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Bon retablissement

Publié le par lydiane

de Marie Sabine ROGER

Parait-il que je ne lis pas de livre drôle en ce moment, hum ? Et bien celui-ci sera l'exception à la règle !

Bon retablissement

4ème de couverture :

Depuis que je suis là, le monde entier me souhaite bon rétablissement, par téléphone, mail, courrier, personnes interposées. Par pigeons voyageurs, ça ne saurait tarder. Bon rétablissement. Quelle formule à la con ! »
« Veuf, sans enfants ni chien », Jean-Pierre est un vieil ours bourru et solitaire, à la retraite depuis sept ans. Suite à un accident bien étrange, le voilà immobilisé pendant des semaines à l'hôpital. Il ne pouvait pas imaginer pire.
Et pourtant, depuis son lit, il va faire des rencontres inattendues qui bousculeront son égoïsme.
Avec sa verve habituelle et son humanisme, Marie-Sabine Roger nous offre une nouvelle fois une galerie de portraits hauts en couleur. C'est un tableau doux-amer qu'elle peint de l'hôpital, avec l'humour et le sens de la formule qui la caractérisent, et qui ont fait le succès de ses deux précédents romans, La tête en friche et Vivement l'avenir.

 
Se retrouver coincé dans une chambre d'hopital pendant plusieurs jours, y a de quoi trouver le temps lonnnnngg... Pourtant, on ne s'ennuie pas une minute dans ce roman ! J'ai adoré le personnage de Jean-Pierre, le mec chiant, vieux con. Mais qui a une totale conscience de ce qu'il est et de ses défaut, ce qui finalement le rend...adorable ! Tout est dit dans la 4ème de couverture, donc je ne vais pas en dévoiler beaucoup plus. Juste pour le plaisir, quelques phrases choisies :

"L'espoir, c'est bon pour les rêveurs et les adolescents. Moi, j'ai des souvenirs. A mon âge, c’est plus sûr qu’avoir des ambitions."

"On m'a intuber le bazar pour cause d'ecrassement de l'urètre, ce qui fait qu'ajouterà l'oedème des baloches​, on dirait que je sors d'une greffe de biniou" 

"Une maladresse qui vient du cœur se pardonne plus volontiers qu'un silence confortable. Elle s'oublie plus vite également. "

"- Faut que j'alle dans ma chambre. Le docteur va passer.
- J'aille...
- Hein ?
- On dit : "Il faut que j'aille", et pas : "Il faut que j'alle"...
Elle fait la moue, elle dit :
- Ben non.
L'impudente greluche.
- Si, si ! Je t'assure.
- Ben non, ça m'étonnerait. c'est pas un verbe, "ailler"."

 

Et pour finir en beauté, l'adaptation au cinéma :

 

Publié dans Lu - entendu...

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Le palais des ombres

Publié le par lydiane

de Maxence FERMINE

Le palais des ombres

4ème de couverture :

Paris, dans les années 1960. Nathan Thanner, trentenaire taciturne et discret qui ne vit que pour ses marionnettes confectionnées dans le secret de sa boutique, voit sa vie bouleversée par une lettre de son père auquel il ne parle plus depuis vingt ans. Cet ex-romancier à succès, dont la rumeur veut qu'il soit devenu fou, lui annonce son décès et l'héritage qu'il lui lègue : l'énigmatique maison où il vivait reclus, Le Palais des Ombres. Mais, même dans la mort, Hugo Thanner reste un être fuyant et mystérieux, à l'image de cette demeure diabolique qui semble se jouer de Nathan. Commence alors pour le jeune homme un inquiétant jeu de pistes dont l'issue pourrait le changer à jamais...

 

Maxence FERMINE, un auteur qui continue a me surprendre ! C'est la 4ème fois que je me plonge dans l'un de ses romans, et c'est à chaque fois une découverte, un renouveau.
 
Après la mort de sa mère alors qu'il est encore enfant, Nathan est confié à ses grands-parents. Il n'aura quasiement plus de contact avec son père, cet écrivain soit disant atteint de folie. Jusqu'à un beau jour où son père lui annonce par courrier sa mort et lui demande de prendre contact avec son notaire. Dans son testatment, il lègue à Nathan sa maison, le palais des ombres. Mais il y a deux conditions à remplir : s'engager à ne pas vendre la maison avant 10ans et faire publier le dernier roman sur lequel travaillait son père. Voilà Nathan engagé dans un vrai jeu de piste pour retrouver cet ouvrage. Il plonge dans son histoire, dans ses secrets de famille, mais aussi dans cette maison. Le palais des ombres est un personnage à part entière dans ce roman, on le sent respirer, se mouver. Les mots choisis par l'auteur, le rythme imposé, créent une ambiance captivante, troublante presque angoissante. Par certain côté, j'ai retrouvé les sensations que j'avais en lisant du Carlos Ruiz ZAFON.
 
Maintenant tout n'a pas été parfait...J'ai eu du mal à m'attacher à Nathan. Je le trouvais parfois trop passif, pas assez virulent, sans beaucoup de caractère. Je l'aurais voulu plus passionné. Je reproche aussi certaine facilité dans l'intrigue ou dans la façon de présentér les choses, qui m'ont fait penser lire un roman pour ados...
 
Mais malgré tout, ce fut une belle lecture pour moi. J'ai passé un moment très agréable dans les couloirs sombres du Palais des ombres !  
 
 
 
 

 

Publié dans Lu - entendu...

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Les neuf cercles

Publié le par lydiane

de R.J. ELLORY. J'avais beaucoup aimé Seul le silence de cet auteur, j'ai donc voulu repartir dans son univers.

Les neuf cercles

4ème de couverture :

1974. De retour du Vietnam, John Gaines a accepté le poste de shérif de Whytesburg, Mississippi. Une petite ville tranquille jusqu’au jour où l’on découvre, enterré sur les berges de la rivière, le cadavre d’une adolescente. La surprise est de taille : celle-ci n’est autre que Nancy Denton, une jeune fille mystérieusement disparue vingt ans plus tôt, dont le corps a été préservé par la boue. L’autopsie révèle que son cœur a disparu, remplacé par un panier contenant la dépouille d’un serpent. Traumatisé par le Vietnam, cette guerre atroce dont « seuls les morts ont vu la fin », John doit à nouveau faire face à l’horreur. Il va ainsi repartir au combat, un combat singulier, cette fois, tant il est vrai qu’un seul corps peut être plus perturbant encore que des centaines. Un combat mené pour une adolescente assassinée et une mère de famille déchirée, un combat contre les secrets et les vérités cachées de sa petite ville tranquille. Si mener une enquête vingt ans après le crime semble une entreprise périlleuse, cela n’est rien à côté de ce qui attend John : une nouvelle traversée des neuf cercles de l’enfer.

Pour le coup, j'ai été moins emballée...Le personnage de Gaines est très attachant, on sent que c'est un homme qui veut être juste, droit, mais qui est aussi à fleur de peau et a beaucoup de fêlures. Mais c'est l'univers trop "américain", guerre du Vietnam, vétérans souffrant de stress post-traumatiques. Je ne suis pas très fan...

D'autre part, j'ai trouvé le début un peu long. Un suspect est arrêté pour le meurtre de Nancy, on comprend direct que c'est pas lui. Mais les flics, la population, tout le monde s'acharnent à prouver sa culpabilité. Pfff, je me suis à moitié ennuyée, me demandant quand est ce qu'on allait enfin passer à autre chose et se rendre compte que ce pauvre garçon n'était pas un meurtrirer.

Publié dans Lu - entendu...

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Acquanera

Publié le par lydiane

De Valentina D’Urbano

Acquanera

4ème de couverture :

Après dix ans d’absence, Fortuna retourne à Roccachiara, le village de son enfance perché dans les montagnes du Nord de l’Italie, qu’elle croyait avoir définitivement abandonné. La découverte d’un squelette qui pourrait être celui de sa meilleure amie, Luce, lui a fait reprendre le chemin de la maison. C’est l’occasion pour la jeune femme de revenir sur son histoire, de régler ses comptes avec le passé et en particulier avec sa mère, la sauvage Onda dont elle n’a jamais été aimée.
Ainsi débute ce récit sur quatre générations : quatre générations de femmes – Clara, Elsa, Onda et Fortuna – qui ont vécu en autarcie année après année, privées d’hommes, marquées comme au fer rouge par d’étranges dons qui les ont placées en marge de leur communauté. Au terme de cette plongée aux origines, Fortuna pourra-t-elle s’engager sur le chemin de la reconstruction et de la réconciliation ?
Acquanera aborde avec force et sensibilité les thèmes des relations maternelles et filiales, de la transmission, de la mort, de la différence et de l’amitié. Avec ce deuxième roman symbolique et poétique, Valentina D’Urbano confirme son singulier talent.

J'ai lu ce roman dans le cadre du prix littéraire inter CE. J'ai beaucoup aimé cette histoire. Une fois qu'on lit la première page, on est vite embarquée dans l'ambiance si particulière. Il y a du mystère, on se demande qui peut bien être le corps retrouvé. Et en même temps, on ressent une réelle tension. On est au coeur de l'Italie rurale, où les esprits des habitants sont parfois étriqués, il y a ce lac aux eaux noires, ce cimetière... On comprend pourquoi Fortuna a eu envie de fuir son village natal. Quand elle y revient plusieurs années se sont écoulées, on perçoit directement que les relations avec sa mère sont compliquées.

Au fil des pages, on découvre l'histoire de cette lignée de femmes. Au Moyen-Age, elles auraient fini sur le bucher pour sorcellerie. Les habitants savent les trouver au coeur de la nuit quand ils ont besoin d'elles, par contre en plein jour, au vu de tous elles sont dénigrées, isolées, montrées du doigt.

Ce roman aborde beauocup de thèmes : la filiation, l'amitié, la différence, la solitude...Je pense que c'est un roman très particulier qui ne peut pas plaire à tout le monde. Mais quand on adhère, on adhère !

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