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Le cas Sneijder

Publié le par lydiane

Une séance de cinéma étant planifiée, je regardais les différentes bandes annonces, lorsque je suis tombée sur celle-ci :

J'ai vu une interview de Thierry LHERMITTE où il indiquait que ce film était l'adaptaion d'un roman de Jean-Paul DUBOIS. Le film me donnait drolmeent envie, mais j'ai voulu commencer par le roman !

4ème de couverture :

Victime d'un terrible et rarisime accident d'ascenseur dans une tour de Montréal, Paul Sneidjer, découvre, en sortant du coma, qu'il en est aussi l'unique survivant : sa fille bien-aimée, Marie, est morte sur le coup avec les autres passagers. Commence alors pour Paul Sneidjer une étrange retraite spirituelle qui le conduit à remettre toute son existence en question. Sa femme (qui le trompe), ces deux fils (qui le méprissent), son travail​ (qu'il deteste et qu'il finira pas quitter) tout lui devient peu à peu indifférent.​ Jusqu'au jour où, à la recherche d'un job, il tombe sur l'annonce qui va lui changer la vie: il devient promeneur de chiens pour l'agence DogDog Walk.
Le cas Sneidjer est un livre bouleversant sur un homme qui refuse de se résigner à la perte de sa raison de vivre. Mais ce roman plein de mélancolie est aussi une comédie saugrenue dans laquelle JP DUBOIS donne libre cours à la fantaisie la plus débridée : entre une esquisse d'une théorie générale des ascenseurs​, la déscription d'un adultère qui n'échappe pas au grotesque et une plongée dans le monde des promeneurs de chiens, l'auteur d' "Une vie française" affirme à nouveau son goût pour l'humour noir.

 
J'ai déjà lu des romans de Jean-Paul DUBOIS. Je me souviens de "Vous plaisantez Monsieur Tanner" qui m'avait bien fait rire ! Je me souviens aussi d' "Une vie française" que j'avais abandonné en cours de route... ALors que vous dire de ce "Cas Sneidjer" ? J'ai lu ce roman très vite, tellement j'étais bien avec ce Paul (que je voyais bizarrement avec les traits de Thierry Lhermitte !). Il me plaisait cet homme. L'accident l'a changé du tout au tout. Maintenant il dit "merde" quand il a envie de dire "merde". Il n'a plus envie de supporter tout ce qu'il a supporté jusque là. Et franchement quand il raconte sa vie, je ne sais même pas comment il a fait pour ne pas tuer sa femme par exemple.
 
J'aime l'humour noir de Jean-Paul DUBOIS, un humour so britisch qui est très bien dosé. On a envie de rire alors que franchement c'est dramatique ! Le petit bémol c'est que parfois je me suis ennuyée dans les parties téchniques sur les ascenseurs. Je comprends bien entendu leurs utilités : Paul ne peut être qu'obnubilé par les ascenseurs, il lit tout sur le sujet et veut tout comprendre, normal ! Mais c'est loin d'être mon cas...enfin maintenant je vois les ascendeurs différemment. Quand je me suis retrouvée devant une de ces machines après avoir lu ce roman, je me suis vraiment demandée si j'allais monter dedans...
 

 

 

Publié dans Lu - entendu...

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Celle qui a tous les dons

Publié le par lydiane

de Mike CAREY.

Autant vous dire que si je n'avais pas reçu ce livre dans le cadre du prix littéraire inter CE, jamais je ne l'aurais ouvert !

Celle qui a tous les dons

4ème de couverture :

Tous les dons ne sont pas une bénédiction
Chaque matin, Melanie attend dans sa cellule qu'on l'emmène en cours. Quand on vient la chercher, le sergent Parks garde son arme braquée sur elle pendant que deux gardes la sanglent sur le fauteuil roulant. Elle dit en plaisantant qu'elle ne les mordra pas. Mais ça ne les fait pas rire.
Melanie est une petite fille très particulière...

 

Depuis quelques temps je prends plaisir à lire de la Fantasy, parfois même un peu de Sciences fictions, mais le Bit-Lit j'ai beaucoup de mal... Et dans ce charmant roman il est question de zombies et de fin du monde. J'avoue c'est loin d'être ma tasse de thé... Surtout quand je lisais pendant ma pause déjeuner des passages très détailés de dissection d'un cerveau d'enfant sans que celui-ci soit au préalable endormi. Hummm !

 
J'ai pensé plus d'une fois abandonner en cours de route, mais je suis allée jusque à la dernière page. Preuve que l'auteur est quand même très fort, il a réussi à faire naître de la curisosité chez moi, même avec un sujet qui me rebute.
 
Vous l'aurez compris ce n'est pas un roman qui me laissera un merveilleux souvenir. Mais pour ceux qui aiment le genre, je pense que ce livre est très bien. Preuve de son succès, il va être adapté au cinéma. Un petit bande annonce peut-être ? Allez, cadeau !
 
 

 


 

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Un tout petit rien

Publié le par lydiane

de Camille ANSEAUME.

J'ai découvert Camille ANSEAUME par son blog que je suivais régulièrement : café de filles. C'est notamment ce texte qui m'avait "laissée sur le cul" et qui m'avait poussé à souvent faire un p'tit tour sur son blog. Du coup, lorsque j'ai vu qu'elle avait publié un roman, je me suis dit qu'il fallait que je l'achète. Voilà.

Un tout petit rien

4ème de couverture :

Le monde de Camille, 25 ans, s'écroule lorsqu'elle se découvre enceinte de l'homme avec qui elle partage ses nuits mais pas beaucoup plus.

"Le plus gros engagement qu'on ait pris ensemble, c'était de se dire qu'on s'appellerait en fin de semaine. C'était quand même un mardi. [...] C'est beaucoup plus que sexuel, c'est beaucoup moins qu'amoureux. C'est nos culs entre deux chaises..."

Son amant claque la porte en apprenant la nouvelle. Commencent alors pour elle douze semaines d'hésitation, entre réunions avec ses amies, rencontres houleuses avec sa famille, et rendez-vous médicaux. Camille fait des listes de "pour" et "contre", désespère en montant les sept étages qui la mènent à sa chambre de bonne, et pleure quand un de ses yaourts vient s'écraser en bas... Le temps file mais elle ne parvient pas à faire son choix: garder l'enfant et l'élever seule, ou s'en séparer et tenter de reprendre le cours normal de sa vie ?

Camille Anseaume signe, avec une justesse remarquable, un très joli roman sur le passage à la fois douloureux et réjouissant d'une existence à une autre. Un récit plein de poésie, tendre et drôle, qui décrit finalement plus la venue au monde d une mère que celle d'un enfant.

 

Ce livre se lit rapidement. Les chapitres sont très courts, 2 à 3 pages. L'auteur, comme dans son blog, a une écriture juste. On ressent les sentiments de l'héroine, on est perdu avec elle. C'est compliqué lorsque sa tête dit quelque chose et son coeur le contraire. Ce que j'ai aimé dans ce livre, c'est qu'il n'y a pas de partis pris. Il n'y a pas de discours pro ou anti avortement. Il n'y a pas non plus les clichés habituels sur la maternité : "ah les bébés c'est horrible, ça pleure, ça pue...!", ni l'inverse " waou, on est dans le monde merveilleux des bisounours". Non, on a les deux pieds dans la réalité, rien n'est facile certes, mais est ce que ça ne vaut pas le coup ???

J'ai passé un très bon moment avec ce roman, mais ça ne fut pas le coup de coeur attendu. Peut-être que je suis trop habituée à lire des pavés. Les chapitres très, (trop) courts pour moi, m'ont dérangé. Ca allait trop vite. On passait trop rapidement d'une situation à une autre. J'aurais voulu prendre plus de temps pour mieux connaitre Camille, son environnement, sa vie.

Publié dans Lu - entendu...

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L'intérêt de l'enfant

Publié le par lydiane

de Ian McEwan.

J'ai découvert cet auteur en lisant Expiation. Roman que j'ai tout simplement adoré. J'ai donc voulu retenter l'aventure.

L'intérêt de l'enfant

4ème de couverture :

À l’âge de cinquante-neuf ans, Fiona Maye est une brillante magistrate spécialiste du droit de la famille. Passionnée, parfois même hantée par son travail, elle en délaisse sa vie personnelle et son mari Jack. Surtout depuis cette nouvelle affaire : Adam Henry, un adolescent de dix-sept ans atteint de leucémie, risque la mort. Les croyances religieuses de ses parents interdisant la transfusion sanguine qui pourrait le sauver, les médecins s’en remettent à la cour. Après avoir entendu les deux parties, Fiona décide soudainement de se rendre à l'hôpital, auprès du garçon. Mais cette brève rencontre s’avère troublante et, indécise, la magistrate doit pourtant rendre son jugement. 
Dans ce court roman, Ian McEwan allie avec justesse la froideur de la justice à la poésie et à la musicalité qui imprègnent la vie des personnages. Dans un style limpide, il crée une ambiance oppressante et fait preuve d’une complexité thématique impressionnante. Les certitudes se dérobent : où s’arrête et où commence l’intérêt de l’enfant ?

 

Mon avis est mitigé. Par certains moment, j'étais à 100% dans l'histoire, et par moment l'auteur me perdait. Ce roman aborde énormement de thèmes. Evidemment on parle de la justice, enfin plutôt du métier du juge. Moi qui est toujours de grandes difficultés à prendre des décisions, autant vous dire que ça ne pouvait pas être un métier pour moi ! Fiona assume, elle prend des décisions et va jusqu'au bout, même si dans ses rêves, la nuit, certains jugements la hantent.

 
Ce roman parle aussi de la vie d'une femme de presque 60ans, qui s'est consacrée à sa carrière. Sa vie s'est construite dans une bulle, autour du palais de justice, de son mari aimant, de la musique classique, de ses collègues... mais pas d'enfant, pas de passion. Tout est organisé, cadré. Alors, le jour où son mari lui avoue qu'il l'aime, mais qu'il a besoin de vivre autre chose, de vivre le "frison". Elle s'intérroge : a-t-elle fait les bons choix dans sa vie ?
 
Et puis évidemment, il y a Adam. Ce jeune homme, malade, intélligent, dont les parents sont temoins de Jéhova.  Adam aussi vit dans "sa bulle". Au sein de sa communauté, Dieu occupe une place principale et la pureté de son sang est primordiale. Jusqu'au jour où Fiona le sort de force de cette bulle. Alors Adam aura le courage d'ouvrir les yeux et de faire ses propres choix...
 

 

 

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La chaise n°14

Publié le par lydiane

de Fabienne Juhel.

J'ai lu ce roman dans le cadre du prix littéraire inter-CE

La chaise n°14

4ème de couverture :

À la fin de la seconde guerre mondiale, à Saint-Brieuc, la jeune Maria Salaun est tondue par son ami d'enfance, Antoine, pour avoir vécu une histoire d'amour avec un officier allemand. Le commando de maquisards, débarquant dans une Jeep de l'armée américaine, impose à la jeune fille l'humiliation publique, en l'asseyant sur une chaise de bistrot, dans la cour de l'auberge de son père, devant la foule friande de spectacle.
Maria n'oppose aucune résistance, sauf celle de se présenter devant eux pieds nus, dans une robe de mousseline blanche, sa flamboyante chevelure rousse déployée. Sans pleurer ni baisser les yeux, elle se laisse tondre. Mais la honte va bientôt passer dans l'autre camp. Six noms sont sur sa liste...

Avec une telle 4ème de couv', il était certain que ce roman m'intéresserait ! Mais j'ai été surprise de ce que j'y ai trouvé. Je m'attendais bien évidemment à une belle histoire d'amour. Mais alors pas du tout, on n'apprend que très peu de chose sur cet allemand. Ce roman, c'est plus la vengeance de Maria. Mais une vendgeance, sans violence. Enfin, sans violence physique, toute sa force, Maria la met dans ses silences, dans son regard, et dans sa tête rasée qu'elle porte haute.
 
Maria veut qu'on lui présente des excuses. Elle fera une liste de "ses boureaux" et elle veut qu'ils aient honte. Ce n'est pas à elle de se cacher, pas à elle d'avoir honte. C'est leur comportement qui est à blâmer, pas le sien.​
 
J'ai aimé la force de caractère de Maria, sa résistance et son combat. Mais parfois je me demandais comment elle pouvait être aussi forte. Si peu de félures, si peu de tristesse, comme si rien ne la touchait vraiment. C'est, je pense, ce qui m'a manqué pour que ce roman soit un total coup de coeur pour moi.
 
 

 

 
 

 

 

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