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Ce qui nous lie

Publié le par lydiane

de Samantha Bailly.

Ce qui nous lie

Quatrième de couverture :

Alice a un don. Les liens entre les individus lui apparaissent sous forme de fils lumineux. Un phénomène inexplicable qu’elle a appris à dissimuler... et à utiliser pour démasquer les hommes infidèles et venger les femmes trompées. Mais au fond, Alice aspire à retrouver une vie «normale», celle du bureau, des collègues et des relations simples. Son nouveau job dans un cabinet de recrutement semble lui offrir tout cela, et plus encore.

Parmi les personnalités variées qui cohabitent dans l’open space, elle rencontre Raphaël, chasseur de têtes et de cœurs, un homme inaccessible qui ne la laisse pas indifférente. Le seul dont Alice n’arrive pas à percevoir les liens.


J'avais envie d'une romance. J'ai trouvé ce titre inscrit dans ma pile de livres à lire. Certainement un livre dont j'avais entendu parler sur un blog, mais je n'en avais pas plus de souvenir que ça. La 4ème de couverture me tentait bien. Ce côté "surnaturel" me laissait présager de l'originalité.

Verdict : l'originalité est bien là ! C'est sympa comme concept de voir les liens que tissent les gens. Ceux qui sont "super sociables" n'ont pas toujours autant de liens que ce à quoi on pourrait s'attendre. Et puis, il y les liens qu'Alice voit et qui ne sont pas censés exister..."tiens donc, pourquoi cet homme a un lien si important avec la meilleure amie de sa fiancée, hmmm ???".

Alice aimerait avoir une vie "normale", enfin c'est ce qu'elle pense. Car lorsqu'elle rencontre son chef, Raphaël, et qu'elle ne voit aucun lien, elle est frustrée. Finalement son don lui manque...

Le problème, c'est qu'à part l'originalité, eh bien, il n'y a pas grand chose qui a fait mouche chez moi dans ce roman. L'écriture m'a déçue. C'est trop rapide, pas assez développé, pas assez travaillé. Plus je lis des romans, plus je deviens exigeante sur ce point là. J'ai besoin que l'auteur, par la tournure de ses phrases, crée une vraie atmosphère, une vraie profondeur à ses personnages. Ici, tout est survolé et on ne s'attache pas une minute aux personnages...Du coup, la romance fut loin d'être à mon goût. Pas de belles histoires d'amour en souvenir...

Publié dans Lu - entendu...

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La maladroite

Publié le par lydiane

d'Alexandre SEURAT.

Pour une nouvelle année, je me relance dans le prix littéraire inter CE : 10 romans à lire et à classer. Ça a été souvent pour moi la découverte de bons livres que je n'aurais pas choisi de prime abord. J’espère encore avoir de belles surprises cette année !

La maladroite

4ème de couverture :

« Je voudrais me rappeler Diana, mieux que je ne peux en vrai. Je voudrais me rappeler tout ce que Diana et moi nous n’avons jamais fait ensemble, comme si nous l’avions fait. Parfois j’écoute des musiques de notre enfance, et je voudrais que la musique me la rappelle, mais la musique ne me rappelle rien, parce que nous n’étions pas ensemble, nous n’avons pas vécu la même enfance. »

Diana, 8 ans, a disparu. Ceux qui l’ont approchée dans sa courte vie viennent prendre la parole et nous dire ce qui s’est noué sous leurs yeux. Institutrices, médecins, gendarmes, assistantes sociales, grand-mère, tante et demi-frère…
Ce chœur de voix, écrit dans une langue dégagée de tout effet de style, est d’une authenticité à couper le souffle.
Un premier roman d’une rare nécessité.

Ce qui m'a particulièrement plu dans ce livre, c'est le style de narration choisi par l'auteur. L'avis de recherche de Diana vient de paraitre. Plusieurs personnes qui connaissent la petite fille, nous la raconte. Quelles sont leurs réactions en voyant cet avis de recherche, quels souvenirs ont-ils de Diana ?

Dès le départ, on se doute bien de ce qui est arrivé à la petite fille. Mais malgré tout j'avais l'espoir qu'une autre fin était possible. C'est terrible de voir que les adultes n'ont pas fermés les yeux, que beaucoup ont voulu aider la fillette, mais malgré les signalements aux services sociaux, malgré l'enquête, Diana est restée chez ses parents...

Un roman court, percutant. L'auteur ne nous décrit aucune scène de violence, pourtant on ressent parfaitement l'enfer de la petite fille. Les lectures pour le prix littéraire inter CE commencent bien ! Une belle découverte !

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Retour à Killybegs

Publié le par lydiane

de Sorj CHALANDON.

J'ai lu l'année dernière Le quatrième mur et je m'étais promis de lire un autre roman de cet auteur. J'ai porté mon choix sur Retour à Killybegs, j'avais envie de me plonger dans l'histoire de l'Irlande au sein de l'IRA.

Retour à Killybegs

4ème de couverture :

« Maintenant que tout est découvert, ils vont parler à ma place. L'IRA, les Britanniques, ma famille, mes proches, des journalistes […]. Certains oseront vous expliquer pourquoi et comment j'en suis venu à trahir. Des livres seront peut-être écrits sur moi […]. Ne vous fiez pas à mes ennemis, encore moins à mes amis. Détournez-vous de ceux qui diront m'avoir connu. Personne n'a jamais été dans mon ventre, personne. Si je parle aujourd'hui, c'est parce que je suis le seul à pouvoir dire la vérité. Parce qu'après moi, j'espère le silence. » Killybegs, le 24 décembre 2006, Tyrone Meehan.

C'est l'histoire de Tyrone qui, a plus de 80ans, revient vivre dans son village natal. Il profite de ses journées, seul dans sa maison familiale, pour raconter son histoire. Son enfance marquée par la pauvreté et la haine des anglais, son déménagement à Belfast, ses premiers contacts avec l'IRA, son engagement, ses actions puis sa trahison.

Je connais peu l'histoire de l'IRA, j'étais beaucoup trop jeune pendant cette guerre. Mais j'imagine que Sorj CHALANDON colle bien à la réalité dans ce roman. Il a été journaliste au quotidien Liberation de 1973 à février 2007, il est notamment l'auteur de reportages sur l'Irlande du Nord. De plus, il s'est inspiré, pour l'écriture de ce roman, de son amitié avec Denis Donaldson, membre de l'IRA. Sa collaboration avec les services secrets britaniques fut mise au jour en 2005. Il a été assassiné le 4 avril 2006.

L'écriture de Chalandon est puissante. Il nous fait ressentir la rage des Irlandais, leurs espoirs, leur combat. On plonge dans l'organistaion militaire de l'IRA. On s'aperçoit du soutien des irlandais pour l'IRA, de leur fierté même. On entend leur haine des britaniques, des protestants. Tyrone est habité par cette haine, mais plus que tout, il veut la paix. L'auteur arrive à nous faire comprendre la trahison de son héros. Oui, il trahit mais parce qu'il aime l'Irlande. Rien n'est simple...

J'ai lu ce roman fin novembre. Comment ne pas faire ce lien avec les attentats parisiens... Peut-on comparer l'IRA et DAESH ? L'organisation militaire, les attentats, la haine des autres religions, la guerre pour des territoires...?

Bref un magnifique roman, qui m'a beaucoup marqué, et avec lequel je me suis posée beaucoup de questions...

 

Publié dans Lu - entendu...

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Neige

Publié le par lydiane

de Maxence FERMINE.

Eh oui, encore ! Vous l'aurez remarqué, j'ai découvert cet auteur cette année et je ne m'en lasse pas. J'ai déjà lu Les carnets de guerre de Victorien Mars et Le tombeau d'étoiles, mais je lisais partout que le must du must c'était son roman Neige. Mais la 4ème de couverture m'emballait moyen... en cette période de Noël, où exceptionnellement le froid manque, j'ai décidé de me plonger dans la Neige.

 

Neige

4ème de couverture :

A la fin du XIXème siècle, au Japon, le jeune Yuko s'adonne à l'art difficile du haïku.
Afin de parfaire sa maîtrise, il décide de se rendre dans le sud du pays, auprès d'un mainte avec lequel il se lie d'emblée, sans qu'on sache lequel des deux apporte le plus à l'autre. Dans cette relation faite de respect, de silence et de signes, l'image obsédante d'une femme disparue dans les neiges réunira les deux hommes. Dans une langue concise et blanche, Maxence Fermine cisèle une histoire où la beauté et l'amour ont la fulgurance du haïku.
On y trouve aussi le portrait d'un Japon raffiné où, entre violence et douceur, la tradition s'affronte aux forces de la vie.

 
La culture asiatique ce n'est pas mon truc. Je n'y connais pas grand chose à la poésie, certes, mais les haïkus sont pour moi incompréhensibles...je n'en vois pas la beauté. Vous l'aurez compris, je suis passée à côté de ce livre. Certes l'écriture est belle, l'histoire également. Mais c'est trop minimaliste pour moi, le roman fait moins de 100 pages, je n'ai pas réussi à être embarquée par cette poésie courte, cette pureté de la neige. Pas d'émotion de mon côté, dommage...mais je vous invite à le découvrir, parce que tellement d'autres lecteurs l'ont adoré. N'héistez pas à me dire ce que vous en aurez pensé !

 

Publié dans Lu - entendu...

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