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48 résultats pour “carnet rouge

Z comme ... ZOLA

Publié le par lydiane

Oui, j'avoue je n'avais jamais lu un seul roman de Zola. Grâce au challenge ABC, l'erreur est réparée. Je trouve qu'il est difficile de se lancer dans "Les Grands Classiques". On y va toujours avec une pointe d'inquiétude : je dois forcément aimer puisque c'est un chef d'oeuvre de la littérature. Or, souvent, j'ai abondonné ces lectures : les trouvant trop en décalage avec la réalité actuelle, trouvant l'écriture trop "pompeuse", n'arrivant pas à m'attacher aux personnages... J'ai laissé tomber "le Rouge et le Noir" de Stendahl, "Anna Karénine" de Tolstoi ou "Belle du Seigneur" d'Albert Cohen. Donc j'ouvrais "Germinal" avec quelques appréhensions...

4ème de couverture :

Germinal est le récit d'une grève de mineurs sous le Second Empire, mais également de leurs souffrances et de leurs amours, de leurs révoltes et de leurs espoirs, de leur fraternité et de leurs dissensions. Et si, dans ce treizième volume des Rougon-Macquart, Zola n'hésite pas à peindre au plus noir cette vie ouvrière, c'est qu'il souhaite conduire ses lecteurs de 1885 au sursaut nécessaire pour qu'advienne un avenir moins sombre. C'est ainsi l'espérance qui éclaire la fin du livre et que son titre annonce : dans le calendrier révolutionnaire, Germinal était le mois du printemps - celui du renouveau.

Je n'ai pas laché ce roman jusqu'à la fin ! J'ai vraiment beaucoup aimé l'écriture de Zola. C'est réaliste, bien détaillé, on y est, on accompagne ces personnages dans la mine. J'avoue que le fait d'avoir vu une des adaptations cinématographiques en amont m'a aussi aidé, car le vocabulaire technique est riche, et je suis loin de tout connaître du monde des corons. L'hisoire est prenante, on souffre avec ces mineurs, on se bat avec eux et surtout en espère.

Je vous mets la BO du film de Claude Berri. Habituellment, je n'aime pas lire un roman dont j'ai déjà vu le film. Là, ça ne m'a pas du tout dérangé, même si évidemment Etienne avait forcément dans mon esprit le visage de Renaud et La Maheude celui de Miou Miou !

 

PS : Sur la couverture de mon édition, il y avait une photo de Karl Marx. J'avoue avoir bien ri quand Mon Pirate m'a affirmé qu'il s'agissait du Père Noël...

Publié dans Lu - entendu...

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Le trone de fer - tome 14

Publié le par lydiane

4ème de couverture :

A présent que Stannis Baratheon est parti reprendre Winterfell aux Bolton pour s’assurer la domination du Nord, Jon Snow est redevenu le seul maître du Mur. Cependant, le roi autoproclamé a laissé sur place Mélisandre, la prêtresse rouge, qui semble décidée à apporter son aide au bâtard. Les flammes lui révèlent l’avenir, mais quel avenir ? A Meereen, la situation s’enlise : le blocus du port par les esclavagistes ne semble pas vouloir prendre fin, et Daenerys refuse d’envoyer ses dragons y mettre un terme flamboyant. L’enquête visant à démasquer les Fils de la Harpie, coupables des meurtres qui ensanglantent le pouvoir, piétine elle aussi. Seul un mariage pourrait dénouer la situation, mais les prétendants sont nombreux et les conséquences hasardeuses. Quant aux Lannister, ils vont devoir attendre encore un peu avant de pouvoir décoller la tête de leur lutin de frère : le ravisseur de Tyrion a de tout autres projets pour ce dernier…

 

Le trone de fer - tome 14

Je retrouve avec délice les aventures du Trone de fer. Mais il est vrai que le tome 13 est assez loin dans mon esprit, j'ai donc eu besoin d'une petite "remise à jour" avant de plonger pleinement dans ce 14ème tome. Heureusement, les sites internet sur le sujet sont nombreux ! Du coup, après m'être remis en tête tous les personnages (et leurs généalogies !), les lieux géographiques, et les intrigues, j'ai pu profiter de ma lecture "Des dragons de Meereen".

J'ai appris, toujours sur internet, que les tomes 13, 14 et 15, publiés en France sont en fait un seul bouquin aux USA. Ca explique peut-être quand dans ce tome 14, on ne trouve pas autant d'actions. On se retrouve avec beaucoup de personnages dans des situations d'attente (Jon, Bran, Arya, Danerys, Tyrion...). Malgré ça je ne me suis pas ennuyée une minute ! Je me demande vraiment comment toutes ces histoires, tissées par Georges R. R. Martin, vont se recoupées et se terminées.

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Une seconde avant Noël

Publié le par lydiane

Romain Sardou est un écrivain français, né 1974. Il a déjà publié plusieurs ouvrages dans des styles très différents : du policier("personne n'y echappera"), du thriller medieval ("Pardonnez nos offenses"...), des contes de Noël, des romans.

J'ai déja lu plusieurs de ses livres, aujourd'hui, je me suis laissé tenter, periode oblige, par "Une seconde avant Noël".

 

Une seconde avant Noël

4ème de couverture :

1851. A Cokecuttle, cité industrielle anglaise hérissée des cheminée des hauts-fourneaux couvertes de suie, Harold Gui, neuf ans, orphelin de père et de mère, survit péniblement sous les ponts en pratiquant divers petits métiers. Et pourtant... Harold ne le sait pas encore, mais il est promis à un avenir merveilleux. Guidé par un génie invisible, il va découvrir un monde peuplé de lutins, d'arbres magiques et de rennes volants. D'extraordinaires aventures l'attendent avant de pouvoir enfin rencontrer sa destinée et devenir ce personnage à la longue barbe blanche, au costume rouge éclatant que nous connaissons tous très bien: le Père Noël...

On se retrouve vraiment dans l'ambiance de Londres du 19eS., un peu à la Charles DICKENS. Harold, petit garçon attachant, est loin d'être gâté par la vie. Orphelin, il s'enfuit d'un orphelinat où il était mal traité pour se retrouver accusé de crimes qu'il n'a pas commis. Du coup, direction une sorte de maison de correction, où il ne sera pas mieux traité. Heureusement, son caractère joyeux et son talent pour raconter des histoires de fées et de lutins lui permettent de se faire de nombreux amis.

Le monde féérique s'inquiéte de la tournure que prenne les choses sur la Terre. Les enfants sont appelés à travailler de plus en plus tôt, les préoccupations pratiques remplacent la féerie dans leurs petites têtes blondes. Saint Nicolas est quasiement passé aux oubliettes. Les fées, lutins et autres créatures du monde imaginaire ont besoin d'un nouvel idole pour faire rêver les enfants.

C'est la rencontre entre Harold et un lutin qui va tout déclencher !

J'ai adoré ce conte ! Romain SARDOU nous décrit avec plein de magie la naissance du Père Noël, des rennes, du sapin, de la buche de Noël, des lettres à envoyer au Père Noël...c'est vraiment très bien fait. En plus, je me suis régalée avec l'écriture, l'auteur intervient souvent pour parler en direct à son lecteur. J'avais la sensation qu'il me racontait rien qu'à moi son histoire.

Bref, un joli conte à lire bien au chaud, enroulé dans un plaid sur son canapé avec une tasse de chocolat...

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Le collier rouge

Publié le par lydiane

de Jean-Christophe RUFIN

Le collier rouge

4ème de couverture :

Dans une petite ville du Berry, écrasée par la chaleur de l'été, en 1919, un héros de la guerre est retenu prisonnier au fond d'une caserne déserte.
Devant la porte, son chien tout cabossé aboie jour et nuit.
Non loin de là, dans la campagne, une jeune femme usée par le travail de la terre, trop instruite cependant pour être une simple paysanne, attend et espère.
Le juge qui arrive pour démêler cette affaire est un aristocrate dont la guerre a fait vaciller les principes.
Trois personnages et, au milieu d'eux, un chien, qui détient la clef du drame ...

Plein de poésie et de vie, ce court récit, d'une fulgurante simplicité, est aussi un grand roman sur la fidélité. Être loyal à ses amis, se battre pour ceux qu'on aime, est une qualité que nous partageons avec les bêtes. Le propre de l'être humain n'est-il pas d'aller au-delà et de pouvoir aussi reconnaître le frère en celui qui vous combat ?

Première fois que j'ouvre un roman de JC RUFIN...et certainement pas la dernière ! J'ai été conquise par l'écriture, simple, directe, sans rien en trop.

On rentre dans ce roman en entendant les aboiements d'un chien, son qui nous accompagnera tout au long des pages. Le maitre qu'il s'est choisi, Morlac, est le seul prisonnier restant dans une caserne en 1919. Hugues Lantier du Grez, juge militaire, vient à sa rencontre. C'est la dernière affaire pour Hugues Lantier, il a envie de terminer sa carrière sur "une note positive". Cette affaire va être simple, et vite réglée. Mais c'était sans compter sur l'obstination de Morlac. Pourquoi donc ce prisionner cherche-t-il à ce point à être condamné ?

Au fil des interrogatoires le lecteur découvre le parcours de Morlac dans cette première guerre mondiale. On apprend un peu plus à chaque page à connaitre et comprendre ce personnage, jusqu'à savoir, enfin, pourquoi il se retrouve emprisonné.

Un court roman qui tient en haleine, qui parle de fidélité et de l'absurdité de la guerre. Je vous le conseille ! 

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Acquanera

Publié le par lydiane

De Valentina D’Urbano

Acquanera

4ème de couverture :

Après dix ans d’absence, Fortuna retourne à Roccachiara, le village de son enfance perché dans les montagnes du Nord de l’Italie, qu’elle croyait avoir définitivement abandonné. La découverte d’un squelette qui pourrait être celui de sa meilleure amie, Luce, lui a fait reprendre le chemin de la maison. C’est l’occasion pour la jeune femme de revenir sur son histoire, de régler ses comptes avec le passé et en particulier avec sa mère, la sauvage Onda dont elle n’a jamais été aimée.
Ainsi débute ce récit sur quatre générations : quatre générations de femmes – Clara, Elsa, Onda et Fortuna – qui ont vécu en autarcie année après année, privées d’hommes, marquées comme au fer rouge par d’étranges dons qui les ont placées en marge de leur communauté. Au terme de cette plongée aux origines, Fortuna pourra-t-elle s’engager sur le chemin de la reconstruction et de la réconciliation ?
Acquanera aborde avec force et sensibilité les thèmes des relations maternelles et filiales, de la transmission, de la mort, de la différence et de l’amitié. Avec ce deuxième roman symbolique et poétique, Valentina D’Urbano confirme son singulier talent.

J'ai lu ce roman dans le cadre du prix littéraire inter CE. J'ai beaucoup aimé cette histoire. Une fois qu'on lit la première page, on est vite embarquée dans l'ambiance si particulière. Il y a du mystère, on se demande qui peut bien être le corps retrouvé. Et en même temps, on ressent une réelle tension. On est au coeur de l'Italie rurale, où les esprits des habitants sont parfois étriqués, il y a ce lac aux eaux noires, ce cimetière... On comprend pourquoi Fortuna a eu envie de fuir son village natal. Quand elle y revient plusieurs années se sont écoulées, on perçoit directement que les relations avec sa mère sont compliquées.

Au fil des pages, on découvre l'histoire de cette lignée de femmes. Au Moyen-Age, elles auraient fini sur le bucher pour sorcellerie. Les habitants savent les trouver au coeur de la nuit quand ils ont besoin d'elles, par contre en plein jour, au vu de tous elles sont dénigrées, isolées, montrées du doigt.

Ce roman aborde beauocup de thèmes : la filiation, l'amitié, la différence, la solitude...Je pense que c'est un roman très particulier qui ne peut pas plaire à tout le monde. Mais quand on adhère, on adhère !

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Un orage immobile

Publié le par lydiane

Dans le Family Challenge, ma p'tite soeur a eu la bonne idée de nous pondre un régle de fou "lire un livre édité l'année de notre naissance"...Ok. Bon, c'est parti pour trouver un bouquin de 83. Je cherche, je cherche, je cherche... Bon un peu en désespoir de cause j'opte pour "un orage immobile".

4ème de couverture :

Nicolas Lomont est un notaire d'Angoulème bien introduit dans la bonne société. Sa vie est faite de dîner et de bal chez madame le Préfet dont le salon réunit tout ce qui compte en ville.
La vie est sans surprise, mais agréable, jusqu'à ce jour de 1832 où Flora de Margelasse, la fille d'aristocrates ayant fui la région pendant la révolution, rouvre son château.
Dès qu'il la voit, maître Lomont en tombe amoureux, sans rémission possible. Mais la belle Flora n'éprouve pas le même sentiment, et il va devoir se contenter d'être son ami, de vivre à ses côtés, de l'observer, et de l'aimer en silence.
Pendant deux étés, les plus beaux de sa vie, il l'accompagne, il la courtise, il l'observe et en est heureux, jusqu'au jour où leurs pas croisent ceux d'un autre...
 
Ce résumé ne m'a pas particulièrement emballé, c'est plutôt l'auteur de ce roman qui m'a décidé : Françoise SAGAN. Je n'ai encore jamais lu l'un de ses romans, c'est l'occasion ! Bien que j'ai vu que ce roman est un peu un "ovni" dans la bibliographie de Françoise SAGAN, une "romance en costume" ce n'est pas vraiment dans ses habitudes.
 
J'étais donc plutôt sceptique avant de commencer ma lecture, et ce fut, contre toute attente, une belle surprise ! Je me suis attachée à Nicolas Lomont. Oui, il semble un peu "coincé", un peu ennuyeux au départ. Et puis, il rencontre Flora et la passion le dévore. Il se met à oser, il prend des initiatives, et puis son amour est beau, total. Flora est adorable, mais aussi tellement cruelle sans le vouloir.
 
J'ai aimé l'écriture de Françoise SAGAN. Certains lecteurs comparaient un peu ce roman à l'oeuvre de Stendhal, et c'est vrai qu'on retrouve l'ambiance du "Le Rouge et le Noir". En tout cas, elle a réussi à m'embarquer dans ce XIXè S. Faudrait que je trouve du temps pour "Bonjour tristesse" maintenant !
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Tag de Noël

Publié le par lydiane

Tag de Noël

Aujourd'hui, pour Il était SIX fois Noël, un p'tit TAG :

Si Noël était… Une gourmandise : Des bredele

Si Noël était… Une musique : La chanson de Michèle Torr "Il viendra"

Si Noël était… Un livre : "Une seconde avant Noël" de Romain SARDOU. Ca me donne d'ailleurs envie de le relire !

Si Noël était… Un film : Love actually !

Si Noël était… Un souvenir d’enfance : Mon père qui rentre avec un beau sapin que l'on va décorer en famille avec Tino Rossi en fonds sonore.

Si Noël était… Une décoration : L'étoile au sommet du sapin

Si Noël était… Une couleur : Rouge

Si Noël était… Un cadeau : Noël 2011, le plus beau des cadeaux ! J'ai passé mon 24 décembre en tête à tête avec mon p'tit loup à la maternité. Retour à la maison avec mon bébé le 25, où je retrouve toute ma famille qui m'a préparé un magnifique repas de Noël.

Si Noël était… Une émotion : La joie des moments partagés en famille

Si Noël était… Un plat : Des toasts, du foie gras, de la confiture de figues, mmm...

Si Noël était… Un vêtement : Une belle robe 

Si Noël était… Un rêve : Je le garde au fonds de mon cœur...

Si Noël était… Une image : Les photos de famille. En particulier, celle qu'on faisait assises devant le sapin avec tous nos cadeaux rassemblés autour de nous.

Si Noël était… Une tradition : Nos grands-parents que nous accompagnions à l'Eglise du village pour regarder la crèche et un personage en particulier : un ange. A chaque pièce insérée dans cet ange, celui-ci hochait la tête pour remercier. On en a dépensé des centimes !

Si Noël était… Un bonbon : Du chocolat, du chocolat et encore du chocolat !

 

Publié dans Noël

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L'aube sera grandiose

Publié le par lydiane

de Anne-Laure BONDOUX.

L'aube sera grandiose

4ème de couverture :

Ce soir, Nine, seize ans, n'ira pas à la fête de son lycée. Titania, sa mère, en a décidé autrement. Elle embarque sa fille vers une destination inconnue, une cabane isolée, au bord d'un lac. Il est temps pour elle de lui révéler l'existence d'un passé soigneusement caché. Commence alors une nuit entière de révélations...
Qui sont Octo, Orion et Rose-Aimée ? A qui appartient cette mystérieuse cabane ? Et ce vélo rouge, posé sous l'escalier ? Au fil d'un récit souvent drôle, parfois tragique et bouleversant, Nine découvre un étonnant roman familial. Quand l'aube se lèvera sur le lac, plus rien ne sera comme avant.
Une épopée familiale haletante et jubilatoire, par l'auteur des "Larmes de l'assassin" et de "Tant que nous sommes vivants".

Titania élève seule sa fille de 16 ans, Nine. Sa fille est sa seule famille, elle était fille unique et a perdu ses parents très tôt. Du moins c'est ce qu'elle a toujours raconté à Nine… 

A la sortie de son cours de piscine, en fin d'après-midi, Nine a la désagréable surprise de se retrouver embarquée dans la vieille Opel de sa mère vers une direction inconnue. C'est pas comme si c'était le bal de fin d'année dans son lycée et qu'elle avait préparé cette soirée depuis longtemps. Mais, résignée, elle sait malheureusement qu'elle ne peut pas faire grand chose face à une lubie de sa mère. Après un trajet de plusieurs heures, elle se retrouve dans une cabane au cœur de la forêt, au bord d'un lac. Un endroit paumé, où bien entendu son portable ne capte pas.

Dans la cabane, la table est dressée. Titania y trouve un mot d'Octo lui annonçant qu'il est parti chercher Rose-Aimée et Orion à l'aéroport et qu'ils ne seront là qu'au petit matin. La réponse de sa mère à ses interrogations cloue Nine sur place "ce sont mes frères et ma mère". 

Nine aura toute la nuit pour apprendre qui est sa mère, qui est cette famille dont elle n'a jamais entendu parler et surtout pourquoi aujourd'hui enfin, elle va pouvoir les rencontrer.

L'auteur nous livre ici l'histoire d'une tribu. Il y a une folie douce et aussi énormément d'amour dans cette famille. La lectrice que je suis s'est attachée aux personnages. L'ambiance des années 70 et 80 est décrite avec beaucoup de finesse par l'auteur, ce qui amène une pointe de nostalgie. Bref, j'ai passé un joli moment avec ce roman.

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Le premier oublié

Publié le par lydiane

de Cyril MASSAROTTO. Roman lu dans le cadre du Family Challenge : un livre qui parle de la famille

Le premier oublié

4ème de couverture :

Le cinquième roman de Cyril Massarotto, tout en pudeur, nous emporte avec humour et délicatesse aux frontières de la mémoire, des souvenirs et de l'amour filial. Depuis quelques mois déjà, Madeleine oublie. Oh, des petites choses, rien de bien inquiétant. Jusqu'au jour où elle s'aperçoit qu'elle a oublié le nom de son mari. C'est Thomas, son fils, qui lui apprend que son époux est mort, il y a près d'un an. Le diagnostic tombe : sa mère est atteinte d'Alzheimer.
Entre tendresse et amertume, Le Premier Oublié est un roman à deux voix, celles d'une mère et de son fils, confrontés à l'implacable avancée de la terrible maladie.

Au début de ce roman, on découvre Madeleine, 60ans, qui sort d'une grande surface avec son caddie rempli. Mais impossible de se souvenir quelle direction elle doit suivre...où a-t-elle bien pu garer sa voiture ? Je suis sure que beaucoup de monde a déjà vécu cette situation. Moi-même ça m'est déjà arrivé ! Madeleine décide alors de parcourir le parking, elle trouvera bien sa voiture. Sauf que… en y réfléchissant bien, elle est incapable de savoir si elle doit chercher une grande voiture bleue ou une petite rouge, impossible de se souvenir à quoi ressemble son véhicule. Elle décide donc d'appeler son fils, Thomas, à l'aide.

La narration va passer de Thomas à sa mère au fil des chapitres. Nous, lecteurs, nous allons suivre l'évolution de la maladie. Du côté de Madeleine qui décrira sa tristesse pendant ses moments de lucidité, des moments qui vont se faire de plus en plus rares d'années en années. Mais aussi du côté de son fils Thomas, qui met complétement sa vie entre parenthèse pour s'occuper de sa mère. Après tout, il est écrivain et a moins "d'obligations" que son frère ou sa soeur qui ont un job et des enfants à gerer. On découvrira sa patience, sa peine mais aussi sa colère, lorqu'il sera le premier que sa mère oubliera, et qu'elle lui assurera n'avoir que 2enfants.

C'est évidemment un sujet difficile à traiter. J'ai trouvé que l'auteur avait le ton juste. Il ne nous épargne aucune difficulté, mais ce n'est pas larmoyant. On arrive même parfois à sourire, tendrement. La maladie inverse l'ordre des choses et les rôles de chacun, c'est l'histoire d'un fils qui prend soin de sa mère, qui n'est plus tout à fait sa mère. Bref, une belle histoire d'amour filial. 

 

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Le loup des Cordeliers

Publié le par lydiane

de Henri LOVENBRUCK.

J'ai eu un tel coup de coeur pour "Nous revions juste de liberté" que j'ai souhaité, à nouveau, ouvrir un livre de M. Lovenbruck. Ici, nous sommes dans un tout autre style : un policier historique.

Le loup des Cordeliers

4ème de couverture :

Mai 1789, un vent de révolte souffle sur Paris.
Gabriel Joly, jeune provincial ambitieux, monte à la capitale où il rêve de devenir le plus grand journaliste de son temps, un enquêteur déterminé à faire la lumière sur les mystères de cette période tourmentée.
Son premier défi : démasquer le Loup des Cordeliers, cet étrange justicier qui tient un loup en laisse et, la nuit, commet de sanglants assassinats pour protéger des femmes dans les rues de Paris…
Les investigations de Gabriel Joly le conduisent alors sur la route des grands acteurs de la Révolution qui commence : Danton, Desmoulins, Mirabeau, Robespierre, personnages dont on découvre l’ambition, le caractère, les plans secrets.
Alors que, le 14 juillet, un homme s’échappe discrètement de la Bastille, Gabriel Joly va-t-il découvrir l’identité véritable du Loup des Cordeliers, et mettre au jour l’un des plus grands complots de la Révolution française ?

La 4ème de couverture est un bon résumé, je ne vais donc pas en dire beaucoup plus au risque de dévoiler une partie du mystère. Il faut tout de même savoir qu'il s'agit d'un 1er tome. Il est suivi du "Mystère de la main rouge" puis de "L'assassin de la rue Voltaire" qui est sorti il y a quelques jours.

J'avoue avoir eu du mal à accrocher au départ. L'histoire de ce personnage qui tue, accompagné d'un loup, me renvoyais peut-être un peu trop au livre de Pierre PELOT le "Pacte des loups". Mais au fil des pages, c'est le côté historique qui m'a embarquée : rencontrer des personnages au nom célèbre (Danton, Desmoulins...), juste avant la révolution. On en apprend beaucoup sur le rôle de chacun avant ces grandes heures de l'Histoire de France. Le personnage de Gabriel, un peu touche à tout, entraine le lecteur au cœur des clubs politiques, des "salles de rédaction" des journaux, mais aussi des bas-fonds parisiens. J'ai aimé cette plongée dans l'Histoire qui m'a plus passionnée que l'intrigue policière du roman.

Publié dans Lu - entendu...

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