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lu - entendu...

L'année de grace

Publié le par lydiane

de Kim LIGGETT

L'année de grace

4ème de couverture :

Celles qui survivront ne seront plus jamais les mêmes.
« Personne ne parle de l’année de grâce. C’est interdit.
Nous aurions soi-disant le pouvoir d’attirer les hommes et de rendre les épouses folles de jalousie. Notre peau dégagerait l’essence pure de la jeune fille, de la femme en devenir. C’est pourquoi nous sommes bannies l’année de nos seize ans : notre magie doit se dissiper dans la nature afin que nous puissions réintégrer la communauté.
Pourtant, je ne me sens pas magique. Ni puissante. »
Un an d’exil en forêt.
Un an d’épreuves.
On ne revient pas indemne de l’année de grâce.
Si on en revient.

Ce roman m'a fait penser à deux autres dystopies : "La servante écarlate" que j'ai lu récemment et "Hunger Game" dont j'ai vu l'adaptation au cinéma. Dans cette histoire, Tierney a 16 ans. Elle vit dans une société où les femmes n'ont aucun pouvoir. Le seul objectif pour les jeunes filles est de trouver un mari, mais avant cela elles doivent passer un an en isolement pour revenir pures de toute cette magie qui les salie. Les jeunes filles sont toutes en compétition, elles ciblent toutes les meilleurs partis.

Mais Tierney, elle, ne rêve absolument pas de devenir une gentille épouse. Elle ne veut pas se marier, souhaite rester "indépendante" autant que pourra l'être une femme célibataire, travailleuse, dans cette société. Elle ne croit pas une minute à "ce mal" qui est sensé gangréner les femmes. Mais elle sait trop ce que risque les femmes qui osent mettre en doute la parole des dirigeants. Existe-t-il vraiment des femmes qui ne sont pas d'accord et qui s'organisent ? Difficile à dire...

Tierney est donc emmenée dans ce campement en pleine forêt, pour un an. On pourrait s'attendre à une entraide entre toutes ces jeunes filles, mais c'est loin d'être le cas. L'ambiance est pesante, angoissante. Il se passe des choses étranges ici...

J'ai beaucoup aimé cette lecture, qui amène à se poser des questions. Comme dans les autres dystopies que j'ai pu découvrir c'est toujours inquiétant de s'imaginer, comment des peuples peuvent se laisser berner, embrigader, et devenir, eux mêmes, les tyrans de leurs propres voisins.

 

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La reine Margot

Publié le par lydiane

d'Alexandre DUMAS

La reine Margot

J'ai déjà lu plusieurs romans d'Alexandre Dumas. Il embarque toujours son lecteur dans de belles aventures : c'est dynamique, il y a de l'intrigue, du rebondissement, bref les pages se tournent facilement avec ces "classiques".

Ici, Dumas nous entraine dans l'Histoire avec un grand H. On découvre Marguerite de France, la fameuse reine Margot, mais avant qu'elle soit reine. En effet, c'est son frère, Charles IX, qui règne. Marguerite vient de se marier avec Henri de Navarre, un protestant. Ce mariage doit permettre d'apaiser les tensions entre catholiques et protestants et ce ne fut pas une réussite.

Dans ce roman, c'est un sac de nœud d'intrigues entre ceux qui se battent pour leur religion et ceux qui se battent pour une couronne, on ne s'ennuie pas ! Il y a de l'ambition, des coups montés qui ratent, des personnages qui sont des menteurs hors pair, des meurtres qui manquent leur cible, des histoires d'amour, et tout ça servit par la belle plume de Dumas. 

Je vous le conseille grandement. Ne vous laissez pas perturber par le nombre de pages ! Allez pour le plaisir, une petite vidéo de l'adaptation au ciné :

 

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Le guerrier de porcelaine

Publié le par lydiane

de Mathias MALZIEU

Le guerrier de porcelaine

4ème de couverture :

En juin 1944, le père de Mathias, le petit Mainou, neuf ans, vient de perdre sa mère, morte en couches. On décide de l'envoyer, caché dans une charrette à foin, par-delà la ligne de démarcation, chez sa grand-mère qui a une ferme en Lorraine. Ce sont ces derniers mois de guerre, vus à hauteur d'enfant, que fait revivre Mathias Malzieu, mêlant sa voix à celle de son père. Mainou va rencontrer cette famille qu'il ne connaît pas encore, découvrir avec l'oncle Émile le pouvoir de l'imagination, trouver la force de faire son deuil et de survivre dans une France occupée.
Il aura fallu plus de six ans à Mathias Malzieu pour écrire ce "Guerrier de porcelaine", son roman le plus intime, où, alliant humour et poésie, il retrace l'enfance de son père et s'interroge sur les liens puissants de la filiation.

J'ai, comme beaucoup de lecteurs, une liste d'auteurs "chéris" : dès qu'ils sortent un nouveau roman, je m'empresse de le lire. Mathias MALZIEU fait parti de ma petite liste. J'ai déjà lu plusieurs de ses romans, et j'aime sa poésie. Ce brin d'enfance qui guide sa plume, et qui nous fait voir les évènements avec un peu plus d'insouciance. Son imaginaire met un peu de couleur à la noirceur du monde. Et dans ce roman, la noirceur est bien présente : il y est question de la seconde guerre mondiale, du nazisme, de cette petite ferme en Moselle qui est dorénavant un territoire allemand.

Mathias MALZIEU nous conte l'histoire de son père, Mainou. Sa mère vient de mourir et son père est engagé dans la résistance. Alors, le petit garçon de 9ans est confié à sa famille maternelle en Moselle. Il va rencontrer sa grand-mère, son oncle et sa tante. Mais il va devoir se cacher...  entre les nuits passées à la cave pour se protéger des bombardements, et les journées enfermées à la ferme pour ne croiser aucun nazis, le temps est long. Alors il écrit à sa maman et il part à la découverte du passé de celle-ci, ici entouré des affaires de son enfance. Et puis, il y a ce grenier où il n'a pas le droit d'aller...

J'ai passé un chouette moment avec ce roman qui fut dévoré en deux jours... !

Citation ;

L’eau c’est la réalité, le sirop c’est ton imagination . Si tu mets trop de grenadine, ça devient imbuvable. Si tu n’en mets pas assez, ça manque de saveur. Ça se voit à la couleur, tu dois apprendre à le sentir.

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La carte postale

Publié le par lydiane

d'Anne BEREST

La carte postale

4ème de couverture :

C'était en janvier 2003. Dans notre boîte aux lettres, au milieu des traditionnelles cartes de vœux, se trouvait une carte postale étrange. Elle n’était pas signée, l’auteur avait voulu rester anonyme.
L’Opéra Garnier d’un côté, et de l’autre, les prénoms des grands-parents de ma mère, de sa tante et son oncle, morts à Auschwitz en 1942.
Vingt ans plus tard, j’ai décidé de savoir qui nous avait envoyé cette carte postale. J’ai mené l’enquête, avec l’aide de ma mère. En explorant toutes les hypothèses qui s’ouvraient à moi. Avec l’aide d’un détective privé, d’un criminologue, j’ai interrogé les habitants du village où ma famille a été arrêtée, j’ai remué ciel et terre. Et j’y suis arrivée.
Cette enquête m’a menée cent ans en arrière. J’ai retracé le destin romanesque des Rabinovitch, leur fuite de Russie, leur voyage en Lettonie puis en Palestine. Et enfin, leur arrivée à Paris, avec la guerre et son désastre.
J’ai essayé de comprendre comment ma grand-mère Myriam fut la seule qui échappa à la déportation. Et éclaircir les mystères qui entouraient ses deux mariages. J’ai dû m’imprégner de l’histoire de mes ancêtres, comme je l’avais fait avec ma sœur Claire pour mon livre précédent, Gabriële.
Ce livre est à la fois une enquête, le roman de mes ancêtres, et une quête initiatique sur la signification du mot « juif » dans une vie laïque.

J'ai lu ce roman il y a déjà quelques semaines, mais j'en garde un souvenir puissant. La 4ème de couverture résume bien l'histoire, celle de l'auteur Anne BEREST, qui décide de trouver qui a bien pu envoyer cette carte postale il y a plusieurs années. Sous couvert de cette enquête, Anne va plonger dans l'histoire de sa famille. Sa grand-mère n'a jamais rien dit, elle a refait sa vie après la guerre et n'a jamais évoqué son passé, ses parents, sa soeur et son frère. 

Anne va rechercher des papiers de famille, elle va se rendre aux archives, et va creuser, suivre le parcours d'exilés de ces ancêtres. Ils ont fui, la Russie d'abord, la Lettonie et la Palestine ensuite pour atterrir en France. La France où ils se sont intégrés où ils ont attendu leur naturalisation, où ils ont arrêté de fuir, se sentant enfin protégés. 

Anne nous racontera les rafles de la seconde guerre mondiale, la résistance que choisira sa grand-mère Myriam, et l'attente, ensuite, au Lutetia. A la lueur de ce passé qu'elle découvre petit à petit, Anne s'interroge sur son présent : comment la vie de ses ancêtres a eu des répercussions sur sa propre vie; les choix qu'elle a fait sont-ils vraiment des choix propres ? Qu'est ce qu'elle transmet à sa propre fille consciemment et inconsciemment ?

Un très beau roman sur la filiation, sur la judéité, sur la vie d'exilé imposée à certain peuple. 

Quelques extraits :

"Il faut que tu saches que tous les personnages de cette histoire ont plusieurs prénoms et plusieurs orthographes. Il m’a fallu du temps pour comprendre, à travers les lettres que je lisais, qu'Ephraïm, Fédia, Fedenka, Fiodor et Théodore étaient... une seule et même personne ! Écoute-moi bien, c'est seulement au bout de dix ans que j’ai réalisé que Borya n’était pas une cousine Rabinovitch. Mais que Borya était Boris ! Bon, ne t'inquiète pas, je vais te faire une liste avec les équivalents, que tu puisses t-y retrouver. Vois-tu, à travers les siècles, les Juifs de Russie ont attrapé quelques
caractéristiques de l’âme slave. Ce goût pour les changements de prénoms... et bien sûr, le refus de renoncer à l'amour. L’âme slave."

"Mais aujourd’hui je peux relier tous les points entre eux, pour voir apparaître, parmi la constellation des fragments éparpillés sur la page, une silhouette dans la quelle je me reconnais enfin : je suis fille et petite-fille de survivants"

"L’indifférence concerne tout le monde. Envers qui, aujourd’hui, es-tu indifférente ? Pose-toi la question. Quelles victimes, qui vivent sous des tentes, sous des ponts d’autoroute, ou parquées loin des villes, sont tes invisibles ?"

"Le propre de cette catastrophe réside dans le paradoxe de sa lenteur et sa brutalité. On regarde en arrière et on se demande pourquoi on n’a pas réagi avant, quand on avait tout le temps. On se dit, comment ai-je pu être aussi confiant ? Mais il est trop tard. "

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Lorsque le dernier arbre

Publié le par lydiane

de Michael CHRISTIE

Lorsque le dernier arbre

4ème de couverture :

« Le temps ne va pas dans une direction donnée. Il s'accumule, c'est tout - dans le corps, dans le monde -, comme le bois. Couche après couche. Claire, puis sombre. Chacune reposant sur la précédente, impossible sans celle d'avant. Chaque triomphe, chaque désastre inscrit pour toujours dans sa structure. »
D'un futur proche aux années 1930, Michael Christie bâtit, à la manière d'un architecte, la généalogie d'une famille au destin assombri par les secrets et intimement lié à celui des forêts.
2038. Les vagues épidémiques du Grand Dépérissement ont décimé tous les arbres et transformé la planète en désert de poussière. L'un des derniers refuges est une île boisée au large de la Colombie-Britannique, qui accueille des touristes fortunés venus admirer l'ultime forêt primaire. Jacinda y travaille comme guide, sans véritable espoir d'un avenir meilleur. Jusqu'au jour où un ami lui apprend qu'elle serait la descendante de Harris Greenwood, un magnat du bois à la réputation sulfureuse. Commence alors un récit foisonnant et protéiforme dont les ramifications insoupçonnées font écho aux événements, aux drames et aux bouleversements qui ont façonné notre monde. Que nous restera-t-il lorsque le dernier arbre aura été abattu ?
Fresque familiale, roman social et écologique, ce livre aussi impressionnant qu'original fait de son auteur l'un des écrivains canadiens les plus talentueux de sa génération.

Si après avoir lu cette 4ème de couverture, vous vous dites le côté "fin du monde" d'une histoire qui se passerait dans le futur, ce n'est pas pour moi; je dis Stop ! Lisez la suite. Non, clairement ici, c'est plutôt une histoire du passé. Les quelques pages de 2038 sont un tremplin pour nous plonger en 2008, en 1974, en 1934 et même en 1908. Avec un vrai talent, l'auteur nous fait faire des sauts dans le temps, d'abord en arrière, puis en avant, sans nous perdre, en gardant notre intérêt et notre soif d'en savoir plus sur cette lignée.

Les personnages sonnent justes, tous. On découvre leur évolution, pourquoi leur vie a pris telle ou telle direction. On est à leur côté quand ils sont confrontés à un choix, même s'ils ne se rendent pas compte des répercutions qu'il aura dans les prochaines décennies. Il y a tellement de choses dans ce roman : 2 frères fusionnels (même s'ils ne sont pas frères), l'amour d'un père (même s'il n'est pas père !), l'amour tout court, la bienveillance, la tolérance, la dépendance, le rejet  d'un monde pour un idéal, la rancœur, et puis les arbres ! Les arbres ont une place prépondérante dans ce roman. Ils sont là, témoins du temps qui passe. Leurs racines s'entremêlent et leur réseau permettra aux plus jeunes de grandir et de prendre de la hauteur.

J'ai adoré ce roman ! Ce fut vraiment une très jolie lecture aussi bien sur l'histoire en elle même, sur la construction du roman voulue par l'auteur, et sur l'air de la forêt qu'il véhicule.

Quelques extraits :

"Moi je rêve surtout d'arbres. Des arbres que j'ai connus. D'autres que je ne connais pas encore. Parfois ils me viennent en aide, parfois ils me tombent dessus. Parfois je les plante, parfois je les coupe. Mais toujours ils sont là. Je crois que si on m'ouvrait la tête, on trouverait un gros ballot de racines toutes emmêlées."

"Le bois, c’est du temps capturé. Une carte. Une mémoire cellulaire. Une archive. C’est pourquoi, d’après Liam, les menuisiers-charpentiers comme lui ne manqueront jamais de travail. Parce que les gens voudront toujours avoir du bois près d’eux, que ce soit dans leurs maisons, au sol, aux murs ou au plafond, dans les cannes sur lesquelles ils s’appuient en toute confiance, leurs plus beaux instruments de musique, les objets transmis de génération en génération et les vieilles chaises à bascule, et – plus significatif encore – les boîtes qui facilitent leur voyage en terre."

"Le meilleur moment pour planter un arbre, c’était il y a vingt ans. A défaut de quoi c’est maintenant."

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Rosa Dolorosa

Publié le par lydiane

de Caroline DORKA-FENECH

Rosa Dolorosa

4ème de couverture :

Elles étaient au nombre de douze. Douze méduses qui plongèrent parmi les bulles éclairées au néon dans l'aquarium. Leurs tentacules flottant comme des fourreaux de fantômes. "
Dans les rues serpentines du Vieux-Nice, Rosa déambule au bras de son fils, Lino. Ensemble ils rêvent de posséder un hôtel dans lequel un immense aquarium accueillerait des méduses. À peine dix-neuf ans d'écart, ils forment un duo inséparable. Jusqu'au jour où Lino est arrêté et emprisonné pour le meurtre d'un enfant. Pour Rosa, l'innocence de son fils est incontestable.
Dans un ballet d'images charnelles, poétiques, la mater dolorosa se lance dans une quête sublime et dévorante. Mais jusqu'où l'amour maternel peut-il conduire ?

Rosa vit seule avec son fils, Lino, depuis que celui-ci a 8ans. Ils ont crée une relation fusionnelle au point de vouloir travailler ensemble. C'est décidé, Rosa va vendre son petit restaurant pour travailler dans l'hôtel que son fils rêve d'ouvrir dans le vieux Nice. Il ne leur reste plus qu'un investisseur à convaincre pour que leur projet se concrétise.

Rosa est en adoration devant son fils. Elle est tellement fier de lui : elle le trouve beau, ambitieux, charismatique. Alors le jour où les flics débarquent chez elle et embarque son fils, elle sait qu'il s'agit d'une erreur. Elle va se battre : elle va prouver que son fils est innocent et va trouver ce monstre qui a lâchement tué un enfant.

C'est un roman court, et j'ai enchainé rapidement les pages. Il est très addictif. J'étais plongé dans la tête de Rosa, la pression montait...j'ai beaucoup aimé !

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Là où chantent les écrevisses

Publié le par lydiane

de Delia OWENS

Là où chantent les écrevisses

4ème de couverture :

Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur « la Fille des marais » de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n'est pas cette fille sauvage et analphabète que tous imaginent et craignent.
A l'âge de dix ans, abandonnée par sa famille, elle doit apprendre à survivre seule dans le marais, devenu pour elle un refuge naturel et une protection. Sa rencontre avec Tate, un jeune homme doux et cultivé qui lui apprend à lire et à écrire, lui fait découvrir la science et la poésie, transforme la jeune fille à jamais. Mais Tate, appelé par ses études, l'abandonne à son tour. La solitude devient si pesante que Kya ne se méfie pas assez de celui qui va bientôt croiser son chemin et lui promettre une autre vie. Lorsque l'irréparable se produit, elle ne peut plus compter que sur elle-même..

 

J'ai lu ce roman à la fin de l'été et j'en garde encore un souvenir puissant. La nature est omniprésente, on est au cœur des marais, on se déplace en barque sur les canaux qui serpentent la région. On a vite fait de se perdre ! Il y a cette végétation luxuriante, l'humidité, les tourbières, les cabanes isolées. C'est dans ce coin que la famille de Kya a échoué, les rêves de réussite et de bonheur remisés au placard. Petit à petit, sa famille va se dissoudre, ne laissant que Kya, livrée à elle même.

Le début du roman est lent et je me disais même "mais comment ce roman a pu plaire à tant de monde, je m'ennuie un peu là...". Et puis, les choses se mettent en place tout doucement. Il y les personnes sur qui Kya peut compter et puis il y a celles qui la dénigrent, il y aura celles qui l'abandonneront et puis celles qui la trahiront, Elle ne s'intègre pas dans la jolie petite communauté de Caroline du Nord, elle reste "la sauvage", celle qu'on dévisage. Par certains côtés, elle ressemble à la  "Manon des sources" de Pagnol.

L'auteur a su créer une ambiance très particulière dans son roman. Ses personnages sont extrêmement bien travaillés. Le suspens est réel : je changeais d'opinion toutes les 10 pages ! Jusqu'à la fin, on hésite... 

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Malamute

Publié le par lydiane

de l'auteur vosgien Jean-Paul DIDERLAURENT

Malamute

Dans ce roman, Jean-Paul DIDIERLAURENT nous propose un p'tit séjour au cœur du massif vosgien. On s'installe dans le ferme isolée du vieux Germain. Germain n'est plus tout jeune, c'est sur, mais sa fille, elle l'em** l'énerve bien avec ses histoires de portable high tech, de bracelet téléassistance, ou d'aide à domicile. Mais qu'elle lui fiche la paix, bon sang ! Sa dernière tentative : lui mettre un petit neveu dans les pattes. Le gamin vient pendant la saison d'hiver, il n'a pas eu le choix, Germain l'accueille donc chez lui.

A la base, l'idée semblait intéressante à Basile : ça lui faisait économiser un loyer. On lui avait promis qu'il n'aurait pas grand chose à faire, si ce n'est s'assurer que le vieux est toujours en vie. Après tout, Bastien passait ses nuits aux manettes de sa dameuse et la journée il comaterait tranquillement à la ferme.

Seulement voilà, y a la vieille ferme à côté de chez Germain qui n'est plus abandonnée, une jeune femme y a élu domicile. Seulement voilà, la neige se met à tomber comme jamais et isole le village du reste de la vallée. Seulement voilà, les souvenirs refont surface...

J'ai beaucoup aimé ce roman ! Alors oui, on comprend assez vite la tournure que vont prendre les choses, mais franchement je m'en moque. J'ai aimé l'ambiance, la nature et le naturel des personnages, j'ai aimé l'écriture. Bref, j'ai passé un super chouette moment de lecture, bien au chaud sous mon plaid avec ma tasse de thé fumante.

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Broadway Limited T3

Publié le par lydiane

de Malika FERDJOUKH.

Ca vous tente un thé avec Grace Kelly ? Moi carrément ! C'est le titre du 3ème et dernier opus de Broadway Limited. Et je peux vous le dire, je l'attendais avec impatience ! J'avais tellement aimé diner avec Carry Grant et danser un Shim Sham avec Fred Astaire.

Broadway Limited T3

4ème de couverture :

Printemps 1949. Enfin le soleil inonde les rues de New York, mais à la pension Giboulée, personne ne semble en profiter. Artemisia Merle, dite le Dragon, préfère terroriser ses adversaires au poker. Sa soeur attend l'arrivée de la télévision comme celle du messie. Quant à leurs pensionnaires, Chic, Page, Manhattan, Hadley, Ursula et Etchika, elles sont trop occupées à courir les auditions, les feuilletons radiophoniques, à se disputer l'unique salle de bains ou à vendre des crêpes pour payer leur loyer. Le temps passe si vite quand on a 17 ou 19 ans... Dans ce New York d'après-guerre, où la chasse aux sorcières fait trembler le monde du spectacle, et où les Noirs et les Blancs n'ont pas le droit de danser ensemble, le printemps peut réserver de violents orages. Mais les six héroïnes de cette trilogie ont l'habitude des bourrasques, et avec le courage fou qui est le leur, avec aussi la grâce du hasard, il se pourrait que leur voyage à bord du Broadway Limited touche à son but.

Sans grande surprise...j'ai adoré ! J'ai adoré retrouver ces personnages au tempérament bien piquant. J'ai adoré les suivre dans leur course aux auditions, dans l'attente des casting, dans la lecture des journaux à la recherche de la mention de leur nom dans une critique. L'ambiance "Broadway" est toujours aussi chouette !

Et puis, il y a ce suspens...je ne peux pas vous en dire beaucoup plus, si ce n'est que l'auteur sait faire monter la pression. On voit se profiler l'instant fatidique, point d'impact....et puis.... ah !

Bref, je vous conseille à 100% cette trilogie.

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Ce que murmure le vent

Publié le par lydiane

de Amy HARMON

Ce que murmure le vent

4ème de couverture :

"New York, 2001. Pour respecter les dernières volontés de son grand-père adoré, Anne Gallagher fait le voyage de Brooklyn jusqu’à Dromahair, un petit village du nord de l’Irlande, afin de disperser les cendres de son aïeul sur sa terre natale. Avalée par le brouillard au milieu du lac où elle lui fait ses derniers adieux, elle est victime d’une mystérieuse attaque… Quand Anne se réveille, elle est en 1921, dans le domaine de ses ancêtres où tous semblent penser qu’elle est son arrière-grand-mère disparue lors de la sanglante Insurrection de 1915. Perdue au coeur des heures les plus sombres de l’histoire irlandaise, alors que grondent déjà la guerre civile et le chaos, la jeune femme du xxie siècle doit tout réapprendre. Déchirée entre son désir de retrouver la vie qui était la sienne et la folle liberté que lui offre ce nouveau départ, Anne réussira-t-elle à trouver sa place ? Avec une précision historique remarquable et une écriture d’une grande élégance, Amy Harmon nous offre, à travers un pan étourdissant de l’histoire irlandaise, une éblouissante épopée familiale."

 

J'ai lu ce roman dans le cadre du Family Challenge : un livre dont l'intrigue se passe dans un pays que vous souhaitez visiter. Ce sera donc l'Irlande pour moi !

Anne vient de perdre son grand-père. C'était sa seule famille. Anne est auteur et à ce titre elle a parcouru la terre entière...sauf l'Irlande, ce qui est un peu étrange étant donné qu'il s'agit du pays natal de son grand-père. Mais ce dernier repoussait sans arrêt ce voyage qu'ils devaient faire tous les deux. Finalement, il lui demandera, dans son testament, d'emmener ses cendres en Irlande et de les verser au cœur d'un lough (lac irlandais). Voilà comment, notre héroïne, plus seule que jamais, est amenée à poser pour la 1ere fois un pieds sur le sol de ses ancêtres.

L'auteur nous dépeint ces magnifiques paysages, ces falaises, ces lacs, ce brouillard... et voici notre personnage principal, propulsée mystérieusement dans le passé en 1921. Anne va retrouver ses ancêtres et sera mélée à l'Histoire de l'Irlande. Elle va rencontrer Michael Collins, chef de l'IRA qui lutte pour l'indépendance de son pays.

J'ai adoré ce roman ! J'ai aimé l'ambiance, j'ai aimé découvrir l'histoire de l'Irlande, j'ai aimé les personnages et l'intrigue, et j'ai aussi aimé la fin ! Bref, une très belle lecture qui a confirmé mon envie de faire mes valises pour un beau voyage !

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