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Et que ne durent que les moments doux

Publié le par lydiane

de Virginie GRIMALDI.

Habituellement, je lis un roman de Virginie GRIMALDI durant mes vacances d'été, mais lors de mon dernier passage à la médiathèque, celui-ci m'attendait gentiment sur l'étagère des recommandations, alors...

En plus, il colle parfaitement à un thème du family challenge : un livre sur la relation mère/enfant

Et que ne durent que les moments doux

4ème de couverture :

L’une vient de donner naissance à une petite fille arrivée trop tôt.
L’autre vient de voir ses grands enfants quitter le nid.
L’une doit apprendre à être mère à temps plein, l’autre doit apprendre à être mère à la retraite.
C’est l’histoire universelle de ces moments qui font basculer la vie, de ces vagues d’émotions qui balaient tout sur leur passage, et de ces rencontres indélébiles qui changent un destin.
Avec une infinie justesse et beaucoup d’humour, Virginie Grimaldi déroule le fil de leur existence et nous invite à partager leurs joies et leurs angoisses, mais aussi les souvenirs, les rêves et les espoirs.

 

Bon autant l'annoncer tout de suite, c'est le meilleur Grimaldi que j'ai lu. J'ai eu un petit doute au 3/4 du livre en me demandant comment elle allait terminer cette histoire. J'avais un peu peur d'un truc qui tombe à plat...et bien non, ce fut parfait !

On suit donc deux femmes dans ce roman : Lili qui vient de donner naissance à son premier enfant et Elise qui se retrouve seule chez elle après le départ de son fils pour l'université. 

La fille de Lili est arrivée bien trop tôt...tout un tas de machines lui sont nécessaire pour la maintenir en vie. Lili passe ses journées au service de néonat. Sa vie ressemble aux montagnes russes : des mauvaises nouvelles, puis des progrès, de la culpabilité, puis de l'espoir... Elle fait aussi connaissance avec les autres parents. Peu à peu, ils partagent leur quotidien.

Elise, a deux enfants : une fille qui vit à Londres et un fils qui vient de partir à la fac. Elle, qui a passé les 20 dernières années à s'occuper de ses enfants, se retrouvent bien déprimée toute seule dans son appart. Une de ses collègues la traine dans un cours de danse africaine. C'est là-bas qu'elle apprendra que le service néonat de la maternité cherche des "calineurs" : des bénévoles qui viennent faire des câlins à ces petits bébés quand leurs parents ne peuvent pas être présents. Elise se porte volontaire.

Tous les côtés de la maternité sont parfaitement abordés dans ce roman. Il y a beaucoup de passages que j'ai trouvé très juste :

"Une fois passés, les moments doux ne disparaissent pas. Quelque part, au fond de nous, ils durent pour toujours. On les appelle les souvenirs."

"J'ai soulevé l'oreiller en soupirant, il cachait une petite boîte rouge. La suite paraît assez évidente, pourtant, même quand j'ai découvert une bague ornée de trois perles, j'ai passé quelques secondes à me dire qu'ils devaient avoir un gros budget, dans cette maternité, pour offrir un bijou à toutes les nouvelles mamans. Et puis, mon regard est tombé sur ton papa, qui avait un genou à terre, et j'ai compris qu'il ne posait pas de la moquette."

"Il y a deux choses que je peux vous affirmer. La première, c'est que, tant que vous n'avez pas vécu une situation, vous ne pouvez savoir comment vous y réagiriez...La seconde chose, c'est qu'on peut se réparer de tout. Toutes les pièces ne seront pas forcément à la bonne place, certaines seront manquantes, mais on se reconstruit. Cela demande du temps, c'est un petit pas en avant pour trois grands sauts en arrière, mais l'humain est ainsi fait. C'est aussi tragique que sublime."

"Charline avait trois ans. Elle venait de border sa poupée, Tina, et de lui chanter une berceuse. Tina s’était assoupie. Charline avait quitté la chambre sur la pointe des pieds, pour ne pas la réveiller, et m’avait rejointe dans le salon, fière d’elle. Elle avait dressé son index devant sa bouche et chuchoté :
- Chut, maman ! elle dort la petite pute.
J’ai failli m’étouffer, avant de comprendre qu’elle avait voulu dire "la petite puce".

J'arrête là, y en a trop... !😉

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Profession du père

Publié le par lydiane

de Sorj CHALANDON

Profession du père

4ème de couverture :

Mon père disait qu'il avait été chanteur, footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d'une Église pentecôtiste américaine et conseiller personnel du général de Gaulle jusqu’en 1958. Un jour, il m'a dit que le Général l'avait trahi. Son meilleur ami était devenu son pire ennemi. Alors mon père m'a annoncé qu'il allait tuer de Gaulle. Et il m'a demandé de l'aider.
Je n'avais pas le choix.
C'était un ordre.
J'étais fier.
Mais j'avais peur aussi…
À 13 ans, c'est drôlement lourd un pistolet."

J'ai vraiment eu du mal avec ce roman au départ...Pourquoi ? Parce que l'auteur est trop doué ! J'en avais mal au ventre en lisant l'histoire d'Emile.

Emile, c'est un jeune garçon qui vit dans un petit appartement avec son père et sa mère. On est en France, fin des années 50, début des années 60, la guerre d'Algérie est au cœur des débats et divise la population. Le père d'Emile est pour l'Algérie Française. Il annonce à son fils qu'il est agent secret au service de l'OAS et que maintenant qu'Emile est grand (13ans !) il va devoir faire ses preuves pour entrer dans l'organisation. 

En entrainant son fils dans ses fabulations, il lui fait courir des risques et le détruit psychologiquement. A ça s'ajoute la maltraitance physique. Sa mère ne dit rien...son fameux "tu connais ton père" qu'elle répète à Emile prouve sa soumission. Emile subit...et entraine dans sa chute son ami, sur lequel il fait peser la même pression qu'il vit quotidiennement.

Cette emprise prendra fin le jour où son père le mettra à la porte. Mais il n'est pas simple de construire sa vie d'adulte après une telle enfance.

J'ai beaucoup aimé ce roman, bien qu'il fut très dur à lire. J'ai haï ce père qui détruisait son fils par tous ses mensonge et sa maltraitance. Je ne pouvais pas m'empêcher de me demander s'il se rendait compte de ce qu'il faisait ou s'il était simplement malade. J'ai aussi détesté cette mère qui ne défend pas son fils. Certes les mères de famille n'avaient certainement pas grand chose à dire à l'époque, mais tout de même. Ce fut une lecture percutante, qui sonne juste !

 

Publié dans Lu - entendu...

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Le royaume de Pierre d'Angle T1

Publié le par lydiane

de Pascale QUIVIGER

Le royaume de Pierre d'Angle T1

4ème de couverture :

Après deux années à sillonner les mers avec son équipage, le prince Thibault décide enfin de rentrer chez lui. Là-bas, sur son île natale, son père l'attend et compte sur lui pour régner sur le royaume de Pierre d'Angle après sa mort. Mais en chemin, une rencontre va bouleverser l'existence du Prince : un passager clandestin, Ema, une esclave en fuite. Ensemble, ils vont devoir faire face aux dangers qui guettent Pierre d'Angle. Premier tome d'une saga, Le royaume de Pierre d'Angle est un voyage bouleversant au coeur d'une histoire : celle d'une île, de son peuple et de leurs secrets.

Sur le papier, ce roman avait tout pour me plaire. La 4ème de couverture me donnait vraiment envie, une note de 4.39/5 sur Babelio, bref je commençais ce livre avec beaucoup d'espoir...

Au début, je fus captivée. On est sur un bateau, un peu ambiance pirate, il y a de l'aventure, on se pose beaucoup de questions pour la suite. J'adhère !

Malheureusement, ça n'a pas duré...la deuxième partie de roman m'a complétement perdue. J'ai trouvé ça très cliché, les personnages ont commencé à m'énerver et j'avais deviné la fin super en amont. Quelques semaines après avoir tourné la dernière page, j'ai même du mal à me souvenir de l'intrigue en détail. Bref, une lecture vite oubliée, et bien entendu, je ne lirai pas le 2ème tome !

Publié dans Lu - entendu...

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Le dernier jour d'un condamné

Publié le par lydiane

De Victor HUGO.

Je n'ai jamais lu de roman de Victor HUGO...enfin pas jusqu'au bout. J'ai abandonné "Notre Dame de Paris" à la moitié. J'aimerai beaucoup me lancer dans "Les Misérables", mais c'est quand même un sacré pavé ! Alors j'ai commencé par un tout petit livre, que j'avas également envie de découvrir : Le dernier jour d'un condamné.

Le dernier jour d'un condamné

Dans l'édition que j'ai empruntée à la médiathèque, la 4ème de couverture correspond aux premières lignes du roman :

"Condamné à mort !"
Voilà 5 semaines que j'habite avec cette pensée, toujours seul avec elle, toujours glacé de sa présence, toujours courbé sous son poids.
Autrefois, car il me semble qu'il y a plutôt des années que des semaines, j'étais un homme comme un autre. Chaque jour, chaque heure, chaque minute avait son idée. Mon esprit, jeune et riche, était plein de fantaisies. Il s'amusait à me les dérouler les unes après les autres, sans ordre et sans fin, brodant d'inépuisables arabesques cette rude et mince étoffe de la vie. C'étaient des jeunes filles, de splendides chapes d'évêques, des batailles gagnées, des théâtres plein de bruit et de lumière, et puis encore des jeunes filles et de sombres promenades la nuit sous les larges bras des marronniers. C'était toujours fête dans mon imagination. Je pouvais penser à ce que je voulais, j'étais libre.
Maintenant je suis captif. Mon corps est aux fers dans un cachot, mon esprit est en prison dans une idée.
 
Dans son roman, Victor HUGO ne donne pas de nom à son personnage, il ne nous précise pas non plus l'objet de son crime. Comme il l'a précisé dans la préface, sa volonté est de montrer n'importe quel condamné à mort. Il se ressemble tous face à l'horreur et l'absurdité de leur situation.
 
On partage le cachot de ce condamné qui vient d'entendre sa sentence. Il a fait appel et va donc attendre 6 semaines dans cette prison le retour d'une éventuelle peine "plus douce". Au fil des semaines, des jours, des minutes, il est partagé entre angoisse et espérance. Victor HUGO nous décrit cet homme qui pensait avant le verdict "La mort, plutôt que le bagne à perpétuité" et qui devant le guillotine réclame encore quelques minutes de vie.
 
Il aurait été "facile" de faire un plaidoyer contre la peine de mort en mettant en scène une erreur judicaire. Le lecteur aurait forcément eu de la sympathie vis à vis de cet innocent trainé à l'échafaud. Ce n'est pas le parti pris de Victor HUGO et c'est pour le coup bien plus difficile. L'homme est coupable, il a bien commis son crime et d'ailleurs, il ne remet pas en cause le jugement. Il n'exprime pas de regret quant à ce crime, son regret principal c'est vis à vis de sa fille : de ne pouvoir être présent dans l'avenir et de lui laisser un "héritage" bien lourd. Dans ce monologue, l'homme se rend compte du sacré de la vie, maintenant que la sienne va bientôt prendre fin. Victor HUGO montre l'absurdité de la peine de mort, qui au final, n'apporte aucun bénéfice à personne. 
 
Un roman qui pousse à réfléchir...
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Les guerres intérieures

Publié le par lydiane

de Valérie TONG CUONG

Les guerres intérieures

4ème de couverture :

Pourra-t-il vivre avec ce secret, l'enfouir dans un recoin de son âme dont il verrouillerait l'accès, ne plus jamais y penser, ne plus jamais y revenir ? Pourra-t-il soutenir le regard de cette femme qu'il aime tant ? Pourra-t-il lui mentir jour après jour sans jamais rien laisser paraître ? Oui, le voilà le vertige : la protéger, c'est la trahir. Dans Les Guerres intérieures, Valérie Tong Cuong explore les méandres d'un cas de conscience obsédant et les pièges de la culpabilité. La lâcheté ordinaire, la domination du désir et de la peur et le dépassement de soi sont au cœur de ce livre fiévreux qui met en scène des personnages d'une humanité bouleversante.

Pax essaie depuis de nombreuses années de percer dans le cinéma. Il enchaine des petits rôles et attend désespérément le jour où on lui fera confiance pour un rôle d'envergure. Et si ce jour était arrivé ? Son agent vient de l'appeler, un grand réalisateur souhaite le rencontrer, rendez-vous est pris dans une heure. Pax a juste le temps de repasser chez lui, se changer, et partir à la rencontre de son avenir. 

Dans son appartement, pendant qu'il enfile son costume, il entend de drôles de bruits dans l'appartement du dessus. Mais les minutes passent et il n'a pas de temps à perdre. Et puis, ce nouveau locataire doit simplement être en train de bouger ses meubles, un déménagement ça fait un peu de bruit. Il ferme sa porte et dévale les escaliers, concentré sur l'audition à venir.

C'est le soir, en rentrant chez lui, qu'il trouvera la carte d'un policier. Alexis, son jeune voisin, s'est fait tabasser. C'est sa mère, Emi, qui l'a trouvé inanimé dans son appartement. La culpabilité, les remords obsèdent Pax...

J'ai beaucoup aimé ce court roman. L'auteur sait nous décrire, avec une écriture minimaliste, mais précise, les états d'âme de Pax. Sa culpabilité font écho à celle d'Emi. Comment peut-on arranger les choses ? Comment réparer sans faire plus de mal ? Comment continuer à vivre alors qu'on rêve de remonter le temps pour agir différemment ?

Publié dans Lu - entendu...

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Sauveur & fils - Saison 3

Publié le par lydiane

de Marie-Aude MURAIL

Sauveur & fils - Saison 3

4ème de couverture :

Au numéro 12 de la rue des Murlins, à Orléans, vit Sauveur Saint-Yves, un psychologue antillais de 40 ans, 1,90 mètre pour 80 kg. Dans son cabinet de thérapeute, Sauveur reçoit des cas étranges comme ce monsieur Kermartin qui pense que ses voisins du dessus ont installé une caméra de vidéosurveillance dans le plafond de sa chambre à coucher ou comme Gervaise Germain qui s'interdit de prononcer le son « mal » par crainte qu'il ne lui arrive un MALheur. Mais Sauveur reçoit surtout la souffrance ordinaire des enfants et des adolescents : Maïlys, 4 ans, qui se tape la tête contre les murs pour attirer l'attention de ses parents, Ella, 13 ans, cyberharcelée par ses camarades de classe, Gabin, 17 ans, qui ne va plus au lycée depuis qu'il passe ses nuits dans World of Warcraft, Margaux, 15 ans, qui en est à sa deuxième tentative de suicide ou sa sœur, Blandine, 12 ans, que son père aimerait mettre sous Ritaline pour la « calmer »...Sauveur peut-il les sauver ? Il n'a que le pouvoir de la parole. Il ne croit pas au Père Noël, mais il croit en l'être humain

A défaut d'avoir pu rire avec le livre précédent, j'ai opté pour une valeur sure : la série des Sauveur & fils. J'ai déjà lu, il y a quelques temps, le tome 1 et le tome 2. Pour ce tome 3, on retrouve le fameux hamster en couverture. Ici il revêt un chapeau de fête et est arrosé de confetti, mais ce n'est, toutefois, pas toujours la fête dans la vie de Sauveur.

On retrouve dans ce tome les recettes qui ont fait le succès des 2 premiers : des thèmes sérieux, de la bonne humeur, un Sauveur très attachant. Un psy qui aime ses patients, qui va souvent au delà de ses prérogatives et qui a, par conséquent, bien du mal à gérer sa vie familiale sans se faire envahir par sa vie professionnelle. Sa maison se transforme peu à peu en hôtel pour âmes en peine, et c'est ces personnages éclectiques, qui donne un fameux bordel. 

J'ai encore passé un très bon moment avec ce 3ème volet. 

Publié dans Lu - entendu...

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