Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Les choses humaines

Publié le par lydiane

de Karine TUIL

Les choses humaines

4ème de couverture :

Les Farel forment un couple de pouvoir. Jean est un célèbre journaliste politique français ; son épouse Claire est connue pour ses engagements féministes. Ensemble, ils ont un fils, étudiant dans une prestigieuse université américaine. Tout semble leur réussir. Mais une accusation de viol va faire vaciller cette parfaite construction sociale.
Le sexe et la tentation du saccage, le sexe et son impulsion sauvage sont au cœur de ce roman puissant dans lequel Karine Tuil interroge le monde contemporain, démonte la mécanique impitoyable de la machine judiciaire et nous confronte à nos propres peurs. Car qui est à l’abri de se retrouver un jour pris dans cet engrenage ?

C'est la lecture d'un avis sur ce roman qui m'a donné envie de le lire, et j'ai bien fait ! Je pense que c'est un roman qui ne peut pas laisser indifférent.

C'est l'histoire d'Alexandre, qui évolue dans un monde select : son père est un grand journaliste politique du PAF, très connu, respecté. Sa mère, Claire est journaliste, elle est auteur de plusieurs essais et a, à cœur, la défense des femmes. Leur fils est brillant, il a grandi dans un monde où tout lui était offert, mais il a grandi aussi relativement seul, avec des parents accaparés par leurs carrières professionnelles. Il fait aujourd'hui ses études dans une école américaine prestigieuse. Il est de passage en France pour voir ses parents. Mais là encore, il se heurte à des parents, plus ou moins séparés (faut conserver les apparences !), à un père qui lutte contre son image vieillissante, à sa mère enlisée pour ses prises de positions dans un fait médiatique (les agressions sexuelles du nouvel an à Cologne en 2016). Il décide d'aller à une fête et, par un curieux hasard, y emmène une jeune fille qui n'appartient pas à ce monde : elle est réservée, intelligente, sérieuse. Elle n'a rien a faire dans ce monde de l'argent facile, de la drogue, du sexe sans conséquence...

Mais quand le lendemain, les flics débarquent pour chercher Alexandre accusé de viol, c'est leur monde qui s'écroule... l'auteur nous dresse un portrait psychologique de tous ces personnages. C'est très intéressant, bien entendu j'ai été bousculée, choquée. J'ai particulièrement aimé le personnage de Claire et son combat intérieur : grande féministe dont le fils est accusé de viol. On va suivre le procès, la vision de chacun sur les faits. Je ne vous en dirai pas plus, et vous laisse découvrir ce livre si cela vous intéresse.

Publié dans Lu - entendu...

Partager cet article
Repost0

La ferme du bout du monde

Publié le par lydiane

de Sarah VAUGHAN

La ferme du bout du monde

4ème de couverture :

Cornouailles, une ferme isolée au sommet d’une falaise.
Battus par les vents de la lande et les embruns, ses murs abritent depuis trois générations une famille et ses secrets.
1939. Will et Alice trouvent refuge auprès de Maggie, la fille du fermier. Ils vivent une enfance protégée des ravages de la guerre. Jusqu’à cet été 1943 qui bouleverse leur destin.
Eté 2014. La jeune Lucy, trompée par son mari, rejoint la ferme de sa grand-mère Maggie. Mais rien ne l’a préparée à ce qu’elle y découvrira.
Deux étés séparés par un drame inavouable. Peut-on tout réparer soixante-dix ans plus tard ?

 

A la lecture de cette 4ème de couverture, je ne pouvais être qu'emballée : deux temporalités dont une pendant la seconde guerre mondiale, un secret de famille et cerise sur le gâteau : le Cornouailles (qui me fait forcement penser à Daphné Du Maurier).

Durant la seconde guerre mondiale, Will et Alice, deux jeunes londoniens fuyant les bombardements, se retrouvent placés dans une ferme isolée dans le Cornouailles. Cette ferme qui appartient aux parents de Maggie connait une activité débordante et des bras supplémentaires ne sont pas de refus ! On va suivre leurs adolescences dans ce décor de falaise, d'océan, et de soleil qui tape sur les blés.

 En 2014, Lucy travaille à Londres dans un service de néonat. Elle vient de découvrir que son mari la trompe et, accaparée par ses pensées, manque de commettre une erreur professionnelle sur un tout petit bébé. C'es le signal d'alerte qui lui fallait, elle quitte la grisaille de Londres et part se réfugier chez sa mère, dans cette ferme du bout du monde. Elle y retrouvera son frère qui aide sa mère dans l'exploitation de la ferme depuis la mort de leur père, ainsi que sa grand-mère Maggie, qui a toujours vécue ici. La ferme rencontre beaucoup de difficultés financières, ils cherchent à se diversifier et proposent des gites en location. C'est ainsi que le passé va resurgir, par une simple réservation de gite sur internet.

J'ai beaucoup aimé ma lecture, clairement c'est un vrai "pageturner". Les deux temporalités qui s'alternent au fil des chapitres sont intéressantes toutes les deux et je prenais plaisir à retrouver les personnages. Maintenant il est vrai, qu'il n'y a pas une originalité de fou. Il existe déjà beaucoup de romans dans ce style, le lecteur sait donc un peu quand mêm à quoi s'attendre. En l'occurence, il n'y a pas eu de "grosses" surprises, je me doutais des évènements avant qu'ils se produissent, c'est vrai. Mais malgré tout, j'ai passé un très chouette moment avec ce roman!

Publié dans Lu - entendu...

Partager cet article
Repost0

Au bonheur des filles

Publié le par lydiane

d'Elizabeth GILBERT

Au bonheur des filles

4ème de couverture :

New York est une fête!
Du haut de ses 19 ans, Vivian sait déjà qu’elle ne veut pas du destin tout tracé par ses parents. Mais de sa bulle protégée, elle est loin de s’imaginer le tourbillon incroyable qu’est New York au début des années 1940. Alors, quand après un énième échec scolaire elle est envoyée chez sa tante Peg qui possède un théâtre en plein Times Square, Vivian n’en croit pas ses yeux. Entre la ville qui vibre sans cesse et la troupe d’artistes et de danseuses qui cohabitent joyeusement dans le théâtre, Vivian découvre l’exubérance, la fête et la liberté. Surtout auprès de sa nouvelle amie Celia, une sublime showgirl très émancipée pour l’époque… Mais un faux pas lors d’une virée nocturne fera hélas chavirer le nouveau monde de Vivian et la renverra à la case départ.
Quand on a goûté au bonheur d’être une fille libre, peut-on y renoncer ?

 

Ce roman est en fait une longue, très longue lettre, plus de 400 pages quand même ! Une jeune femme Angela a écrit à Vivian pour lui apprendre le décès de son père. Elle ose alors lui demander quel a été son rôle dans la vie de son père. C'est à cette demande que Vivian répond. Elle raconte sa vie, quand ses parents décident de se "débarrasser" d'elle et l'envoient chez sa tante Peg. Peg vit dans une grande maison où elle accueille tous un tas d'artistes qui se produisent dans son théâtre. On travaille un peu, mais surtout, on fait la fête. Vivian qui a été élevée dans un monde strict, découvre la liberté totale. Elle va en profiter, peut être même un peu trop...elle se laisse complétement griser et vit une vie d'excès.

J'avoue que j'ai eu du mal à accrocher avec le personnage de Vivian. Je la trouvais complétement irresponsable, et j'ai eu envie, une paire de fois, de lui dire "putain mais arrête de faire n'importe quoi !". Donc, pendant une grosse partie du roman, je n'étais pas convaincu, mais la dernière partie m'a plus plu et je suis bien contente d'être allée au bout.

Publié dans Lu - entendu...

Partager cet article
Repost0

Tout le bleu du ciel

Publié le par lydiane

de Mélissa DA COSTA

Tout le bleu du ciel

4ème de couverture :

Petitesannonces.fr : Jeune homme de 26 ans, condamné à une espérance de vie de deux ans par un Alzheimer précoce, souhaite prendre le large pour un ultime voyage. Recherche compagnon(ne) pour partager avec moi ce dernier périple.
Émile a décidé de fuir l’hôpital, la compassion de sa famille et de ses amis. À son propre étonnement, il reçoit une réponse à cette annonce. Trois jours plus tard, devant le camping-car acheté secrètement, il retrouve Joanne, une jeune femme coiffée d’un grand chapeau noir qui a pour seul bagage un sac à dos, et qui ne donne aucune explication sur sa présence.
Ainsi commence un voyage stupéfiant de beauté. À chaque détour de ce périple naissent, à travers la rencontre avec les autres et la découverte de soi, la joie, la peur, l’amitié, l’amour qui peu à peu percent la carapace de douleurs d’Émile.

Ce livre, je l'ai emprunté à ma soeur, qui l'a lu pour le Family Challenge de l'année passée.

La quatrième de couverture vous résume bien le début du roman : le lecteur est embarqué avec Emile et Joanne dans un camping car direction les Pyrénées. Autant on sait tout des motivations d'Emile qui veut fuir sa famille, trop présente et pressante, depuis le diagnostic de sa maladie, autant Joanne est très mystérieuse. Au fil des kilomètres et des rencontres, les deux voyageurs s'apprivoisent et se dévoilent. On voit, tout doucement, au fil des pages (oui c'est un petit pavé!), Emile et Joanne se rapprocher.

C'est un vrai road trip que nous propose Mélissa DA COSTA avec de beaux paysages et de la simplicité. L'auteur évoque, au fil des pages, le passé de nos deux héros, ce qui permet au lecteur d'en apprendre un peu plus sur leur compte, de mieux comprendre leurs réactions. Bon, je ne vais pas vous dire qu'il y a un suspens de malade, on devine bien comment ca va se terminer, et on comprend bien vite ce que cache le mutisme de Joanne. Donc, ne vous attendez pas a de grandes révélations, tout se devine très en amont. Mais je trouve que c'est un livre qui pousse à prendre de la hauteur (et pas seulement parce qu'on dans les cols pyrénéens !), à s'interroger sur l'essentiel au cœur de nos vies. Et ça c'est déjà beaucoup ! Bref ce fut une très belle lecture d'été.

Publié dans Lu - entendu...

Partager cet article
Repost0

Etés anglais

Publié le par lydiane

de Elizabeth Jane HOWARD. Il s'agit du 1er tome de la saga des Cazalet

Etés anglais

4ème de couverture :

Juillet 1937. À Home Place, au cœur du Sussex, jardiniers, femmes de chambre et cuisinière sont sur le pont. La Duche orchestre le ballet des domestiques avant l’arrivée de ses trois fils, Hugh, Edward et Rupert Cazalet, en chemin depuis Londres avec épouses, enfants et gouvernantes. Où dormira Clary, adolescente mal dans sa peau en plein conflit avec sa belle-mère ? Quelle robe portera Villy, ancienne ballerine désormais mère au foyer ? Polly, terrorisée à l’idée qu’une guerre éclate, s’entendra-t-elle avec sa cousine Louise qui rêve de devenir actrice ? Rachel, la seule fille de la Duche, trouvera-t-elle un moment pour ouvrir la précieuse lettre de son amie Sid ?
Non-dits, chamailleries, profonds chagrins… Aux préoccupations des adultes font écho les inquiétudes des enfants, et à la résilience des femmes, qu’elles soient épouses, fillettes ou domestiques, répond la toute-puissance – ou l’impuissance – des hommes. L’été regorge d’incertitudes mais, sans l’ombre d’un doute, une nouvelle guerre approche : entre pique-niques sur la plage et soirées auprès du gramophone, il faudra inventorier lits de camp et masques à gaz.

Je me suis lancée dans ce roman en y espérant un petit goût de Downtown Abbey. En effet, on se retrouve au sein d'une grande maison bourgeoise. Pendant l'été, la famille Cazalet se réunit au grand complet : M et Mme Cazalet accueillent, au coeur de la campagne anglaise, leurs 4 enfants et petits-enfants. M Cazalet était à la tête d'une entreprise de bois, il a depuis lors laisser la place à deux de ses fils : Hugh, qui est revenu blessé de la 1ère guerre mondiale et qui reste hanté par ce conflit, et Edward, vrai maitre en affaires. Leur 3ème fils, Ruppert, est un artiste peintre, veuf, il s'est remarié avec Zoé, une jeune femme égoïste et capricieuse. Enfin, leur fille, Rachel qui est restée célibataire.

On suit tout ce petit monde durant l'été 1937 et 1938. J'avoue que j'ai trouvé ce récit très lonnnnngggg.... Il y a une multitude de personnages, difficile de se souvenir qui est l'enfant de qui (heureusement l'arbre généalogique en début d'ouvrage peut aider). J'ai trouvé qu'il ne se passait pas grand chose, et j'ai, en plus, eu du mal à m'attacher aux personnages. Mais je suis tout de même allée au bout du roman, et j'avoue que le dernier quart a réveiller mon intérêt : sous la façade lisse, on commence à apercevoir des éléments dérangeants (la place des femmes, la vie de couple, les secrets, le pouvoir...).

J'étais persuadée que je ne lirai pas le 2nd tome, mais finalement... le début de la seconde guerre mondiale va peut être accelérer le rythme, ce premier tome permettait peut-être de simplement "planter le décors" ?

Publié dans Lu - entendu...

Partager cet article
Repost0

Frangines

Publié le par lydiane

d'Adèle BREAU

Frangines

4ème de couverture :

Mathilde, Violette et Louise sont sœurs. Depuis l’enfance, elles vivent leurs plus belles heures à La Garrigue, une bâtisse que leurs parents ont achetée autrefois à Saint-Rémy-de-Provence. Tout les oppose et pourtant rien ne peut séparer Mathilde, éblouissante et dominatrice, Violette, qui a grandi dans l’ombre de son aînée, et Louise, la benjamine, née des années plus tard. Cet été, les frangines se réunissent dans la demeure familiale pour la première fois depuis le drame de l’année précédente. Entre petites exaspérations et révélations inattendues, ces retrouvailles vont bouleverser à jamais leur vie. Car les murs de La Garrigue, gardiens des secrets de trois générations, ne les protégeront peut-être plus.
Avec délicatesse et humour, Adèle Bréau nous plonge dans une histoire de famille qui pourrait être la nôtre et nous fait passer du rire aux larmes.

Un livre qui me faisait de l'oeil depuis quelques temps : par le titre évidemment, moi aussi j'ai deux frangines, et par la couverture que je trouve très chouette !

J'ouvre le roman et tombe sur cette citation "Grandir avec une sœur rend plus apte au bonheur ", je savoure...je vais passer un bon moment avec ce roman. C'est donc l'histoire de 3 soeurs qui viennent, comme chaque année, passer une quinzaine de jours dans la maison familiale. C'était leur maison de vacances, c'est devenu la résidence principale de leur mère.

Alors il y a Mathilde, l'ainé, la belle parisienne avec son mari et leurs deux enfants. Elle est sur d'elle, dirige tout, veut tout contrôler...limite un peu chiante. Violette, qui a toujours vécu dans l'ombre de sa soeur, elle a beaucoup subi dans sa vie, jusqu'au jour où elle a enfin osé quitter son mari néfaste avec sa fille sous le bras. Elle est réservée et a parfois du mal à s'assumer. Et puis, il y a Louise, la petite dernière, qui vit sa vie comme elle l'entend, la liberté assumée...enfin presque.

Les pages s'enchainent, ça se lit très facilement : on change de personnage-narrateur à chaque chapitre. Ambiance vacances familiales : nostalgie, prises de becs et fous rires. Mais...et oui malheureusement il y a un mais, j'ai décroché au fil des pages. J'ai commencé par lever les yeux au ciel, puis par m'exclamer "ben voyons" et par finir par un soupir blasé... trop c'est trop. L'auteur en fait des tonnes, et vas-y que tous les sujets y passent...on perd en crédibilité. Vous savez le fameux "petit fil" dont je parle souvent : l'auteur doit être capable de faire tenir son lecteur en équilibre. Ne pas tomber dans le pathos, dans le larmoyant, dans le "tout est beau, tout est rose", dans le too-much. Ba là, avec "Frangines", je me suis lamentablement écrasée au sol. Dommage !

Publié dans Lu - entendu...

Partager cet article
Repost0

La servante écarlate

Publié le par lydiane

de Margaret ATWOOD

La servante écarlate

4ème de couverture :

Defred est une Servante écarlate, vêtue de rouge, au service de la République de Gilead fondée par des fanatiques religieux, et a pour obligation de procréer. La nuit venue, dans sa cellule, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de porter un nom, de lire, de travailler. En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté. 

Il y a trente ans paraissait pour la première fois La Servante écarlate. Depuis, ce roman s'est vendu à des millions d'exemplaires à travers le monde. Cette nouvelle édition célèbre un anniversaire, et une renaissance, celle d'un roman de référence, à la portée universelle, à transmettre aux plus jeunes générations. Car l'importance de ce chef-d'oeuvre est aussi bien littéraire que culturelle et historique. 
 

Ce qui m'a décidé à me pencher sur ce roman, c'est l'article de ma p'tite soeur. Contrairement à elle, je n'ai pas regardé la série adaptée de ce roman. J'ai donc ouvert ce livre avec très peu d'information sur le sujet et l'intrigue. 

Dans cette dystopie, les femmes n'ont plus aucune liberté. La couleur de leurs vêtements permet de savoir à quelle catégorie elles appartiennent : celles vêtues de bleu sont les épouses des hauts fonctionnaires, celles en vert sont les domestiques, celles en rouge sont "des ventres". Defred est vêtue de rouge. Au début du roman, elle arrive dans la maison d'un haut fonctionnaire de la République de Gilead. On comprend, au fil des pages, quel est son rôle dans cette société où l'infertilité est devenue un vrai problème.

Je ne veux pas en dévoiler beaucoup plus sur ce roman, ça ôterait tout l'intérêt de le lire. L'écriture est très maitrisée : l'auteur nous décrit les situations actuelles et nous distille au fil des pages les codes de cette société. Elle intègre également quelques souvenirs de la vie d'avant de Defred, ce qui nous permet de comprendre, comment, petit à petit, cette dictature a pu s'installer. Je vous prévient d'avance, ne vous attendez pas à un roman avec une multitude de rebondissements et d'action. J'avoue que j'ai même trouvé quelques longueurs par moment. Mais c'est aussi ça qui le rend "réaliste", la révolte n'est pas chose facile...

Publié dans Lu - entendu...

Partager cet article
Repost0

La trilogie de Wielstadt

Publié le par lydiane

de Pierre PEVEL.

Je suis frustrée...depuis que ma médiathèque est en travaux, une partie des livres n'est plus accessible. Le local de repli étant beaucoup plus petit. Malheureusement, la série de l'Assassin Royal de Robin Hobb a fini dans les cartons. Moi qui venait de lire le 9ème tome, me voilà au point mort... J'ai donc décidé de me lancer dans d'autres séries de Fantasy, et j'ai jeté mon dévolu sur l'auteur nancéen Pierre Pevel. J'avais notamment adoré Les lames du cardinal.

J'ai lu cette trilogie dans le cadre du Family Challenge : Lire un livre dont l'auteur a le même prénom qu'un membre de notre famille.

La trilogie de Wielstadt

4ème de couverture :

Hiver 1620 : le Saint Empire Romain Germanique est dévoré par les premiers feux de la Guerre de Trente Ans. Après s'être acquitté d'une délicate mission pour l'Ordre des Templiers, le Chevalier Kantz revient à Wielstadt, une cité allemande protégée depuis toujours par un mystérieux dragon. Chasseur de démons initié aux arts secrets de la Kabbale, Kantz est un exorciste qui mène contre le mal une croisade solitaire et implacable. Rapière au poing, il va devoir traquer une insaisissable meute de goules qui répand la terreur dans la ville. Voici le début des aventures du chevalier Kantz dans une Europe de l'Est alternative…

 

J'ai retrouvé dans cette trilogie ce que j'aime tant dans l'écriture de Pierre PEVEL : des personnages très travaillés, avec une belle profondeur et quelques défauts !, une vraie intrigue qui capte le lecteur, de la fantasy bien intégrée dans un cadre historique. 

Ces romans sont particulièrement noirs. Il y est questions de sociétés secrètes, de batailles en "sous-marins", de meurtres qui sont de vrais carnages. Mais on y croise également des personnages fantastiques comme Chandelle, une fée qui ressemble comme deux goutes d'eau à la Clochette de Peter Pan, Zacharios un faune tenancier, meilleur ami de notre personnage principal. Ce dernier, le Chevalier Kantz, est un exorciste associé à un enquêteur. Il est pris entre deux feux et tente autant que faire se peut de faire régler la paix au sein de Wielstadt.

J'ai beaucoup aimé cette trilogie. Je ne suis pas prête de me lasser des œuvres de M. PEVEL.

Partager cet article
Repost0

Le bal des folles

Publié le par lydiane

de Victoria MAS

Le bal des folles

4ème de couverture :

Chaque année, à la mi-carême, se tient un très étrange Bal des Folles. Le temps d’une soirée, le Tout-Paris s’encanaille sur des airs de valse et de polka en compagnie de femmes déguisées en colombines, gitanes, zouaves et autres mousquetaires.
Réparti sur deux salles – d’un côté les idiotes et les épileptiques ; de l’autre les hystériques, les folles et les maniaques – ce bal est en réalité l’une des dernières expérimentations de Charcot, désireux de faire des malades de la Salpêtrière des femmes comme les autres. Parmi elles, Eugénie, Louise et Geneviève, dont Victoria Mas retrace le parcours heurté, dans ce premier roman qui met à nu la condition féminine au XIXe siècle.

Le roman de Veronica Mas se clôture avec ce fameux bal qui avait lieu à Paris au cœur de la Salpêtrière. Avant cela, on découvre la condition des femmes en France à la fin du XIXème S. Elles n'avaient évidemment aucun pouvoir, leur vie reposait entre les mains de leur père ou mari. Si elles ne se conformaient pas aux "normes" de la société, si elles dérangeaient, elles se retrouvaient vite cataloguées comme "folles" et enfermées, arbitrairement, dans un asile. Le plus connu en France était alors l'hôpital de la Salpêtrière, dans lequel le Dr Charcot établissait ces premières théories.

Ce fut l'histoire d'Eugénie. Jeune femme qui refuse d'être une "femme d'intérieur" et qui souhaite utiliser son cerveau. Son caractère de rebelle plait peu à son père. Alors à la première occasion, elle se retrouvera, abandonnée de sa famille, dans l'unité du Dr Charcot. Ce sera également le cas de Louise, jeune orpheline, qui gène de plus en plus sa tante étant donné "l'attention" que lui porte son oncle... On fera également la connaissance de Geneviève, collaboratrice de Charcot. Elle croit profondément aux traitements apportés à ces patientes. Elle a foi en la médecine. Mais sa rencontre avec Eugenie l'ébranle, jusqu'à remettre en questions ses croyances les plus profondes.

J'ai beaucoup aimé ce roman. Il est assez court et se lit très vite. Par contre, je tiens à préciser qu'il y a un aspect fantastique dans ce roman, auquel je ne m'attendais pas et qui peut déranger certains lectuers.

Publié dans Lu - entendu...

Partager cet article
Repost0

La brodeuse de Winchester

Publié le par lydiane

de Tracy CHEVALIER

La brodeuse de Winchester

4ème de couverture :

Winchester, 1932. Violet Speedwell, dactylo de trente-huit ans, fait partie de ces millions de femmes restées célibataires depuis que la guerre a décimé toute une génération de fiancés potentiels. « Femme excédentaire », voilà l'étiquette qu'elle ne se résigne pas à porter, à une époque où la vie des femmes est strictement régentée. En quittant une mère acariâtre, Violet espérait prendre son envol, mais son maigre salaire lui permet peu de plaisirs et son célibat lui attire plus de mépris que d'amis. Le jour où elle assiste à un curieux office à la cathédrale, elle est loin de se douter que c'est au sein d'un cercle de brodeuses en apparence austère - fondé par la véritable Louisa Pesel - qu'elle trouvera le soutien et la créativité qui lui manquent. En se liant d'amitié avec l'audacieuse Gilda, Violet découvre aussi que la cathédrale abrite un tout autre cercle, masculin cette fois, dont Arthur, sonneur de cloches, semble disposé à lui dévoiler les coulisses. À la radio, on annonce l'arrivée d'un certain Hitler à la tête de l'Allemagne.

 

La 4ème de couverture fait un bon résumé de ce roman. Tracy CHEVALIER décrit parfaitement bien cet entre deux guerres. On y découvre ces femmes qui ont perdu un fiancé, un frère ou un ami à la guerre. Elles se retrouvent "en surnombre" pour les hommes restant; trouver un bon époux devient alors un parcours du combattant. A cette époque, les femmes n'ont aucun pouvoir, leur rôle est principalement de se marier pour fonder une famille, à défaut elles doivent prendre soin de leurs parents pendant leurs vieux jours. La vie n'est pas plus facile pour les hommes, difficile d'être "un survivant", difficile de reprendre une vie "normale" alors que tant d'autres ne sont pas revenus.

Violet a fait le choix de l'indépendance. Elle n'en pouvait plus de vivre avec sa mère qui lui faisait comprendre son désespoir d'avoir perdu son fils à la guerre, elle aurait clairement échanger sa fille contre son fils ! Mais l'indépendance n'est pas chose facile : il faut à Violet trouver un emploi, un logement, se créer une vie sociale dans cette ville qu'elle ne connait pas.

Mes sentiments ont évolué au fil des pages. Je me suis habituée à la lenteur du roman. Ne vous attendez pas à des rebondissements ou des intrigues de fou. Il s'agit simplement de partager un moment de vie de cette petite communauté, de connaitre les envies, les rêves, les espoirs mais aussi les souffrances de chaque membre. personne n'est tout blanc ou tout noir. Un roman que j'ai aimé découvrir.

 

Publié dans Lu - entendu...

Partager cet article
Repost0

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 > >>