour où Pavel découvre qu'elle est loin d'être fidéle et qu'elle recherche plutôt un "pigeon" a épouser, il est convoqué par l'armée. Il a été décidé d'envoyer des réservistes dans un genre de camps d'entrainement. Le but ? Se préparer à la 3ème guerre mondiale. Voilà le pauvre Pavel, embarquer dans cette histoire.

Non loin de là, se trouve un camps de prisonniers. L'un d'eux a réussi à s'évader. L'armée profite alors de la présence des soldats pour constituer un commando qui va partir à la poursuite du fugitif. Echouer est exclu. Pavel fait évidemment parti du lot. On va suivre leur poursuite au milieu de la taïga pendant plusieurs semaines. Je n'en dirai pas plus...

J'ai beaucoup aimé cette lecture, surtout la partie concernant la poursuite en pleine nature. Je me suis laissée embarquer par l'écriture de l'auteur, avec l'envie de savoir où cette traque allait nous conduire. Par contre, j'ai eu parfois du mal avec le personnage de Pavel. J'avais envie de le secouer pour qu'il se rebelle un peu... !

Bon, on lève le mystère maintenant. Je retire la couverture, et...

 

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Yes ! Trop heureuse ! Depuis le temps que je voulais lire un roman d'Andreï MAKINE. C'est un des auteurs préférés de ma petite maman. Je confirme donc qu'elle a très bon goût en matière de littérature. C'est à elle que je dois aussi la découverte de Stefan ZWEIG, c'est pour dire ! 

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L'affaire Léon Sadorski

Publié le par lydiane

de Romain SLOCOMBE

L'affaire Léon Sadorski

4ème de couverture :

Avril 1942. Au sortir d'un hiver rigoureux, Paris prend des airs de fête malgré les tracas de l'Occupation. Pétainiste et antisémite, l'inspecteur Léon Sadorski est un flic modèle doublé d'un mari attentionné. Il fait très correctement son travail à la 3e section des Renseignements généraux, contrôle et arrête les Juifs pour les expédier à Drancy. De temps en temps, il lui arrive de donner un coup de main aux Brigades spéciales, d'intervenir contre les "terroristes".
Mais Sadorski est brusquement arrêté par la Gestapo et transféré à Berlin, où on le jette en prison. Le but des Allemands est d'en faire leur informateur au sein de la préfecture de police... De retour à Paris, il reçoit l'ordre de retrouver son ancienne maîtresse, Thérèse Gerst, mystérieuse agent double que la Gestapo soupçonne d'appartenir à un réseau antinazi.

Les avis sont unanimes sur le formidable travail de documentation que Romain SLOCOMBE a effectué. Ce roman est très travaillé pour coller à la vérité historique, plonger le lecteur dans l'ambiance de l'époque. Je ne sais pas si c'est cette multitude de détails ou de descriptions, mais personnellement l'auteur m'a perdue en route. Je me suis un peu ennuyée, je n'ai pas été captivée par l'intrigue. Il faut dire aussi que le personnage principal n'est pas très sympathique, c'est le moins que l'on puisse dire ! Il est raciste, antisémite, égoïste, pervers, violent...

Bref, je ne garderai pas un très bon souvenir de ce roman, dommage...

Publié dans Lu - entendu...

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La baleine thébaïde

Publié le par lydiane

de Pierre RAUFAST.

Cette année, le prix littéraire inter CE est réactivé au boulot. Bien entendu, je me suis inscrite ! Ce qui est intéressant avec ce prix c'est qu'on lit des livres que l'on n'aurait jamais choisi de prime abord. on a parfois de belles surprises !

Le nom de PIerre RAUFAST ne me disait rien au départ. Mais j'ai appris que son 1er roman était  "La Fractale des raviolis", roman que j'avais repéré à sa sortie, mais que je n'ai pas encore eu l'occasion de lire. Monsieur RAUFAST a été étudiant à l'Ecole des Mines à Nancy et vit aujourd'hui à Clermont Ferrand.

Bon, la première chose que j'ai faite en ayant ce roman entre les main, ce fut d'ouvrir un dictionnaire. Thébaïde : Lieu isolé et sauvage, où l'on mène une vie austère, calme et solitaire.

La baleine thébaïde

4ème de couverture :

Fraîchement diplômé, Richeville, jeune homme timide et idéaliste embarque au nord de l'Alaska, sur l'Hirundo. Objectif : retrouver la fameuse "baleine 52" qui chante à une fréquence unique au monde. Mais l'équipage affrété par le sinistre Samaritano Institute a d'autres desseins. Au menu : le sinistre Dr Alvarez, un hacker moscovite, une start-up californienne, une jolie libraire et des cétacés solitaires, mutants ou électroniques qui entraînent Richeville dans un tourbillon d'aventures extraordinaires.

Richeville ne trouve pas sa place, ni dans sa famille, ni dans la société. Bardé de diplômes, il n'a aucune ambition. La finance, la politique, la haute administration, tout ce qui fait rêver ses camarades d'école ne l'intéressent nullement. Par pur hasard, il apprend qu'une expédition scientifique cherche un dernier membre pour partir à la recherche de la "Baleine thébaïde". Cette baleine est complétement isolée parce qu'elle émet sous une fréquence différente de ces congénères. Elle est donc condamnée à être seule. Cette histoire raisonne étrangement avec la vie de Richeville. Alors il se lance et contacte le recruteur.

On comprend vite que Richeville est LA bonne pioche pour servir de dindon de la farce. Et bien entendu, il ne voit rien venir ! Ensuite tout s'enchaine avec des rebondissement plus extravagants les uns que les autres.

J'avoue que l'histoire ne m'a pas particulièrement emballée. Par contre, l'écriture de Pierre RAUFAST est savoureuse.: un humour cynique qui m'a vraiment plu.

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Le chagrin des vivants

Publié le par lydiane

de Anna HOPE

Le chagrin des vivants

4ème de couverture :

Durant les cinq premiers jours de novembre 1920, l'Angleterre attend l'arrivée du Soldat inconnu, rapatrié depuis la France. Alors que le pays est en deuil et que tant d'hommes ont disparu, cette cérémonie d'hommage est bien plus qu'un simple symbole, elle recueille la peine d'une nation entière. À Londres, trois femmes vont vivre ces journées à leur manière. Evelyn, dont le fiancé a été tué et qui travaille au bureau des pensions de l'armée ; Ada, qui ne cesse d'apercevoir son fils pourtant tombé au front ; et Hettie, qui accompagne tous les soirs d'anciens soldats sur la piste du Hammer-smith Palais pour six pence la danse. Dans une ville peuplée d'hommes incapables de retrouver leur place au sein d'une société qui ne les comprend pas, rongés par les horreurs vécues, souvent mutiques, ces femmes cherchent l'équilibre entre la mémoire et la vie. Et lorsque les langues se délient, les coeurs s'apaisent.

Ce roman parle de l'après 1ère guerre mondiale, de la souffrance de ceux qui restent et qui doivent reprendre le cours de leur vie. Pas toujours simple quand la société vous impose de tourner la page sur ces 4 dernières années, alors que tout s'est écroulé pour vous. Dans un sens ce roman m'a fait penser au "Au revoir la haut" de Pierre Lemaitre. Mais ici il est question de femmes : une mère, une sœur et une fiancée. L'auteur n’évoque pas les difficultés du front ou la souffrance des soldats, mais plus le deuil et comment faire face à la perte d'un être essentiel à sa vie. La perte prend plusieurs formes, bien entendu c'est la mort, mais c'est aussi la disparition, pas de corps, pas d'explication. C'est également le retour d'un homme qui n'a plus rien à voir avec la personne qui est partie.

Bref un très beau roman qui m'a beaucoup plu.

Publié dans Lu - entendu...

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