Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

La baleine thébaïde

Publié le par lydiane

de Pierre RAUFAST.

Cette année, le prix littéraire inter CE est réactivé au boulot. Bien entendu, je me suis inscrite ! Ce qui est intéressant avec ce prix c'est qu'on lit des livres que l'on n'aurait jamais choisi de prime abord. on a parfois de belles surprises !

Le nom de PIerre RAUFAST ne me disait rien au départ. Mais j'ai appris que son 1er roman était  "La Fractale des raviolis", roman que j'avais repéré à sa sortie, mais que je n'ai pas encore eu l'occasion de lire. Monsieur RAUFAST a été étudiant à l'Ecole des Mines à Nancy et vit aujourd'hui à Clermont Ferrand.

Bon, la première chose que j'ai faite en ayant ce roman entre les main, ce fut d'ouvrir un dictionnaire. Thébaïde : Lieu isolé et sauvage, où l'on mène une vie austère, calme et solitaire.

La baleine thébaïde

4ème de couverture :

Fraîchement diplômé, Richeville, jeune homme timide et idéaliste embarque au nord de l'Alaska, sur l'Hirundo. Objectif : retrouver la fameuse "baleine 52" qui chante à une fréquence unique au monde. Mais l'équipage affrété par le sinistre Samaritano Institute a d'autres desseins. Au menu : le sinistre Dr Alvarez, un hacker moscovite, une start-up californienne, une jolie libraire et des cétacés solitaires, mutants ou électroniques qui entraînent Richeville dans un tourbillon d'aventures extraordinaires.

Richeville ne trouve pas sa place, ni dans sa famille, ni dans la société. Bardé de diplômes, il n'a aucune ambition. La finance, la politique, la haute administration, tout ce qui fait rêver ses camarades d'école ne l'intéressent nullement. Par pur hasard, il apprend qu'une expédition scientifique cherche un dernier membre pour partir à la recherche de la "Baleine thébaïde". Cette baleine est complétement isolée parce qu'elle émet sous une fréquence différente de ces congénères. Elle est donc condamnée à être seule. Cette histoire raisonne étrangement avec la vie de Richeville. Alors il se lance et contacte le recruteur.

On comprend vite que Richeville est LA bonne pioche pour servir de dindon de la farce. Et bien entendu, il ne voit rien venir ! Ensuite tout s'enchaine avec des rebondissement plus extravagants les uns que les autres.

J'avoue que l'histoire ne m'a pas particulièrement emballée. Par contre, l'écriture de Pierre RAUFAST est savoureuse.: un humour cynique qui m'a vraiment plu.

Partager cet article
Repost0

Le chagrin des vivants

Publié le par lydiane

de Anna HOPE

Le chagrin des vivants

4ème de couverture :

Durant les cinq premiers jours de novembre 1920, l'Angleterre attend l'arrivée du Soldat inconnu, rapatrié depuis la France. Alors que le pays est en deuil et que tant d'hommes ont disparu, cette cérémonie d'hommage est bien plus qu'un simple symbole, elle recueille la peine d'une nation entière. À Londres, trois femmes vont vivre ces journées à leur manière. Evelyn, dont le fiancé a été tué et qui travaille au bureau des pensions de l'armée ; Ada, qui ne cesse d'apercevoir son fils pourtant tombé au front ; et Hettie, qui accompagne tous les soirs d'anciens soldats sur la piste du Hammer-smith Palais pour six pence la danse. Dans une ville peuplée d'hommes incapables de retrouver leur place au sein d'une société qui ne les comprend pas, rongés par les horreurs vécues, souvent mutiques, ces femmes cherchent l'équilibre entre la mémoire et la vie. Et lorsque les langues se délient, les coeurs s'apaisent.

Ce roman parle de l'après 1ère guerre mondiale, de la souffrance de ceux qui restent et qui doivent reprendre le cours de leur vie. Pas toujours simple quand la société vous impose de tourner la page sur ces 4 dernières années, alors que tout s'est écroulé pour vous. Dans un sens ce roman m'a fait penser au "Au revoir la haut" de Pierre Lemaitre. Mais ici il est question de femmes : une mère, une sœur et une fiancée. L'auteur n’évoque pas les difficultés du front ou la souffrance des soldats, mais plus le deuil et comment faire face à la perte d'un être essentiel à sa vie. La perte prend plusieurs formes, bien entendu c'est la mort, mais c'est aussi la disparition, pas de corps, pas d'explication. C'est également le retour d'un homme qui n'a plus rien à voir avec la personne qui est partie.

Bref un très beau roman qui m'a beaucoup plu.

Publié dans Lu - entendu...

Partager cet article
Repost0

Entre ciel et terre

Publié le par lydiane

de Jon Kalman STEFANSSON.

2ème roman lu dans le cadre du Family Challenge, puisque M. Jon Kalman STEFANSSON est islandais ! Ca fait de nombreux mois que les couvertures de ses romans dans les librairies me faisaient outrageusement de l'œil ! Du coup, cette règle sur un auteur islandais tombe à pic !

Pourquoi ce roman ? Parce que c'est le 1er d'une trilogie qui a fait connaître cet auteur du grand public. Ce roman est suivi par La tristesse des Anges et Le cœur de l'Homme.

Entre ciel et terre

4ème de couverture :

Certains mots sont probablement aptes à changer le monde, ils ont le pouvoir de nous consoler et de sécher nos larmes. Certains mots sont des balles de fusil, d’'autres des notes de violon. 
Certains sont capables de faire fondre la glace qui nous enserre le cœoeur et il est même possible de les dépêcher comme des cohortes de sauveteurs quand les jours sont contraires."
Parfois, à cause des mots, on meurt de froid. Comme Bardur, pêcheur à la morue islandais, il y a un siècle. Trop occupé à retenir des vers du Paradis perdu de Milton, il oublie sa vareuse en partant en mer. De retour sur la terre ferme, son meilleur ami entame un périlleux voyage pour rendre à son propriétaire, un vieux capitaine devenu aveugle, le livre funeste. Pour savoir aussi s'il veut continuer à vivre.
Entre ciel et terre, d’'une force hypnotique, nous offre une de ces lectures trop rares dont on ne sort pas indemne. Une révélation….

J'ai commis une erreur, j'ai lu ce roman comme je lis d'habitude : c'est à dire dès que j'ai 5min, quand je suis dans le train pour me rendre au travail, quand j'attends dans la file que mon tour arrive pour commander mon sandwich. Je n'aurais pas dû... Ce livre il se déguste, seul, tranquillement installé. Il faut prendre le temps de savourer l'écriture de cet auteur de ce poète. Du coup, je pense que je suis un peu passée à côté...je l'ai parfois trouvé long et ennuyeux alors qu'il était surement beau et profond.

La preuve, je regarde depuis tout à l'heure les citations reprises sur Babelio et j'aimerais toutes les recopier...je vais quand même me limiter :

"Je ne sais tout bonnement pas qui je suis. Je ne sais pas pourquoi j'existe. Et je ne suis pas sûr d'avoir assez de temps devant moi pour le découvrir"

"Les gens vivent, ils ont leurs heures, leurs baisers, leurs rires, leurs étreintes, leurs mots doux, leurs joies et leurs peines, chaque vie constitue un univers qui s'effondre ensuite sur lui-même et ne laisse rien à l'exception de quelques objets rendus précieux et attrayants par la disparition de leur propriétaire, ils deviennent importants, parfois même sacrés, comme si les fragments de cette existence disparue s'étaient reportés sur la tasse à café, la scie, la brosse à dents, le cache-col. Mais tout finit par s'estomper, les souvenirs par s'effacer et au bout du compte, toute chose trépasse. Là où il y avait autrefois vie et lumière ne subsistent qu'ombre et oubli." 

"Perdu dans la rue : le but de la vie, le repos du sommeil, la joie de notre couple, mon sourire et ma fougue. Celui qui les retrouvera est prié de les rapporter á l'imprimerie, il sera honnêtement récompensé. "

"Il a rendu le livre, mission accomplie, merci bien, la prochaine affaire à l'ordre du jour consiste à décider s'il doit vivre ou mourir. N'avoir que deux options aussi radicales a quelque chose de revigorant. Il est évidemment nettement plus aisé de mourir, cela n'exige qu'une décision et tout est terminé, on trouve une corde, on l'attache à une pierre, on enjambe la falaise et on ne remonte plus jamais, il n'est pas dit que quiconque retrouve le cadavre malmené par la mer.
Il est nettement plus compliqué de vivre. "

"Nous devons prendre soin de ceux qui nous sont chers et à qui nous le sommes. "

 

Partager cet article
Repost0

Les étés de la colère

Publié le par lydiane

de Eric LE NABOUR.

 

Les étés de la colère

4ème de couverture :

Juin 1940, en plein exode. Après avoir causé accidentellement la mort d'un couple juif, Cécile recueille leur petit garçon, Samuel. Mais en recherchant la famille de l'enfant, elle est arrêtée par la Gestapo et sauvée in extremis par l'époux nazi d'une amie d'enfance. Confrontée de plein fouet à l'horreur de la guerre, l'insouciante jeune femme d'autrefois n'a désormais qu'un seul but : sauver Samuel.

Né en 1960 à Caen, Éric Le Nabour a commencé à écrire dès l'enfance et a publié son premier roman à l'âge de 19 ans. Diplômé et passionné d'Histoire, il est l'auteur de nombreux ouvrages historiques et de romans.

C'est par pur hasard que j'ai lu ce roman. Lors de mon passage à la médiathèque pour faire le plein de romans, je tombe, sur le présentoir des nouvelles acquisitions, sur ces deux billes vertes ! Ce visage d'enfant sur la couverture est captivant...Je prends le livre en main, le retourne et jette un coup d'œil à la quatrième de couv' : 2nde guerre mondiale, resistance, exode. Zou, je l'embarque !

Certes l'histoire est un peu cousue de fil blanc, les coincidences sont un peu grosses, mais qu'importe ! Je me suis attachée au personnage de Cécile. Une jeune femme insouciante et rebelle qui fuie toute responsabilité. Or, la guerre va l'obliger à grandir. Elle aurait pu, sur cette route de la campagne française, fuir en laissant en plan ce jeune garçon dont elle vient de faire un orphelin. Elle prend une autre décision, contre toutes attentes, elle entraine Samuel avec elle. Cette guerre va la rendre combative, engagée, elle assume !

Par le biais d'une de ses amies, elle rencontre Antoine qui cherche à construire un réseau pour resister à l'occupant. Le personnage d'Antoine est également très captivant. Bien entendu, une réelle attirance se fait vite ressentir entre ces deux personnages...

Alors oui, on pourrait qualifier ce roman de "roman de filles". Cependant, ça reste très bien écrit et addictif. Bref, j'ai passé un très bon moment avec ce livre.

 

Publié dans Lu - entendu...

Partager cet article
Repost0

On parle d'art !

Publié le par lydiane

Nous avons profité de la gratuité des musées le 1er dimanche du mois pour nous rendre au musée des Beaux Arts de Nancy. La visite a bien plu aux garçons. Bon j'avoue que devant certain tableau les enfants sont restés dubitatifs : Ils sont morts ? Ils sont tout nus ?...��

On parle d'art !

De retour à la maison, on s'est essayé à la technique de Picasso. J'ai découpé des figures trouvées sur internet et je leur ai proposé de les coller comme ils le souhaitaient

On parle d'art !
On parle d'art !
On parle d'art !
Partager cet article
Repost0

La tresse

Publié le par lydiane

Il s'agit du 1er roman de Laetitia COLOMBANI. Ce livre m'a été offert par mon amie Claire, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle me connaît bien ! J'ai adoré ! Je l'ai lu en 2 jours, c'était difficile quand je devais le poser... pour aller bosser accessoirement, par exemple !

La tresse

4ème de couverture :

Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.
Inde : Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’'école.
Sicile : Giulia travaille dans l’'atelier de son père. Lorsqu'’il est victime d’'un accident, elle découvre que l’'entreprise familiale est ruinée.
Canada : Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’'elle est gravement malade.
Liées sans le savoir par ce qu’'elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d'’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’'espoir et de solidarité.

Ces trois héroïnes sont très différentes les unes des autres, pourtant elles m'ont toutes touchées profondément. Il émane une force, un courage de chacune de ces histoires. Cela ne peut pas laisser indifférent.

Dans des situations difficiles, on peut se résigner et continuer à subir la situation. C'est vrai, après tout, vaut mieux ce contenter de ce que l'on a, au lieu de risquer de perdre le peu que l'on possède. Smita, Giulia et Sarah refusent cette idée ! La médiocrité n'est pas acceptable. Vaut mieux tout perdre que continuer ainsi, alors elles osent le plus fou. Elles ont la force de se rebeller et de rejeter la fatalité.

Une belle leçon de vie !

Quelques extraits :

"Smita sent son coeur se serrer. Elle a aimé cet homme, s'est habituée à sa présence rassurante auprès d'elle. Elle lui en veut de son manque de courage, de ce fatalisme amer dont il a recouvert leur vie. Elle aurait tant voulu partir avec lui. Elle a cessé de l'aimer à l'instant où il a refusé de se battre. "

"Dans un livre pour enfants sur les animaux, elle a lu un jour cette phrase : « Les carnivores sont utiles à la nature, car ils dévorent les faibles et les malades. » Sa fille s’est mise à pleurer. Sarah l’a consolée, en lui disant que les humains n’obéissaient pas à cette loi. Elle se croyait du bon côté de la barrière, dans un monde civilisé. Elle se trompait. "

Publié dans Lu - entendu...

Partager cet article
Repost0

Une colonne de feu

Publié le par lydiane

Evidemment cette année, on remet ça ! Je parle bien entendu du Family Challenge. Les règles sont les suivantes :

Pour maman :

Une biographie

Un récit de voyage ou de visite d'un pays.

Pour Mylène :

un auteur islandais

- le livre "secret" choisi pour moi

Pour Sarah :

un recueil de poèmes

- un roman écrit au 19ème siècle.

Pour moi : 

- On est nature ! Lire un livre avec un vegetal dans le titre et/ou un vegetal sur la couverture.

- Lire un livre dont l'auteur à les mêmes initiales que toi. 

Ma 1ère lecture pour ce challenge sera donc la règle "on est nature". J'ai lu le dernier roman de Ken FOLLET qui arbore une belle rose sur sa couverture.

Une colonne de feu

4ème de couverture

Noël 1558, le jeune Ned Willard rentre à Kingsbridge : le monde qu’il connaissait va changer à tout jamais… Les pierres patinées de la cathédrale dominent une ville déchirée par la haine religieuse et Ned se retrouve dans le camp adverse de celle qu’il voulait épouser, Margery Fitzgerald.
L’accession d’Élisabeth Ière au trône met le feu à toute l’Europe. Les complots pour destituer la jeune souveraine se multiplient, notamment en France où la séduisante Marie Stuart – considérée comme l’héritière légitime du royaume anglais et issue de la redoutable famille française de Guise – attend son heure. Pour déjouer ces machinations, Élisabeth constitue les premiers services secrets du pays et Ned devient l’un des espions de la reine. À Paris, il fait la connaissance de la libraire protestante Sylvie Palot dont le courage ne le laisse pas indifférent…
Dans ce demi-siècle agité par le fanatisme qui répand la violence depuis Séville jusqu’à Genève, les pires ennemis ne sont cependant pas les religions rivales. La véritable bataille oppose les adeptes de la tolérance aux tyrans décidés à imposer leurs idées à tous les autres – à n’importe quel prix.

Je n'ai jamais été déçue par un roman de Ken FOLLETT ! Généralement je doute un peu devant l'épaisseur du bouquin, et immanquablement je me laisse embarquer et les pages défilent... Ce dernier roman ne fait pas exception à la règle.

Dans ce roman, l'auteur nous ramène au Moyen Age, période qu'il avait déjà abordé dans Les Piliers de la Terre. On voyage en France, en Angleterre, en Espagne... Le lecteur se retrouve propulsé au milieu des complots et luttes de pouvoir. Tout est permis pour arracher le trône à l'autre partie.  Ajoutez à ça une guerre sans merci entre catholiques et protestants qui finit bien souvent dans le sang et les flammes et vous obtenez une magnifique fresque historique.

Le côté historique m'a beaucoup plu. Je connais peu cette lutte de pouvoir pour le trône d'Angleterre, j'ai donc appris tout un tas de choses ! Mais le côté romance est également captivant. Je me suis attachée au personnage de Ned, qui toujours avec une bonne dose d'éthique et de tolérance travaille en sous-marin pour que ses idées triomphent.

Partager cet article
Repost0

Après midi pluvieux

Publié le par lydiane

Petites activités manuelles avec les loulous pendant cet après-midi pluvieux. Pour mon Baptiste qui adore colorier et qui s'applique à ne pas dépasser, nous avons remplacé les crayons de couleurs par des gommettes.

Après midi pluvieux
Après midi pluvieux

Pour mon Nathanaël, nous nous sommes attelés à la construction d'une horloge (j'ai piqué l'idée sur le blog d'une maman).

Après midi pluvieux
Après midi pluvieux
Après midi pluvieux
Partager cet article
Repost0

Dysfonctionnelle

Publié le par lydiane

de Axl CENDRES

Dysfonctionnelle

4ème de couv' :

Fidèle, alias Fifi, alias Bouboule, grandit dans une famille dysfonctionnelle ; Papa enchaîne les allers-retours en prison, Maman à l’asile ; mais malgré le quotidien difficile, Fidèle vit des moments de joie, entourée de ses six frères et sœurs aux personnalités fortes et aux prénoms panachés : Alyson, JR, Dalida, Jésus…

Cette tribu un peu foldingue demeure "Au Bout Du Monde", le bar à tocards que tient le père dans Belleville, théâtre de leurs pleurs et rires.

À l’adolescence, la découverte de son « intelligence précoce » va mener Fidèle à « l’autre » bout du monde : un lycée des beaux quartiers où les élèves se nomment Apolline ou Augustin, et re- gardent de haut son perfecto, ses manières de chat de gouttière et ses tee-shirts Nirvana.

Mais c’est aussi là que l’attend l’amour, le vrai, celui qui forme, transforme… celui qui sauve.

Ca fait quelques minutes que je suis devant mon écran sans savoir comment commencer mon commentaire sur ce roman... C'est un livre qui porte l'étiquette "littérature jeunesse". C'est vrai que ça se lit tout seul (mais c'est très bien écrit !), c'est leger et loufoque. L'auteur évoque beaucoup de sujets et grossit les traits, mais je ne peux pas dire que c'est caricaturale... irréaliste oui, mais pas cliché. En même temps malgré cette légèreté qui colle au genre "roman d'ado", elle aborde des sujets importants : l'holocauste, l'immigration, les familles d'accueil, la différence et la tolérance, l'alcool, l'homosexualité...

Fidèle née donc dans cette famille dysfonctionnelle : un père algérien patron de bistrot qui, malheureusement se trouve souvent "au mauvais endroit au mauvais moment", ce qui lui vaut quelques séjours en prison. Une mère survivante de l'holocauste et qui, pour protéger sa famille, est devenue une fervente catholique, le dimanche messe obligatoire ! Fidèle a aussi 6 frères et sœurs tous aussi différents les uns que les autres : celle qui a honte des origines de sa famille, la marginale qui s'installe dans un squat et qui est de toutes les manif', celui qui se fait entendre avec les poings, celui qui se fait entretenir grâce à son physique, et le mystique de la famille qui porte le prénom de Jésus...Rajouter à cette tribu la grand-mère algérienne, une genre de mamie gateau ou plutôt "mamie pain perdu" dont le crédo est « Même avec une chose que tout le monde croit perdue, on peut faire quelque chose de merveilleux. »

Il se trouve que Fidèle a un QI super élevé, la voilà donc parachutée dans une école "haut de gamme" où son style et sa famille ne passent pas inaperçu...

Je vous raconte juste un passage que j'ai particulièrement aimé : Une amie de Fidèle l'invite à venir faire la fête le soir du 14juillet, Fidèle décline l'invitation, "le 14 juillet c'est toujours en famille chez nous". En fait, on découvre un peu plus tard que la nuit du 14 juillet, ils la passent en famille...dans la cave. Le cerveau fragile de leur maman assimile tous ces pétards et feux d'artifice au retour des nazis, alors dès que les premières déflagrations se font entendre elle attrape toute sa p'tite famille et court la cacher à la cave pour les protéger.

 

Publié dans Lu - entendu...

Partager cet article
Repost0

Zona frigida

Publié le par lydiane

de Anne B. RAGDE. J'ai connu cette auteure norvégienne avec sa trilogie des Neshov. J'ai eu envie de replonger dans son univers.

Zona frigida

4ème de couverture :

Un huis-clos haletant, par l'auteure norvégienne à succès Anne B. Ragde.
Qu 'est-ce qui a bien pu pousser Bea, jeune caricaturiste branchée de 35 ans, à s'inscrire pour une croisière à destination des terres du Grand Nord ?
La croisière, d'abord : un concept plutôt destiné au Troisième âge et pas à une célibataire croqueuse d'hommes comme elle...
La destination, ensuite : le Svalbard, dite « Zona frigida », aux confins septentrionaux de la Norvège, ne constitue pas un territoire des plus accueillants. On prétend même qu'il y fait si froid que tous les animaux sont devenus blancs...
Autant dire que la présence de Bea sur ce cargo a de quoi susciter la curiosité de ses compagnons de route.Si la jeune femme a prétexté auprès de ses proches le besoin de rompre avec son quotidien, il apparaît rapidement que ses motivations sont toutes autres : Bea a des comptes à régler avec son passé et ce voyage devrait lui permettre de repartir à zéro. La croisière d'agrément va vite se transformer en cauchemar pour certains passagers...

J'avais envie de froid et de neige, me voilà donc partie dans le Grand Nord avec ce roman. L'auteur ne fait rien pour nous rendre son héroïne sympathique, c'est une alcoolique qui se fout pas mal des sentiments des autres. A part son animal de compagnie : son oiseau, elle n'aime pas grand monde. Son cœur c'est un peu une "zona frigida". 

La voilà décidée à faire une croisière. Enfin "croisière" c'est un grand mot, on n'est loin des paquebots de luxe avec piscine et casino ! Ici ça ressemble plus à un gros bateau de pêche. Le but : voir des ours polaire. En réalité, c'est le but des autres passagers, Béa, les ours polaires, ce n'est pas vraiment ça motivation première. On comprend vite que quelqu'un l'intéresse tout particulièrement sur ce bateau et qu'elle est loin de porter cette personne dans son cœur.

Mais contre toute attente, ce froid glacial dégivre le cœur de Béa...Ces vacances seront un peu une renaissance pour elle.

A première vue, on peut trouver un peu de longueurs à ce roman. Mais en fait, c'est juste ce qu'il faut pour nous mettre dans l'ambiance. Le personnage de Béa malgré ou plutôt grâce à tous ses défauts m'a beaucoup touché. J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman.

 

Publié dans Lu - entendu...

Partager cet article
Repost0